Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 16:10

Mardi 23 Décembre - Bangkok

Nuit peu reposante pour tous les deux, Yohan car il avait trop froid et moi trop chaud, va comprendre. Pour nous remettre, rien de tel qu'un petit déjeuner proposant des nouilles frites et du porc aux légumes. Ensuite on passe en mode touristes, direction le lieu sûrement le plus visité de la ville (du pays ?) : le grand palais.

Arrivés tôt, il n'y a pas masse de foule, mais ça évolue vite et rapidement ça devient gênant. Pas grave, on déambule entre les temples, les statues, les stuppas. Ça en jette, les strass et éléments qui brillent ne se comptent plus. L'ensemble est un peu fouillis et il manque d'espace mais ça donne du charme au lieu.

Une des étapes remarquables du palais est le buddha d'émeraude. Pas bien grand mais imposant sur son piédestal. On ne peut pas s'approcher pour le prendre en photo alors ça rend pas terrible. On se ballade encore et toujours entre les différents éléments du palais, c'est plutôt sympa.

Ensuite on passe au lieu voisin : Wat Pho. On profite du calme ici pour nous reposer dans des jardins faits de pierres et de végétation. On en oublierait presque la star du Wat, le bouddha couché !

Lorsqu'on arrive où il se trouve, il ne reste rien du calme précédent, on retrouve la foule en masse. On joue des coudes et trouvons notre place au milieu de celle-ci. Le bouddha est immense, et le bâtiment dans lequel il se trouve fait juste sa taille, pas pratique pour des photos.

Au final le plus impressionnant aura été la partie arrière : les pieds du bouddha et aussi le bruit fait par les offrandes des visiteurs, pièces lâchées dans des urnes en métal alignées le long du mur dans son dos.

Après une petite pause bien méritée dans un bar caché dans une ruelle, on prend une barge pour traverser le fleuve et nous rendre au Wat Arun. Ici, moins de strass (et paillettes ?) mais de la faïence et du blanc. C'est à mon goût bien plus joli.

En plus ici on peut monter sur la pyramide principale, ou devrais-je dire grimper ! Il ne faut pas avoir le vertige pour rejoindre le dernier palier duquel on a une belle vue sur les alentours.

On retraverse le fleuve, direction un resto de rue devant lequel on a bavé à l'aller. Assis sur nos chaises en plastique on s'est régalés de ce que le papi nous cuisinait dans son wok. Petite bière face à l'eau ensuite, face au Wat Arun avant de rentrer toujours à pieds vers l'hôtel.

On saute dans un taxi pour rejoindre la gare. Ça avance peu, voire pas. Et qu'est ce que c'est que ces bruits que fait notre chauffeur ? Mais, il dort ??! A sa décharge, la rue est tellement bouchée qu'on n'avance pas d'un poil. On finit par descendre et le laisser à sa sieste et on rejoint à pieds la gare après 35 minutes de marche rapide à travers les rues bouchées de la capitale. Chance pour nous, le train quitte la gare un quart d'heure plus tard, nous voilà en route pour Ayuttayah. Soirée tranquille à l'hôtel, avec un curry vert excellent, histoire de nous remettre de ces kilomètres avalés dans la journée.

PS : Pour ceux qui suivent, j'y avais déjà été à Bangkok, il y a quelques années. Le compte-rendu de ce passage se trouve ici, à l"époque je parlais beaucoup plus et il y avait moins de photos...

 

Mercredi 24 Décembre - Ayutthaya

Nuit encore difficile, entre la fraîcheur, et les bruits venant de la voie ferrée, des bateaux et de la route proche, on a fini par sortir les boules quies. Réveil sous le soleil, on oublie la nuit et c'est parti pour une nouvelle journée culturelle. Ayutthaya est la capitale historique du pays, on y trouve de nombreux vestiges du passé. On ne dirait pas du côté d'où on loge, mais on arrive sur des zones non habitées sur lesquelles apparaissent de ci de là des ruines de temples anciens.

On commence par nous perdre un peu au hasard, suivant des chemins, des ponts qui coupent les lacs en îlots variés. Sur chacun des îlots, une nouvelle découverte.

Ensuite, place aux choses sérieuses, on arrive au Wat Phra Mahathat, ancien complexe bouddhiste. Les ruines sont impressionnantes par elles mêmes, mais une des particularités du lieu est la présence d'une tête de bouddha entremêlée aux racines d'un arbre. D'autant plus surprenant que la grosse majorité des statues de bouddhas n'ont plus de tête !

On ne s'arrête pas en si bon chemin, on continue notre périple piéton, nos pas se dirigeant cette fois vers le Wat Thammikarat. Style différent mais tout aussi intéressant, avec de nombreuses statues de créatures/lions, et des bouddhas majestueux. Mais aussi un culte du coq qu'on n'a pas encore compris !

Puis direction le Wat Ratburana. Celui-ci est en cours de rénovation. On peut voir les sculptures qui ornaient les tours, ça donne une idée de ce à quoi pouvaient ressembler les ruines vues auparavant. On peut même monter dans la tour principale, qui sert de tombeau pour un ancien roi.

Puis, la fatigue arrivant on mange un bol de pâtes au bœuf revigorantes, et on reprend la marche vers le Wat Phra Si Sampet. L'allée sans zone d'ombre pour y accéder a failli nous être fatale, le soleil ardent du milieu de journée et les kilomètres s'accumulant, on commence à ressentir la fatigue. Mais ça vaut le coup. Le lieu originel devait être à couper le souffle, ce qu'il en reste tient encore la route. Trois stuppas immenses, entourées de nombreuses ruines augurant de la splendeur passée.

On tient encore un peu, nous dirigeant vers un bâtiment abritant un bouddha géant en bronze non loin. Puis, on rejoint le Wat Phra Ram, derrière lequel on était passé le matin. Mais les grilles d'entrée sont de ce côté. Plutôt impressionnant avec sa tour centrale rappelant le Ratburana.

Ensuite, craquage. On laisse tomber nos souliers et prenons un tuk tuk pour quitter l'île centrale d'Ayutthaya et voir le Wat Chai Wattanaram. Et franchement, ces kilomètres valent le coup ! Isolé, face à la rivière, ce temple est immense, calme, et superbe. De nombreux bouddhas, avec ou sans tête, et de multiples stuppas. On pique presque une sieste dans ses jardins.

Avant de terminer, dernière course en tuk tuk, direction le sud est de l'île pour prendre une barge et rejoindre le Wat Phanan Choeng. Ici, pas de ruines avec des vues sublimes, mais des statues de bouddhas, des tentures magnifiques, et un bouddha immense au milieu. On est tombé pendant la lessive hebdo (en fait on n'en sait rien, mais plein de gens pliaient du tissu servant aux tenues des moines).

Après tous ces kilomètres avalés, on était fourbus. Une bière sur la terrasse, puis dîner à l'hôtel pour "fêter" Noël comme on a pu.

 

Jeudi 25 Décembre - De BKK à la côte ouest

Pas grand chose à dire de cette journée : train vers l'aéroport, puis vol vers Phuket et enfin transport vers Khao Lak.

En fin de journée on arrive donc sur la côte ouest du pays, parés pour les 3 jours à venir. Pourquoi ? Une croisière plongées dans les Similan Islands !

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 16:32

Mercredi 13 Août - Tilcara et route vers le nord

Après une bonne nuit récupératrice et un petit déjeuner dans l'excellente auberge Malka, je décide de passer la matinée dehors, en balade. Mauvaise surprise, les nuages sont toujours là. Mais bon, je me dis qu'ils vont se lever, donc pas de soucis. Direction un petit pont à l'autre bout du village, duquel part un chemin en direction de la gorge du diable, encore une ! Je confirme, ça caille. J'ai sorti ma tenue de survie : gants, sous-pull, polaire, k-way, bandeau pour les oreilles et écharpe pour le cou. Mais en bas, short ! Je ne me vois pas marcher en jean. Et ça se fait, en marchant d'un bon pas je supporte le froid. Les paysages ne sont pas à la hauteur de ce qu'ils doivent être sous le soleil, dommage.

J'arrive à la garganta del diablo. Je commence la descente vers celle-ci et opte d'abord pour l'option de gauche : remonter le long de la rivière entre les parois verticales. Le but ? Atteindre une cascade de 10m de haut. Pour y arriver, ce n'est pas moins de 9 fois qu'il faut traverser la rivière à l'aide de cailloux savamment placés. Sauf pour les 2 dernières traversées où je déclare forfait et enlève mes chaussures. Sous un beau soleil d'été ça doit faire du bien (certains se baignent même sous la cascade), mais là... Bref, me voilà à la cascade. Je me répète, mais sous d'autres conditions ça doit avoir de l'intérêt, là, bof.

Je retourne donc sur mes pas, de nouveau traverse 9 fois la rivière et prend le chemin de droite, en direction de la gorge a proprement parlé. Pour cela des escaliers sont aménagés, ça descend sévère. Mais, très rapidement, le chemin est barré par des panneaux "risques d'éboulements", "chemin dangereux", "ne pas passer". Ben, et la gorge alors ? J'hésite à y passer quand même, mais en étudiant un peu le chemin, c'est vrai qu'il est faiblard, et à un endroit tout bonnement manquant. Tant pis pour moi.

En route pour le retour vers le village. Lors de la descente, le soleil daigne enfin sortir de sous ses nuages. Et petit a petit la vue se dégage, et le soleil réchauffe doucement mes cuisses rougies par le froid (pas des masses non plus, il y a toujours un sacré vent). Aurais je du rester là haut attendre un peu ? Je ne pense pas, finalement le spectacle est plus sur les montagnes d'en face à mon avis.

Une fois arrivée près du pont du village, je ne l'emprunte pas mais passe sur une passerelle pour me rendre vers la pucara. Une sorte d'ancienne citadelle, moitié village, moitié fort car située en hauteur. A l'entrée du site, un jardin de cactus avec plein de variétés différentes. C'est dingue les formes variées qui existent.

Ensuite, je déambule à travers la pucara. Ça me fait penser aux ruines de Quilmes d'il y a quelques jours, mais en beaucoup plus préservé. Ici il y a même des toits et des maisons entières (ils devaient être tout petits vu la taille des portes). Le site est super sympa, il y a des cactus du type cardon partout, certains immenses.

