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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 08:00

Samedi 09 Novembre - à l'assaut du Fitz Roy


Aujourd'hui ça ne rigole pas, le temps annoncé est au beau fixe, une longue journée nous attend. Elle commence par un départ en minibus depuis l'hôtel à 8h pour nous emmener au départ de la rando. Quelle rando ? Celle de la laguna de los tres, bien connue des randonneurs du coin. On a opté pour l'option "facile", c'est-à-dire de prendre un transport jusqu'à un départ de la rando un peu plus loin, histoire d'avoir moins de dénivelé  sur le départ (il faudra m'expliquer le concept vu que la route prise est plate...) et surtout pour ne pas faire l'aller et le retour sur le même sentier. Donc petit tour sur une route non goudronnée, ça réveille de bon matin.


Fitz Roy (4)

 

Départ de la rando dans une forêt plutôt dense, malgré la présence d'une dizaine d'autres personnes dans le transport, on perd vite de vue les différents groupes et avons parfois l'impression de marcher tous seuls. Ça grimpe, doucement mais sûrement. Premier arrêt face à un glacier qui "pousse" sur le pan de montagne en face.


Fitz Roy (2)

Pour l'instant on n'a pas de vues spectaculaires, on s'enfonce de plus en plus dans la forêt en montant. On a juste des aperçus du pan de montagne de l'autre côté d'un ruisseau qui passe là. Petit à petit la forêt devient moins touffue et on commence à entr'apercevoir des paysages qui laissent présager des vues magnifiques. Et effectivement, au détour du chemin, les arbres s'espacent et à un moment donné, ça y est, on LE voit. Qui ? Mais le Fitz Roy ! La montagne que j'ai prise en photo la veille en arrivant, notre objectif de la journée est de le voir depuis un point de vue bien particulier.


Fitz Roy (6)


Fitz Roy (5)

 

Fitz Roy (3)

Il ne nous quittera quasiment pas du reste de la rando, toujours aussi imposant de n'importe quel point de vue. On quitte la forêt dense du bas pour rentrer dans un mélange de tourbières/forêts clairsemées/roches. Toujours en montant bien sur. On atteint une zone de camping, certains choisissant de dormir là-haut, personnellement on n'en a pas vu l'intérêt. On coupe donc à travers le camping et la rivière qui le longe.


Fitz Roy (7)

C'est là que les choses sérieuses commencent. Ça grimpe sec. Parfois même en marches d'escalier, mais en tout cas les cuisses et la respiration en prennent un coup. On monte donc lentement mais sûrement, profitant à chaque virage de la vue sur la vallée, plus belle à chaque fois.

Fitz Roy (8)

Quand on croit arriver en haut, c'est un piège ! Encore un dernier effort pour atteindre le sommet, ça glisse et on a bien chaud mais on y arrive. Et en haut, la claque, c'est juste magnifique. 


Fitz Roy (10)

 

Fitz Roy (9)

 

Fitz Roy (11)

 

Fitz Roy (12)

Parfait pour une pause pique nique et une petite sieste sous le soleil of course ! Ensuite il faut redescendre, petit à petit les paysages se cachent à notre vue et on retrouve le camping précédent. Mais plutôt que de rebrousser chemin, on change de cap en direction d'El Chaltén directement. On ne retrouve pas tout de suite la forêt, mais toujours cette plaine de tourbières, à travers laquelle sillonne une petite rivière.


Fitz Roy (13)

 

Fitz Roy (15)

 

Fitz Roy (14)

Bien évidemment on retrouve dans le lointain le Fitz Roy qui dépasse au-dessus des arbres, rendant tout instant photogénique.


Fitz Roy (17)

 

Fitz Roy (16)

 

Fitz Roy (18)

On bifurque ensuite, on dit au revoir à la montagne pour le moment et nous retrouvons à longer une falaise. En contrebas, une rivière ayant du creuser ce canyon impressionnant il y a fort longtemps.


Fitz Roy (22)

 

Fitz Roy (24)

 

Fitz Roy (26)

Petit détour par le lac capri, ça fait du bien de de refroidir les pieds dans l'eau ! Une autre option nous aurait donné un énième point de vue sur le Fitz Roy mais on a préféré l'option lac pour changer un peu.


Fitz Roy (19)

 

Fitz Roy (20)

On continue de descendre, toujours en longeant le canyon. Ça n'est peut être qu'une impression, mais ce chemin semble monter bien plus sévèrement que celui pris à l'aller, on a bien fait d'opter pour le minibus. En plus on découvre en permanence des vues sur les alentours et tout est magnifique !


 Fitz Roy (21)

 

Fitz Roy (23)

 

Fitz Roy (25)

L'arrivée en ville fait vraiment plaisir, on l'a fait ! À 18h on est revenus à la guesthouse, parfait pour une bonne douche bien méritée et un dîner dans le même restau que la veille, toujours aussi bon.


Fitz Roy (27)

 

Fitz Roy

 

 

Dimanche 10 Novembre - Laguna Torre


C'est pas le moment de laisser se refroidir nos mollets, on repart pour une nouvelle rando aujourd'hui. Cette fois directement depuis la ville, on a de la chance le chemin commence non loin derrière l'hôtel.


 Laguna Torre (3)

 

Laguna Torre (2)

Ça monte encore une fois pas mal, mais rien à voir avec le chemin pris la veille. Cette fois on est dans des zones herbeuses et rocheuses, mais pas de forêt. On continue de grimper, petite pause face à une cascade sur l'autre versant de la vallée (oui, on longe encore une rivière bien encaissée !), puis on reprend.

 

Laguna Torre (4)

 

Laguna Torre (5)

 

Laguna Torre (6)

On atteint le mirador d'où on doit voir le but de notre randonnée. Mais on ne voit... rien. Il fait très beau où on se trouve, il y a pas mal de vent mais on le supporte malgré les bourrasques. Par contre au loin, c'est le brouillard (la tempête ?).

 

Laguna Torre (7)

 

Laguna Torre (8)

Mais c'est par là qu'on se rend donc on est reparti en direction de ses murs de nuages denses et noirs. À partir de là, le chemin ne monte plus (ouf), on traverse d'abord une forêt, puis une grande plaine. Le vent souffle toujours fort, mais en marchant ça va.

 

Laguna Torre (9)

 

Laguna Torre (10)

On atteint ensuite la rivière, qu'on longe pendant un moment. On est toujours au soleil, mais petit à petit on de rapproche des nuages. Il commence à faire frais. Au bout d'un moment, il se met même à neigeouiller, pas très agréable avec le vent, ça pique les joues ! La dernière partie de la rando se fait sur des zones rocheuses, le vent se fait vraiment cinglant. À l'arrivée, on voit bien le lac, mais derrière, rien ! C'est là que commence la barrière de nuages.


Laguna Torre (11)

 

Laguna Torre (12)

 

Laguna Torre (13)

Le lac est à moitié gelé avec des icebergs, pas étonnant qu'on ait froid. On trouve refuge derrière des murs de pierres érigés par des marcheurs avant nous. On y pique nique rapidement pour ne pas nous retrouver avec les doigts congelés. Ensuite, bien calés derrière le mur on pourrait presque faire une sieste, ce qu'on fait d'ailleurs !

 

Laguna Torre (14)

 

Laguna Torre (15)

On repart en sens inverse, en reprenant exactement le même trajet qu'à l'aller. Au mirador, on ne voit pas une nette amélioration sur la vue, pas faute d'avoir attendu que les nuages se lèvent.

 

Laguna Torre (16)

 

Laguna Torre (17)

On repart, avec un vent toujours plus violent. Au moment de nous retrouver sur le plateau juste au-dessus du village, une bourrasque nous prend par surprise et entraîne les lunettes de Yohan ! Heureusement pour nous un couple de randonneurs les retrouvera plusieurs dizaines de mètres plus loin. On voulait terminer ce séjour dans le même restau, mais échec, il est plein à craquer aujourd'hui ! On fait le tour de la ville et nous rabattons sur une petite maison de thé qui ne paye pas de mine mais fait des sortes de paninis bien bons.

 


Lundi 11 Novembre - En transfert vers Buenos Aires


Journée de transit, rien de bien palpitant au programme. Squat de l'hôtel le matin pour profiter du wifi et programmer notre dernier jour dans la capitale. On en profite aussi pour écrire les cartes postales, ouf, juste à temps ! On achète des pique niques à notre cantine habituelle (les sandwiches sont juste ÉNORMES, et leurs alfajores maison une tuerie pour les papilles) et direction la station de jus pour un retour vers l'aéroport d'El Calafate. A l'aéroport, bonne surprise, on retrouve les chocolats de Bariloche !! Ni une ni deux, on se fait un petit plaisir avec une boîte de nos préférés chacun.

Arrivée à Buenos Aires, taxi vers notre auberge de jeunesse bien centrale. Très sympa cette aubère dans un vieux bâtiment, on a une chambre grande et très haute de plafond. Par contre, gros problème de moustiques ! On passe la soirée à faire la chasse, on a du en tuer plus d'une dizaine avant de sombrer.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:49
Jeudi 07 Novembre - Mini trekking au Perito Moreno

Départ à 9h de l'hôtel après un petit déjeuner frugal. Un bus vient nous chercher, direction le glacier Perito Moreno à quelques dizaines de kilomètres de la ville. Bien entendu, je pique du nez pendant le trajet. Mais à l'approche du glacier, juste un aperçu de celui-ci depuis la route me réveille d'un coup. Vivement qu'on soit plus proche ! Après de nombreux virages qui nous cache de la vue du glacier puis nous le font redécouvrir à chaque fois avec émerveillent, on arrive enfin au parking du site. De nombreuses passerelles ont été aménagées, permettant de se balader face au glacier, de le contourner, de l'admirer sous toutes des faces.

