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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 18:25

Lundi 27 juillet - Windhoek

Atterrissage à 14h20 pour Yohan et moi, mais pas pour Sylvain et Tiphaine qui ont raté leur correspondance pour cause de gros retard au départ de Paris. En fait au moment où on pose les pieds sur le sol namibien, on ne sait même pas où ils sont ! Et aucun moyen de savoir quand ils arriveront, on ne capte pas de signal téléphone et on n'a pas accès à un réseau wifi. Pas grave, on part du principe qu'ils arriveront avec l'un des vols de fin de journée, et en attendant, on fait en sorte d'avoir tout prêt pour leur arrivée.

Direction l'agence de location de voiture, à l'aide de notre future véhicule/logement pour ces 2 prochaines semaines. Et oui, il y a 2 tentes sur le toit pour nous permettre de camper où on veut ! En fait on ne va pas camper n'importe où non plus, mais sur des emplacements dédiés dans des campings déjà réservés. Sur la route on croise des babouins ! On retrouve sur place le gérant de l'agence de voyage, et entre ses explications et celles du fonctionnement du 4x4 (et oui, en plus c'est un 4x4 !), nous voilà parés. Ne reste qu'à récupérer nos compagnons de voyage... Grâce à Éric (le directeur de Namikala), on réussit à joindre Sylvain qui annonce qu'ils prendront le dernier vol finalement. Nickel, cela nous laisse le temps d'aller poser nos affaires au bed & breakfast prévu pour ce soir, puis de faire quelques courses et direction l'aéroport où on retrouve bien Sylvain et Tiphaine, mais sans leurs bagages !

On verra ça demain, en attendant il est temps de se reposer après cette journée de transport et toutes ces péripéties. La villa Moringa où obligé est superbe, les chambres tout comme les espaces communs (en fait une vraie maison) sont très confortables et très joliment décorés.

 

Mardi 28 juillet - Désert du Kalahari

Réveil matinal pour profiter au plus tôt du petit déjeuner (excellent) puis retourner chez unlimited car hire pour ajouter Sylvain comme conducteur. Ensuite, nous voilà vraiment partis, toujours sans bagages, mais on a mis Éric sur le coup, il s'occupe de tout. Et comme ça ne sert à rien de s'inquiéter, on démarre, direction le sud ! A peine sortis de la ville, on ne croise plus rien, ni bâtiments, ni gens, juste la campagne du coin : en gros la savane. Tout est tres sec, mais il y a quand même des arbres et arbustes qui survivent, au milieu des touffes d'herbes complètement jaunies.

On quitte bientôt la route nationale goudronnée pour suivre des route secondaires, sous forme de pistes en terre. Ca y est, cette fois ça sent les vacances et l'aventure ;). De part et d'autre des routes, il y a en permanence des clôtures délimitant des parcelles immenses, et vides. Je me demande qui sont les propriétaires terriens de ces blocs. On s'arrête en chemin près d'un arbre dans lequel des oiseaux "sociaux" (je n'ai pas leur nom exact) se sont installés. Des immenses nids collectifs presque plus grands que l'arbre lui même y sont accrochés, dans lesquels des centaines d'oiseaux nichent.

On fait une autre pause un peu plus loin, car on se met à longer le lit d'une rivière, asséchée en cette période. Mais en saison des pluies, elle doit être monumentale ! Sa largeur est impressionnante. Autour de nous, toujours les mêmes paysages asséchés, avec de temps en temps des dunes de sable rouge/orangé, on se rapproche de plus en plus du désert du Kalahari.

Plus tard, après avoir bifurqué vers une piste secondaire, on longe toujours la rivière complètement à sec, et au détour d'un virage, qu'est ce qu'on aperçoit ? Un zèbre qui galope ! Vite vite il faut s'arrêter ! En fait ce sont 2 zèbres qui galopent comme des fous, et dans cette même parcelle (immense, on n'en voit le bout nulle part), se trouvent également des oryx et des antilopes. Magique. On en croisera par la suite beaucoup, parfois en troupeaux, mais à chaque fois ils s'enfuient lorsqu'on sort de voiture pour s'approcher.