Au point culminant de la pucara a été construite une sorte de pyramide en hommage aux découvreurs de la cité. Pas franchement en accord avec le reste du site mais ça passe. Par contre de là on a une super vue sur les alentours, et je confirme que tous les nuages du matin sont bien partis.

Je reviens ensuite vers le centre de Tilcara pour me poser dans un resto pour le déjeuner. Pour une fois je mangerai chaud et à l'intérieur. Au menu : du lama à l'orange et un flan au dulce de leche. Très bonne cette viande de lama, tendre comme il faut et avec du goût même si là c'était pas mal caché avec la sauce à l'orange.

Je retrouve ma fidèle "Gol", et on reprend la route en direction du nord. Toujours à travers de beaux paysages à droite comme à gauche. Je prends en stop 2 Argentins qui parcourent le pays depuis un an et demi et qui se dirigent vers la Bolivie. Ça fait plus de 2h qu'ils marchent sous le soleil sans que personne ne les prenne... Je ne vais pas les avancer jusqu'à la frontière car je bifurque vers l'est en direction d'Iruya.

C'est parti pour de la piste, en plein milieu de nulle part. Comme toujours, plusieurs pauses photos s'annoncent. Je recommence à monter, sauf que plus je monte, plus je me rapproche des nuages. Jusqu'à arriver en haut, et là, c'est purée de pois. Dommage, je suis sûre que c'est joli.

Je commence la descente de l'autre côté, me disant que rapidement je passerai sous les nuages. Mais non, je continue dans le brouillard, sur une piste de montagne bien sinueuse. Ça descend, ça tourne, ça descend, ça tourne. Je ne vois rien. Plutôt ennuyeuse cette route... En plus ça caille, je suis obligée de mettre le chauffage ! Je finis par arriver en bas, au village d'Iruya, et les nuages sont toujours là. Je n'ai pas de thermomètre, mais on est sous les zéro degrés ça c'est sur.

Je me trouve une chambre dans une auberge, et passe la soirée avec un groupe d'Italiens qui comprennent très bien mon espagnol, mais moi pas un traître mot de leur baragouinage. Pas grave, ça sera quand même une soirée sympa, avec une soupe de légumes excellentes et un ragoût de lentilles non moins délicieux. En plus ça a le mérite de bien me réchauffer ! Grâce à mes 3 couvertures de laine bien épaisses et à une couette énorme, j'ai passé une très bonne nuit, heureusement.

Jeudi 14 Août - Iruya et route vers Salta

Au réveil, très bonne surprise, les nuages ont disparu et le soleil brille sur les alentours. Effectivement le village paraît bien plus sympathique d'un coup. Je décide de faire une balade dans le coin avant de repartir, et sous les conseils de la gérante de l'auberge part à la recherche du mirador del condor (pas besoin de traduire là je pense). Rien que pour retrouver l'entrée du village par où je suis arrivée je me perds... Ça commence mal. Mais ça y est, je retrouve ma voiture (la gare mieux, sous les conseils d'agents municipaux), et profite enfin de la vue sur le lit de la rivière et des montagnes qui l'entourent.

Pour rejoindre le mirador, je commence par traverser la passerelle piétonne qui unit les deux rives du canyon, puis emprunte un peu au hasard les ruelles. Le but, monter là-haut, donc en gros je tourne pour être toujours en train de monter ! Des habitants me confirment que je suis sur la bonne route. Ce village n'en finit plus de monter en pente raide, je plains ceux qui habitent en bordure. J'arrive au bout du village, un panneau est là, indiquant que le reste n'est pas habilité pour les touristes. Ben zut alors, serait-ce ça le mirador du condor ?

Je demande mon chemin à une petite bergère qui ne doit même pas avoir 10 ans, et celle ci me dit que non, il faut que je continue de monter, "jusqu'en haut". Faut pas me le dire deux fois ! C'est parti sur le chemin qui n'en finit plus de grimper. Je laisse derrière moi l'enfant et ses chèvres, et me retrouve toute seule, à monter sans arrêt. Seule ? Pas complètement, à un moment je croise une dame, couverte de la tête aux pieds (je suis en débardeur) de vêtements colorés les uns par dessus les autres. On discute un peu, et je découvre qu'elle vient d'un village voisin, et qu'elle marche depuis 5h ce matin ! Pour info, il est 11h à ma montre à ce moment là.

Je continue mon ascension et arrive enfin au mirador. Effectivement le chemin continue, cette fois sans monter, mais semble suivre les montagnes. Jusqu'où ? Je ne sais pas, au moins jusqu'au village dont venait mon énigmatique marcheuse. Je ne vais pas emprunter ce chemin, je m'arrête pour ma part au mirador, depuis lequel on a une vue imprenable sur le village encaissé d'Iruya.

Je reste là-haut un petit moment, à profiter de cette vue magique et du sentiment d'être seule au monde. Puis vient le moment de la descente. Bien plus rapide que la montée ! Je me retrouve très rapidement à ma voiture, que je vais de nouveau mettre à contribution pour sortir de la vallée encaissée. Les virages en épingle a cheveux que j'ai descendus la veille, il va falloir les remonter.

Sans rester les yeux rivés sur la dizaine de mètres de piste visible, mais en ayant la possibilité de m'émerveiller devant la beauté des alentours, cette route n'a rien à voir avec celle de la veille. La montée passe vite, presque trop vite, je n'ai pas envie de passer de l'autre côté du col et de ne plus voir ces ravins et ces montagnes écorchées.

Mais j'arrive bien de l'autre côté, et finalement j'avais presque oublié mais ce n'est pas mal de ce côté ci non plus. Je retrouve avec plaisir la route asphaltée, la piste c'est sympa mais fatigant. Encore quelques pauses photos sur la route, je redescends cette fois vers le sud.

Pause à Humahuaca pour déjeuner rapidement, puis je traverse le village pour reprendre une piste (décidément), et c'est parti pour 25km de montée encore une fois. Pas de soucis pour moi, je suis habituée. Mais du côté de la Gol, elle est à la peine. En montée, la seconde ne tient plus, et au bout en un certain temps je n'arrive même plus à la passer ! Je me mets en mode escargot en première un certain temps et ça passe, sans forcer j'arrive à monter tout là haut. Tous ces efforts pour arriver face à un spectacle grandiose. Les montagnes paraissent peintes, un tableau de maitre cela va sans dire.

Le vent souffle pas mal à cet endroit. J'ai quand même envie de me balader un peu, mais le temps me manque, je dois retourner sur Salta le soir même. Tant pis pour la balade, je redescends sans soucis (et croise un groupe de Coréens dont la voiture a eu trop chaud et fume sur le bord de la route...), retrouve l'asphalte, prend deux fois des stoppeurs sur la route pour la rendre moins monotone et finis par rejoindre Salta sur les coups de 20h, mission accomplie !

J'y suis accueillie par la mère d'un de mes collègues, qui va parfaire son rôle de guide : au programme de la soirée, une balade en voiture aux quatre coins de la ville, puis en centre-ville, puis on finit dans une péña traditionnelle à boire de la bière et manger des empanadas en écoutant du folklore local et en regardant danser les gens. Top !

Vendredi 15 Août - Salta la linda

De nouveau Cristina reprend son rôle de guide à cœur, on déambule dans le centre ville de Salta à pied. C'est un mélange d'architecture de style colonial, avec des édifices très récents, d'autres plus vieux mais sans style défini. Les édifices religieux sont particulièrement réussis, on entre dans la cathédrale au moment de la messe, remplie !

De nouveau balade dans les rues, on passe au marché goûter des empanadillas (empanadas sucrées, miam !), puis on se rend au MAAM, musée archéologique des Andes. Ce musée possède 3 corps d'enfants momifiés retrouvés en haut de la plus haute montagne de la région. Il s'agirait d'une offrande aux dieux de l'époque des incas. Le musée en lui même est intéressant, et la visite se termine par la découverte de l'une des momies. En ce moment c'est le garçon qui est exposé. C'est fou le degré de préservation du corps et de ses vêtements. Ensuite, retour dehors, on va voir une autre église. On arrive pile au moment où ils sortent la vierge (15 août oblige), accueillie par une fanfare et des cotillons. À l'intérieur, comme la cathédrale, tout est peint et plus tôt joli.

Pour finir en beauté cette matinée, on prend la voiture en direction de la colline qui surplombe la ville. De la haut, la vue d'un coup me fait comprendre qu'il s'agit bien plus que d'un village. Selon Cristina, il s'agit d'une ville mais avec un cœur de village. Mais de combien d'habitants ? Oh, environ 800.000. Ah oui quand même. Une ville énorme a mes yeux donc.

On retourne chez elle pour le déjeuner, des tamales délicieuses (hachis de viande entouré d'une pâte à la farine de maïs elle même entourée de feuilles de maïs et qui sont cuites dans l'eau bouillante). Puis direction l'aéroport pour rendre ma voiture dans un état lamentable (elle est vraiment blanche à l'origine ?), et vol vers la capitale. Pour finir mon voyage sur une note bien traditionnelle, quoi de mieux qu'une parrilla, avec un bon bife de chorizo et ris de veau grillé, je me suis régalée ! Le lendemain, départ vers Ezeiza, pas de quoi en faire un article de plus

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 16:30

Lundi 11 Août - Quilmes et la Quebrada de Cafayate

Départ vers 9h30 de Cafayate (grasse mat de dingue !), direction toujours plus au sud, vers la province de Túcuman. Je suis bien dans une région vinicole, il y a des vignes partout. Je ne suis pas une spécialiste de la culture de la vigne, mais je remarque que tous les plants poussent en "pergola", soutenus pas des filins à environ 2m de hauteur. Mais je ne sais pas pourquoi... Et toujours en fond ces montagnes impressionnantes.

Au bout d'environ 1h de route (oui, je profite de ce qui m'entoure, pour une fois) j'atteins les ruines de Quilmes. Quand je rentre sur le site, on me dit que le guide vient juste de partir avec quelques personnes. Quel dommage. Pour ceux qui ne suivraient pas, ceci est ironique, je viens pour le site, son ambiance et le décor, plus que pour la partie culturelle (cherchez un autre blog pour des infos culturelles !). Pas trop envie de me balader entre les ruines pour l'instant (aucune idée de ce que sont ces ruines, mais on devine les murs de pas mal d'édifices, ça m'a fait penser à un site picte que j'avais visité en Écosse), donc je me dirige tout de suite vers le point de vue nord. Le sud sera le suivant ! En prenant de la hauteur, le point de ce sur le site est bien plus intéressant.