 

Minitrekking - Perito Moreno

 

Minitrekking - Perito Moreno (1)

 

Minitrekking - Perito Moreno (3)

 

Qu'importe d'où on l'observe, il est juste magnifique, majestueux, imposant, les superlatifs ne manqueraient pas pour le décrire ! Vraiment, on est sans voix face à ce mur de glace qui semble n'avoir pas de fin, ou plutôt de commencement. En plus, la glace est parfaitement propre, sans traces de terre, ce qui donne lieu à cette couleur blanc/bleu impressionnante. Pourtant ça caille sévère, le vent est glacé, le soleil tarde à pointer le bout de son nez. Le notre est bien enfoui dans nos capuches.


Minitrekking - Perito Moreno (2)

 

Minitrekking - Perito Moreno (5)

 

Minitrekking - Perito Moreno (7)

 

Finalement le soleil fini par se lever, et on a trouvé un coin sans vent, ce qui nous permis de rester presque 2 heures face à ce géant, à le regarder sous toutes ses facettes, l'écouter grincer, le voir se briser sous l'avancée de la glace, lâchant d'énormes blocs de glace dans l'eau dans un grand fracas. Vraiment magique. Le tout sous le regard de quelques condors qui survolent le coin.

 

Minitrekking - Perito Moreno (4)

 

Minitrekking - Perito Moreno (9)

 

Minitrekking - Perito Moreno (6)

 

Minitrekking - Perito Moreno (8)

 

Ensuite on retrouve le bus pour partir un peu plus loin afin de prendre un bateau pour longer le Perito Moreno et accoster sur l'autre rive plus haut par rapport au glacier. On se retrouve par petits groupes pour partir à l'assaut de la glace ! D'abord on s'équipe : crampons aux pieds et gants aux mains. Et c'est parti pour une bonne heure et demie sur la glace. On apprivoise vite les crampons, mais niveau température on a vite bien froid. Les nuages sont retombés et il se met même à neiger !

 

Minitrekking - Perito Moreno (13)

 

Minitrekking - Perito Moreno (15)

 

Minitrekking - Perito Moreno (14)

 

Minitrekking - Perito Moreno (21)

 

On s'amuse avec la glace, on admire ses couleurs, du blanc immaculé au bleu lagon. En fondant elle crée un réseau de galeries souterraines qui donne lieu à des trous d'eau en surface, à des failles plus grandes les une que les autres, on se régale. Au sens propre également vu que la ballade se termine par une dégustation de whisky on the rocks (glace pilée prise directement sur le glacier) et d'alfajor locaux. Miam !

 

Minitrekking - Perito Moreno (18)

 

Minitrekking - Perito Moreno (17)

 

Minitrekking - Perito Moreno (16)

 

Minitrekking - Perito Moreno (22)
Au retour, on emprunte de nouveau le bateau, l'attente de celui-ci et la traversée auront été difficiles pour moi, pas moyen de me réchauffer. Mais une fois dans le bus ça a été beaucoup mieux et pour nous remettre, une bonne douche chaude, un dîner en ville et c'était parfait.

 

Minitrekking - Perito Moreno (23)

 

Vendredi 08 Novembre - Croisière vers les glaciers

 

De nouveau un réveil matinal, le bus venu nous chercher à l'hôtel nous emmène de nouveau vers le parc national de los glacieres, mais pas du même côté, bien plus loin vers un port d'amarrage. Le but de la journée, une croisière sur un énorme bateau pour voguer à la rencontre des différents glaciers du coin. Avant même de voir le moindre glacier déjà les paysages sont top. Mais il fait tellement froid à l'extérieur à cause du vent du à la vitesse qu'on n'a pas le courage d'aller sur le pont et restons au chaud à l'intérieur. Petit à petit le froid se fait plus fort, et on commence à croiser des icebergs, d'abord tous petits comme des glaçons dans la rivière, mais rapidement de plus en plus gros. Les glaciers sont donc proches, il s'agit des restes de chutes de pans entiers de glace.

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (1)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (2)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (3)
Le premier glacier qu'on rencontre (je parle là seulement des glaciers principaux, ceux qui se "jettent" dans l'eau, et ne compte pas ceux situés sur les hauteurs sinon croise à de nombreuses reprises) est le Spegazzini. Très différent de celui de la veille, celui-là suit une pente très raide rapidement, ce qui donne une sensation de mur de glace géant qui nous tombe dessus. Il est superbe, seulement un peu moins propre que le Perito Moreno, on voit les traces de terres arrachées par le mouvement du glacier. Mais rien de bien grave, créma n'enlève rien à la majesté du lieu.

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (4)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (5)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (6)
On reprend ensuite le zig-zag entre les icebergs/glaçons. Le soleil se découvre petit à petit mais ça caille toujours dehors (même sans vent lorsque le bateau avance au ralenti à côté des glaciers le froid est mordant). Le second grand glacier croisé est le Viedma. Celui-ci est tellement grand et perd tellement de morceaux de glaces qu'on ne peut pas s'approcher aussi près qu'on le voudrait. Il y a bien trop de blocs de glace qui flottent partout, et les vagues créées par les murs de glace qui se rompent risqueraient de faire chavirer le bateau !

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (7)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (8)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (9)

 

On terminera la journée par notre chouchou, le Perito Moreno déjà admiré la veille. Cette fois on le voit de vraiment très près, et il est toujours aussi beau et impressionnant !

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (10)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (11)
Verdict de cette journée croisière. Bien mais pas forcément obligatoire. La journée de la veille était bien plus intéressante, et là les parties en bateau entre les glaciers étaient quand même bien longues. On en a profité pour nous reposer des longues journées remplies antérieures, mais si on avait su on aurait plutôt essayé de trouver un moyen de passer une journée à cheval dans les environs.

Fin de journée pleine d'émotions. On rentre à l'hôtel où on avait posé nos sacs et on attend le bus tranquillement, face aux verrières sur lesquelles tombe le soleil, juste parfait. Et 15 minutes avant l'heure de départ du bus, la femme de l'hôtel nous dit que si elle était à notre place elle partirait quand même au terminal de bus. What ?! Mais le bus ne vient pas nous prendre devant l'hôtel ?? Apparemment non. Branle-bas-de-combat ! Nous voilà partis avec tous nos sacs en courant/marchant vers le terminal. Je vous le fais bref, mais on a bien eu notre bus, ouf ! Trajet vers El Chaltén magique, j'ai vraiment eu un coup de cœur pour les paysages traversés, et pensais d'autant plus qu'on aurait dû faire une sortie à cheval. On arrive à destination à la tombée de la nuit, juste à temps pour une photo du village avec le Fitz Roy en arrière plan, mais on y reviendra...

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (12)

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 12:22

Mardi 05 Novembre, Parque Nacional Tierra del Fuego

 

La journée commence sur les chapeaux de roue, par une course dans les rues d'Ushuaia pour aller chercher de quoi piqueniquer le midi. Heureusement pour moi lors de l'ascension de la côte pour atteindre l'hôtel, le chauffeur du minibus qui doit venir nous y chercher comprend que je dois être une de ses passagères et me permet d'éviter de mette à l'épreuve mes capacités de footing avec dénivelé. Départ en minibus donc, en direction du parc national de Terre de feu. Rien que le nom fait rêver. Il y a la possibilité d'y rentrer en prenant un train sur la voie mythique construite par les prisonniers de l'époque (dans le temps, Ushuaïa n'était pas un lieu de villégiature mais là où l'Argentine envoyait ses pires criminels), mais on prend la route et on s'arrête au premier arrêt du bus de façon à pouvoir emprunter le sentier "senda costera".


Parque nacional Tierra del fuego

 

Parque nacional Tierra del fuego (1)

 

Parque nacional Tierra del fuego (2)

 

Ce sentier longe le Canal de Beagle, ce qui donne lieu à de superbes paysages de montagnes qui se jettent dans la mer, de plages de cailloux, d'eaux translucides... On se régale, surtout que le temps est moins couvert que la veille, il ferait presque bon en marchant.


Parque nacional Tierra del fuego (3)

 

Parque nacional Tierra del fuego (4)

 

Parque nacional Tierra del fuego (5)

 

Ensuite une partie du sentier se fait plus dans l'intérieur, à travers la forêt, ce qui est à mon avis moins sympa mais la végétation est quand même intrigante, et donne lieu à une atmosphère spéciale. Pour la pause déjeuner, on veut se poser face à la rivière, on finit par tomber au détour d'un virage sur un spot isolé, sans personne n'ayant eu la même idée que nous, parfait ! On n'était pas non plus submergés de touristes, mais disons que c'est raté pour ceux qui veulent une marche solitaire pure et dure. Mais on n'a pas mangé seuls non plus... On se sentait épiés par des sortes d'aigles, sentiment confirmé quand l'un deux s'est posé à quelques mètres de nous en nous regardant. Yohan a tendu la bras avec un bout de pain, et hop ! Dans le bec du squatteur qui à peine terminé son morceau est revenu en demander.


Parque nacional Tierra del fuego (6)

 

Parque nacional Tierra del fuego (7)

 

Parque nacional Tierra del fuego (8)

 

Parque nacional Tierra del fuego (9)

 

On reprend le chemin, qui se termine au croisement entre une route qui mène vers una confetería plus au nord et celle qui continue vers La Pataia. C'est de ce côté qu'on se dirige, avec un soleil qui cette fois est bien sorti des nuages. Avant de commencer à découvrir cette zone du parc (une des plus reculées si je ne me trompe pas), on s'arrête sur un champ d'herbes, face à une montagne, et c'est parti pour une courte (hum) sieste. Il fallait bien ça pour se remettre des 8km parcourus jusque là ! On reprend donc la découverte de la Pataia en pleine forme. On commence par le sentier numéro 1, paseo de la isla (il y a plusieurs sentiers, tous numérotés, et très bien indiqués, ce parc est vraiment bien foutu). J'ai adoré les paysages de ce coin, je ne saurais pas comment expliquer, mais l'agencement des bras d'eaux multiples, des rochers, de la mousse, des arbres, avec encore et toujours des changement de niveau de terrain, tout ça était juste parfait.