On rejoint ensuite le domaine de Bagatelle, où on a un emplacement de camping pour la nuit. Top l'emplacement, avec des sanitaires signés d'un hôtel, un arbre pour faire de l'ombre et un barbecue pour se faire à manger. Il n'y a plus qu'à se mettre au travail : installer notre matériel de camping (table et chaises), chercher du bois mort et lancer le BBQ. C'est un vrai boulot de couper du bois ! On trouve un arbuste entier mort, qu'il ne reste qu'à découper, mais ça nous prend un certain temps, surtout pour la partie du tronc. Le barbecue est lancé, on prépare la salade pendant que les brochette de poulet cuisent, et on déguste en entrée des sardines à l'huile sur du pain : merci Mammick pour les boites de conserve ! Un petit goût de la Bretagne en plein milieu de l'Afrique ;) On finit finalement la cuisson des brochettes à la poêle sur le réchaud, car il faut qu'à 15h on soit revenus à l'accueil et on est à la bourre. Mais ça reste délicieux ce premier pique nique.

De retour à l'accueil à 15h10, à peine le temps de garer le 4x4 et de sauter dans une jeep ouverte qui s'apprêtait à partir avec d'autres touristes du domaine. Juste à temps ! C'est parti pour 2h de ballade en jeep, à travers le domaine de Bagatelle. Immense ce domaine, on n'en aura jamais vu les limites. On en prend plein les yeux, beaucoup d'animaux vivent sur ces terres (terres par ailleurs magnifiques) : des antilopes, des oryx, des autruches, des gounous et d'autres animaux dont je ne suis pas trop sure du nom...

Les pauses photos sont multiples, à chaque fois on joue au chat et à la souris avec les animaux qui ont tendance à s'enfuir à l'approche du véhicule. Mais on arrive souvent à les prendre en photo, pour notre plus grand plaisir. Le guide aura guetté pendant les 2h de safari pour trouver où se cachaient les girafes, mais manque de chance on ne les aura jamais trouvées.

La 4x4 traverse plein de paysages différents, on traverse la rivière asséchée, on escalade des dunes de sable rouge, on traverse des savanes sans fin. Et tout est beau !

De retour à l'accueil du domaine, on se dirige vers l'enclos des guépards. C'est l'heure du diner ! On est accueillis par 3 guépards magnifiques, qui se prélassent au soleil et se déplacent langoureusement vers les 4x4. On part plus loin rejoindre le lieu du diner, on descend tous de voiture et notre guide attend, 3 énormes bouts de viande dans la main. L'attente est courte mais intense, quand d'un coup, on voit apparaître les 3 guépards, courant à toute vitesse droit sur nous. Le guide leur jette les morceaux de viande, qu'ils attrapent au vol et on peut ensuite les approcher pendant qu'ils nettoient les os jusqu'à ce qu'il n'en reste rien.

Dernière partie de la sortie, on repart en 4x4, direction une autre partie du domaine. On se retrouve en hauteur sur l'une des dunes rouges, juste à temps pour le coucher de soleil. Et pour finir cette journée au top, on a droit à l'apéro en haut de cette dune, avec au menu de la viande de springbok séchée, miam !

On retourne ensuite au bâtiment principal du domaine, pour profiter du feu de bois, continuer l'apéro puis diner. Un bon steak d'oryx cuit au feu de bois nous attend, re-miam ! Et la bonne nouvelle de la fin de soirée : les sacs de Sylvain et Tiphaine ont été retrouvés et seront déposés le lendemain à notre prochain point de chute. Ensuite, il ne nous reste plus qu'à rejoindre notre campement, et nous installer pour la nuit. Heureusement pour nous, il ne fait pas trop froid et la lune est presque pleine et nous éclaire bien.