Mais ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est à la beauté du reste, le site en lui même est bien, mais ces plaines immenses bordées de montagnes, c'est dingue. Plus je grimpe, plus le panorama devient impressionnant. J'atteins des ruines en hauteur, pensant que ce serait la fin du chemin.

Fort heureusement, je me trompais ! Je continue donc de monter, encore et encore, jusqu'à voir ces ruines d'en haut (une sorte de fort si j'ai bien suivi). Et là un panneau annoncé la couleur "fin du chemin habilité".

Oui mais... Le chemin semble continuer, non ? L'appel du chemin qui monte et de la vue depuis la haut sera le plus fort, je continue donc. Perso je ne vois pas trop de différence entre le chemin habilité et l'autre, ou alors ils ont décidé qu'à partir de maintenant ils ne le maintiendraient plus ? Bref, je grimpe donc. Et a un moment, je bifurque, et me retrouve au milieu du cirque qui surplombe le site. Moment bienvenu pour une petite pause, seule au monde.

Je continue, et découvre avec surprise que j'ai rejoint le haut du chemin de la vue sud ! Avec là aussi le panneau qui annonce la fin du chemin habilité. Ce qui me permet d'avoir de nouvelles vues sur les ruines, mais aussi sur les montagnes de l'autre côté, tout aussi majestueuses que leurs voisines.

Une fois en bas, cette fois je parcours de long en large les ruines, je m'y perds même ! La flemme de rejoindre un groupe avec un guide, j'étais tellement toute seule la haut (pas croisé une âme qui vive sur tout le chemin) que l'idée d'être entourée ne m'a pas du tout attirée.

Retour donc a la voiture, pour reprendre la RN40 (toujours elle !) en sens inverse, et retrouver Cafayate. Mais je ne m'y arrête pas, je bifurque en direction de Salta et la Quebrada de Cafayate. La quoi ? Vous verrez direct avec les photos ;) pour info, Quebrada veut dire cassure en espagnol.

De nombreuses pauses photo vont entrecouper ma route, mais aussi des petites balades. J'en commence une au niveau du km17, où se trouve le lit d'un cours d'eau, sec à cette période de l'année. Il doit être impressionnant en période de pluie vu la largeur de son lit, mais surtout vu son effet sur les falaises / montagnes environnantes.

Le but de ma ballade, remonter ce cours d'eau (sans eau donc) pour voir de plus près les roches alentour. C'est juste fou, ces formations rocheuses tout autour de moi. Je marche, et marche encore.

Et marche toujours, je quitte le lit de la rivière pour me rapprocher des parois, continue a les suivre, puis veux revenir vers le centre. En bref, je marche où je veux, comme je veux, de toute façon il n'y a personne et la seule chose interdite est d'escalader les roches. Par contre il fait chaud, très chaud et je redoute l'insolation. Je me suis forcée à boire de l'eau toutes les 5 minutes, autant vous dire que j'avais le ventre comme un ballon de baudruche que je suis revenue sur mes pas. Et merci la casquette ! Au bout de cette marche, une superbe vue sur les montagnes du fond, invisibles depuis la route. Wouahou, ça en valait la peine.

Je reviens ensuite sur mes pas et finis par petit déjeuner a l'ombre d'un arbre (le seul ?) à l'entrée de la gorge, j'avais bien besoin d'un petit break.

Je reprends la route, et les pauses photo qui vont avec. Chaque virage, chaque centaine de mètres parcourus donne un nouveau point de vue sur les alentours. Et tout change subitement d'une seconde à l'autre !

Pour me dégourdir les jambes, je suis la même méthode qu'au km17, mais cette fois au 28 : remonter un cours d'eau à sec (j'en ai raté un autre, je ne sais plus à quel niveau, si c'était avant ou après le 28). Je marche moins loin cette fois, mais ça n'en est pas moins joli. Et je m'amuse avec mon retardateur !

Ensuite, rebelote, voiture / pauses photo. Même quand on pense que ça y est, il n'y aura rien de nouveau, ou rien de plus beau que ce qu'on a déjà croisé, paf, un virage et l'envie de s'arrêter revient !

Quelques sites sont bien annoncés, comme par exemple des roches qui ont une forme particulière, ou des points de vue spécifiques. Par exemple le sapo (crapaud) ou la vue depuis les trois croix (tres cruces).

Arrivée près du km47, d'autres sites connus sont indiques, comme par exemple l'amphithéâtre. Ce lieu permet de se rendre compte de manière spectaculaire de l'effet de l'eau sur la roche. Il s'agit d'un gouffre vertical de plusieurs dizaines de mètres, presque circulaire à sa base. Je préfère les vues depuis la route ou le km17 personnellement, mais c'est quand même pas mal.

Juste en suivant un autre site iconique, la gorge du diable (Garganta del diablo). Même chose que l'amphithéâtre, mais moins large, et sur plusieurs niveaux. Avis aux courageux qui veulent grimper jusqu'aux niveaux supérieurs ! J'y suis allée, mais ne faisais pas la maligne en redescendant...

Retour ensuite au combo route / pauses photos. Je voulais trouver un endroit sympa pour le coucher du soleil. J'ai suivi un petit chemin non indiqué à un moment, la vue était effectivement sympa, mais il faisait un peu trop frais pour moi.

Et je me suis aussi dit qu'il vaudrait mieux que je profite de la lumière pour continuer la route. Salta est encore relativement loin. De la même façon qu'on entre dans la Quebrada sans faire attention, on en sort sans s'en rendre compte. Direction Salta, ou plutôt General Güemes, pour une soirée chez un de mes collègues. Au menu, des empanadas excellentes à foison et un superbe asado, le tout dans une très bonne ambiance avec des membres de sa famille. Merci Ismael !

Mardi 12 Août - La route du train des nuages et Salinas Grandes

Départ de Güemes, direction Salta puis la RN51. En fait cette route suit la trace des rails du train des nuages (tren a las nubes). Il est possible de faire un A/R en train, ou de faire des circuits avec l'aller seulement, mais les départs ne se font qu'un jour par semaine (deux en pleine saison je crois) et en ce moment c'est le samedi. Donc tant pis ! En plus il y a eu des soucis sur la ligne il y a un mois ou deux, et je ne suis même pas sûre que le train roule de nouveau. Mais pas grave, le circuit je le ferai en voiture, avec autant de pauses que je veux.

C'est avec grande surprise que je découvre qu'une petite partie seulement de la route n'est pas bitumée. Le reste, ça avance tout seul ! À certains endroits il n'y a de la place que pour un seul véhicule, forcément je tombe sur un camion à ce moment là. Marche arrière, je me plaque contre le rocher et le laisse passer. Le chauffeur me remercie et me fait de grands signes. Moi pas comprendre, je repars. Note pour plus tard, quand un chauffeur de camion que tu laisses passer te fait de grands signes, ça veut dire qu'il y a un autre camion derrière...

Mis à part ça, aucun souci sur la route, toujours très belle (faut chercher pour trouver un coin moche par ici). Contrôle policier, ne pas oublier son passeport ! Petit à petit ça grimpe, jusque 4100m d'altitude selon mon GPS. GPS qui ne me sert à rien d'autre car il ne connaît pas de ville dans le coin. Pourtant il y en a, mais je ne sais pas sous quels noms elles sont répertoriées.

Une fois là haut, on oublie le bitume, place de nouveau à la piste. Derrière le col il n'y a pas vraiment de descente, c'est une sorte de plaine immense à environ 3400m d'altitude, toujours bordée de montagnes plus hautes. J'arrive à la ville de San Antonio de los Cobres, que je ne fais que traverser, en direction de l'ouest. C'est un petit détour que je fais pour atteindre la Polvorilla, un pont sur lequel passe le train aux nuages, à 4200m d'altitude. L'architecture est impressionnante, perdue là haut au milieu de nulle part.

Je retrouve de nouveau San Antonio de los Cobres et bifurque cette fois plein nord. Une fois quittée la ville, une impression d'immensité est présente : la route file à perte de vue devant et derrière, avec des plaines de chaque côté, et toujours en fond les montagnes. Je profite de ce calme pour une pause déjeuner en bord de route.

Ensuite, retour à la voiture, je trace tout droit. Jusqu'à une fourche en Y... À gauche la RN38, à droite la RN40. Euh... Je prends vers où moi ?? Je reste indécise environ 5 minutes devant l'embranchement, essaie de voir sur mon GPS de quel côté prendre, mais comme je ne sais pas où se trouve exactement le lieu que je souhaite visiter, ça va être à pile ou face. Quand soudain, apparaît derrière moi un minibus. Chouette des touristes ! Ils vont forcément là où je vais. Je leur fais signe, ils s'arrêtent et me disent de les suivre. Go ! C'est parti pour 1h30 de piste à vive allure (moyenne 90km/h je pense), faut s'accrocher. Adieu les pauses photo, pourtant ce ne sont pas les occasions qui manquent. Ah si, le van s'arrête juste à l'approche d'un groupe de guanacos et d'un autre de lamas.

On rejoint la RN51 au niveau du km93. Je ne saurai pas expliquer la route suivie, au départ à chaque fourche on prenait la branche de gauche. Mais à un moment on a tourné à droite à 90 degrés ! Bref. On est enfin sur l'asphalte, ça fait du bien. Et on arrive enfin, pas moyen de le louper. Où ? Aux Salinas Grandes !

De part et d'autre de la route se trouve une étendue blanche, une croûte de sel à perte de vue. Ils en récoltent d'ailleurs, mais une partie est prévue pour les touristes, on peut marcher sur le sel, prendre des photos assez marrantes en perspectives (seule c'est moins évident...). Le soleil et les alentours blancs sont féroces pour les yeux, mais c'est supportable avec des lunettes de soleil. Je reste un moment là, besoin de prendre l'air et de me dégourdir les jambes.

Puis retour en voiture, cette fois à mon rythme. Je ressors enfin de cette plaine en altitude, en passant un nouveau col. Derrière, une route de montagnes qui n'en finit plus (heureusement en bitume), mais qui laisse place à de belles vues, et maintenant je peux de nouveau faire des pauses photos, yes ! On peut voir des nuages qui sont descendus plus bas dans la vallée, vers où je me dirige, brrrr ça va cailler ce soir.

