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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 18:09

Samedi 8 octobre - byebye Kirghizstan, welcome Tadjikistan
 
Osh ne nous réussit pas vraiment, et ça se confirme : mon chargeur de téléphone crame dans une prise et suite à une coupure internet le booking qu'on essaie de faire pour Istanbul ne fonctionne pas... mais on finit par quitter cette ville qui nous ferait presque repenser à la spirale de la loose. À 10h. Alors qu'on avait prévu de partir à 6h. Mais le chauffeur en ayant décidé autrement, il faut bien faire avec. Du coup, embouteillages en sortant de la ville. Mais rapidement, on se retrouve à grande vitesse (soit 60km/h) sur des routes bien goudronnées. Des flics tous les kilomètres, mais avec notre plaque tadjike, on passe tranquille. Les paysages dans le coin sont surtout constitués de cultures. On avance bien jusqu'à un petit resto routier où on mage de la soupe au mouton.

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (1)

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (4)

On repart, et cette fois ça rigole moins, on commence à grimper. Le futé décrivait la route comme un enfer, en fait c'est plutôt pas mal, route large, personne à croiser, c'est tranquille. Impressionnant quand même les investissements qu'ils peuvent faire dans leurs infrastructures routières. On atteint Sary Tash qui marque le croisement des routes qui vont vers la Chine, le Tadjikistan ou continuent vers l'ouest du Kirghizstan.

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (3)

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (2)

Nous, on continue tout droit, direction le Tadjikistan ! À partir de là, c'est simple, plus aucune voiture sur la route. Rien. Nada. Personne. Mieux vaut ne pas tomber en panne... On traverse une vallée immense, avec au loin devant la barrière des montagnes tadjikes, et au loin derrière la barrière des montagnes kirghizes qu'on vient de traverser.

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (5)

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (6)

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (7)

Au fond de la vallée, un poste frontière : on quitte le Kirghizstan. Mais on ne rentre pas tout de suite au Tadjikistan, le poste frontière du second pays est bien plus loin ! On commence l'ascension des montagnes, tout en suivant la frontière chinoise. En fait pas vraiment la frontière, mais la limite du no man's land délimitant les 10km avec la frontière voisine. Compliqué d'ailleurs de quitter le pays. Ce n'est pas un mais trois bureaux par lesquels il faut passer. Ah non, finalement que deux, il n'y a personne dans le troisième... En fait je dis on mais c'est notre chauffeur qui s'en occupe !

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (8)

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (9)

Les montagnes autour sont impressionnantes, presque hostiles. Il faut dire qu'elles culminent à plus de 7000m! Nous on grimpe, on grimpe, jusqu'au col. Pas 7000m, mais tout de même 4200m, presque aussi haut que le Mont Blanc ! Ce doit être psychologique, mais on se sent bizarres à la montée... En haut, on perd de vue le Kyrghyzstan, et pour nous accueillir au Tadjikistan, une sculpture.

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (10)

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (11)

Après, ce sont les joies administratives d'un poste frontière. Encore plusieurs bureaux, des papiers à signer. Evidemment je n'existe pas, donc c'est Cédric qui remplit mes papiers, sauf la signature (ouf). Pauvres mecs qui se gèlent là-haut, ah oui j'ai oublié de préciser mais ça caille sévère. On finit par passer, mais pas sans y laisser quelques plumes : on hérite d'un passager. Difficile de dire non entourés par des mecs à la mine patibulaire loin de tout...
 
On continue parce qu'on n'est pas encore arrivés. Dommage pour nous, la nuit tombe doucement et on perd de vue petit à petit les montagnes alentour. On arrive quand même jusqu'au lac de Karak Kul pour les dernières photos de la journée.

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (12)

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (13)

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan (14)

Ensuite, ne reste plus qu'à tenir face au froid qui tombe. Ça caille dans la voiture. D'ailleurs dehors il neige quand on passe le col de 4800m (4800!!!)  J'ai de la chance à l'avant, le moteur chauffe un peu par moments. Cédric par contre en bave à l'arrière.. C'est en voulant changer de chaussures qu'il remarque un truc : il n'en a plus qu'une ! On s'est dit ensuite qu'il avait du laisser sa deuxième chaussure de rando dans la voiture qui nous a emmenés à Jalal-Abad... Quand je vous disais que la spirale de la loose nous avait rattrapés ce jour-là ! On atteint Murghab vers 23h, le chauffeur nous accueille chez lui, on mange et au lit ! Avant ça on se prend bien la tête avec lui, mais au final on arrive à presque se mettre d'accord sur le planning des jours suivants : il restera notre chauffeur pendant 3 jours et nous laissera à Khorog.

Kyrgyhyzstan-Tadjikistan

Dimanche 9 octobre - Bulunkul ? No !!! (yes ?...)
 
Petit dej frugal (thé et pain) exactement ce qu'il nous fallait. Il faut dire que sa femme et ses enfants filles n'étant pas là, personne ne fait la cuisine. La veille, il avait demandé à une de ses filles vivant dans le coin de venir pour qu'on puisse manger un bout ! Ensuite, prise de tête once again pour les mêmes raisons que la veille : il ne comprend pas ce qu'on veut de lui. Il est têtu ce garçon ! On lui donne des exemples de ce qu’on veut faire et se braque sur un nom de lieu où on lui a proposé de dormir : Bulunkul. Ce qui donne lieu à des « Bulunkul, no ! No Bulunkul » assez fréquents. On se rend compte au bout d’un moment que ce qui lui fait peur n’est pas de ne pas être payé pour ces extras kilomètres (d’ailleurs il essaie de nous avoir sur la distance supplémentaire…) mais c’est la crainte de manquer d’essence en chemin qui le rebute. Apparemment, on ne trouvera pas d’essence sur notre chemin avant l’arrivée à Ishkashim, autant dire presque à la fin du périple dans le Pamir. On tombe d’accord sur l’achat d’un jerrican avant de partir.