Parque nacional Tierra del fuego (10)

 

Parque nacional Tierra del fuego (11)

 

Parque nacional Tierra del fuego (12)

 

On rate à un moment l'indication du chemin, mais grâce à notre sens inné de l'orientation (ou plutôt un bol monstre sur ce cas précis), on retrouve la 2nde partie du sentier. On découvre avec amusement que des zones du parc sont aménagées pour pouvoir faire des asados, mais le tout vraiment bien fait, dans la continuité de la végétation. Ça doit être sympa le week-end en famille ou entre potes. On croise des aigles, du même type que celui du midi (pardon pour tous les férus d'ornithologie, cet oiseau n'a peut-être rien à voir avec un aigle), mais aussi des renards ! Bien plus gros que ce que j'aurais imaginé.


Parque nacional Tierra del fuego (13)
Ensuite, le temps nous manque pour parcourir tous les sentiers de ce coin du parc (au nombre de 6 je crois), alors on décide de se rendre vers un point de vue, à travers le numéro 3, mirador la Pataia. Ce sentier nous permet de couper la route pour arriver plus rapidement au "bout du monde", tout en passant par un point de vue bien joli.


Parque nacional Tierra del fuego (14)

 

Parque nacional Tierra del fuego (15)

 

Parque nacional Tierra del fuego (16)
On arrive donc au bout du monde, ou plutôt de la ruta nacional 3, qui part de Buenos Aires jusque là. Bien évidemment photo obligatoire ! C'est là que j'ai appris que certaines parties de l'Antarctique étaient considérées (revendiquées ? détenues ?) par des états comme faisant partie du pays. L'Argentine en faisant partie. Oui, je n'ai jamais dit que j'étais très forte en histoire-géo, excusez mon ignorance...

 

Parque nacional Tierra del fuego (17)

 

Parque nacional Tierra del fuego (19)

 

Parque nacional Tierra del fuego (20)

 

Ensuite, il nous reste un peu de temps pour aller vadrouiller derrière ce panneau, pour profiter encore du soleil avant qu'il ne se couche (il fait enfin chaud !), mais surtout garder encore un peu dans nos yeux les paysages de ce parc qui m'auront marquée.

 

Parque nacional Tierra del fuego (18)

 

Mercredi 06 Novembre, d'Ushuaïa à El Calafate

 

Dernière journée aussi loin au sud, notre vol est prévu vers midi, donc pour occuper cette matinée, on va la passer dans un musée de la ville. Notre choix se porte sur le musée du pénitencier, musée qui se trouve dans les bâtiments de l'ancienne prison. Comme je l'ai mentionné dans mon récit de la veille, l'Etat Argentin envoyait sur ces terres ses pires criminels pour qu'ils vivent en colonie isolée et fassent des travaux forcés. On voit donc énormément de photos, d'informations sur la vie des forçats de l'époque, ça ne fait pas rêver, surtout au fin fond de l'hiver... Dans ce musée, des parties aussi sur la faune et la flore en Patagonie, sur les différentes expéditions vers l'Arctique, sur les naufrages autour du Cap Horn  et même sur les installations et les projets Total en terre de feu ! Pour résumer ce musée, bien mais pas fou, on avait du temps à perdre donc pas de regret.


El Calafate

Ensuite, vol vers el Calafate, rien à voir avec Ushuaïa même si elle ne se trouve pas si loin au nord. On retrouve des paysages plus secs. On atterrit au milieu de nulle part, ils ont eu la super idée de construire l'aéroport très loin de la ville, histoire de rester peinard. Un petit tour en minibus qui nous dépose juste devant notre hôtel et nous voilà de nouveau désœuvrés pour cette fin d'après-midi. Si on faisait un autre tour au musée ? Direction le Glaciarium, un super musée (encore très éloigné de la ville, mais avec une navette gratuite depuis le centre-ville) qui parle de la zone glaciaire en Argentine, vraiment très bien fait. Les vidéos et photos qu'on aura pu voir au cours de la visite nous donne vraiment hâte d'être au lendemain pour pouvoir tout ça en vrai !

 

El Calafate (1)

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 17:15

Samedi 02 Novembre 2013 - Transit vers le Sud

 

Avec le changement de vol, c'est raté pour la grasse mat' de prévue, on opte pour l'option taxi depuis l'hôtel jusque l'aéroport de Trelew (environ 1h de route si je me rappelle bien), histoire de ne pas se prendre la tête avec les changements de bus et la gestion des temps d'attente. Ensuite, les joies de l'attente à l'aéroport... Qu'il est long ce vol pour rejoindre le sud, mais rien que pour la vue sur les montagnes en arrivant, ça vaut le coup !


Ushuaia avion (1)

 

Ushuaia avion (2)

 

Ushuaia avion (3)

 

Ushuaia avion (4)

 
Un coup de taxi plus tard (ou bourré, ou malade, mais pas l'air bien le chauffeur...) on arrive à notre auberge. La ville est en dénivelé depuis le canal de Beagle jusqu'aux pieds des montagnes et bien évidemment on est dans la partie supérieure. Est-il utile de préciser que le centre et donc les restos et bars sont proches du canal (donc en bas, bravo à ceux qui suivent) ? Pas grave, au moins on est au calme et ça change de Puerto Madryn.


Ushuaia avion

 

Ushuaia
Journée repos, à déambuler en ville, nous reposer, tester la bière locale (la Beagle !), et découvrir que ça y est, on est au sud, et ça caille le soir... Et aussi que notre crainte est confirmée, c'est quand même chiant la montée pour rentrer se coucher !

 

Dimanche 03 Novembre 2013 - Ushuaïa, Glaciar Marcial

 

Au réveil, grosse surprise : il a neigé dans la nuit ! Et ça continue doucement, les nuages sont bien bas, on espère que ça va se lever... Après avoir acheté de quoi pique niquer dans une épicerie pas loin, on quitte l'auberge à pied, en direction de la montagne derrière la ville. Ça caille toujours pas mal, on est contents d'avoir nos bonnets, et je commence à regretter mes gants (regret qui va s'amplifier de jour en jour au fil des vacances). Petit à petit on monte, en suivant des sentiers pour éviter la route principale. Puis on n'y arrive plus, on se perd presque, donc tant pis, ça sera sur le bitume qu'on terminera. Ça grimpe et ça grimpe, doucement mais sûrement. On découvre le vue sur la ville, le canal et le Chili en face, ou plutôt on la devine, car avec les nuages de neige (oui oui il a encore neigé un peu lors de la montée) on ne voit pas vraiment tout.

 

Glaciar Marcial

 

Glaciar Marcial (5)
On finit par arriver au bout de la route, là jusqu'où tous les gens normaux sont venus en voiture / taxi, mais on avait envie de nous dégourdir les jambes (en vrai c'est plutôt moi qui voulais marcher, mais chut, je ne le dis pas trop fort). C'est le point de départ d'un télésiège qui qui monte en haut de ce qui nous a tout l'air d'une piste de ski, mais sans neige à cette période de l'année. Et d'ailleurs le télésiège est fermé. Qu'à cela ne tienne, on continuera à pied. On n'est plus tous seuls comme au début, il y a pas mal de gens, ça doit être la sortie du week-end sympa et facile d'accès. Mais la plupart des autres marcheurs ont une particularité : des skis de rando sur le dos ! On fait petits joueurs à côté... Une fois en haut du télésiège, la neige refait son apparition, pas depuis le ciel, mais partout autour de nous, tout est recouvert de neige. En avançant encore un peu, on se retrouve entourés de sommets, parfait pour prendre quelques photos, et pourtant il fait vraiment froid et ça ne donne pas envie de s'arrêter.

 

Glaciar Marcial (1)

 

Glaciar Marcial (2)

 

Glaciar Marcial (4)

 

Les skieurs de rando ont déjà chaussé leurs peaux de phoque et partent tout droit en plein dans la pente. Nous avec nos chaussures de rando sans crampons on ne s'aventure pas à faire de même, mais on s'attaque au versant d'à côté qui semble avoir un peu plus de pierriers / zones pas complètement recouvertes de neige. On se lance, pas facile, à chaque rafales de vent, il faut s'arrêter et faire attention à ne pas se faire renverser ! Petit à petit on monte, mais au bout d'un moment on doit s'avouer vaincus. Entre le vent et la pente qui s'amplifie ça devient un peu du n'importe quoi. Pas grave, on redescend se réconforter avec un sandwich en haut du télésiège en tâchant de nous protéger du vent. Le point positif c'est que les nuages de sont levés et que la vue se découvre de plus en plus sur le canal. Si on se retourne, on voit les skieurs de rando qui atteignent la crête, c'est là qu'on se rend compte qu'elle est vraiment très très loin...


Glaciar Marcial (3)

 

Glaciar Marcial (6)

 

Une fois redescendus en bas de la piste de ski, on se pose au soleil, le vent est retombé, c'est bien plus agréable comme ça. Parfait pour terminer le pique nique. Et oui, là-haut j'en perdais mes doigts à tenir mon sandwich ! On voit encore des skieurs de rando monter, mais le mystère reste entier : jusqu'où montent-ils et par où redescendent-ils ? Nous on redescend par la même route qu'à l'aller, qu'est ce que c'est long... On est contents d'arriver à l'hôtel en fin d'aprèm. Repos, douche chaude, puis un combo empanadas /pâtes maison / bière beagle, parfait pour nous réconforter après le froid de la journée.