J'atteins ensuite la ville de Purmamarca, avec son fameux cerro de 7 colores (la colline aux 7 couleurs). Je descend de voiture avec ville objectif de prendre la colline en photo, mais impossible de trouver un joli point de vue, le village est juste en dessous et beaucoup trop proche. Je me retrouve à marcher un peu pour m'en éloigner, et finalement prend le sentier des 7 couleurs, qui fait le tour de la colline. Ça commence à fraîchir avec le soleil qui disparaît derrière les montagnes, alors je le fais au pas de course (forcément, j'ai laissé mon pull et ma veste dans la voiture !). Mais pas mal, et surtout ça fait du bien après la journée passée à conduire.

Ensuite, j'enchaîne encore quelques kilomètres jusqu'au village de Tilcara où je vais passer la nuit. Dîner en ville avec le test des humitas (mélange de fromage de chèvre et de tomates enveloppé dans des feuilles de mais et ébouillanté, ou cuit à la vapeur ?), et une salade de fromage de chèvre au quinoa, une des bases de la nourriture de la région. S'ils savaient que le quinoa est la nourriture des bobos parisiens depuis quelques temps...

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 16:27

Samedi 09 Août - Depuis Salta vers Cachi

Pour m'éviter 20h de bus ou une journée entière dans l'avion, j'ai opté pour le vol direct Iguazu / Salta du samedi après-midi. Arrivée à Salta vers 15h, location d'une voiture directement a l'aéroport et je prend la route direct, en direction de Cachi. Moi qui pensais tracer tout droit sans m'arrêter et confirmer ainsi que les journées de transport sont nazes, j'ai été très agréablement surprise par cette route. A peine sortie de la ville, j'emprunte une petite route qui longe une rivière. Quasi asséchée la rivière, ce n'est pas du tout la saison des pluies. Petit a petit les bords se font de plus encaissés, je quitte la plaine et me retrouve en zones quasi montagneuses.

Puis carrément montagneuses ! Ça grimpe ça grimpe, la route est plutôt pas mal, elle n'est pas goudronnée seulement sur une partie. J'avance lentement, je passe mon temps à regarder par la fenêtre et à m'arrêter prendre des photos. Les paysages changent très souvent, quand soudain, ça y est, je vois mes premiers cactus !

Je profite vraiment à fond des paysages, le soleil qui descend donne des couleurs très jolies à ces roches dans les tons rouge et ocre. Ça grimpe encore, jusqu'à passer le col, à 3457m d'altitude. Le vent commence à être frisquet mais c'est encore tenable.

De l'autre côté du col, ça ne redescend pas tout de suite. Je traverse d'abord une sorte de plaine immense entourée dans le lointain de montagnes, qui d'un côté ont encore de la neige au sommet ! La plaine fait partie du parc des Cordones, du nom des cactus par ici. Et effectivement, c'est rempli de cactus. Dommage pour moi, le soleil disparaît derrière les montagnes et je ne peux donc pas aller faire un tour dans ce parc.

Je continue mon chemin, direction Cachi donc pour une nuit a l'hôtel avec en guise de dîner des empanadas, une des spécialités de la région, miam ! J'aurai mis quasi 4h à faire la route, en prenant mon temps donc.

Dimanche 10 Août - Valles Calchaquies

Histoire de me dégourdir les jambes avant de reprendre la voiture, je suis les indications de mon hôtelier et me dirige vers le mirador qui donne sur la ville. En fait de mirador il s'agit d'un cimetière, situé sur une colline pour aider les morts à rejoindre le ciel, véridique ! Et effectivement on a une vue sympa, pas que sur la ville mais sur la vallée qui l'entoure et les montagnes au loin.

Ensuite, de retour dans ma petite golf, en direction le sud. Et quelle route je retrouve ? La mythique Ruta Nacional 40 ! Cette route qui traverse l'Argentine du nord au sud et que j'avais déjà empruntée du côté de la région des lacs. Côté paysage, toujours des montagnes, mais rien à voir avec la Patagonie. Ne me demandez pas de choisir, c'est impossible... Même si elle s'appelle RN, elle n'est pas bitumée sur cette partie (l'est elle plus au nord ?), je me retrouve donc à une allure pépère, parfait pour profiter des paysages et faire de nombreux arrêts photos.

Et quand je dis nombreux, je veux dire vraiment nombreux ! Je m'arrêtais tout le temps, parfois moins de 500m après une pause photo. Pour prendre de la hauteur et quitter la route je grimpe le long d'un chemin en haut duquel se trouve une croix (plus près du ciel encore une fois ?). Ça valait la grimpette, même si je regrette ma casquette laissée bêtement dans la voiture. Ça tape et il n'est même pas midi. Je reprends, ça tape, il n'est même pas midi et C'EST LE PLEIN MILIEU DE L'HIVER !!! Je n'ose pas imaginer ce que ça donne en janvier.

Je continue toujours le long de la RN40, a chaque virage le paysage change, les couleurs / formes / tailles des montagnes autour se transforment au fur et à mesure.

À un moment je bifurque, quitte la RN40 au niveau de Molinos pour me rendre à Colomé. Selon le lonely, la route est superbe et au bout se trouve une bodega (on dirait un château par chez nous, rapport au vin) sympa. Alors je confirme, la route est top ! Rien que pour ça, le détour en vaut la peine.

Arrivée à Colomé, je suis les panneaux et tombe sur la bodega. Wouahou. Les vignes en plein milieu des paysages devant lesquels je suis passés ça a quelque chose de magique. La bodega est vraiment bien située. Je ne sais pas comment mais j'arrive a ouvrir le portail du domaine et entre. Personne... Moi qui me faisais une joie d'une bonne salade bien fraîche, je me contenterai du sandwich acheté avant de quitter Cachi.

Pour revenir vers la RN40, j'ai la flemme de revenir sur mes pas. J'étudie mon GPS et il m'indique un chemin qui me permettra de rejoindre la route nationale plus au sud. Go ! Toujours sympa, je traverse des étendues de vignes, vois des paysages équivalents à ceux déjà croisés, avec la particularité d'avoir de l'eau dans les cours de rivière. J'espère juste que je ne devrai pas le traverser... Quelques kilomètres plus loin, verdict : oui je dois le traverser et avec ma golf pourrie, c'est mission impossible ! J'hésite a suivre encore une autre route, mais finalement je rebrousse chemin, pas envie de me retrouver bloquée encore une fois.

Je retrouve donc la RN40 au niveau de Molinos, et jusqu'à la fin de cette journée ne la quitterai plus. Pas comme s'il y avait beaucoup de choix dans le coin. Et la route principale est juste magnifique. De nouveau les paysages défilent, et changent du tout au tout. Vraiment, c'est difficile de ne pas s'arrêter partout !

A un moment, je fatigue de la route, du soleil, de la chaleur, et décide d'une pause. Si j'en crois mon GPS, je peux m'accorder 40min de break sans soucis (= sans me retrouver coincée de nuit dans ces coins sans âme qui vive et sans aucune lumière à des kilomètres). C'est donc chose faite, je m'installe confortablement, le vent qui souffle la haut suffit juste à calmer la chaleur du soleil. Je fais sensation... Quasiment toutes les voitures ont ralenti en voyant la voiture seule sur la route, et sont reparties quand je leur faisais signe que tout allait bien.

Les paysages défilent encore, je ne m'en lasse pas. Les roches sont plus ou moins rouges, parfois beiges, souvent acérées, voire même très acérées, on les appelle d'ailleurs les flèches.

Sur la fin, au loin sur la gauche de la route apparaissent des montagnes très rouges. Un effet d'optique du au soleil qui se couche ou couleur naturelle ? Je ne le saurai pas mais c'était très beau.

Subitement, la RN40 se couvre de bitume, et c'est donc paisiblement que je parcours la dernière dizaine de kilomètres pour rejoindre Cafayate, alors que le soleil a déjà disparu derrière les montagnes.

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 15:43

Vendredi 08 Août - Les chutes d'Iguazu

Je vous fais l'impasse sur la journée de la veille, arrivée à Iguazu après une longue, très longue attente à l'aéroport d'aeroparque, heureusement en compagnie d'un collègue. J'arrive à Puerto Iguazu en soirée, sans avoir le temps de me balader pour aller voir la frontière multiple comme prévu, mais pas grave, une bonne bière au bord de la piscine suffit à me mettre en jambes pour ces 10 jours de vacances.

Commençons donc en ce vendredi matin. Le but de la journée ? Le parc national d'Iguazu ! En préparant mon voyage, j'ai longuement hésité sur combien de jours rester sur place : deux, et faire les 2 côtés de la frontière, ou seulement un et laisser tomber le côté brésilien ? J'ai finalement opté pour la seconde option, en réalité plus pour des raisons d'horaires d'avion qu'autre chose. Et je gardais en tête aussi l'expérience des glaciers en Patagonie : c'est beau, magnifique même, mais déjà le deuxième jour l'impression est moins forte. Donc autant profiter à fond de cette seule journée aux chutes.

Sauf que mauvaise nouvelle, il y a deux mois une montée des eaux extraordinaire a bien endommagé les infrastructures du parc. Il avait d'ailleurs été fermé quelques temps. Et les réparations ne sont pas terminées, elles prendraient fin pour le nouvel an selon les informations reçues. Donc tout le parc n'est pas ouvert, en posant des questions avant d'y aller je me dis même que c'est un peu abusé de faire payer plein pot pour un parc fermé sur la moitié de ses accès ! Pas grave, de toute façon maintenant je suis là et il n'y a pas grand chose de mieux à faire dans le coin.

Donc départ de l'hôtel en prenant un bus qui passe sur la route devant et qui nous dépose directement au parc. Il est tôt (même pas 9h), il n'y a donc pas grand monde, ce qui me va très bien. Je fais l'impasse sur le train pour rejoindre le départ des sentiers, ce ne sont pas 600m de marche à travers la jungle qui vont me faire peur. D'autant que tout le chemin est bitumé... Arrivée à la seconde station de train, se confirme une info de la veille, l'accès à la Garganta del diablo (la gorge du diable) est fermé, que ce soit à pied ou en train. Dommage, car ce chemin permet d'atteindre un point de vue à l'emplacement stratégique : en plein milieu des chutes, juste au dessus des eaux vrombissantes, face au Brésil. Il faudra que je revienne ! Je commence alors par emprunter le paseo superior (chemin supérieur), un ensemble de passerelles qui permet d'accéder aux chutes au niveau de l'arrivée d'eau. Ça donne lieu à des vues bien sympathiques, même si le soleil reste caché derrière les nuages.