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (1)

Mais ce n’est pas fini… Après ça, il nous emmène voir une nana qui parle anglais, pour qu’on lui réexplique tout et qu’il s’assure d’avoir bien tout compris. Zen, il faut rester zen… On remonte dans la voiture pour cette fois la mission de trouver de l’essence. Notre chauffeur fait le tour de la ville et de ses connaissances, frappe aux portes, parle avec plein de gens qui le renvoient vers d’autres personnes. Mais rien, on finit bredouille. C’est là qu’il se dirige vers… la station service « officielle » ! Zen, il faut rester zen… Pas bien aux normes de sécurité d’ailleurs cette station. Il s’agit en fait d’un bidon duquel sort un flexible avec lequel on remplit tout ce qu’on trouve, jerricans, bouteilles pour ensuite transvaser dans le réservoir. Le tout bien évidemment avec la clope au bec. Oui oui, juste au-dessus de l’essence qui coule ! Gloups. Finalement pas de jerrican supplémentaire, celui qu’il avait déjà dans le coffre semble lui suffire.


Et enfin, on est partis, on laisse Murghab (alias le centre du monde du Pamir dixit le con de l'agence de voyage de Osh - on se demande comment on se serait débrouillés si on n'avait pas pu garder le même chauffeur...) derrière nous. Au début on longe tranquillement la rivière qui passe par là, puis on prend de la hauteur. Et c'est superbe. On fait un peu la course poursuite avec des enfants à vélo (à vélo ! à plus de 3000m d'altitude, sur des routes de montagne !), vu le temps qu'on passe à s'arrêter sur le bord de la route pour faire des photos et se dégourdir les jambes.

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (2)

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (3)

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (7)

C'est très étrange de regarder les paysages traversés, parce que ça change du tout au tout très rapidement. On enchaîne les montagnes qui nous bordent, plus ou moins arides, mais de temps en temps, c'est comme si la terre s'ouvrait et on tombe sur des crevasses, voire des canyons. Du coup on se prend des bons changements de dénivelé avec la voiture.

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (4)

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (5)

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (6)

On atteint finalement un plateau tout plat (ça doit être pour ça qu'on l'appelle un plateau) immense. Les murs de montagne sont vraiment loin de chaque côté de la route et il n'y a rien, je parle de végétation, de roches ou d'êtres vivants, nulle part. Enfin si, au bord des montagnes on devine des regroupements de maisons et des troupeaux, mais rien de proche. Ah si. À un endroit se trouve un énorme rocher, tout seul, perdu sur le plateau. Chatyr Tash est le nom de ce rocher. Ni une, ni deux, on s'arrête et on part à l'assaut. En fait le plateau est vraiment grand parce que ce n'est pas tout prêt pour atteindre le bas du rocher... après ça, petite partie d'escalade sans trop de peine, et nous voilà en haut, perdus au milieu de rien.

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (8)

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (9)

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (10)

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (11)

On reprend la voiture pour continuer sur la Pamir Highway, et on croise un groupe de motards. Ou plutôt un groupe de gens avec une seule moto. En panne. Ne pas chercher à comprendre comment ils sont arrivés là, mais ils ont une bonne tête ces locaux ! On continue donc à traverser ce plateau jusqu'à arriver à Ak-Balyk, où on a décidé qu'on mangerait du poisson. Marre du mouton ! Sauf que le chauffeur nous explique que du poissons il n'y en a que les jeudi et vendredi (??). Et effectivement, ce qu'on comprend être la réserve habituelle de poissons est vide, mais pas moins jolie.

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (12)

On demande quand même s'il est possible de manger, et on se retrouve avec dans notre assiette du poisson séché frit, ce qui n'était pas vraiment notre idée de poisson frais grillé... Mais on l'a voulu, on l'a eu ! On a pu goûter de la crème de yack aussi, super bonne. À l'extérieur, des toilettes. J'ai oublié de vous parler des toilettes tadjikes... tout un programme. Une fosse creusée dans la terre, soutenue par je ne sais quoi, des planches qui entourent un trou, et c'est tout. Oui oui, vraiment tout, pas de papier ni même d'eau ! Beurk. Les toilettes du "resto" sont exactement de ce type, pas très ragoutantes, par contre la vue qu'on a de cet endroit est vraiment sympa.

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (13)

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (14)

On arrive ensuite à Alichour, là où à la base on voulait passer la nuit. Sauf qu'il est encore un peu tôt et qu'on décide de pousser jusqu'à Bulunkul (rappelez vous, Bulunkul NO ! Et bien on l'aura fait !). En fait notre vrai but est de monter jusqu'au lac de Yashil Kul qui se trouve en hauteur du village. On laisse donc Alichour sur la route, ainsi que la guesthouse avec hot shower qui nous faisait de l'oeil... Tant pis pour la douche ! Parce qu'au Tadjikistan, c'est comme au Kirghizstan, toujours pas de douche chez l'habitant. Bref, on continue. Un peu plus loin on croise le lac Sassyk Kul. Décision prise de rejoindre le bord à pied, c'est pas loin. Erreur. Certes c'est pas loin, mais c'est marécageux ! Ou plutôt, les berges sont composées de mottes de terre avec des herbes entrecoupées de trous plus ou moins profonds (certains TRÈS profonds) remplis d'eau. Ça donne lieu à des fous rires et des sauts de cabris pour rejoindre le lac. Mais on y arrive. La récompense arrivés là ? Oui c'est joli, mais surtout ça pue ! Aucune idée d'où ça vient, mais c'est connu en fait, le nom du lac veut dire le-lac-qui-pue...

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (15)

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (16)

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (17)

On reprend la voiture, passons devant un autre lac, mais on ne s'arrête pas cette fois. On quitte ensuite la route principale pour nous diriger vers Bulunkul. Le chauffeur s'amuse comme un fou et nous fait quitter la route pour passer en mode 4x4 qui passe partout. On voit le village au loin, mais on fait un détour vers un lac proche. Cette fois, le chauffeur vient avec nous pour atteindre les berges, mais c'est un échec. Impossible de traverser la zone marécageuse, on est obligés de contourner toute la zone pour atteindre le lac par un autre côté.

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (18)

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (19)

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Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (21)

Ensuite, on rejoint Bulunkul et on cherche où dormir. C'est chose faite dans un homestay où on est accueillis avec le traditionnel thé. Et après, toujours un peu de soleil, on décide de faire un tour. On traverse un troupeau de yacks sur une route qui ne mène à priori nulle part. Ça caille sévère. Cette route monte un peu, du coup on a une belle vue sur le village et un petit lac en contrebas au moment où le soleil rosit le ciel.