 

Lundi 04 Novembre - Ushuaïa, Lago Fagnando

 

Pas de neige cette fois au réveil, le temps a l'air de s'être adouci, mais toujours bien nuageux. Pour cette journée, on a choisi l'option excursion à la journée pour découvrir l'arrière pays de la zone d'Ushuaïa. On se retrouve dans une jeep avec un couple de Brésiliens, un autre Argentino-Vénézuélien, le tout emmené par "Negro" notre chauffeur/guide, Walter de son vrai prénom. Au moment de nous donner son surnom il a eu un moment d'hésitation en ajoutant qu'il se demandait comment il devrait appeler Yohan du coup ! Première étape, un chenil de chiens de traîneau, des huskies plus impressionnants les uns que les autres. Il faudra y revenir une autre fois faire une sortie sur la neige...

 

Trip en jeep
Face à une plaine entourée de montagnes, plaine de tourbe, où plus rien ne pousse. On a eu les explications du pourquoi mais j'ai oublié... Une histoire d'acidité du sol, due à des bactéries et aussi un lien avec un glacier qui se trouvait là avant. J'ai jamais dit que je tiendrais un blog culturel... On s'éloigne encore de la ville, passant un col et arrivant face à une vue sur le lac fagnando. On en profite pour s'entraîner au lancer de caillou sur caillou : tu lances un premier caillou bien haut et avec un second tu essaies de frapper le premier. Notre guide est de loin le meilleur, personne n'a réussi à faire s'entrechoquer ses cailloux...

 

Trip en jeep (1)
L'étape suivante, du kayak ! On a de la chance, ce matin le vent n'est pas trop fort et donc le lac est plutôt lisse. Enfin, je dis de la chance, il ne faut pas oublier qu'il fait bien moche et bien froid. Je peux vous dire que je me suis auto insultée d'avoir oublié les gants. La sensation de perdre mes doigts au glacier Marcial de la veille est bien faible en comparaison de la morsure de l'eau glacée qui coule sur la pagaie. Mais en faisant abstraction, c'est pas mal ! C'est sûr ça serait mieux sous le soleil avec une vingtaine de degrés, mais on ne va pas chipoter. On sera les premiers touristes de l'année à naviguer sur les eaux du lac, avant trop froid ou trop de vagues à cause du vent.

 

Trip en jeep (2)

Trip en jeep (3)

 

Prochaine étape : exploiter les capacités de la jeep au maximum, c'est parti pour une virée en 4x4 de toute beauté ! On emprunte des chemins complètement défoncés en pleine forêt, forêt également défoncée, à moitié par le vent qui arrache tout sur son passage, l'autre moitié étant due aux castors qui pullulent dans le coin. On ne croisera pas les castors en tant que tels, mais leur effet sur les paysages est impressionnant, on voit bien les coupes dans les arbres, ils rasent des zones entières, et avec les déplacements d'eau, ça tue les autres qui étaient restés debout.

 

Trip en jeep (5)

 

Trip en jeep (6)

 

On est remués dans tous les sens, à certains endroits je me demande même comment on passe, mais à chaque fois, on passe. À un moment le guide sort même de la voiture et laisse celle-ci se conduire toute seule, et le pire c'est qu'elle le fait ! La route tourne, elle tourne, elle grimpe, grimpe, pendant ce temps le chauffeur fait le malin autour de la voiture en filmant le tout avec la caméra du Brésilien. Il faut que je récupéré le film maintenant. Autre moment marrant, le passage d'un bras de rivière boueuse : la jeep s'enfonce tellement dans l'eau qu'elle s'infiltre à l'intérieur. Je dis s'infiltre mais c'est plutôt qu'elle inonde le plancher !

 

Trip en jeep (4)
Ensuite on rejoint les bords du lac Fangnado, qu'on va longer pendant un bon moment, moitié sur la berge, moitié dans l'eau. On comprend mieux ce que disait le guide à propos des vagues dans le lac, on se croirait à la mer ! Mais à l'abri dans la voiture tout va bien, par contre une fois dehors, brrrrrr, ça caille sévère.

 

Trip en jeep (7)

Trip en jeep (8)

 

Heureusement pour nous, on s'est arrêtés avec de quoi nous réconforter : un asado préparé par l'équipe. Un quoi ? Pour ceux qui ne m'auraient pas vue depuis mes débuts en Argentine (ou des gens arrivés par hasard ici ??? Ça existe ?), l'asado c'est comme un barbecue mais en 1000 fois mieux (surtout ne répétez pas aux argentins que j'ai dit que c'était comme un BBQ... C'est juste pour rendre ça plus compréhensible). Direction le pétage de bide pour nous : du chorizo (rien à voir avec le saucisson froid de par chez nous) à la pelle, du poulet, du bœuf à ne plus savoir qu'en faire, du boudin noir... Le tout arrosé de vin rouge, qui dit mieux ? Après ça, fin de journée au ralenti en mode digestion.

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 15:15

Jeudi 31 Octobre 2013 - Punta Tombo

 

On se réveille sur la route, après une nuit pas si inconfortable que ça dans notre bus semi-couchette (avec goûter / dîner / petit-dej inclus s'il-vous-plaît !), les paysages ont bien changé, beaucoup plus secs. Mais surtout au loin on voit la mer ! On arrive à Puerto Madryn, un taxi plus tard nous voilà à la réception de l'hôtel réservé la veille. L'excursion proposée pour la Peninsula Valdés est complète ? Qu'à cela ne tienne, on s'inscrit pour celle en direction de Punta Tombo. A peine le temps de poser nos affaires dans la chambre et de sortir que nous voilà déjà dans un minibus avec une guide Argentine enthousiaste qui traduit tout ce qu'elle raconte de l'argentin à l'anglais. Ce qui fait qu'elle parle beaucoup mais c'est plutôt intéressant. Dans le bus, d'autres touristes, Espagnols, Français, Argentins, Anglais, ... Ce qui paraît court sur la carte est en fait un peu loin mais on finit par y arriver. Ou ça ? A Punta Tombo, alias la plus grande colonie de pingouins du coin !


Punta tombo (06)

 

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Ils sont partout, à l'abri dans leur nid (des trous-cavernes creusés dans la terre), dehors à se dandiner, vautrés sur l'herbe / le sable, en train de se baigner... Difficile de les rater ! C'est assez étrange de les voir comme ça, si peu craintifs et d'aussi près. Et surtout sous ce grand soleil dans un paysage tout sec et sans un gramme de neige ! Et pour cause, rien à voir avec les manchots empereur du film du même nom.


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On est en pleine période d'incubation, donc quasi dans chacun des nids se trouve un pingouin en train de couver. Comme ils couvent en alternance, et que pour manger il faut qu'ils aillent jusque la mer, il y a des pingouins qui se baladent partout. C'est assez marrant de les voir galérer à avancer sur la terre, puis s'amuser dans l'eau. Je pense que la période suivante avec les bébés pingouins qui découvrent le monde doit être plutôt sympa aussi !


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On apprend plein de trucs sur les pingouins, comme quoi c'est le mec qui fait le ménage et prépare le nid, la nana n'a qu'à se pointer et déposer son œuf. Parce qu'en plus ils sont fidèles ! Le même couple pour la vie, toujours dans le même nid. Les plus malins auront creusé ou trouvé le leur au plus près de la côte.

 

Punta tombo (08)

 

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On voit aussi tout plein de petits animaux tous choupis, je ne me rappelle plus comment ça s'appelle mais ça fait des petits cris bien marrants !

 

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Retour au minibus, direction un port pour une sortie en bateau avec des dauphins. Ça sera sans nous, en attendant que les autres reviennent, on déjeune (des sandwich horribles achetés à la station service à l'aller) en regardant des éléphants de mer se battre ! Au final on a bien fait de ne pas opter pour l'option dauphins, apparemment ce n'était pas terrible. Bien mais pas top. On a bien plus rigolé avec notre jeu des mots en V !


Punta tombo (14)
Retour à Puerto Madryn, je ne pense pas avoir besoin de vous dire que je n'ai pas vu grand chose de la route, en mode sieste tout du long ! Soirée en ville dans un resto sympa.

 

Vendredi 01 Novembre 2013 - Peninsula Valdés

 

Cette fois, on a bien une place pour l'excursion vers la peninsula Valdés. Quelle surprise de retrouver notre guide de la veille, toujours avec son bagout mi castellano - mi spanglish (difficile de la suivre en anglais d'ailleurs, heureusement que j'avais déjà la traduction espagnole avant, et au final j'ai arrêté de l'écouter en anglais, je préférais faire quoi ? Oui, piquer du nez !). La péninsule se trouve au nord de Puerto Madryn, on retrouve le même type de paysages que la veille. On commence la sortie par un arrêt au centre d'informations, une sorte de mini/musée qui nous permet de faire connaissances avec la multitude d'animaux qu'on va croiser aujourd'hui. Les animaux ce n'est pas ce qui manque ! On aura vu plein d'autruches (qu'on appelle nandu par ici, des genres d'autruches petit format, de couleur gris/noir), la plupart en groupes, et même pas mal de petits, des petites boules de plumes qui courent partout mais on du mal à passer les clôtures !


Peninsula Valdes (03)

 

Peninsula Valdes (04)
Je garde un peu de suspense pour d'autres animaux étranges qu'on va voir au cours de la journée. Tout en rappelant qu'on n'est pas dans un zoo, a-t-on eu de la chance ou alors c'est toujours comme ça ? Bref, on reprend notre minibus, direction Puerto Piramides, LA ville de la péninsule. Et surtout le point de départ des excursions en bateau. En bateau ? Mais pourquoi ? Pour aller voir des BALEINES !!! Et pas comme quand j'en avais vues en Nouvelle-Zélande, cette fois pas besoin de les chercher, elles sont partout. Partout partout ! On a à peine quitté la plage que déjà on en croise devant nous, avec une autre qui s'amuse à faire des sauts hors de l'eau.