Ce qui est marrant quand on est dans le parc, c'est que certes on entend le bruit des chutes mais pas tant que ça. La forêt autour permet de bien atténuée les bruits. Mais dès sinon se rapproche et qu'on a vue sur les chutes, on en prend plein les oreilles.

Ensuite, je rebrousse chemin et emprunte cette fois le paseo inferior (chemin inférieur, c'est bien vous suivez). Même système de passerelles, cette fois avec des marches, pour permettre de longer le fleuve et atteindre les chutes plus bas, proche de leur point de chute. Mêmes sensations, c'est calme, on ne voit rien, et d'un coup paf, la vue de dégage et les yeux et les oreilles se régalent.

Il y tellement d'angles de vue différents sur les chutes que c'est difficile de ne pas mitrailler sans arrêt celles-ci. Ce que je fais d'ailleurs, le choix des photos a été rude.

Petit à petit le soleil sort de sa cachette. La lumière est de plus en plus belle et les chutes se dévoilent encore mieux. Il va falloir que je retourne au paseo superior voir de quoi il en retourne !

Je suis donc de nouveau le chemin supérieur et profite une fois de plus de la vue. Avec le ciel bleu et le soleil c'est encore mieux ! Désolée pour les photos en double, mais ça valait le coup.

Que faire ensuite ? Ben retourner au paseo inferior... Il n'y a rien d'autre d'ouvert pour les piétons. Il y a certes des excursions en bateau qui emmènent les touristes au pied des chutes, l'occasion de bien se faire mouiller. J'ai hésité toute la matinée, mais finalement non, pas envie d'avoir froid ensuite. Les gens trempés croisés sur le chemin ne m'ont pas donné envie... Sur les photos après vous pouvez voir le bateau sont je parle, jouer avec les trombes d'eau.

J'ai bien fait de retourner en bas, le soleil est tel qu'enfin des arcs-en-ciel apparaissent. Magique.

Je me balade encore, cette fois avec des hordes de touriste autour de moi (certes venir tôt c'est bien pour les éviter, mais si le soleil est caché je ne sais pas si ça vaut le coup). Mais je m'en fiche, j'arrive à prendre des photos sans personne dessus.

C'est dommage, même l'accès à l'île St Martin est fermé. Cette île se trouve en plein devant les chutes, au milieu du fleuve, ce qui donne lieu à de beaux points de vue aussi. J'y reviendrai, pour me faire un combo Gorge du diable ile St Martin ! Pour remonter, je passe devant d'autres chutes, moins hautes et larges, mais non moins impressionnantes par le débit d'eau qui tombe.

Ensuite, je trouve un coin tranquille pour pique niquer sur l'herbe, en écoutant au loin le bruit assourdi des chutes. Non loin de là, l'hôtel Sheraton, superbement situé, pour veux qui peuvent se le permettre. J'ai presque piqué somme (bon, j'ai piqué un somme, mais un petit, et avec la tête que j'ai sur les photos, je crois que j'en avais besoin !), mais le bruit des hélicoptères qui passent m'ont réveillée. Autre chose à rajouter sur ma to-do-list de quand je reviendrai : le tour en hélico au dessus des chutes ! Mais en réservant à l'avance.

Retour vers le centre ville, en descendant au terminus je décide de pousser plus loin et de marcher jusqu'au "hito" des 3 frontières. En gros j'ai les pieds en Argentine, en face de moi un fleuve qui se sépare en deux, d'un côté c'est le Brésil, de l'autre le Paraguay !

Pour revenir vers l'auberge de jeunesse, j'opte pour le bus, mes pieds n'en peuvent plus de ces kilomètres parcourus en sandales. Une bonne douche, puis soirée dans le lounge, ils ont bien évidemment des stocks de Quilmes (bière nationale), tout va bien.

Partager cet article
Repost0
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 14:27

Mercredi 12 Mars - Les plages du sud

Le matin, même programme que la veille, Vincent à son cours d'Open Water, Marie et moi en plongées. Cette fois on en fait deux, mais vraiment, le manque de lumière et de visibilité gâchent les sorties. Le 2nd site où on plonge ne rattrape même pas ces lacunes, on ne voit rien d'intéressant et même le récif n'est pas bien joli. Seul point d'amélioration par rapport à la veille, pas de vomito à déclarer, le proprio du centre de plongée m'a donné une pastille anti sea-sick, ouf !

On retrouve Vincent, officiellement certifié plongeur Open Water, congratulations ! Après une douche et du repos à l'hôtel, on prend nos scoots, cette fois en direction de l'est le long de la côte. On repère une plage sympa pour finir la journée au soleil, mais le but de la sortie est Mirissa, une ville à environ 30km de là. Pourquoi ? Pour réserver une sortie en bateau d'observation de baleines pour le vendredi ! C'est chose faite, on rebrousse donc chemin, cette fois en faisant de multiples pauses sur le trajet.

On atteint "notre" plage, juste à temps pour le coucher de soleil. C'est bien la plus belle plage qu'on aura croisé sur cette route. Un groupe de touristes débarquent sur la plage au moment où le soleil va se coucher et nous gâche la vue. Mais que font-ils ? Je ne dirai rien jusqu'à demain, mais en tout cas on les a bien remerciés de nous avoir gâcher ce coucher de soleil !

La journée se termine dans un petit resto qui ne paye pas de mine en bord de mer. Au menu, un red snapper et des jumbo prawns, le tout grillé, on a eu les yeux plus gros que le ventre mais qu'est ce que c'était bon !

 

Jeudi 13 Mars - Unawatuna

Matinée en mode glandouille pour moi, j'ai laissé mes plongées restantes sur mon package à Vincent car la perspective de plonger dans une purée de pois avec l'ajout de la houle sur le bateau ne me réjouissait pas énormément. J'ai bien fait, Marie et Vincent n'ont plongé qu'une fois, et c'était même une fois de trop selon Marie ! Donc repos à l'ombre des cocotiers (palmiers ? dattiers ? jamais réussi à faire la différence) pour moi, j'ai pu finir "les yeux bandés" de Siri Husvedt, livre très bien écrit mais pour le moins étrange...

Début d'aprem à se réfugier de la chaleur sur notre terrasse et dans le frais de la clim, puis on reprend les scoots pour nous rendre à notre plage fétiche. Bain, repos, vraiment une journée tranquille !

Au coucher de soleil, arrive l'activité tant attendue. On récupère un seau plein de bébés tortues de mer et on les relâche dans l'océan ! Elles ont seulement 5 jours mais déjà de la force dans les pattes et de la détermination à rejoindre les vagues. Pas toues non plus, on croit déjà reconnaître celles qui ne survivront pas à cette libération... Mais c'est très drôle de suivre l'avancée de ces petites bêtes sur le sable.

Fin de soirée dans un restau non loin de celui de la veille, cette fois pour une daurade et une langouste grillées. Verdict : bon mais les jumbo prawns sont meilleures en fait...

Lâcher de tortues, 2000

 

Vendredi 14 Mars - Mirissa & Negombo

Réveil bien matinal, 5h, pour arriver à l'heure au rendez vous fixé à Mirissa. On embarque dans un bateau fraîchement repeint, une bonne trentaine de personnes ce qui est nickel vu la taille de l'embarcation. On ne va pas se marcher dessus. Avant le départ j'avale avec reconnaissance la pilule anti mal de mer proposée par l'équipage.

C'est parti pour 4h sur l'eau à chercher les baleines. Au début on ne trouve rien, à part des bancs de dauphins qui jouent dans les vagues non loin des bateaux de pêche.

On continue, la mer est bien agitée, mais le médicament semble faire effet. Plusieurs alertes de présence de baleines, mais quand on s'approche elles plongent et on ne voit rien. Puis finalement ça y est, une baleine, deux baleines, puis trois voire même quatre si je me rappelle bien ! Des baleines bleues, on voit bien la petite nageoire dorsale avant qu'elles ne plongent. Par contre, pas de photo, j'étais bien trop occupée à gérer mon mal de mer qui a surpassé le médoc finalement... Mais après un petit vomi c'était reparti, dommage que ce soit le moment qu'à choisi l'équipage pour faire demi tour.

Retour à Unawatuna en scooters, on récupère nos sacs à l'hôtel et direction la centrale de bus pour prendre un transport express vers Colombo : pas de gros bus qui s'arrête toutes les 2 minutes en longeant la côte, mais un minibus climatisé qui prend l'autoroute. Ben en fait non, pas d'autoroute, on aura mis 3h à rejoindre la capitale. On y rajoute encore 2h (dont 1h debout) pour arriver à Negombo beach, pas loin de l'aéroport, parfait pour une ultime soirée poisson grillé / rice&curry / bière lion.

Bus climatisé Galle/Colombo 300pp
Tuk-tuk Unawatua/Galle 6
00

Partager cet article
Repost0
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 14:05

Lundi 10 Mars - Yala National Parc

Encore une fois réveil aux aurores (5h) mais pas pour randonner, cette fois une matinée en jeep nous attend. Au programme, la visite du parc national de Yala, une réserve naturelle non loin. Une jeep vient nous chercher à la guest après un bon café. Pas n'importe quelle jeep, celle-ci est vraiment bien foutue pour un safari, très haute pour les passagers sans rien pour gêner la vue sur les côtés. En plus on a demandé une jeep pour nous trois, donc parfait pour avoir chacun une place des 2 côtés !

À 6h le parc ouvre, on se retrouve à je ne sais combien de jeeps devant l'entrée (une centaine ? peut être pas autant), mais rapidement on les perd de vue, le parc étant très grand et très arboré. Un peu trop même, cela rend difficile la recherche des animaux. On apprécie le lever du soleil sur le parc et les couleurs qui prennent peu à peu forme. On commence déjà à voir des animaux.

Question animaux on en aura vu pas mal, mais on repartira avec quelques regrets quant aux numéros 1 du parc : l'éléphant (seulement un caché dans les branches) et le léopard (pas l'ombre d'un seul). Mais oiseaux, buffles, cochons sauvages, singes auront été au
programme. Et surtout crocodiles ! Plein et énormes !!