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (22)

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Tadjikistan-Murghab-Bulunkul (24)

D'un coup, révélation : mais cette route ne serait pas celle qui mène vers le lac de Yashil Kul ? Allez go, on y va ! Nous voilà à grimper cette route qui monte de plus en plus, en cherchant à chaque virage à voir le lac sous nous. Mais rien, on grimpe, pas de lac, la route monte encore, le soleil descend. On voit bien à un moment que le soleil se couche, il n'y a plus de lumière sur les montagnes derrière, mais on continue, on ne va pas s'arrêter en si bon chemin. On monte, plus vite, on continue, et enfin, au détour d'un virage, on le voit. En fait on le devine, il n'y a vraiment plus beaucoup de lumière. Mais ça valait le coup !

Tadjikistan-Murghab-Bulunkul

Retour au village dans la nuit noire, nos hôtes ne croient qu'on est montés que lorsqu'on leur montre nos photos... Et là, le chauffeur qui sort un "mais j'aurais pu vous emmener". What ??? Il se fout de nous ou quoi ? Bref, dîner frugal, dodo.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 18:26

 

 

Mercredi 5 octobre - à dada sur mon bidet, suite

Plusieurs réveils dans la nuit : panique, il pleut à torrents ! Ah non, c'est juste la rivière proche. Au matin, en fait il pleut. Pas à verse, mais quand même. Petit dej morose, on va galérer sur nos chevaux... Grace au langage des signes, on finit par comprendre qu'on partira quand la pluie aura cessé. Au moment de boucler les sacs, le guide m'entraine dehors et me montre quelque chose au loin. Je ne comprends pas... Et d'un coup : MAIS IL NEIGE LÀ-HAUT !!! Et pas qu'un peu, les nuages sont noirs et bien menaçants. Du coup on hésite longuement sur la tenue appropriée : la veille on a eu bien chaud, et sur un cheval on fait quelques efforts, mais il neige. Bon, on verra bien !

Kyrghyzstan-Song-Köl (1)

On finit par quitter les yourtes en milieu de matinée, la pluie a enfin cessé, direction les nuages de neige en face. Ça monte tranquille au début, mais mon cheval ne veut toujours pas avancer, donc de nouveau me voilà encordée. On laisse le campement en bas et on monte, on monte. En haut du premier col, on atteint les premières neiges et on a une dernière vue sur les montagnes derrière.

Kyrghyzstan-Song-Köl (2)

La seconde partie est plus difficile : de la neige et ça grimpe sévère. Les chevaux se prennent les pieds (?) dans les cailloux mais on continue de monter. Je me pèle le cul. Excusez l'expression mais j'avais vraiment froid, j'en tremblais sur mon cheval. Mes petits gants (achetés pour faire des footings l'hiver... Mais pourquoi je n'ai pas pris ceux de ski???) ne suffisaient pas à réchauffer mes doigts et je me maudissais d'avoir des pulls et sous-pulls à proximité dans mon sac mais hors de portée. J'oubliais, on a failli tous y passer aussi quand mon cheval a décide de passer à droite d'un rocher alors que le guide était parti à gauche. Je vous rappelle qu'on était encordés... Cédric juste sous nous a cru qu'on allait lui tomber dessus ! Mais non, on finit par atteindre le sommet.

Kyrghyzstan-Song-Köl (3)

Kyrghyzstan-Song-Köl (4)

Ça vous donne froid ces photos, non ? Notre guide était comme un gosse, il voulait qu'on se balance des boules de neige alors que j'avais déjà les doigts congelés. Après cette pause au milieu de nulle part, on entame la descente. Moins pentue qu'à l'aller, mais cette fois bien glissante. Mon cheval me donne même l'impression de faire du ski de temps en temps ! Plus on descend, moins il y a de neige et plus la température "remonte". On atteint finalement le fond d'une vallée où coule une rivière, et on peut même apercevoir le but de notre voyage au loin. Time for a pic nic !

Kyrghyzstan-Song-Köl (5)

Kyrghyzstan-Song-Köl (6)

Kyrghyzstan-Song-Köl (7)

Kyrghyzstan-Song-Köl (8)

On s'est encore une fois bien caillés pour manger. Mais après ça, le ciel s'est dégagé et on a pu rejoindre les berges du lac avec le soleil.

Kyrghyzstan-Song-Köl (9)

On a longé le lac Song Köl pendant un long moment, nos chevaux étaient tout motivés et trottaient gaiement pour le plus grand bonheur de mes fesses et cuisses... On a croisé quelques yourtes en chemin (n'importe quoi les infos du CBT de Bishkek), des chèvres, des chiens, mais pas âme qui vive. Notre campement consistait cette fois en un regroupement de 4 yourtes et d'une tente. Vues les traces au sol c'est plus d'une quinzaine de yourtes qu'il devait y avoir en saison. Comme d'habitude on commence par un gouter de bienvenue.

Kyrghyzstan-Song-Köl (15)

Kyrghyzstan-Song-Köl (13)

Ensuite on explore le coin. A pied cette fois, les chevaux sont fourbus et devront faire le chemin du retour en une seule fois le lendemain. On commence par rejoindre les berges du lac en remontant une digue naturelle qui s'enfonce dans les eaux. Magnifique, le vent déclenche des vagues, l'eau est bien bleue, les montagnes en fond bien enneigées.

Kyrghyzstan-Song-Köl (10)

Kyrghyzstan-Song-Köl (11)

Kyrghyzstan-Song-Köl (12)

Comme on a froid et qu'il reste encore quelques temps avant que la nuit tombe, on part cette fois dans la direction opposée, vers la colline derrière les yourtes. Colline en fait bien plus éloignée qu'on ne le pensait. Mais ça fait du bien de marcher, le soleil nous donnerait presque chaud. En fait derrière la colline il y a... Un faux plat et une autre colline. Alors on s'arrête là et on observe le campement au loin devant le lac.

