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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 18:51

Mardi 03 mars - Du côté de Molines en Queyras

Grand ciel bleu au réveil, ça donne la pêche de beau matin ! En plus, on a prévu une activité particulière ce matin : une sortie en chiens de traîneau. On arrive au parking de La Chalp au bout de la route derrière Molines, sur lequel nous attend Christophe et sa meute de chiens. On fait connaissance avec le maître et ses bêtes en attendant le couple qui va nous accompagner. Première (bonne) surprise : on va chacun diriger son propre traîneau ! Nous qui pensions nous reposer ce matin, tirées par un groupe de chiens, en fait on va devoir bosser pour accompagner notre traîneau et aider les chiens lors des montées. Comment ? En faisant de la trottinette !

Trêve de blabla, les choses sérieuses commencent. D'abord il faut harnacher les chiens, et ce n'est pas si facile, ils ne se laissent pas faire. Imaginez un chien qui ne cesse d'aboyer, de sauter, reculer, esquiver et tourner sur lui même voire vous sauter dessus alors que vous devez lui passer un harnais autour de la tête puis lui faire passer les pattes une par une à travers. Au moins, on aura bien fait connaissance avec les bêtes ! Ensuite, chacun monte derrière son traîneau, un pied sur le frein. Et une fois les 3 chiens en place devant chaque traîneau, ce sont même les 2 pieds qu'il faut maintenir sur le frein, au risque de se retrouver les fesses par terre et le traîneau filant loin devant ! Les chiens sont surexcités à l'idée de la sortie et ne demandent qu'à partir. Alors go ! On se retrouve en file indienne derrière le traîneau du chef. Les premières minutes sont dures, les chiens sont à fond, ça tire sur les bras et il faut rester debout sur les cales du traîneau, ça décoiffe !

Après on trouve son rythme de croisière, en alternant les phases de trottinette en montée, de pause les 2 pieds sur les cales sur le plat, et un pied sur le frein en descente. On monte, on monte, les paysages sont superbes, mais pas le temps de prendre de photo, même à l'arrêt sous peine de se faire éjecter de son traîneau dès qu'on lâche les mains. Le soleil brille, ça donne chaud, mais c'est génial ! J'ai adoré. Pour faire demi-tour sur le chemin qu'on suivait, on coupe à travers un champ de neige sur une courbe, impressionnant, mais bien marrant ce passage en poudreuse. Ensuite c'est la descente, avec quasi en permanence un pied sur le frein, il ne faudrait pas que le traîneau dépasse les chiens. Ils sont à fond, passant du trot au galop, sensations fortes garanties. On retrouve le parking en bas avec regrets, on serait bien restées avec nos montures...

Après un déjeuner au village et une location de raquettes, on retourne de nouveau sur le parking, pour suivre le même chemin que le matin, mais cette fois à pieds. On laisse les raquettes sur nos sacs pour le moment car la piste est damée, et avec de bonnes chaussures de rando pas de soucis pour monter. On retrouve les mêmes paysages que le matin, mais avec cette fois du temps pour les photographier.

Il fait tellement chaud sous le soleil qu'on se retrouve avec les jambes de nos pantalons de ski retroussées et en t-shirt. On fait sensation parmi les marcheurs/skieurs car la plupart doivent avoir en tête montagne = hiver = froid, eux sont couverts de la tête aux pieds. Il n'y a d'ailleurs pas autant de soleil que le matin, car il commence déjà à passer de l'autre côté des montagnes et beaucoup de coins se retrouvent donc à l'ombre. Mais c'est quand même joli.

On croise plusieurs traîneaux de chiens durant la montée. Certains qui se coincent, voire tombent de leur traîneau, d'autres au contraire qui gèrent comme des pros (d'ailleurs ce sont des pros) et font même des pirouettes pour épater la galerie. En tout cas ça décoiffe quand les chiens passent à fond à côté de nous sur la piste !

On grimpe encore et toujours, on retrouve l'endroit où on avait fait demi-tour avec les traîneaux le matin mais on ne s'arrête pas là, notre objectif est encore plus haut. Plus on monte et meilleure la vue sur les montagnes lointaines se fait, c'est magnifique. Par contre il commence à faire froid, on se couvre donc de nouveau. On ne s'arrête plus de grimper, le chemin fait maintenant de grands lacets, et au détour d'un virage on aperçoit enfin notre but : le refuge d'Agnel. Refuge où on compte passer la nuit avant de redescendre le lendemain.

Les dernières centaines de mètres sont bien fraîches, le soleil est bas, le vent souffle, on est contentes d'arriver. On retrouve avec surprise nos voisins du gîte d'Abries qui sont également montés là-haut ! Eux ont comme objectif de passer des cols pour rejoindre un second gîte, mais on n'est pas au même niveau question raquettes... Raquettes qu'on n'aura d'ailleurs pas utilisées finalement pour la montée. On les sortira le lendemain, on veut monter au col d'Agnel avant de redescendre d'une traite vers la vallée. La soirée passe tranquillement, en bouquinant, jouant aux triominos, papotant autour d'une bière. Heureusement pour nous il restait de la place au refuge, car en appelant le samedi pour réserver, je me suis plantée de numéro et ai appelé un autre refuge... L'ambiance du refuge d'Agnel est particulière, avec un gardien haut en couleurs : sur un coup de tête il est monté sur un col voisin (le col de la chamoussière) car il en avait marre de s'entendre poser la question "peut-on y passer ?" sans avoir la réponse. Il est donc parti chercher la réponse tout seul ! Verdict : il est passé, mais ne peut pas s'avancer pour les gens qui tenteront derrière lui, la neige est hétérogène mais sans rien de particulier. On l'entendra le répéter au téléphone le soir au moins 10 fois... On mange à 18:45, au lit à 21h, c'est pas une vie de débauchés la vie de dormeur en refuge de montagne !

Bilan de la journée : 8km en traîneau et 7km à pieds !

 

Mercredi 04 mars - De retour du refuge d'Agnel

Au réveil, mauvaise surprise : les nuages qui sont apparus la veille en fin de journée sont restés et ont ramené leurs potes. On ne voit rien de rien, même pas le bout de la terrasse ! On voulait monter au col d'Agnel, on va plutôt laisser tomber et attendre que les nuages de lèvent en bouquinant près du poile. À 11h, les nuages n'ayant toujours pas disparu, on décide de descendre quand même, on ne va pas rester là haut toute la journée.

Le retour aura été bien rapide, emmitouflées dans nos manteaux, rien à voir avec l'aller. On devine les paysages de la veille, mais rien à dire, sans soleil c'est bien moins joli. On retrouve la voiture, puis déjeuner tardif au pied des pistes de St Véran sous la neige. On passera le reste de l'après midi à faire quelques courses, bouquiner et préparer la fin de séjour tout en nous remettant de ce début de semaine intense.

Bilan de la journée : 7km à pieds !

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