À mi-chemin on fait une pause sur la côte du parc, les vagues sont moins agitées que la veille, mais de savoir qu'il y a autant de crocos dans les parages ça ne donne pas tellement envie de plonger...

On retrouve la guest House en fin de matinée, le temps de prendre un petit déjeuner et de se doucher et on est reparti. D'abord en tuk-tuk pour rejoindre la gare routière de Tissa, puis en bus vers Galle. 4h de bus sous la chaleur (elle est loin la "fraîcheur" des montagnes). Mais à l'arrivée un super resort face à la mer, on s'est fait plaisir sur la fin des vacances.

De nouveau des fruits de mer, c'est qu'on en prendre vite l'habitude. Mais on le peut, on reste ici jusque vendredi !

Yala park 5000 par personne pour avoir une jeep perso
Tuk-tuk Kirinda-Tissa 500
Bus Tissa-Galle 200 par personne
Nuit Rockside Cabanas, 100USD la triple (et ouais, petit plaisir je vous disa
is)

 

Mardi 11 Mars - Unawatuna et Galle

Matinée sous le signe de la plongée, après un petit dej à l'hôtel on se rend au Unawatuna Diving Center où on a réservé des packs, 5 plongées pour Marie et moi, le cours PADI Open Water pour Vincent. Le matériel est bien et les dive masters sympas, mais question organisation c'est pas vraiment ça... On finit par décoller vers 9:30 en direction du site "no name wreck", une épave donc.

Bien contente de sauter du bateau pour commencer la plongée, les vagues sont encore fortes et j'ai un peu de mal. Mais sous l'eau, tout va bien, on découvre l'épave à 23m de profondeur. Spot plutôt cool, beaucoup de poissons de différentes sortes, l'épave est assez vieille, longue et peu haute, donc on passe toute la plongée à en faire le tour. Le hic (et pas des moindre), c'est la visibilité. On voit max à 4m et encore j'étire autant que je peux. Vraiment dommage.

Retour sur le bateau, le temps de préparer le matériel, de passer le temps pour attendre la plongée suivante, je confirme que les vagues ne me font pas du bien. Mais je tiens. On part en direction du second site, ça va mieux avec le bateau qui avance, mais c'est pas le top. Arrivé sur le site, le divemaster nous apprend que la visibilité est moins bonne, Marie teste en plongeant et en regardant avec son masque : on ne voit rien alors que le site est à 8-15m ! Du coup on décide de ne pas plonger (en plus je suis vraiment barbouillée), quand on l'explique aux 2 Polonais avec nous sur le bateau ils décident de ne pas plonger non plus (l'avant veille ils n'avaient eu que 1,5m de visi...). Donc on va rentrer au centre, chouette pour mon estomac ! Mais trop tard, le temps de relever l'ancre, j'ai la tête par dessus bord et je vomis mes tripes. Youpi ! Mais c'est con, ça va beaucoup mieux même avant la fin de l'épisode vomito. Bref, retour au centre, location de scooters pour 3 jours et retour a l'hôtel pour attendre Vincent en nous reposant.

Direction Galle en scoot donc, pour nous balader à travers la ville fortifiée. On y allait sans y attendre grand chose et en fait c'est pas mal. L'esprit colonial et très présent, l'architecture est vraiment différente du reste de l'île. On est par contre écrasés par la chaleur.

En chemin, on rencontre un charmeur de serpents. Il fait danser son cobra devant nous. Magnifique animal, et ses réactions face au charmeur ne donnent pas envie de nous retrouver face au même dans la nature ! Ses attaque sont vives et précises. On profite du moment avec Vincent pour jouer avec le python du charmeur, quelle force dans ce serpent ! On le sent bien a sa façon de se mouvoir autour de nos bras. Car oui, on l'a eu autour du cou !

On se rafraîchit ensuite dans un petit bar qui ne paye pas de mine avec des jus de fruits frais (manque et avocat, miam), puis retour au resort de nuit. La conduite à la sri lankaise est vraiment sportive... Mais on arrive sains et saufs ;)

Scoot, 800 la journée
Pack 5 plongées, 130 EURO
PADI Open Water,
xx

Partager cet article
Repost0
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 17:34

Vendredi 7 Mars - Horton's plaines et cascade

De nouveau un réveil matinal, cette fois 5h, mais sans la marche directement sortis du lit. On se rend en van jusqu'aux Horton's plaines, un parc naturel à environ 1:30 de route d'Haputale. On atteint le parc juste au lever du soleil, qu'on aperçoit depuis la route. Toute cette montée à travers la forêt nous emmène vers les hauteurs et ça s'annonce plutôt pas mal.

On rentre véritablement dans le parc, salués au passage par des cerfs magnifiques sur le bord de la route, dommage qu'on ne se soit pas arrêtés. On quitte le van et notre chauffeur et entamons la marche à travers le parc. Pour ça, il faut d'abord passer la sécurité. Fouille des sacs en règle et remise au rebut de tout ce qui serait susceptible de se transformer en détritus : emballage de sandwich, plastique autour des bouteilles d'eau, mais aussi clopes et briquets pour éviter de commencer un feu ! Après ce feu vert, go. Ça commence par une petite marche à travers la forêt. Ça grouille d'oiseaux dans les arbres, mais impossible d'en voir, ou seulement une sorte de coq et un pigeon. Bof. Mais les arbres sont beaux et les alentours aussi.

Ensuite on atteint le mini world's end, un promontoire duquel on a une vue plutôt chouette. La brume matinale se dissipe entre les montagnes dans le lointain, le soleil continue de se lever et nous on profite du spectacle.

Mais pourquoi seulement "mini" le world's end ? Parce que le véritable nous attend un peu plus loin ! On reprend donc le chemin, et un peu plus d'un kilomètre devant se trouve le world's end. Au final pas si différent de mini, mais tout aussi impressionnant. On peut déjà voir les nuages de condensation qui remontent des vallées et avancent dans le ciel. D'ici une paire d'heures le paysages sera bien couvert, on a bien fait de se lever tôt !

La balade continue, toujours avec cette alternance de paysages. C'est bien agréable de marcher, il fait frais mais le soleil vient nous réchauffer petit à petit. On suit une petite rivière qui chemine au milieu de la plaine. Au bout d'un moment on rentre de nouveau dans la forêt impénétrable, dans laquelle se trouve une cascade. Dommage qu'on n'ait pas le droit de se baigner dans le parc.

On retrouve ensuite les plaines et la forêt, toujours en suivant la rivière. Pas d'animaux en vue, sauf un aigle qui passe pas loin. La balade est une boucle, on a du commencer par la partie facile, sur la fin pas mal de montées et descentes, mais ça fait du bien de se réchauffer les muscles après les 5000 marchés grimpées et descendues la veille !

A la sortie nous attend notre chauffeur, c'est reparti pour une virée sur les routes minuscules et bien défoncées, on est balancés dans tous les sens. Environ 2h plus tard on atteint le site de la cascade de Diyaluma, impressionnante avec ses 171m de haut.

On suit notre chauffeur maintenant guide, pour partir en direction du sommet de cette cascade. On se retrouve au milieu de plantations d'arbres à caoutchouc, puis de petites rizières. Et ça grimpe, ça grimpe. À un moment notre guide se trompe et nous quittons le chemin sans faire attention. C'est parti pour 20min de grimpette à travers des herbes immenses qui nous éraflent les jambes et les bras au passage. Le tout sous une chaleur écrasante, on était heureux (vous la sentez l'ironie ?). Mais après cette lutte contre la nature (j'en fais trop ?) on est enfin en haut.

Et qu'y a-t-il en haut ? Une rivière of course ! Mais surtout un bon dénivelé qui a permis à l'eau qui s'écoule de créer des petits bassins naturels avec des mini cascades. Parfait pour piquer une tête et se rafraîchir avant d'entamer notre pique nique bien mérité.

Ensuite glandouille au bord de l'eau, avec de fréquentes baignades. Le soleil est bien agréable (enfin... demandez à Vincent le soir même si ses coups de soleil sont agréables...). On irait bien voir d'autres bassins plus bas, mais ça semble peu accessible. On aurait pu aussi nous rendre en haut de la cascade principale, mais on préfère jouer dans les bassins jusqu'au bout avant de redescendre.

Descente par le chemin principal cette fois, bien plus agréable ! Retour à Haputale, le temps se couvre et la nuit tombe quand on arrive, on ne pourra toujours pas profiter de la vue devant l'hôtel. Demain ?

 

Samedi 8 Mars - d'Haputale vers Ella

Pas de réveil cette fois, on émerge tous seuls, pour un petit déjeuner face à la vue cette fois bien découverte.

Direction la gare routière, pour acheter des billets pour la première gare en direction de Kandy. La vue à notre arrivée était tellement belle qu'on veut en profiter à pied. Surprise, en achetant nos billets juste avant de monter dans le train et sans places réservées, les prix sont très bas, moins de 50 centimes d'euros à nous trois. Pas de retard pour ce train du matin, parfait. 15-20 minutes plus tard nous voilà à Idalgashinna, terminus pour nous. Pour revenir sur nos pas, rien de plus simple, on suit les rails !

Le chemin est vraiment agréable, plat, avec du vent, ce qui nous permet de supporter la chaleur dans aucun problème. Et nos mollets nous remercient de ne pas avoir à subir de nouveau des montées et des descentes, ça tiraille à chaque pas. Sur notre gauche, les vues sur les collines en face, couvertes de plantations de thé, avec les montagnes au fond, on se régale à chaque pas.

De temps en temps on se retrouve sur la crête, ce qui nous permet de profiter de la vie sur la seconde vallée, tout aussi sympathique. Au départ on redoute le passage d'un train, mais après le passage d'un premier on se rend bien compte qu'on n'a rien à craindre. On les entend de bien loin et ils avancent tellement peu vite qu'ils ne risquent pas de nous prendre par surprise. En un peu plus de 2h de balade et 8km de rails, on en croise seulement 3.