Kyrghyzstan-Song-Köl (14)

Kyrghyzstan-Song-Köl (16)

Kyrghyzstan-Song-Köl (17)

Le soir, le froid revient encore plus fort. On mange cette fois une sorte de soupe aux raviolis à la viande pas dégueux du tout. Et quand le soleil a disparu, difficile de tenir dehors, même avec toutes les sous-couches possibles. C'est surtout le vent qui est traitre. Heureusement qu'il y a un petit poêle dans la yourte !

Kyrghyzstan-Song-Köl (18)

Kyrghyzstan-Song-Köl

Jeudi 6 octobre - en jeep maintenant

Réveil difficile suite à une nuit difficile, il a vraiment fait froid. On se fait presque tirer du lit par les gens car ils ont besoin qu'on vide notre yourte pour la démonter. Pendant qu'on petit déjeune ils mettent tout dehors et on assiste ensuite au démontage de la yourte : ils enlèvent d'abord les peaux de mouton qui faisaient office de mur/tapisserie, ensuite c'est au tour des montants du toit qui sont enlevés un par un jusqu'à pouvoir démonter le cercle central qui soutenait le tout, et pour finir les murs sont repliés (vous voyez les dessous de plats de grand-mères qui se déplient avec des losanges ? Pareil) et tadam ! Plus de yourte ! On profite pendant ce temps là du soleil qui est revenu, le vent s'est calmé, le lac est calme.

Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman (1)

Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman (2)

Arrive le chauffeur qui doit nous amener jusque Naryn pour qu'on y passe la nuit. En réfléchissant un peu avec Cédric, on se dit que ça désir peut être mieux de s'avancer pour la route du lendemain qui est bien longue et on s'arrange (moyennant finance) pour qu'il nous emmène jusque Kazarman. C'est en gros plein sud comparé au lac alors que Naryn est à l'est, et c'est surtout à mi-chemin de Osh où on doit absolument être le lendemain soir si on veut passer la frontière le samedi. On décolle sur des pistes bringuebalantes et on dit adieu au lac.

Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman (3)

Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman (4)

On en fait tout le tour jusqu'à la rive sud puis on attaque la barrière montagneuse. On grimpe sec à travers des pentes sèches et caillouteuses et arrivés en haut on tombe sur un panorama très boisé.

Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman (5)

Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman (6)

Et dans la descente, on rigole moins. Il est sympa le chauffeur, mais sa jeep est une automatique et ça ne rassure pas sur l'utilisation du frein moteur dans les descentes sèches. Surtout qu'il a des réactions assez soudaines mais tardives sur l'état de la route. On arrive quand même en bas sans encombre, et ne nous reste plus qu'à rejoindre la route principale en traversant une vallée plate à perte de vue.

Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman (7)

Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman (8)

Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman

On fait le plein et on se dirige vers l'ouest sur la grande route. On se met à croiser quelques voitures, on en avait oublié qu'ils conduisaient à droite dans ce pays ! Il faut dire que la place du volant dépendaient des voiture dans lesquelles on montait... Les alentours sont toujours superbes, avec tout d'abord la traversée de la vallée bordée de montagnes, puis la montée d'un col. La vue d'en haut mérite une petite pause. Notre chauffeur en profite aussi pour prier, il aurait tort de ne pas profiter du panorama !

Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman (9)
Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman (10)
Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman (11)
On continue encore à  monter un peu jusqu'au col proprement dit et on a un aperçu de ce qui nous attend ensuite : des virages en épingle à cheveux à n'en plus finir...
Kyrgyzstan-Song-Köl-Kazarman (12)
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La descente de l'autre côté est encore une fois assez épique avec quelques frayeurs quand le chauffeur décide de prendre des raccourcis qu'on ne voit pas de la route. Mais il a l'air de connaître et s'amuse de nos réactions. Après cette journée de voiture à être secoués dans tous les sens on est contents d'arriver à Kazerman, même si le village ne fait pas rêver. Le chauffeur nous entraîne vers une maison de la ville, où nous accueille une petite avec un téléphone portable et sa mère au bout du fil qui nous dit qu'elle arrive et qu'on peut dormir chez elle. On patiente dans une pièce à la décoration toujours douteuse... Elle finit par arriver, nous explique qu'on va dormir là, dîner, petit-déjeuner, qu'elle s'occupe de nous appeler un taxi pour nous rendre à Jal-Alabad le lendemain matin à 6h. Et surtout, surtout, qu'on va pouvoir prendre une DOUCHE CHAUDE. Soirée tranquille là-bas, on aurait bien aimé partir se balader et boire une mousse quelque part, mais comme on ne sait jamais les horaires de ce qui est prévu, on reste là, on patiente et on martyrise le chien de la maison qui ressemble à un mini-ballon couvert de poils.
 
Vendredi 7 octobre - dernier jour au Kirghizstan
 
Une journée qui commence mal : on s'embrouille avec la femme qui nous accueille et le chauffeur de taxi. Vu qu'il est seul et qu'il a bien compris qu'on voulait partir super tôt, il nous propose un prix faramineux pour la course voulue. On négocie, mais il part dans des explications foireuses (le tout traduit par la femme car le mec ne parle pas anglais, et bien evidemment elle se garde de nous aider à négocier se mettant plutôt dans le camp du gars). On touche le grand n'importe quoi quand il nous explique qu'il y a énormément de neige et que c'est super dangereux mais qu'il a une voiture qui consomme qui est top et que ça va aller. On lui dit de ne pas nous prendre des débiles, de la neige, s'il y en a eu il y a 2 jours elle a fondu depuis. Oui mais il reste de la boue (sic). On veut lui faire le deal suivant : s'il y a de la neige, on paye 3500, sinon seulement 3000. Il refuse et on finit par payer 3300. Franchement s'il était si sûr de ça qu'il y avait de la neige, pourquoi ne pas accepter notre deal ?
 
