Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 18:38

Dimanche 1er mars - Ski de fond vers Abriès

Après une arrivée à Abriès la veille en fin d'après-midi, un passage à l'office de tourisme et une soirée de préparation de notre semaine, Marie et moi sommes parées pour attaquer ces vacances. Pour cette première journée, on opte pour le ski de fond. Elle comme moi n'avons jamais essayé ce sport, mais ça ne doit pas être bien compliqué... On démarre depuis le centre-ville d'Abriès, en suivant les pistes damées qui longent la rivière.

Bilan au bout de quelques minutes : on est bien trop couvertes pour cette activité ! On enlève la veste puis rapidement la polaire pour nous retrouver juste en sous-pull. Le soleil est là, des nuages aussi mais juste assez pour apporter un peu de dramaturgie aux photos. Les débuts sont simples effectivement, sur du plat ou en pente douce c'est vraiment facile, il suffit de suivre les "rails" qu'a tracés la dameuse.

On avance petit à petit, quasi seules au monde. Les rares personnes croisées sont des skieurs confirmés qui nous doublent bien vite en skating. Nous on reste en mode traditionnel, à notre rythme. Pour rejoindre Ristolas on opte pour la piste qui passe dans les hauteurs à travers la forêt. Là, ça se gâte un peu... On ne peut plus suivre les rails et on opte pour la montée en canard. Avec des skis sans carres métalliques et fins de quelques centimètres seulement, c'est pas facile, mais on prend le coup.

La montée à travers la forêt est bien calme, on n'entend rien aux alentours. Ça tire sur les cuisses et les fesses, mais sans peine. À l'arrivée sur Ristolas, je découvre que ces skis de fond n'ont rien à voir avec mes skis en descente... Impossible de faire du chasse-neige ! Première gamelle d'une bonne série sur la journée, pas grave on n'atteint jamais une vitesse importante. Petite pause au soleil avant de reprendre, on dépasse le village par derrière et on se retrouve à monter une belle côte, qu'on doit bien évidemment redescendre pour rejoindre les pistes le long de la rivière. Cette fois on opte pour la descente à pieds, c'est bien trop pentu pour notre maîtrise plus qu'approximative de ces skis...

On retrouve avec plaisir nos rails, sous un soleil qui se découvre pleinement et éblouit bien avec les pentes enneigées de part et d'autre. On suit la piste à découvert, puis de nouveau à travers quelques bosquets, jusqu'au village de La Monta. On checke que le refuge sur place est ouvert et on continue notre route vers le bout de la piste quelques kilomètres plus loin.

Toujours le calme plat, on ne croise un skieur que toutes les 30minutes environ, le bonheur ! Les paysages autour sont vraiment beaux, et il fait toujours chaud, c'est très agréable. On finit notre ballade à l'Echalp, la piste se transformant ensuite en piste de ski nordique, une autre discipline. Pour nous ça sera demi-tour, vers La Monta pour déjeuner au refuge. On expérimente de nouvelles techniques pour descendre, un ski dans un rail et le second dehors. Ça marche pas mal mais faut choper le coup. Dommage pour nous à l'arrivée, la terrasse est déjà prise.

On reprend la piste, sur l'autre rive de la rivière, et nous voilà réparties, direction Ristolas. Cette fois on doit traverser le village à pieds pour retrouver la piste de l'autre côté. Les paysages de ce point de vue sont toujours beaux, on en profite.

Pour rejoindre Abriès on opte pour la piste du bas qui longe la rivière, beaucoup moins casse-gueule pour des débutantes comme nous. Le retour se fait toujours tranquillement, de plus en plus frais au fur et à mesure que le vent se lève et le soleil se couche. On retrouve notre gîte avec plaisir pour une douche chaude avant d'aller au pot d'accueil de l'office du tourisme pour glaner quelques informations supplémentaires. Soirée au gîte, pour de nouveau un super dîner.

Bilan de la journée : 15km de ski de fond !

 

Lundi 2 mars - Raquettes vers Arvieux

Le planning de cette journée aura changé plein de fois : initiation au ski nordique, cours de snowboard pour passer la journée sur les pistes, montée en raquettes au col de l'Izoard... Il faut dire que la météo ne s'annonce pas au beau fixe, donc on hésite beaucoup. Finalement, ça sera journée raquettes, mais pas au col car gros risques d'avalanches, on restera donc un peu plus bas. On part depuis La Chalp, celui derrière Arvieux (beaucoup de villages se nomment pareil ici...), donc découverte d'une nouvelle vallée. Il fait effectivement moche, ça crachine / neigeouille. Sous les conseils d'un vendeur du village, on cherche à rejoindre le lac de Roue par le GR5.

Aucune difficulté pour trouver le départ du chemin, on monte très rapidement pour nous retrouver dans la forêt. C'est tant mieux, on est protégées par les arbres et l'ambiance est plutôt sympa. Et surtout, on est seules au monde ! Pas de difficultés sur le début de la ballade, il manque un peu de neige par endroits mais on avance, toujours à couvert, en devinant vaguement les sommets en face de l'autre côté de la vallée.