Peninsula Valdes (17)

 

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On en prend plein les yeux, je ne sais pas combien on en aura vues en 1h30, mais peut-être une vingtaine (j'exagère ? Je ne pense même pas !). Ou même plus, car la plupart sont par deux, la maman et le bébé. Quand la maman apparaît des profondeurs, on dirait un sous-marin qui fait surface. Et ça donne lieu à des photos de famille sympa.


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J'imagine la sensation de les voir sous l'eau au détour d'une plongée... La baie en question est interdite à la plongée en bouteilles, mais si j'ai bien compris il y a des coins pas loin, qui sont sur la route que prennent les baleines et qui sont accessibles à la plongée. Une bonne raison de revenir ! De toute façon, je ne pense pas que ce soit possible de se lasser du spectacle des baleines qui jouent dans et hors de l'eau, et la chasse à la photo mythique de la queue avant qu'elle ne rejoigne les fonds est bien sympathique.


Peninsula Valdes (22)

 

Peninsula Valdes (23)
On retrouve la terre ferme non sans regret, pour continuer plus loin sur la péninsule. Toujours les même paysages semi-désertiques, ça me fait penser à penser à Neuquén, la mer en plus. Pas un arbre à l'horizon, seulement des touffes de végétation à ras du sol. Mais c'est plus pratique pour repérer les bestioles qui se baladent dans le coin. On a ainsi pu voir des maras, sortes de lapin-chiens. Pas pu nous approcher car ils sont farouches mais ils ont l'air plutôt grands.


Peninsula Valdes (02)

 

On croise aussi partout sur la route des guanacos, sortes d'antilopes / biches je dirais. Il y en a tellement que les panneaux de signalisation indiquent d'y faire attention, ils sont cause de nombreux accidents !

 

Peninsula Valdes (12)

 

Peninsula Valdes (13)

 

On arrive à Punta Norte où a lieu la pause déjeuner. Au choix en intérieur dans un restau astucieusement situé dans ce coin perdu ou en extérieur pour profiter d'un autre spectacle : les éléphants de mer ! Choix très vite fait, ça sera empanadas à emporter du restau. En plus à l'abri du vent il fait presque chaud, dommage que ce ne soit pas facile de trouver un lieu abrité. Mais on s'amuse à se moquer de ces gros patapoufs qui ne font rien d'autre que de rester vautrés sur le sable. Le plus drôle étant quand justement ils décident de se déplacer : un gros tas de graisse qui fait ce qu'il peut, avançant de 50cm en 50cm, avec des pauses entre chaque avancées, en mode jelly lorsqu'il se lance. La plage est superbe aussi, ce qui ne gâche rien.


Peninsula Valdes (09)

 

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On serait bien resté plus longtemps, surtout que sur cette zone viennent parfois des orques attaquer les éléphants de mer (et lions, qu'on n'aura pas eu la chance de voir). C'est pas faute d'avoir scruté les bords de plage. Au moment de regagner le van, rencontre avec un autre animal de l'étrange, un tatou !


Peninsula Valdes (01)
On regagne ensuite une autre zone de la péninsule, pour retrouver nos potes de la veille, les pingouins. Cette fois leurs nids sont en haut de la falaise, toujours pas vraiment compris comment ils remontaient là-haut après leurs sorties en mer...


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Ce ne sont pas les seuls oiseaux qu'on croise à cet endroit.

 

Peninsula Valdes (14)

 

Peninsula Valdes (15)

 

Ensuite, chemin inverse pour revenir à Puerto Madryn. Et découverte des aléas des transports en avion : notre vol vers El Calafate prévu le lendemain est annulé ! J'appelle Aerolineas Argentinas, et après 30minutes tout est réglé, on continuera en fait notre voyage par Ushuaia, et El Calafate sera pour la dernière partie avant de revenir sur Buenos Aires. C'était ça ou passer la journée entière du lendemain en transport avec 5 heures d'escale à Ushuaia. Heureusement qu'on n'avait rien de prévu au niveau logement ou excursion !

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 16:00

Lundi 28 Octobre 2013 - Peninsula de los arrayanes / Ruta de los siete lagos


Ce matin, grasse matinée, on prend notre temps vu qu'on a prévu de traverser la péninsule de los arrayanes qui se trouve a côté de Villa la Angostura à pied. Pour ne pas faire le trajet dans les deux sens, on choisit de rentrer en bateau, et comme le seul bateau de la journée quitte le bout de la péninsule à 16:30, on a largement le temps. Parfait pour profiter du cake à la banane maison qui accompagne le petit déjeuner !

Direction le centre de Villa la Angostura où on s'était arrêtés la veille, mais cette fois les bureaux sont ouverts, on achète le retour en bateau et on pénètre dans le parc. Sans oublier de passer par le bureau des gardes forestiers pour s'acquitter du forfait d'entrée, bonne surprise, avec mon visa de travail, je suis considérée comme Argentine et comme je vis dans la province de Neuquén le prix est encore plus faible ! C'est parti pour une ballade de 12km, qui commence fort avec la montée jusqu'à deux miradors.


Peninsula los arrayanes (01)

 

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Peninsula los arrayanes (03)

 

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Rien que pour la vue de ces miradors ça vaut le coup de rentrer dans le parc. On serait bien rester des heures à admirer le lac tellement lisse qu'on aurait dit un miroir, à profiter du soleil et de la chaleur, mais on a encore 11km qui nous attendent. C'est marrant d'ailleurs, chaque kilomètre parcouru est indiqué par un petit panneau. On nous a remis une carte à l'entrée, on décide de marcher jusqu'à un lac qui semble être aux alentours du km 9 pour se poser déjeuner. On commence par longer le lac depuis les hauteurs, puis on s'enfonce dans la péninsule à travers une végétation très touffue. Balade très sympathique mais on attend avec impatience le km 9, la faim grandissant dans nos ventres. Il nous faudra en réalité marcher jusqu'au km 11 pour trouver le sentier vers le lac ! Je crois qu'ils ont un problème d'échelle...


Peninsula los arrayanes (05)

 

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Cette petite pause fait du bien, les restes de pizza de la veille aussi. Ensuite mini somme au soleil, à l'abri du vent, on serait bien resté là plus longtemps mais on veut pouvoir se balader dans la forêt des arrayanes qui se trouve à la fin du chemin. On se demande ce que c'est d'ailleurs, tout en remarquant quelques arbres plutôt jolis, avec une couleur marron orangé dépareillant dans le paysage. Petit à petit le nombre de ces arbres grandit. Ben oui, en fait c'est ça les arrayanes ! A la fin du chemin, le panneau km 12 nous accueille, et à partir de là il n'y a quasiment que ces arbres caractéristiques, qui semblent perdre leur écorce, c'est assez étrange mais plutôt joli dans l'ensemble.


Peninsula los arrayanes (08)

 

Peninsula los arrayanes (09)

 

Peninsula los arrayanes (10)
On fait ensuite le tour de la forêt finale, aménagée avec des passerelles de bois et des indications sur la faune et la flore de la région. Sympa mais pas fou, on finit vite le tour et finissons par nous poser au bar qui se trouve sur place à déguster une tarte au citron meringuée excellente en attendant le bateau. Bateau qui finit par arriver et nous repartons dans un navire rempli, plus une place de libre on a bien fait d'acheter le billet a l'avance ! Sachant qu'on n'a croisé pour ainsi dire personne (moins de 10 personnes sur 4 heures), je pense que pour les Argentins il s'agit d'une sortie facile à faire, en prenant l'option A/R en bateau. Mais de mon point de vue, l'attrait principal de la péninsule (les miradors et la ballade en forêt) passe à la trappe de cette façon... Les arrayanes sont beaux, mais méritent-ils cet A/R juste pour eux ?


Peninsula los arrayanes (11)

 

Peninsula los arrayanes (12)
On retrouve la voiture après 45 minutes de traversée, accompagnés par une classe de petits qui chantent, la sortie naturelle des CE2 ? Ensuite on reprend la route des 7 lacs, mais cette fois dans sa totalité jusque San Martín de los Andes. À partir de la jonction vers Villa Traful qu'on avait prise la veille, en fait la route n'est plus bitumée, on retrouve donc notre vitesse de croisière. De toute façon vu que je veux m'arrêter très souvent, ce n'est pas un drame.


Ruta de los 7 lagos (02)


Ruta de los 7 lagos (03)
Au final cette route est sympa, quand un lac disparaît sur la gauche un nouveau apparaît sur la droite et vice versa. Le tout en traversant des paysages de montagne sur la fameuse ruta 40.


Ruta de los 7 lagos (04)

 

Ruta de los 7 lagos (05)

 

Ruta de los 7 lagos (06)
C'est bien joli tout ça mais au final je ne trouve pas que ça mérite tant que ça sa renommée. Point de vue personnel of course ;) Le tronçon non bitumée ne dire que 30km environ et est plutôt pas mal, il ne faut pas s'imaginer une route défoncée avec des nids-de-poule partout.


Ruta de los 7 lagos (01)
Ruta de los 7 lagos (07)

 

Ruta de los 7 lagos (08)

 

Ruta de los 7 lagos (09)
On arrive quasiment de nuit à San Martín de los Andes, moi qui redoutait cela en me disant qu'on n'aurait pas le temps de profiter de la ruta de los siete lagos en rentrant aussi tard en bateau, au final ça aura été parfait vu qu'on ne se sera pas arrêtés tant que ça sur la route. Mais l'arrivée à la tombée de la nuit, avec la ville en fond et le lac devant est de toute beauté. On termine cette soirée en ville, en enchaînant les restaurants fermés on finit par se poser pour manger truite et bœuf, miam !