On se retrouve avec une vieille jeep russe pas du tout confortable. En plus il ne fait pas beau. Les nuages sont bas, il y a presque de la bruine, il fait frais. Du coup, on ne profite pas du paysage et on roule sans s'arrêter. On atteint enfin la montée vers le fameux col-plein-de-neige. On monte, toujours pas de neige, en revanche il fait bien plus froid, le vent est glacial. Et juste avant d'atteindre les nuages, on croise une voiture en panne sur la route : une voiture dont un pneu a explosé. Impossible d'utiliser la roue de secour qui est dans el même état. Et les mecs à l'intérieur, ça fait 10h qu'ils attendent de croiser une voiture. 10h ?!? Ils ont du mourir de froid pendnat la nuit ! On embarque leur roue dans le coffre, le taxi leur en ramènera une nouvelle ensuite. On les laisse là et on continue, cette fois dans les nuages. C'est simple, on ne voit rien. On voit quand même qu'il n'y a pas de neige sur la route... On passe le col en flippant de tomber dans le ravin.
Kyrgyhzstan-Osh (1)
On finit par redescendre sous les nuages, et même retrouver une route correcte. En fait on rejoint la route principale qui relie Bishkek à Jalal-Abad. Là-bas, petite galère avec le chauffeur qui ne semble pas nous comprendre quand on lui dit qu'on veut aller à la gare routière. Après un échec on y arrive enfin, ne reste plus qu'à prendre un minibus, monter dedans et faire la route jusque Osh. Là-bas, on opte pour ce qui semble être un bon hôtel dans nos guides. Mouais. Certes il y a le wifi mais les douches sont communes et le confort juste ce qu'il faut.
 
On pose nos sacs, et la galère de l'organisation commence : on doit absolument trouver un transport pour être à Murghab au Tadjikistan le lendemain soir. À l'accueil de l'hôtel on nous donne des numéros de gens/agences susceptibles de nous aider. Suite à un quiproquo d'appels, on se retrouve avec deux interlocuteurs différents en même temps au téléphone, qu'à cela ne tienne, on négociera avec les deux en même temps, Cédric avec l'un moi avec l'autre ! La nana de l'hôtel hallucine complètement. Cédric se retrouve dans une agence de tourisme non loin, moi je négocie avec un gars dans le hall.
Kyrgyhzstan-Osh
Je ne vous fais pas l'historique des négociations, mais on se prend beaucoup la tête et on finit par prendre la voiture proposée par mon gars, sans gérer d'avance la location d'une voiture pour notre séjour au Tadjikistan. On verra sur place, tant pis pour notre envie d'un véhicule clé en main. On a perdu dans l'histoire l'après midi prévue pour visiter la ville et surtout le bazar réputé. Tant pis, on aura juste eu la chance de tomber sur une manifestation communiste sous la statue géante de Lénine.
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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 18:16

Dimanche 2 octobre - capitale kirghize

On arrive à Bishkek à 2h du matin, après avoir récupéré nos bagages et passé la frontière sans soucis, on négocie un taxi pour l'hôtel réservé. Arrivés la bas, problème : il y a en fait deux hôtels du meme nom et on est bien évidemment dans le mauvais. La spirale de la loose serait-elle encore active ? C'est finalement vers 5h du mat qu'on finit par s'écrouler dans nos lits. Enfin. Au réveil, mauvaise surprise : Cédric ne trouve plus son lonely planet... après enquête il l'avait laissé dans le premier hôtel ! Du coup, on commence la journée par retourner là-bas à pied (merci le sifflet boussole) et ensuite, direction le centre pour se balader. Surprise : il y a des gens partout. Des arbres aussi. En fait on a été impressionnés par cette ville, très aérée, très calme, très verte, très agréable en fait. Avec vue sur les montagnes qui plus est.

Kyrghyzstan-Bishkek

Kyrghyzstan-Bishkek (1)

Kyrghyzstan-Bishkek (3)

On en profite aussi pour faire un tour au musée national de la ville. Très très chouette même si tout était écrit en cyrillique. Surtout le premier étage consacré... au communisme ! Des statues de bronze magistrales représentant des scènes de meetings politiques, de travail, de vies quotidiennes. Le tout grandeur nature, sous des plafonds entièrement peints eux aussi. Et à l'extérieur, une immense statue de Lénine.

Kyrghyzstan-Bishkek (5)

Kyrghyzstan-Bishkek (7)

Kyrghyzstan-Bishkek (6)

Kyrghyzstan-Bishkek (2)

La journée se poursuit, le soir commence à tomber, il y a toujours du monde de partout. On fait un tour dans un parc du centre ville, il y a du théâtre de rue, des groupes de musique, des gens qui font des discours (ou de la poésie ? de toute façon on ne comprenait rien). On finit par se poser sur une terrasse pour boire un verre et plus tard manger. Et quand on ressort, il fait nuit noire, et il ya toujours du monde. Je vous rappelle qu'on est dimanche ! Il y a même un set de DJ en plein centre de la grande place qui s'est installé pendant notre absence, avec des enceintes géantes et plein de gens qui dansent autour. Une ville qui donne envie d'y rester un peu plus longtemps !

Lundi 3 octobre - spirale de la loose or not ???

Mais non, on a quelque chose de prévu. Enfin prévu... Disons qu'on veut toujours faire ce fameux trek pour rejoindre le lac de Song Köl et que ce n'est pas le mail de la CBT de Bishkek qui va nous en empêcher ! On y va quand même et on verra bien sur place. Pour cela première étape : direction Balytchy en minibus. Aucun souci, je dors pendant tout le trajet, on s'éloigne de la ville pour s'enfoncer dans la campagne. Les paysages laissent présager d'un beau séjour.
Kyrghyzstan-Kochkor-Kyzart (1)

Kyrghyzstan-Kochkor-Kyzart (2)

C'est en fait la ville par laquelle il faut passer pour rejoindre les berges du lac Issyk Kul, LE lac du Kirghizstan. Saug que nous on n'y va pas, trop obvious voyons ! On cherche un taxi collectif pour nous rendre à Kochkor, ville de base pour préparer des treks du coté du lac de Song Köl, là on on veut aller. Des gens semblent y aller, on fait l'erreur de mettre nos sacs dans le coffre. Après ça, impossible de négocier, en fait personne ne veut y aller vers cette ville. Enfin si, un couple y va, la nana nous le dit mais son mec ne veut pas avoir de problème avec les gens de notre voiture. On finit par s'énerver et sortir nos sacs pour finir dans une autre voiture d'un gars qui a du copieusement se faire insulter !