À notre arrivée au village Les Maisons, on bifurque, quittant le GR5 on lui préfère "lac de Roue par les pistes". Ça monte sec, on retrouve très vite de la neige en quantité. Beaucoup de neige même. Toujours entre les arbres, on zigzague entre eux en tentant de suivre la piste. En fait on suit surtout les anciennes traces encore visibles, car les marques jaunes sur les arbres sont difficiles à repérer parfois. Les raquettes ne sont pas de trop, il y a vraiment beaucoup de neige. On continue de monter, et à un moment, on entend sur notre droite "fffoushhh". Hein ? En gros, tout le pan de neige qui nous surplombe vient de glisser d'une dizaine de centimètres !! Euh... C'est normal ça ? On continue d'avancer, mais sans faire les malignes...

Et puis forcément, on perd la piste. On ne s'en rend compte qu'en la retrouvant un peu plus loin car les traces jaunes nous ramènent sur nos pas ! Bon, ok, on va se concentrer maintenant. Fffoushhh. Encore ? Cette fois sur notre gauche. Fffoushhh encore. Ça devient flippant. Et elles sont où les marques jaunes ?? Et les traces qu'on suit vaguement se dédoublent ??? Les nuages sont bien bas, on croise les doigts pour qu'une nouvelle averse ne se déclenche pas. Bon, on se pose et on réfléchit. Apparemment, selon nos GPS de téléphone, la route forestière n'est pas loin. Ne reste qu'à la retrouver. On n'a qu'à continuer à monter, on verra. On prend la branche de traces de gauche et on la suit. Ça grimpe, ça grimpe, et à un moment on voit un banc au-dessus de nous. Un banc ? On doit être proche de la route ! Et oui, quelques dizaines de mètres plus loin, on retrouve la route forestière, transformée en piste de ski de fond l'hiver. Ouf, sauvées ! On fait une pause sur les tables de pique nique avant de reprendre la route, et là, magie, les nuages se lèvent et le panorama se découvre un peu.

On repart sur nos raquettes, cette fois on ne quittera plus la route forestière, elle est damée et on ne risque pas de la perdre, ni d'être emportées par une avalanche ! En plus c'est bien plus facile sur piste damée, pas besoin de faire les traces en s'enfonçant dans la poudreuse. On suit donc la piste, toujours en forêt, avec les nuages qui continuent de disparaître peu à peu.

On arrive ensuite au lac de Roue. Entièrement disparu sous une couche de neige, on ne se rend même pas compte que c'est un lac. Seul l'aspect étrange de cette étendue complètement plane sans un seul arbre met la puce à l'oreille (et aussi les panneaux "attention cette étendue est un lac, ne pas traverser"). L'été aussi ça doit être sympa, avec un pique nique au bord du lac.

Mais on continue notre chemin, en direction de Souliers, toujours en longeant la route forestière. Marie commence à avoir sérieusement mal aux pieds, ses chaussures neuves lui en font voir de belles. Mais on ne s'arrête pas, le but étant d'aller déjeuner au refuge de Souliers, il faut qu'on y soit avant 14h. Alors on s'accroche, et on finit par arriver, après une grosse feinte du chemin qui fait en fait un bel arc pour rejoindre le village par derrière, alors qu'on pensait être déjà arrivées. Au refuge, une bonne bière au soleil sur la terrasse nous ragaillardise avant un excellent déjeuner à l'intérieur.

On regarde les horaires des navettes inter-villages, mais pas de bol, Souliers n'est pas desservi ! Selon la propriétaire du gîte, ils ont déjà de la chance que route principale amenant au hameau soit denneigée, pour seulement 20 habitants c'est vrai que c'est pas mal. Bon, va falloir rentrer en raquettes alors... Avec des multicouches de pansements et un serrage de souliers au max, Marie est prête pour repartir, on croise les doigts pour que ça tienne. Et ça tient ! La première partie du retour est connue, on reprend en fait la route forestière jusqu'au lac.

Il y a encore un peu plus de soleil qu'à l'aller, on profite un peu plus du paysage. Heureusement car le chemin en lui même n'est pas bien palpitant lors du second passage. On retrouve bientôt les tables de pique nique de l'aller, on en profite pour une bonne pause bien méritée, en étant épatées par le paysage, une fois les nuages entièrement levés, c'est magnifique, la vue sur les alentours est vraiment jolie.

On repart car on veut quand même arriver avant la nuit. Le reste du chemin se fait le long de cette même route forestière, on n'a pas souhaité réitérer l'expérience du GR de l'aller... La fin du chemin se fait même le long des pistes de ski du domaine d'Arvieux, certes moins joli que le GR, mais beaucoup plus facile !

On rejoint ensuite le gîte pour la soirée, cette première expérience en raquettes aura été riche en émotions !

Bilan de la journée : 14km en raquettes !

Partager cet article
Repost0

commentaires