Ruta de los 7 lagos (10)


Mardi 29 Octobre 2013 - San Martín de los Andes


Au réveil, un déjeuner gargantuesque: des oeufs, des pancakes, du pain, des cakes, des céréales, du jus d'orange, ... On se fait plaisir ce matin ! Parfait pour le plan prévu au matin, la ballade pour rejoindre le mirador de los bundarros. En lisant les indications du Lonely Planet on se disait qu'on n'y arriverait jamais tous seuls, mais en fait c'est super simple. Certes il y a pleind e chemins, mais tous mènent plus ou moins au même endroit. Au pire, sur la fin, faîtes comme nous, passer sous les clôtures et suivez la route ! Au "péage" pour accéder au mirador, personne, on passe donc sans rien débourser. Au bout de cette montée en forêt, une superbe vue sur le lac.


San Martin de los Andes (01)


San Martin de los Andes (02)


San Martin de los Andes (03)

Tellement sympa la vue qu'on reste un moment là-haut, à profiter du soleil et de l'absence de vent. En plus on est tous seuls ! D'un point de vue géographique, de ce mirador on a San Martín dans le dos pour info. On redescend ensuite vers la ville, en empruntant d'autres chemins et ça confirme donc notre impression qu'au final il est difficile de se perdre par là. Une fois en ville, on emprunte la promenade le long du lac et on continue à marcher sur la route qu'on avait empruntée la veille pour arriver. On apprécie encore mieux la vue sur San Martín, en gros la vue inverse du mirador du matin.


San Martin de los Andes (04)


San Martin de los Andes (05)


San Martin de los Andes (06)


Pour se remettre de cette marche, on se pose dans un bistrot du centre-ville pour déguster des raviolis et une milenesa napolitana : une escalope de veau fine mais immense, panée et fourrée de fromage et de jambon. Venir en Argentine sans manger de milanesa (napolitana ou non) est un crime, sachez-le ! Ils en sont très fiers, je me demande bien pourquoi...


San Martin de los Andes (07)

Ensuite on prend la voiture pour s'éloigner de la ville en direction du lago Logol, au nord ouest. La route est plutôt animée, sans revêtement mais on arrive quand même à destination. Un peu déçus du lac, il fait frais, avec du vent et des nuages et le lac n'a pas l'air très accueillant du coup. Pourtant on voit des indications de plages surveillées, c'est donc que des gens viennent ici pour piquer une tête ?!


San Martin de los Andes (08)


San Martin de los Andes (09)


Comme il reste du temps avant la tombée de la nuit, on décide de continuer plus loin sur la route, en contournant le lago Logol (bien plus joli depuis l'autre rive) puis en direction de Junín de los Andes. La route est toujours en terre, mais c'est parfait pour bien profiter des paysages. On se retrouve en paysages de collines, avec plus ou mons de végétaux, à suivre des cours d'eau qui forment des crevasses dans la terre. Et au détour d'un virage, au loin, il apparaît : le volcan Lanin. Un cône parfait entièrement recouvert de neige à cette prériode de l'année.


San Martin de los Andes (11)


San Martin de los Andes (10)


San Martin de los Andes (12)


On continue sur notre petite route, en croisant des gauchos sur leurs chevaux, mais quasi aucun véhicule. Après cette immersion en pleine nature, on finit par retrouver la route principale vers Junín de los Andes. Rien de particulier à signaler sur cette ville qui ne nous a pas fait forte impression... On a finit par faire demi-tour (était on déjà au centre ? aucune idée) et retrouver San Martín en empruntant cette fois la route principale bitumée. La soirée s'est terminée en mangeant tardivement un menu à base de veau et de cerf, excellent !


Mercredi 30 Octobre 2013 - Bariloche


Dernier jour dans le district des lacs, on se réveille tôt pour pouvoir rendre la voiture à temps à Bariloche. On refait en fait la même route qu'à l'aller, en passant par la ruta de los siete lagos, mais cette fois sans pause photo. Ça va beaucoup plus vite comme ça ! Il existait aussi une option par une route asphaltée tout du long, mais vu que la route des 7 lacs n'est en terre que sur une portion très réduite aujourd'hui (et ils travaillent pour la compléter apparemment) ça ne valait pas le coup de faire un détour. À Bariloche, on rend la voiture, récupère la carte mémoire de Yohan qu'on avait laissée dans la chambre de l'hôtel (oui, on perd pas mal de choses pendant ces vacances, mais on les retrouve à chaque fois !), laisse nos sacs au dépose-bagages de la station de bus de la ville, et ensuite on se ballade.


Bariloche (01)


Je dis on se ballade mais en fait pas tant que ca vu que notre objectif était de trouver une place sur l'herbe face au lac, sans vent, pour pouvoir nous reposer et préparer la suite des vacances ! Mais il ya un peu de vent, et surtout on a faim et un objectif: ne manger que des empanadas pour déjeuner. Les empanadas, des chaussons fourrés à la viande de bœuf ou de poulet, ou de légumes, ou de formage, ou de ce qu'on veut. Chacun ayant sa propre recette, c'est toujours la surprise au moment de croquer la première bouchée. Mais on est rarement déçus ! Après avoir parcourus quelques rues, on se retrouve dans un petit resto qui ne paye pas de mine mais qui répond à nos attentes. Pas excellents les empanadas, mais ça ira. Et en dessert, un flan au dulce de leche, juste une lumineuse idée de gourmands, heureusement que ça n’existe pas en France... Ensuite, de nouveau un détour gourmandise, on est allés à la meilleure chocolaterie de Bariloche (cette ville est réputée pour ses chocolats, et cette chocolaterie encore plus, mes collègues me l'ont confirmé d'ailleurs) acheter un petit assortiment. Comment vous dire... une tuerie les boules de chocolat fourrées à la noix et au dulce de leche (what else ?) ! Par contre gare aux chocolats fourrés à la liqueur, je m'en suis mis littéralement PARTOUT dans le magasin en goûtant un chocolat au hasard.


Bariloche (02)


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Le reste de l'après-midi sera dédié au farniente, profitant de la chaleur de la région avant de partir plus au sud... Mais d'abord direction la station de bus pour prendre le car vers Puerto Madryn. Pour cela, on se dirige vers le sud, direction El Bolson. Wouahou. Une claque les paysages pour atteindre cette ville ! Ils m'ont bien plus impressionnés que ceux de la partie nord, sauf que là on ne pouvait pas s'arrêter pour prendre des photos. Dommage. On continue ensuite vers Esquel, mais la nuit tombant, on ne verra pas la traversée d'ouest en est du pays, qui selon ouïe-dire vaut le détour.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 16:50

Samedi 26 Octobre 2013 - Bariloche, circuito chico


Quoi de mieux pour commencer la journée qu'un petit-dej à l'hôtel ? Au menu des croissants, du pain, des céréales, du DULCE DE LECHE (oui, il mérite ses lettres capitales), le tout fait maison et à volonté. Ensuite, on récupère la voiture de location et direction le chircuito chico à l'ouest de la ville. Circuito chico = circuit court, il s'agit en fait d'une boucle que fait la route en sortant de Bariloche, le tout en longeant un lac et ses différents bras. Une carte pour mieux comprendre, et comme je suis sympa, j'ai même rajouté les arrêts qu'on y avait fait:


carte circuito chico

Premier arrêt, au pied du télésiège du cerro campanario, mais comme ça serait trop facile de monter en les utilisant, on est partis à pied. Parfait pour se mettre en jambes ! Une montée plutôt raide mais pas trop longue, et en haut, la récompense, la vue.


Bariloche - Circuito Chico (01)

 

Bariloche - Circuito Chico (02)


Bariloche - Circuito Chico (03)

Ensuite on redescend, retrouvons la voiture et on continue le circuit, en faisant des pauses très fréquemment. En gros à chaque virage, chaque fois que réapparaît le lac, on a envie de s'arrêter. Ce qu'on fait !


Bariloche - Circuito Chico (04)


Bariloche - Circuito Chico (05)


Bariloche - Circuito Chico (06)

Pour la pause déjeuner, on s'est arrêté près d'une plage où se trouvait un hôtel dont j'ai oublié le nom. On voulait déjeuner au mirador tout proche mais ne trouvant pas le début du chemin et les ventres criant famine, on s'est posés sur les tables mises à disposition. Une bonne idée car cela nous a permis de repérer 2 groupes de personnes traversant une petite rivière derrière nous au même endroit. Gagné! C'était bien le début du chemin pour atteindre le mirador du brazo tristeza qui ne nous a pas déçu.


Bariloche - Circuito Chico (07)

 

Bariloche - Circuito Chico (08)


Bariloche - Circuito Chico (09)

Ensuite on reprend la route du circuito, toujours de beaux panoramas à droite et à gauche. On décide ensuite d'emprunter un sentier pour rejoindre Villa Tacul, ou pas loin en tout cas. C'est parti pour une grosse demi-heure de marche à travers une forêt pour nains (demandez à Yohan, il a du se baisser plusieurs fois ). Au bout, la forêt se découvre pour laisser place à un mini point de vue, mais heureusement personne n'est arrivé avant nous et on a pu se poser tranquillement et profiter de la vue sur le lac Tucal.


Bariloche - Circuito Chico (10)


Bariloche - Circuito Chico (11)


Bariloche - Circuito Chico (12)

Après ca, de nouveau tour en voiture, on h´site à s'arrêter pour marcher de nouveau, surtout que le sentier indique 2 options: la montée en haut du mont Llao Llao et l'accès à une plage dont on pense avoir déjà vu la vue depuis le panorama précédent. Pas grave, on y va en se disant qu'on n'ira pas jusqu'au bout. Et au final on est monté en haut du Llao Llao et bien nous en a pris ! Magnifique vue depuis là-haut.


Bariloche - Circuito Chico (13)


Bariloche - Circuito Chico (14)


Bariloche - Circuito Chico (15)

Ensuite retour à l’hôtel, récupération de sac de Yohan à l'aéroport (histoire de pimenter un peu ce début de vacances, AirFrance avait perdu son sac... mais le lendemain était dispo à l'aéroport de Bariloche) et pour le soir, resto de viande, what else !