On arrive enfin à Kochkor, direction l'antenne locale du CBT, heureusement ouvert. Là, une nana qui parle bien anglais et nous organise en deux-deux exactement le trip qu'on voulait : deux jours de cheval pour atteindre le lac, dernière journée tranquille sur les berges et voiture jusqu'à la ville de Naryn pour finir. On a juste le temps de déjeuner, boire une bière et on est parti. Une petite voiture sur les routes bringuebalantes. On atteint Kyzart en milieu d'aprem et faisons la connaissance de nos hôtes pour la nuit. En guise d'accueil on a droit à quoi ? Un déjeuner ! Si on avait su on n'aurait pas mangé... On se force du coup.
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Ensuite, on prend la poudre d'escampette pour découvrir les environs. Traversée du village, on croise des écoliers qui rentrent chez eux. Leur uniforme ? Costard pour les mecs, jupe/collants/chemisier pour les nanas, très mignon tout ça ! Of course pas de photos, je n'arrive toujours pas à prendre des gens. On atteint ensuite la limite avec des champs et pâturages qui commencent. Plein de vaches et de chevaux qui paissent tranquillement. On ne sait pas trop où on va mais on y va ! Traversée d'une rivière, on passe à coté du cimetière (superbes tombes d'ailleurs), on monte une colline (trop crevés arrivés en haut... On pète la forme...) et surtout on admire les alentours avec la lumière du soleil bas à l'horizon.


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Retour vers le homestay ensuite (aie pour les chaussures qui prennent l'eau à la traversée du cours d'eau) pour quoi ? Diner ! Sauf qu'on n'a pas faim du tout mais qu'on n'ose pas les vexer. La solution ? Un sac congélation dans lequel on a planqué la bouffe ! Ça nous servira pour le déjeuner du lendemain... Et ensuite, au lit, ça pèle dans la maison mais on a des bons sacs de couchage. La déco intérieure est assez intéressante, avec des tapis partout par terre et sur les murs, mais les choix des motifs sont parfois douteux...

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Mardi 4 octobre - à dada sur mon bidet

Au réveil, la crainte de la veille se confirme : pas de salle de bains ici. Du coup ça sera débarbouillage dehors devant un petit lavabo. Ensuite on fait la rencontre de nos montures et du guide qui nous accompagnera. Pendant un moment on a eu peur que ce soit l'homme de la guesthouse, on aurait eu l'air malin avec nos pâtes dans le sac plastique ! Départ du trip, direction le chemin qu'on a suivi la veille en longeant la rivière.

On est parti pour s'enfoncer dans la vallée. Sur le chemin, on croise beaucoup de troupeaux, des bergers, des chiens de berger (qui terrorisent le cheval de Cédric)... Plutôt tranquille pour moi, mon cheval est tellement une tête de mule gourmande qu'il ne pense qu'à bouffer et du coup une partie de la matinée je suis reliée au guide par une corde et n'ai pas grand chose à faire à part admirer les paysages.


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Il fait super beau et chaud, je regrette même de ne pas pouvoir me mettre en short sur le cheval. On avance plutôt bien, jamais assez vite pour notre guide qui n'aime pas qu'on ne suive pas directement ses traces et son rythme. On finit par atteindre le campement de yourtes au bord d'une rivière au fond d'une vallée.


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C'est le début de l'après midi, parfait pour casser la croute avec les pâtes de la veille et le pain des locaux. On boit du thé comme toujours et on remarque certaines habitudes qui semblent partagées par les gens du pays : on mange du pain à table, beaucoup, et surtout se trouvent disposées tout plein de coupelles remplies de confiture ou sucre pour mélanger au thé si envie.


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Après un repos bien mérité, on repart en duo avec Cédric et nos chevaux pour arpenter le coin. Sur la route, on croise un chien qui ne nous quittera plus d'un pouce ! C'est toujours très beau, il fait toujours bon. On grimpe sur un pan de la vallée, puis on redescend, traversons la rivière et montons l'autre pan.


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Le soir, on glande autour des yourtes en hallucinant sur le comportement du gamin avec les animaux : peur de rien, il monte à cheval, "joue" avec les chiens (jeu comprenant une chaîne...). On avait déjà vu des gosses qui s'acharnaient sur un veau trois fois plus gros qu'eux, je me dis que j'ai l'air maline avec mon appréhension de tout ce qui a quatre pattes... Je me lance ensuite dans un lavage dans la rivière : glagla mais ça fait du bien ! Diner dans la yourte, puis dodo, on partage l'une des yourtes avec le guide : au sol des couvertures épaisses en guise de matelas, et autant voire plus de couvertures pour avoir chaud ! Parce que la température chute bien vite dès que le soleil se cache, on ne fait pas long feu dehors.

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 18:10

On les avait méritées ces vacances ! Les galères se sont enchainées les unes après les autres, on se serait cru dans un film :
- Cédric perd sa carte bleue
- l'ambassade du Tadjikistan ne trouve pas les passeports que je lui ai envoyés depuis une semaine et le mec au téléphone ne reconnait pas le nom de la personne qui a signé le bordereau de réception
- DHL perd les passeports à J-2 du départ
- les numéros d'hôtel de la capitale du LP sont faux et les gens raccrochent quand on parle anglais
- je perds ma carte bleue à J-1
- à H-6 on reçoit un mail d'une assoce kirghize qui nous dit que la saison touristique est finie et qu'on ne pourra pas faire le trek prévu le lundi (la seule chose qu'on ait "prévue")

Bref, la loose. On se dit meme qu'on est maudits et qu'on ne partira jamais.

Mais, à force d'y croire :
- à H-12 Cédric récupère une nouvelle carte bleue qui fonctionne
- à H-12 je récupère nos passeports avec les visas (un grand merci à mon big boss!!! Et sans rentrer dans les détails c'est pas du tout DHL qui avait égaré les documents...)

Et c'est donc samedi midi qu'on décolle pour deux semaines en Asie centrale. Ouf !

Comme personne ne semble connaitre (ou du moins maitriser) la géographie de ces deux pays, voici une petite carte des lieux. En bleu/violet notre itinéraire à travers le Kirghizstan et le Tadjikistan (orthographe variable sur les encyclopédies...). Avec et sans relief, juste pour vous donner une idée des kilomètres et du dénivelé parcourus.