De retour à Haputale, on patiente sur la terrasse de notre hôtel en buvant une bière, puis retour à la gare, cette fois pour un voyage en direction d'Ella, dans la continuité de la ligne prise 2 jours plus tôt. Cette fois encore on achète nos billets juste avant de monter, et on s'en sort pour 150 roupies à trois (moins d'un euro) alors que quelques jours avant on avait réservé le même trajet en première classe pour 3000 ! Si jamais quelqu'un lit mon blog pour s'organiser des vacances au Sri Lanka, même si les guides vous poussent à prendre des tickets 1ère classe cela ne sert à rien. Certes le wagon est climatisé mais du coup les fenêtres sont fermées, donc pour les photos c'est pas terrible. On n'a eu aucun problème pour trouver des places assises, au final on a voyagé en 3ème classe et c'était tout à fait correct. 1h plus tard nous voilà à Ella, après des paysages de rizières bien mais pas ouf (encore une fois les guides sur-vendent cette portion de la ligne mais on a préféré la portion Hatton-Haputale).

Nous voilà donc à Ella un peu après 16h, on rejoint directement notre guesthouse avec encore une fois une terrasse agréable. On est prêt à rester en profiter toute la soirée mais une motivation nous prend et à 17h on prend un tuk-tuk en direction du little Adam's peak, en même pas 10min on est au début de la balade. Ça commence au milieu des plantations de thé, ce qui me ravit vu que je rêvais de le faire depuis mon arrivée dans le pays. Les montagnes autour sont impressionnantes.

On atteint après ce petit chemin qui serpente la partie qui donne son nom à la montagne. Cette fois ce sont seulement 313 marches qui nous éloignent du top, autant dire rien du tout ! La vue est vraiment superbe, on arrive au bon moment pour profiter du soleil qui se couche et des couleurs du jour tombant.

On continue un peu plus loin, descendant de l'autre côté du mont pour ensuite remonter sur un autre. On pourrait encore continuer comme ça mais comme le soleil passe derrière les montagnes, on préfère rebrousser chemin, on a eu notre dose. Mais quelle dose ! Vraiment, ce little Adam's peak est à faire, facile d'accès, facile à monter, pour une vie fabuleuse.

On contourne le mont par les plantations de thé, ensuite retour à l'hôtel en tuk-tuk pour une soirée rice & curry excellent !

Nuit au Beauty mount, 3500 la triple, et nourriture excellente

 

Dimanche 9 Mars - Ella

Encore un peu de motivation pour la dernière rando dans la province des collines (hill's country), donc lever à 6:15. Pour nous mettre d'aplomb un super petit dej à l'hôtel, avec pour moi l'option gâteau de riz + purée de pois (dhall) + mix de chair de coco avec échalotes et piment, un régal mais de quoi te nourrir pour la journée ! Je n'ai mangé qu'un gâteau de riz sur les quatre proposés. On décolle vers 7h, en commençant par rejoindre la voie ferrée pour la suivre sur environ 2km. C'est qu'on y prend goût à ces balades de traverse en traverse ! Un couple de chiens se met à nous suivre à peine la gare derrière nous. À notre gauche des vues sur les rizières environnantes.

On tourne ensuite sur la gauche pour traverser un petit cours d'eau, et on se retrouve dans des champs d'herbes hautes. On suit les flèches bleues nous indiquant le chemin, mais rapidement on ne les trouve plus. Les chiens ne nous sont pas d'une grande utilité pour trouver le chemin... On croise un couple de Français aussi perdus que nous, et en demandant aux gens qui bossent dans les champs on retrouve les flèches.

Mais on les perd de nouveau... En suivant un chemin on se retrouve chez des agriculteurs du coin. Bon ben demi-tour. Ah non, le fermier nous indique de le suivre, il va nous   emmener où on veut, parfait ! On le suit donc tous les 5 (les 7 en comptant les chiens toujours présents). Heureusement qu'il est là, les chemins qu'il emprunte sont vraiment compliqués et nous semblent parfois aller dans la mauvaise direction. Mais peu après on a droit à une petite pause face à une vue prometteuse de celle qu'on espère au final.

La montée se poursuit, heureusement sous les arbres car le soleil commence déjà à mordre sérieusement. À force de grimper on perd nos deux suiveurs, pas les Français mais les toutous ! On finit par atteindre le sommet de la montagne, et à la sortie de la forêt on tombe sur une petite grotte avec une statue de bouddha. Aucun intérêt au niveau de la grotte, par contre celle-ci se trouve à proximité d'un piton rocheux duquel on a une vue imparable sur les flancs de montagne voisins.

Au lieu de redescendre à travers la forêt, on longe la crête en suivant un chemin qui nous mène jusqu'au lieu-dit Ella's rock. Un autre promontoire rocheux, duquel on a une vue à 180 degrés sur les alentours. En face on voit le little Adam's peak en haut duquel on est montés la veille.

Au moment de redescendre, surprise, on a retrouvés les 2 chiens égarés en route ! La descente est bien plus rapide que la montée, et au lieu de retraverser le labyrinthe d'herbes hautes de l'aller, on passe à travers des rizières et des plantations de légumes des habitants du coin.

On retrouve ensuite la voie ferrée qu'on longe de nouveau. On abandonne les Français et nos compagnons à quatre pattes au niveau de la gare et on rejoint l'hôtel pour une douche avant de rendre les clés. Ensuite, direction la côte sud en tuk-tuk, finies les montagnes ! Juste une pause pour observer une cascade bien haute où se baignaient/lavaient des locaux, et une autre pour grignoter un bout, en seulement 3h on atteint Kirinda.

Notre guesthouse (bien cool, petite mais bien foutue et avec un proprio super sympa) se trouve en bord de mer, mais la plage n'y est pas accessible. Pas de soucis, le proprio nous emmène dans son pick-up jusque la plage un peu plus loin. Le vent nous y prend par surprise, vraiment très fort venant de la mer, on était à l'abri dans les terres avant. La mer est mouvementée, les vagues sont vraiment puissantes. Derrière nous des palmiers à foison, devant nous des rochers énormes déposés sur le sable on ne sait comment sur lesquels s'écrasent les vagues.

On décide de suivre la côte pour ne pas nous baigner à côté des villageois présents. On escalade donc des rochers, le vent est encore plus fort là-haut, limite on croirait qu'il va nous emporter. On rejoint une plage de sable, certes sans villageois, mais aussi sans les coins calmes à l'abri des rochers. La mer est trop mouvementée à mon goût, je laisse Marie et Vincent jouer dans les vagues en restant sur le sable.

On reste sur place jusqu'au coucher de soleil, ensuite retour à pied jusqu'à la guesthouse, pour un festin de rois : poisson (butterfish), calamars et crevettes grillés au barbecue. J'ai dit crevettes ? Je voulais dire mini langoustes, un régal !

Nuit au Temple Flower Guest House, 3000 la triple, super fruits de mer !!
Tuk-tuk Ella-Kirinda 4000

Partager cet article
Repost0
11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 16:14

Mardi 4 Mars - Kandy

Arrivée à Colombo (capitale du Sri Lanka pour info) très tôt, 4:30 après une journée dans différents avions sans vraiment dormir. Le voyage de jour avec le décalage horaire dans ce sens me fait gagner une nuit blanche sans même m'en rendre compte ! Je dois rejoindre Kandy, pour ça plusieurs options s'offrent à moi, je choisis la plus simple : le taxi jusque destination finale ! Pas envie d'aller me perdre dans la station de bus principale de la ville, ni d'aller vérifier si un train pourra me déposer à Kandy. Je passe rapidement l'épisode de la Coréenne qui devait partager le prix avec moi et s'est barrée au dernier moment parce qu'elle avait trouvé moins cher ailleurs... J'arrive à destination vers 8h, parfait pour retrouver Marie et Vincent pour le petit dej à leur hôtel ! Ces veinards sont en vadrouille dans le pays depuis déjà une bonne semaine.

Programme cool pour cette journée, moi fatiguée du voyage, eux, fatigués du début de leurs vacances. On commence par de la logistique en allant acheter des billets de train pour la suite de notre voyage. Dommage pour nous, le tronçon qu'on voulait faire le lendemain est complet, ça sera bus. Ensuite balade en ville mais pas très agréable, trop de gens, de véhicules, on trouve refuge dans un hôtel chicos pas loin du lac, au bord de sa piscine. Une piscine, du soleil, des bières, elle est pas belle la vie ? Déjeuner dans ce même hôtel (excellent le curry de poisson !), puis petite marche en longeant le lac pour rejoindre le palais de la dent sacrée.

Vincent obligé de mettre un paréo pour cacher ses jambes, Marie de tirer sur sa jupe pour être sûre de ne pas découvrir un bout de genou. Et ensuite on déambule dans ce palais et ses annexes. Plutôt pas mal, bien conservé avec beaucoup de moulures en bois, de peintures. Mais aussi beaucoup de kitch comme dans la plupart des palais et temples bouddhistes... On ne verra pas la dent ni même son coffret, ils n'ouvrent celui-ci que quelques fois par jour, tant pis pour nous.

Pour finir cette journée sur une note culturelle supplémentaire, on va voir un spectacle de danses typiques. Le temps que le spectacle commence, ma nuit blanche de fait sentir et je pique un roupillon. Ensuite c'est parti pour une heure de tambours, de percussions, de cymbales et surtout de danses, plus physiques et rapides les unes que les autres. Les femmes comme les hommes (surtout les hommes en fait) sautent, tournoient sur eux-mêmes, font des flips comme à la gymnastique sans jamais faire signe de relâchement ou d'étourdissement. Vraiment très impressionnant. Juste pour signaler mon état de fatigue, malgré tout ce bruit et ces mouvements, je dois lutter pour ne pas piquer du nez...

Fin de soirée dans un restau proche de l'hôtel, à siroter des bières avec vue sur le lac en contrebas. Pour l'anecdote, les bières sont achetées au supermarché du coin juste pour nous, cet hôtel n'est pas censé en vendre, et ils ne nous font même pas payer un supplément ! Qui a dit qu'il faudra faire attention aux voyous au Sri Lanka ?