Bariloche - Circuito Chico (16)


Dimanche 27 Octobre 2013 - Bariloche / Villa la Angostura / Villa Traful


De nouveau le petit déjeuner sympa à l'hôtel, puis on reprend la route avec toutes nos affaires direction cette fois le nord. On commence par longer le lac, ce qui nous donne de bonnes vues sur Bariloche de l'autre côté. Encore une fois le soleil est avec nous !


Distrito de los lagos (01)

 

Distrito de los lagos (02)

Puis on quitte les bords du lac, ce qui nous donne un aperçu des paysages et de la végétation du coin, plutôt sec, mais toujours des étendues immenses avec beaucoup de collines. On croise des troupeaux de vaches au loin mais aussi pas mal de chevaux, et même un cadavre de bétail, parfait pour un festin de vautours ou assimilés !


Distrito de los lagos (03)


Distrito de los lagos (04)


Distrito de los lagos (05)

On continue sur la ruta nacional 40, route mythique Argentine qui la traverse du nord au sud (ou du sud au nord c'est vous qui voyez) et qui dans la zone des lacs où nous nous trouvons a récemment changé d'itinéraire. Sur le chemin, plusieurs lacs à droite et à gauche, ce qui donne encore et toujours lieu à de nombreuses pauses sur notre route.


Distrito de los lagos (06)

 

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On s'arrête le midi pour déjeuner sur une mini plage très jolie. L'eau est tellement transparente et bleue qu'elle donne envie de piquer une tête ! Mais sa température nous rappelle à la réalité très vite... Par contre on profite du soleil et du manque de vent pour faire bronzette et même piquer un roupillon face au lac.


Distrito de los lagos (10)

 

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On arrive peu après à Villa la Angostura, village tranquille au bord d'un lac (encore un ?!). C'est là qu'on dormira le soir, mais en raison d'élections le jour même, on ne s'arrête pas au gîte, mais on se dirige vers la péninsule de los arrayanes toute proche pour tenter de trouver quelques informations sur le parc national et les horaires de bateau. Peine perdue, il n'y a personne !


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On reprend la route, toujours vers le nord, en empruntant la fameuse ruta de los siete lagos (route des 7 lacs) qui lie Villa la Angostura à San Martín de los Andes. On laisse sur notre gauche la route qui part vers le Chili tout proche, pour croiser les premiers lacs.


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Ensuite, on abandonne la toute goudronnée pour prendre à droite en direction de Villa Traful. À nous la route caillouteuse et cahots qui vont avec ! On prend une vitesse de croisière tranquille, ce qui nous permet de profiter des paysages de forêts, un peu comme si on se retrouvait plongé dans un décor de Narnia ou du Seigneur des anneaux (ou de Sleepy Hollow si le temps n'est pas clément j'imagine). On fait une pause sur une plage près d'un lac à mi chemin et on repart. Selon les indications, on est sur des terres mapuches, du nom des indiens originaires de la zone.


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Ensuite on arrive à Villa Traful. Un village tout petit perdu sur les bords du lac du même nom. Sans un souffle de vent, les eaux sont lisses comme des miroirs et les alentours sont vraiment beaux. On s'arrête faire quelques ricochets sur la route du retour.


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En gros pendant la journée, on aura alterné en permanence entre paysages de lacs, de montagnes, enneigées ou non, de forêts plus ou moins denses, de pâturages, de plaines nues, de roches. Ça permet de ne pas se lasser ! Le soir, on profite de la vue depuis notre gîte, et on savoure les pizzas maison et bières artisanales produites pas loin qu'ils nous proposent (marque BauHaus si je me souviens bien, pas mal).


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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 16:46

Attention, ce blog reprend du service ! À venir très bientôt des articles sur mon voyage à travers la Patagonie, avec au programme de la nature, des montagnes, des lacs, de la neige, des vaches, des forêts, des glaciers, des animaux en tous genres, du bateau, des randos, de la bonne bouffe, des siestes, du soleil, et encore plus.

Soyez patients ! 

Ensuite si je trouve le temps et la motivation, qui sait, je rajouterais peut-être mon séjour au Myanmar de Février dernier ?

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 23:28

Alors Istanbul... Bof. Entre la météo vraiment pas terrible (froid et pluie tout le temps) et la fatigue accumulée des vacances (j'ai même du prendre des médicaments, c'est dire) cette ville ne m'a pas des masses inspirée. Pourtant elle a du potentiel, et je lui donnerai une seconde chance plus tard, je suis sûre qu'elle doit être très agréable. Mais il faut dire qu'après deux semaines loin de tout, se retrouver dans cette masse de touristes, ça nous a fait un choc. Du coup, cet article ne contiendra que des photos, notre programme n'ayant consité qu'en manger des pizzas (le bonheur après 2 semaines de soupe / patate / mouton), des salades, fumer la shisha (bof quand on est malade), se balader dans la ville, arpenter le grand bazar (un vrai repère à touristes, l'horreur - j'ai quand même acheté une lampe...), visiter la mosquée bleue, se faire refouler à l'entrée du palais Topkapi (on n'a pas trop compris pourquoi, une histoire d'horaires), dîner sur les hauteurs du Bosphore (vue sublime), se battre pour rentrer dans les tramways... J'arrête là, place aux (rares) photos !

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:00

Lundi 10 octobre - toujours plus au sud

Réveil encore et toujours matinal, direction les toilettes situées plus loin dans le village. Surprise : il a neigé dans la nuit ! Ça donne un aspect tranquille et endormi (ou peut-être le fait qu'il est 7h...). On a confirmation qu'il a fait bien froid dans la nuit, la bouteille d'eau laissée dans la voiture est devenue glaçon...

On petit déjeune à base de porridge (...) et c'est reparti pour de la jeep. De nouveau un peu de 4x4 pour retrouver la route principale (Pamir Highway) qu'on quitte très vite pour nous diriger plein sud. La route devient bien moins praticable d'un coup mais on y passe plutôt tranquille avec notre bolide. A partir de cette intersection, c'est simple, on ne croisera personne sur la route à part les militaires en faction et des gens qui guident leur troupeau jusqu'à Khargush, et encore. Les paysages deviennent encore plus secs et caillouteux qu'avant, cette absence de gens n'est donc pas étonnante. Au début, on ne fait que monter, encore une fois. Très rapidement, il fait beaucoup moins froid qu'à Bulunkul (il faut dire que ce village est connu comme le plus froid du Tadjikistan !), le soleil brille, on en profite pour faire de nombreuses pauses, et c'est pas du luxe dans la jeep qui saute dans tous les sens. On profite du silence, total. On se croirait presque dans un film dont on aurait coupé le son. Et à un moment, on atteint la neige !

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On continue un moment sur le plateau en hauteur (on passe un col à 4300m), seuls au monde. C'est top. Histoire de se réchauffer un peu, on se balade du côté d'un lac, très certainement le Chokor Kul mais je n'en suis pas sûre. Il fait tellement calme à l'extérieur que les montagnes en face se reflètent dedans. Il faut dire aussi qu'il est gelé... Dommage car il donne envie de piquer une tête dedans !

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Une fois le col passé, on redescend (en fait on a passé notre temps à monter vers des cols, redescendre dans la vallée pour remonter vers un autre col pendant ces vacances, et dire qu'on a croisé des touristes en vélo du côté du Kirghizstan...). Derrière au loin, on voit quoi ? Des montagnes, gagné ! Mais pas n'importe lesquelles, celles-là sont dans le pays voisin, l'Afghanistan. Oui, je sais, avant de partir, j'avais dit qu'on ne s'approcherait pas de cette frontière. En fait on va la longer pendant près de 300km à partir de maintenant ! Et oui, car non content de voir les montagnes au loin, en fait en redescendant on atteint une rivière. Et de l'autre côté, l'Afghanistan !

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On voit même des Afghans... En fait on en verra plein, mais je n'ai pas osé prendre de photos.

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Après un passage par un poste de vérification de visas histoire de vérifier qu'on ait bien le droit d'être là, on reprend la route. Sur notre droite, un mur de montagnes tadjikes, sur notre gauche la rivière et les montagnes du pays voisin. Les paysages traversés varient rapidement. La rivière est parfois encaissée dans des canyons, parfois découverte. On s'amuse à jeter des cailloux sur la berge en face. Pour être tout à fait franche, Cédric y arrive, moi non, faut que je m'entraîne...

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Mais toujours autour on voit des paysages majestueux. On se balade de temps en temps, en se demandant si c'est sûr. Il faut dire qu'après avoir lu que par endroits il reste des mines au niveau de la frontière afghane, ça me foutait une peu les boules ! Mais vu que des troupeaux passent et repassent par là, no soucy. Et ça aurait été dommage de se priver, certains endroits étaient juste à couper le souffle.

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En fait la route longe la rivière, et donc ses méandres changements de dénivelé. Ce qui donne lieu parfois à des vues sur les routes qu'on va prendre, qui semblent toujours bien étroites vues de loin... Ça a du être un sacré chantier de les construire, et maintenant de les maintenir en état. Du côté afghan, c'est pire ! La route est de temps en temps coupée par des éboulis et semble bien frêle. Les seules personnes que nous voyons sont à pied (mais où se dirigent-elles ??), à cheval, à dos d'âne ou de chameau ! Pas de voiture en revanche.

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On longe toujours la rivière, qui s'élargit petit à petit, et s'enfonce bien plus bas que nous. On devine au loin la vallée immense qui va en découler. En fait on ne regarde pas trop la vallée en elle-même, on cherche désespérément un fort en ruine indiqué sur nos guides. On finit par tomber dessus tout de même. Il faut dire qu'il était indiqué par un panneau sur le bord de la route ! Va-t-on retrouver des touristes ?... Pour rejoindre ce fort, on doit marcher un petit bout, mais ça va. En fait le fort en lui-même n'est pas terrible car vraiment en ruines, mais son positionnement entourés par trois falaises est optimal et on a une belle vue sur la vallée de là-haut.