 

carte-Tadjikistan-Khirgizstan

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 19:55

Step one : Bretagne

Et oui, on peut passer de bonnes vacances en Bretagne (d’ailleurs c’est connu, là-bas il ne pleut que sur les cons). Et ça donne quoi ?
     - des barbeucs tous les soirs sur la terrasse
     - une journée dans le Finistère sud avec crêperie et balade du coté de Penhors
     - des jeux en tout genre (et découverte du möllky, sorte de pétanque/bowling finlandais excellent)
     - des footings
     - 4 jours à la Trinité-sur-mer avec des potes
     - du bouquinage (winter is coming…) (comprenne qui pourra)
     - ½ journée en banlieue rennaise, home sweet home
     - de la plage (tous les jours, oui oui)
     - du soleil (tous les jours, oui oui)
     - des fous rires une après-midi (mais je ne peux pas rentrer dans les détails, c’est secret, chuuuuut)

Je sens que certains sont sceptiques sur le temps que j’ai pu avoir là-bas. Alors pour faire taire les mauvaises langues, quelques photos.

Step two : Malaysia

Vendredi

Ben oui, faut pas perdre les bonnes habitudes ! Alors après une soirée parisienne fort sympathique, c’est dans un avion direction Kuala Lumpur que je m’envole. Pourquoi KL ? Déjà, pourquoi pas ? Non, mais c’est surtout parce que j’ai gagné des billets A/R Orly/KL pour 2 personnes en jouant à un jeu avec Radio Nova ! Du coup, c’est chose faite, et c’est avec Y. que je pars.

13h plus tard, nous voilà à destination. On se rend compte que ni son tel ni le mien ne capte le moindre réseau. Pas terrible vu qu’on doit retrouver François là-bas. Qui ? Quoi ? François, celui qui m’avait accompagnée en Thaïlande et en Papouaise, et qui a la chance de bosser dans la capitale. On arrive finalement à se retrouver au pied des tours Petronas vers 7h30. On part poser nos sacs chez lui, à 100m de là : un appart au 31è étage avec vue sur KL. Classe !

 

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(Non, ce n’est pas la vue de chez lui, mais une photo des Petronas vues d’en bas)

Et ensuite, c’est parti pour un peu de tourisme (on n’est pas venus jusque là pour faire du macramé). Tout d’abord : à table ! La spécialité malaisienne : le nasi lemak. J’ai pas de photo mais c’est du riz blanc, avec du sambal (sauce épicée à la tomate), des poissons frits et des cacahuètes, miam. Après ça, on se rend au nord de la ville (si ça se trouve c’est au sud en fait, aucune idée, je n’ai rien compris à leurs routes) vers les batu caves. Un buddha géant doré est érigé au pied d’un escalier n’en finissant plus (merci Cis pour le fou rire suite à ton faux malaise sur les marches) et menant vers des grottes taillées dans la roche au-dessus de la ville.

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Heureusement qu’il est encore tôt parce que même là la chaleur est rude. Ensuite, on retourne en centre ville, mini sieste, petite balade dans les malls (j’ai retrouvé des Charles&Keith !!!), passage en supermarket et direction chez François pour un plongeon dans la piscine. Ah oui, je n’ai pas précisé, mais dans son immeuble, il a 2 piscines, une salle de sport, des terrains de tennis, des saunas, le tout au 3è étage. Avec vue sur les Petronas. Classe je vous disais.

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Après ce repos fort bienvenu, on y retourne : restau, bars, boite. Et pas n’importe quelle boite : le zouk. Vous vous rendez compte qu’ils mixent avec des vidéo clips et pas seulement la musique ? Non, vous ne vous rendez pas compte, mais c’est dingue. Je veux une boite comme ça à Pau…

 

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(Là en revanche c'est la vue depuis la chambre de François)

Samedi - Dimanche

Grasse mat, déjeuner au food court, et ensuite direction un aéroport (je dis un parce qu’il y en a au moins 3 à KL). Le but de ce vol domestique ? L’île de Redang, au nord de la péninsule. On se retrouve à voler dans un avion à hélice et atterrir sur une piste avec un mini aéroport et rien autour. Est-ce qu’on a réservé quelque chose ? Of course not ! On ne connaît même pas la taille de l’île ni ce qu’il y a dessus. Selon une carte affichée dans le hall, il n’y a pas de route… Qu’à cela ne tienne, un petit tour en voiture pour rejoindre le port et une sortie en bateau plus tard, nous voilà sur Pasir Panjang à la recherche d’un toit. Et c’est chose faite très rapidement, on trouve un bungalow qu’on partage tous les trois. Avec clim. Et eau chaude. Et vraies toilettes. Le tout à 20m de la plage. Incroyable.

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Alors que faire sur Redang ? De la bronzette, du bouquinage, de la glandouille, du snorkelling, des balades, des siestes (j’ai préféré l’option sieste / baignade à la balade)… Les choix sont multiples et variés. Pour ma part peu de snorkelling, même si les poissons sont sympas, les coraux ne sont pas top, trop abimés. En plus on a la flemme de nous joindre au snorkelling trip proposés par le resort : ça voudrait dire se retrouver entourés de 50 mecs pour aller nager au même endroit, très peu pour moi.

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Par contre, on profite de la plage, ça s’est sûr, on aurait tort de s’en priver.

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J’ai en fait l’impression de me retrouver dans le genre de resort de plongée d’Indo : même nourriture, mêmes paysages, même langue. Et ça fait du bien !

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On reste 3jours / 2 nuits sur l’île et on finit par rentrer sur Kuala Lumpur, avec quand même une forte envie de rester un peu plus longtemps…

Lundi

Passage chez Cis pour prendre une douche et se changer, puis il nous propose de nous rendre dans le Chinatown de la ville. Pourquoi pas ? On s’y rend à pied, tout d’abord en pleine ville « normale », puis ensuite toujours en pleine ville, mais cette fois dans une forêt ! On traverse un lieu bien grand, complètement caché au centre de KL, qui nous amène jusqu’au pied de la tour de télévision. Et j’oubliais de préciser : avec un escalier à gravir très très long ! Après celui de samedi pour monter jusqu’aux grottes, KL sera associée à la montée de marches sous la chaleur.