Nuit au Natashiya Holiday Inn, certaines chambres avec balcon sympa avec vue sur le lac, bon rapport qualité/prix pour la family room qui accueille jusque 4 adultes

 

Mercredi 5 Mars - En route vers Dalhousie

Petit déjeuner local cette fois, des rotti avec purée de dhalls, sorte de crêpes avec de la poudre de noix de coco, une purée de poix et une sauce pimentée à la coco. Miam ! Suite à l'échec de l'achat de billet de train (pour être exact il restait des sièges en 3ème classe, mais ça ne vaut vraiment pas le coup de prendre le train dans ce cas là), on va à la centrale de bus, on monte dans un véhicule direction Hatton. À peine montés dedans, on part ! Ça fait du bien de quitter Kandy et sa circulation bruyante. 3h de route pas très intéressantes au début, mais qui devient de plus en plus joli quand on approche du but. Des collines (montagnes ?), des plaines, des plantations de thé au loin. On reprend ensuite un autre bus vers Maskeliya, environ 1h30 de route, encore plus jolie. Cette fois on est vraiment au cœurs des plantations, et au loin on devine un lac avec peu de niveau, mais rien qu'à voir les marques sur les berges, on comprend qu'il doit pleuvoir beaucoup en saison.

On attend ensuite dans le même bus pour repartir vers Dalhousie. Très longue attente quand on ne comprend pas trop ce qui se passe, mais après une banane et beaucoup de patience c'est reparti. Sur la route la pluie commence à tomber, d'abord tranquillement puis en mode pluie tropicale. Ça sera raté pour la ballade dans les plantations de thé qu'on avait en tête en voyant les paysages. On finit par arriver vers 15h, toujours sous la pluie, on squatte donc la terrasse de notre pseudo-bungalow en attendant le dîner prévu à 18:30. Riz au curry à volonté, et ensuite coucher bien tôt, le lendemain une longue matinée est prévue. Un petit aperçu de ce qui nous attend demain :

Nuit au White House, vraiment coup de cœur pour cette guesthouse qui ne paie pas de mine mais avec super terrasses ! 4500 la triple

 

Jeudi 6 Mars - Adam's peak et train vers Haputale

Réveil qui pique : 2h du matin. Aïe. L'objectif de la matinée, en fait de notre venue à Dalhousie, l'ascension du mont Adam. Un lieu mythique pour plusieurs religions, là-haut serait né le premier homme. On n'y va pas pour l'aspect mystique mais plutôt pour nous dégourdir les pattes et profiter du lever de soleil et de la vue là-haut. D'où le lever très matinal, l'ascension se fait de nuit. À 2:30 on est parti, traversée du village puis commence le chemin qui grimpe jusqu'au sommet. Ce chemin est éclairé tout du long, même pas besoin de frontale ! On passe sous l'arche indiquant qu'on entre sur les terres du mont Adam et on continue de monter.

Et encore, et encore. J'ai commencé à compter les marches peu après l'arche, on passe les 500 après un petit moment, ça ne grimpe que doucement. Puis tout s'accélère. 1000. 1500. 2000. 2500. Petites pauses pour se rafraîchir de temps en temps et reprendre notre souffle, mais on garde un bon rythme. 3000. 3500. 4000. Pfiou, c'est crevant quand même. On croise plein de Sri Lankais qui descendent, ils ont du monter en fin de journée la veille. Pause un peu plus longue, on reprend des forces avec une banane. 4500. 5000. On approche du but, vivement qu'on arrive !

5350. Ça y est, nous voilà au sommet. Pour atteindre le point culminant on doit retirer nos chaussures (lieu sacré). Pas grand chose à voir, il fait encore nuit. Et froid du coup ! On se couvre avec polaires et coupes-vent. Petit encas à base de rottis achetés sur la montée. Et on attend. On attend. On attend quoi ? Que le soleil se lève ! On est arrivés là-haut à 5:30 et le soleil ne pointe le bout de son nez que peu après 6h. Mais l'attente valait le coup. Le soleil dévoile peu à peu les alentours. Des montagnes de jungle entre lesquelles serpente de la brume. Magique.

On profite de ces changements infimes de couleurs, de jeux d'ombres et de lumière. En parlant d'ombre, le mont Adam dessine un parfait cône d'ombre sur les nuages en face de nous ! On croirait une montagne jumelle.

Chaque face laisse découvrir des paysages différents, mais toujours avec cette végétation luxuriante comme toile de fond. Un lac apparaît également dans le lointain.

Ensuite vient le moment de la descente. C'est parti pour reprendre ces 5350 et quelques marches en sens inverse. Ça va plus vite, mais c'est quand même long ! Mais on a l'impression de faire une toute autre randonnée, cette fois on voit tous les paysages alentour, ces mêmes montagnes très arborées, le lac duquel on se rapproche. Bien plus bas, changement : plus de jungle mais des plantations de thé.

Le final du retour nous paraît tellement long, plus qu'une envie, être à la guesthouse. Une fois sur place, petit déjeuner à volonté (du pain de mie mais ça fait du bien !), douche, et glandage sur la terrasse jusqu'à l'arrivée de notre tuk-tuk pour nous emmener à Hatton. Heureusement que la route descend de Dalhousie à Hatton, à 4 dans le tuk-tuk c'est la galère dans les montées ! Et pas bien confortable pour nous à cause du sound system du mec (des enceintes dans des cartons de couches) qui prend toute la place pour les bagages... Mais une fois dans le train, c'est le paradis. On a un wagon entier pour nous, ce qui nous permet de zigzaguer entre les fenêtres pour toujours profiter de la vue, côté droit ou gauche. Et on s'en prend plein les yeux en permanence ! Des collines de plantation de thé, avec en second plan des villages et en arrière plan des montagnes, c'est magique. Mais aussi des forêts denses type tropicales et d'autres d'arbres plus "occidentaux", mais immenses de 30m de haut. La preuve ? J'ai pris xx photos, mais je vous ai fait une petite sélection :

On arrive avec pas mal de retard, de nuit, ce qui nous empêche de profiter de la ce qui s'annonce pas mal depuis la terrasse de notre hôtel. Mais pas grave, on verra ça demain.

Nuit au Sri Lake View, 3500 la triple, sans le petit dej.
Dalhousie - Hatton en tuk-tuk, 1500
Train Hatton - Haputale en 2nde classe, 400 par pers
onne

Partager cet article
Repost0
14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 08:00

Mardi 12 Novembre - Buenos Aires


Réveil après une bonne nuit, on a durement et longuement bataillé contre les moustiques, mais on aura bien fait. Petit dej dans l'espace commun de l'auberge de jeunesse (elle a l'air vraiment énorme, mais bien foutue) et on sort. On est tellement bien situé en plein centre que même pas besoin de prendre un transport, on commence la journée à pied, direction la Maison Rose (Casa Rosada) et son quartier. La Maison Rose, c'est l'équivalent de la Maison Blanche mais... en rose !

 

Buenos Aires (1)

Il fait beau et chaud, la ballade dans les rues de la ville est agréable, on traverse plein de quartiers, avec toujours un mélange de modernité avec des designs travaillés et de constructions plus anciennes, qui donnent une diversité architecturale toujours surprenante. On passe devant pas mal d'églises ou autres lieux de cultes assez jolis.

 

Buenos Aires (2)

 

Buenos Aires (3)

 

Buenos Aires (4)

Ensuite on passe dans le quartier de San Telmo, qui donne presque envie de venir habiter dans cette ville immense. Les rues sont calmes et vides de véhicules, il y a des places sympas pour prendre un café, plein de boutiques en pagaille. On y croise un promeneur de chiens avec des biceps de la taille de mes cuisses ! Il faut dire qu'il traînait derrière lui pas moins de 15 chiens !

 

Buenos Aires (5)

Ensuite, on se place sur le circuit du bus touristique de la ville et on attend qu'il passe. On se prend chacun une place pour la journée et on file en direction du quartier de la Boca. On n'a pas marché jusque là-bas car il n'est pas du tout recommandé de s'y promener, sauf dans les 2-3 rues bien touristiques et connues des photographes. Il faut dire que ce quartier est entièrement peint, chaque maison / immeuble a sa propre couleur dans des tons très flashy. Dans les rues, une multitude de cafés et de terrasses avec des danseurs de tango, toujours très agréable à regarder. On traîne un peu dans le coin jusqu'au fameux stade de Boca Junior, la bombonera.

 

Buenos Aires (6)

 

Buenos Aires (8)

 

Buenos Aires (9)

Ensuite, on retourne à l'arrêt du bus en attendant le suivant. On attendra looongtemps en plein cagnard, pas forcément très agréable, ce sont les (gros inconvénients) de ce système de transport. Petit aparté: certes, ca parait peu cher, on pense pouvoir faire le tour de la ville en une seule journée en voyant les points clés. Mais en réalité, c'est vraiment juste de faire toute la ville, le circuit est long. Je pense qu'il vaut presque mieux se fixer quelques lieux bien précis et prendre un taxi pour aller de l'un à l'autre, ça évite l'attente pour un bus qui ne vient pas ou qui est déjà bondé. Fin de l'aparté. On s'arrête cette fois au niveau du quartier de Puerto Madero, où on s'installe à l'ombre pour déjeuner d'empanadas achetés en ville. Quartier plutôt agréable, entièrement rénové il y a peu, en bordure du fleuve. Les anciens docks rénovés sont superbes.

 

Buenos Aires (11)

Après encore une certaine attente avant de pouvoir monter dans un bus, on repart plus vers le nord-ouest, en direction du musée des beaux-arts et de ses parcs avoisinants. On aperçoit la floralis generica, étonnante construction de métal qui se transforme selon le moment de la journée (la fleur s'ouvre et se ferme).

 

Buenos Aires (10)

On traverse le quartier pour visiter un de ses points connus : le cimetière de la Recoleta. Un cimetière en plain centre-ville, mais rien à voir avec ceux de chez nous. Là, il n'y a que des caveaux, tous plus grads, plus travaillés, avec plus de statues, de peintures, plus décorés, plus imposants que son voisin. Ça donne l'impression de se balader dans un mini-village très étrange. On n'aura pas pris le temps de chercher les tombes les plus connues, on avait bien trop envie de se poser en terrasse pour boire un verre bien frais après toute cette marche et tout ce soleil dans la journée.

 

Buenos Aires (12)

 

Buenos Aires (13)

 

Buenos Aires (14)

 

Buenos Aires (15)

Le soir, on se fait un petit (gros) plaisir. Direction un restaurant spécialisé dans l'asado. A volonté, toute la soirée ! Je n'ai pas pris de photos des serveurs qui nous apportaient une ribambelle de plats toutes les 5 minutes, mais mon ventre s'en rappelle encore... Miam ! Et c'est sur cette bonne journée que se termine notre voyage, Yohan retournant en France, et moi retrouvant mon site...

Partager cet article
Repost0