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Le retour à la voiture est plus épique, on se trompe de chemin, on meurt de chaud, on tombe sur un mur, on finit par l'escalader sous le regard médusé des chèvres, on est crevés. Ce doit être le contrecoup de la voiture, de l'altitude, ou je ne sais quoi, mais on est complètement HS. Après ça, on rejoint la ville de Lagan en rejoignant la vallée, qu'on traverse rapidement. Ça a l'air plutôt sympa comme village. Vu qu'on est maintenant à côté de l'eau et que l'espace est grand, on voit plein de champs autour de nous, ça change des cailloux de la montagne. On devait se faire une marche de 50min à flanc de montagne pour atteindre un fort plus loin, mais on laisse tomber en se disant qu'on est trop morts.

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On poursuit notre route dans le fond de la vallée, cette fois on croise des gens un peu partout, en très grande majorité à pieds. Beaucoup d'arbres, de champs, de troupeaux. Ça change ! On atteint un autre village où on s'arrête pour déjeuner. Il serait temps, il doit être presque 15h. Vu que notre chauffeur nous explique je ne sais quoi sur le fait qu'il doit revenir en arrière pour aller chez un pote récupérer un truc pas loin, on va faire un tour dans le village. D'autant que le lonely nous parle de stupas bouddhistes aux alentours. On est censé traverser le village, puis la rivière. Mouais. Pas de pont. Du courant. Pas de gué. Super. Des gens nous font des signes, on ne comprend pas. On finit par suivre un gamin qui nous fait grimper une pente bien casse gueule, pour atteindre la stupa. Je m'attendais à voir une statue de bouddha... En fait une sorte de pyramide en pierre, qui surplombe la vallée. La vue est sympa de là-haut.

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Autour, des grottes dans les montagnes. On se demande si c'est dans ce genre de caverne que s'est planté Ben Laden pendant un moment... Redescente encore plus casse gueule que la montée. On retourne sur la route pour retrouver notre chauffeur, qui of course, n'est pas là. On l'attend. Encore. Et encore. Limite on se dit que si ça se trouve il s'est barré sans nous. Il arrive finalement presque une heure après, avec des explications pas très claires sur le pourquoi de son retard. Bref, on reprend la route, direction un autre fort en ruine. On galère un peu à le trouver, mais on trouve l'intersection et on prend une route bien défoncée qui monte abruptement à flanc de montagne. En haut, on trouve le fort : le Fort Yamchun.

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Pour l'atteindre, on est repartis en mode escalade à l'arrache. Vraiment à l'arrache cette fois, on manque se vautrer un bon nombre de fois. Mais on y arrive, chacun par un chemin différent. Cette fois, pas de déception, le fort est certes en ruine, mais on retrouve quand même les murs, des semblants de tour. Et la cadre est superbe. Avec en plus le soleil qui commence à être bas sur l'horizon, c'est magnifique. On prend notre temps là-haut, et on retrouve ensuite notre chauffeur mort de rire de nous avoir vu déraper de partout... Il faut dire qu'au retour, on a trouvé un chemin bien plus praticable qu'à l'aller !

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On hésite à dormir dans des thermes qui sont non loin, et finalement on reprend la route, on veut avancer ce jour-là. Le but de base, dormir à Ishkashim, qui sera le point le plus au sud de notre voyage. Sauf qu'en route, la nuit tombe. À priori pas de problème. Sauf que la batterie de la jeep est plus que limite et que les phares ne tiennent que 3 secondes quand on les enclenche ! J'ai droit à de nombreuses frayeurs, mais on finit par trouver un village et squatter chez des gens rencontrés sur le bord de la route.

 

Mardi 11 octobre - last day in Pamir

Réveil, petit dej, débarbouillage au pichet d'eau dehors et nous voilà repartis. De jour c'est quand même plus agréable. Sur la route, on croise plein de champs, de gens, d'enfants toujours habillés sur leur 31 pour aller à l'école, de troupeaux divers et variés.

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La veille on avait prévu de finir la journée à la forteresse Khaaka, mais on avait du s'arrêter avant. Du coup, ça sera notre première visite de la journée. Cette fois, on ne veut pas se faire avoir en grimpant n'importe où, donc on cherche un chemin d'accès facile pour monter là-haut mais on ne trouve rien. Donc on monte pile en face du panneau indiquant le fort. Aïe. Casse-gueule encore une fois. En haut c'est même bien chaud. Mais on y arrive, et surprise, il n'est pas si en ruine que ça. On longe les remparts, on est tout seul, c'est cool. Seuls ? Ah non en fait. La partie supérieure du fort est occupée par l'armée tadjike ! Qui à grands signes de bras nous font comprendre qu'on n'est pas les bienvenus... Alors on s'éclipse, ni vu ni connu. On finit quand même de longer les remparts et on tombe sur... un escalier ! Les fourbes ! Ils ont mis le panneau à l’exact opposé de celui-ci !

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On longe toujours la rivière, l’Afghanistan est toujours derrière, il ya de plus en plus de gens. À un moment, en s'arrêtant faire une pause photos, il y a même deux types qui nous jettent des cailloux ! On devait bien être à 100m à vol d’oiseau mais ça nous a bien fait rire. Les paysages sont un peu moins secs encore, il fait presque chaud, et les zones cultivées alternent de part et d'autre de la rivière.

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On est censé voir d'autres trucs sur la route comme une mine de rubis (je crois) mais on ne voit rien. On rate aussi un fort du côté afghan. Pas grave, on en a plein à se mettre sous les yeux ! On traverse Ishkashim, la ville la plus au sud avant de remonter vers le nord, toujours à côté du pays voisin. La route n'est pas vraiment plus praticable comme on l'aurait pensé, mais on se débrouille bien avec notre 4x4 et notre super chauffeur.

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Les villages afghans de l'autre côté sont magnifiques, très ordonnés, très propres. Impressionnant. Les murs et les maisons sont construites à base des cailloux ramassés sur les surface planes qui deviennent ensuite des champs ! Et comme c'est la fin de la saison chaude, les jardins sont plein à craquer de foin et certains tas dépassent de loin la taille des maisons.

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Après ça, on atteint Khorog, la "capitale" du Pamir. On cherche une voiture pour partir directement vers Dushanbe, mais on capitule après plusieurs heures d'attente et de marchandage, il faudra revenir le lendemain matin pour profiter des taxis collectifs. La ville en elle-même n'est pas terrible, on choisit un hôtel pas trop mal pour pouvoir enfin prendre une douche ! Et bien en fait il nous faudra patienter jusque tard dans la soirée pour en profiter, le ballon était vide... Mais ce que ça fait du bien !

 

Mercredi 12 octobre - un jour sans fin

Réveil ultra matinal, 5:30. Pourquoi ? Pour être sûr de monter dans la première voiture en direction de la capitale. Première galère : Cédric perd son porte-feuille, il le retrouve dans la chambre d'hôtel en revenant sur ses pas, pendant ce temps-là, je fais "ami-ami" avec une bande de chiens errants. Ensuite, c'est parti pour l'attente. En fait on est les premiers voyageurs arrivés, sont avec nous deux chauffeurs et leur voiture. Pas facile de comprendre le fonctionnement des Tadjiks, mais en gros, c'est la première voiture pleine qui décolle. Sauf que pour remplir une voiture il faut 7 passagers. Et que quand les gens arrivent, au lieu de s'installer voiture par voiture, ils s'installent place par place : d'abord celle de devant qui est la plus confortable, ensuite les fenêtres et après le reste. Du coup, c'est à 10h qu'on finit par quitter le parking, et à 11h qu'on sort de la ville après un changement de batterie et des galères avec l'un des passagers boulet.

C'est parti. Pour 13h de route. Bien évidemment, on est dans le coffre, avec zéro place pour les jambes. On a souffert je peux vous dire. En plus on s'attendait à ce que la route soit nickel. Que dalle. La première partie est pas terrible, ensuite c'est de pire en pire. Certes c'est superbe autour de nous, sauf qu'on ne fait presque aucune pause. Les jambes hurlent, on n'en peut plus, et il faut encore ajouter à cela le fait qu'il faut traverser des montagnes, donc un col à passer, donc des précipices à coté de la route. Je peux vous dire que quand à chaque virage de ma place il est possible de voir le fond de la vallée, ça fait flipper. On regarde nos photos histoire de ne pas rester fixer sur la conduite du chauffeur !

On finit par arriver à Dushanbe sur les coups de 22h. Dilemme : on cherche un hôtel pour la nuit ou on se fait un bon resto et on attend à l'aéroport ? Sachant que notre vol décolle à 5:20. Ça sera resto ! Première partie de soirée sympa, bonne bouffe locale. Après, ça va être plus dur : un monde fou à l'aéroport, impossible d'enregistrer nos sacs avant 3h, pas de place assise, du bruit. On finit par squatter au premier étage sur un banc devant les bureaux des officiels (militaires ?). Le jeu, ne pas croiser leur regard quand ils passent, sinon ils vont nous demander de redescendre. On tient jusqu'à l'enregistrement, j'arrive même à piquer du nez.

Enregistrement ok, passage de la douane pas ok : on met plus d'une heure parce que rien n'est indiqué, que tout le monde passe devant tout le monde, et que of course, le guichet qu'on a choisi accepte tous les passeports sauf ceux en direction d'Istanbul ! On arrive en salle d'embarquement, encore de l'attente. On monte dans l'avion bien en retard et on décolle bien plus tard pour je ne sais quelle cause. Pfiou, quelle journée ! Au-revoir Tadjikistan, on aurait bien aimé partir direct du Pamir et ne pas vivre ces 24h... Et après, Istanbul mais ça sera l'objet d'un autre article !

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