 

Mercredi 29 juillet - Fish Canyon River

Réveil matinal, avec des animaux sauvages qui broutent non loin du campement, c'est plutôt agréable. Une fois affrontée la fraîcheur matinale, on se met en action : vaisselle, petit déjeuner, rangement, pliage des tentes, toilette et on est repartis.

On continue sur la même route que la veille, en sachant maintenant que les parcelles que nous croisons sont celles du domaine de Bagatelle. Immense. Les paysages sont sensiblement les mêmes pendant une grande partie de la journée : de longues plaines avec une végétation éparse et dans le lointain des montagnes plates, étrangement creusées comme si une rivière les avait sculptées.

On longe une grande partie de la route une voie de chemin de fer. On ne croisera aucun train pendant la journée, mais on l'a traversera de nombreuses fois, en faisant bien attention car pas de barrières automatiques of course. On ne croise pas de train, mais en fait on ne croise pas non plus énormément de véhicules sur la route. Pour les kilomètres parcourus ça fait bizarre.

Pour la pause déjeuner on trouve une "aire d'autoroute", sur laquelle on dévore une salade rapidement préparée, mais aussi et surtout du pâté Henaf en entrée, encore merci Mammick ! Pas le temps de faire plus, on avait prévu un barbecue de viande mais ça sera pour plus tard, on a un objectif à atteindre avant le coucher du soleil.

On reprend donc la route rapidement, et quittons ensuite la route goudronnée pour retrouver une piste bien plus dépaysante et sympa à suivre. Et pour la première fois du voyage, on croise... de l'eau ! Un barrage immense la retient, j'imagine depuis la saison des pluies. On quitte alors la route pour un petit détour, on veut voir ce barrage de l'autre côté. Au bout de la route (cul de sac), on tombe bien sur le lac, mais on ne voit pas le barrage de là. On aurait pu monter sur des collines proches, mais le manque de temps nous en empêche et on repart sur la piste initiale.

Les paysages sont de plus en plus secs et rocailleux, mais on croise toujours les mêmes animaux, à savoir majoritairement des oryx, des springboks et des autruches. On avance, dépasse le campement du soir sans s'arrêter, car la nuit approche vite et on n'est pas encore arrivé au but. La nuit tombe entre 17h30 et 18h, il faut qu'on continue encore un peu.

Mais qu'y a-t-il au bout de cette route ? Pourquoi doit-on y arriver avant la tombée de la nuit ? On veut atteindre le fish canyon river : un canyon gigantesque creusé dans la roche. On l'atteint finalement vers 16h15, pile dans les temps pour en profiter avec la lumière orangée du soir. Voiture garée, on sort vite et arrivés au point de vue, la claque. C'est magistral. Le canyon est vraiment impressionnant.

On se rend ensuite à un autre point de vue, en voiture car pas le temps de se balader, mais ça n'enlève rien à la beauté du lieu. Ici est en fait le point de départ d'une rando de 5 jour et 85km dans le fond du canyon, ça doit être top, mais on n'a pas le temps (et certains ne sont pas très chauds pour une rando sur plusieurs jours, non, je ne citerai pas de noms). On reste là à profiter de la vue et prendre environ une centaine de photos. Vous n'en aurez qu'un aperçu ;)

De retour vers le lodge qui nous accueillera pour la nuit, le canyon road house. On croisera encore pas mal d'animaux, avec la crainte qu'ils se jettent devant nos phares, mais finalement pas de problème à signaler. On sera de nouveau sur un emplacement de camping, mais contrairement à la veille ça caille sévère alors on préfère passer une bonne partie de la soirée dans la salle principale. On a récupéré les sacs perdus, donc l'humeur est bonne ! Au programme des parties de trou du'c, des brochettes d'oryx et de springboks, des courges farcies. Il nous faudra bien ça pour affronter le froid dehors, le montage des tentes et la nuit qui suit auront été une épreuve...

  

  

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