On atterrit dans un quartier chrétien, puis on passe sur une grande avenue avec des bâtiments sympas.

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Et pour finir, on atterrit dans Chinatown ! On en aurait presque oublié que c’était le but de la balade. Un enchevêtrement de boutiques cheap de contrefaçons multiples, avec plein de monde qui flâne. Le tout sur une srface impressionnante. Histoire de se rafraichir on se pose dans un boui-boui sur la route, à manger des satés et boire du thé au citron glacé. Et pour se rafraichir encore plus on finit dans un bar d’un mall climatisé pour boire la dernière bière des vacances. Parce que oui, c’est fini. Après ça, une douche et Y. et moi repartons pour Orly.

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 11:55

Mardi 3 mai – De Montréal à Québec

 

Tout était prévu. De puis la veille certes, mais on y avait bien pensé pendant qu’on buvait nos bières et en revenant à l’auberge. Un planning sans faille : on se rend à la rue prévue, on loue une voiture qu’on rendra à Québec le soir même, on passe chez un pote d’un pote de Sylvain récupérer un matelas pour que je puisse dormir le soir et on est parti. Bon ben ça ne s’est pas passé exactement comme prévu (même si au final on a atteint tous nos objectifs) :

 

1. Louer la voiture

Forcément, le loueur qu’on avait repéré pas loin n’avait pas de voiture de dispo. Zut. Mais on se rappelle qu’il y avait un autre loueur pas loin d’indiqué sur gmap. Oui mais où ? C’est que les rues sont longues par ici… Avec des indications de locaux on y arrive, et ouf, il y a bien une voiture qui nous convient de dispo. Sauf qu’on devra la ramener à Montréal. Pas grave, j’oublierai le covoiturage (dommage, avec les expériences de Sylvain ça avait l’air bien drôle).

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2. Récupérer le matelas

Avec l’adresse sur un sms, un plan griffonné sur un papier et une voiture, on devait y arriver easy. Oui mais non. Imaginez une rue super longue, barrée par endroits par des immeubles et des jardins, à d’autres par des parcs immenses. Logiquement on penserait que la rue change de nom, mais non. En plus avec des rues à sens unique qui changent de sens n’importe quand, on a eu du mal. Et c’est sans compter le réveil difficile de la personne chez qui on allait qui s’est plantée de numéro en répétant son adresse !

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Bref, c’est avec pas mal de retard qu’on finit par quitter Montréal. Direction le nord ouest pour rejoindre le soir la ville de Québec, mais comme on a le temps, on choisit la route des écoliers et on vise la visite du parc de la Mauricie sur la route. Je suis au volant de notre acquisition, et Sylvain, comme tout Pich qui se respecte, dort à coté. Je ne peux pas lui donner tort, déjà on n’a pas beaucoup dormi, et en plus les paysages sont sympas pour moi mais lui les a vu un bon nombre de fois auparavant ! Que voit-on comme paysages d’ailleurs : on longe la rivière (le St Laurent), donc de temps en temps un aperçu sur l’étendue d’eau, on devine que l’hiver n’est pas loin, quelques endroits sur des lacs semblent gelés.

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Je quitte la route principale pour remonter vers le nord et le parc de la Mauricie. On a décidé d’y entrer par la porte sud ouest, de traverser le parc et d’en ressortir par la porte principale à l’est. Sauf qu’il faut trouver la porte d’entrée… Et bien évidemment on se perd. Heureusement, on avait prévu le casse croute alors on mange près d’un camp de jeunes, jeunes qui nous font remarquer qu’on est sur un terrain privé et qu’il faut qu’on se barre… Ok ! On est repartis sous leurs indications, et on finit par retrouver une « route principale » au milieu de la forêt dense. Superbes ces arbres, vivement qu’on atteigne les lacs centraux pour avoir quelques points de vu et se balader un peu.

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Sauf que c’était sans compter sur le fait que… la porte sud-ouest n’avait pas encore ouvert ! On se retrouve devant des barrières infranchissables, tant pis pour nous, demi-tour vers la grande route pour revenir du coté de la porte est. Cette fois, pas de soucis, on connaît la route et rejoignons rapidement cette porte principale. On pénètre enfin dans le parc proprement dit. Effectivement, c’est bien joli, de nombreux points de vue sont indiqués, on se glisse entre les gouttes de pluie pour aller y jeter un œil.

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On laisse tomber les idées de balade, il pleut un peu trop (et Sylvain n’a pas de vêtement de pluie…), alors on décide de suivre simplement les axes qui traversent le par cet d’enchainer les points de vue. Et là, bim, on tombe sur une barrière ! En fait ce n’était pas la porte sud-ouest qui était fermée, c’était le parc entier ! On n’en aura à peine vu une infime partie, mais elle laisse présager de la beauté du reste du site, que je recommanderai !

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Alors tant pis, on reprend la route, direction Québec city, cette fois sans s’arrêter. Quoiqu’on s’est peut-être fait un petit Tim Hortons sur la route… On arrive sur le site (immense) de l’université de Laval (oui, de Laval, à Québec, faut pas chercher à comprendre) et on prend nos quartiers dans la résidence. Au programme du soir, une immersion dans la vie québécoise de Sylvain avec une farewell party de plusieurs de ses compagnons de cours.

 

Mercredi 4 mai - direction le Nord

 

Pas le temps de se reposer, on repart vers le nord! Toujours au volant de la voiture pendant que Sylvain finit sa nuit à coté, les paysages immenses défilent. Le temps n'est toujours pas au top, alors on évite les grandes sorties sous la pluie et le vent (aïe les mains) et on enchaîne les kilomètres avec des pauses de temps en temps pour admirer les alentours.

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Mais c'est beau tout ça. En fait on remonte tout droit vers le nord jusque la ville de Chicoutimi avant de bifurquer vers l'ouest en direction du lac St Jean. Le temps se gâte encore un peu, mais on persévère, et de temps en temps des éclaircies arrivent. Superbes forêts, vues sur des plans d'eau.

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C'est assez étrange car sur une partie du lac, les paysages alentour nous ont beaucoup fait penser aux hobbits avec un enchainement de petites collines vertes les unes à coté des autres.

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On fait le tour du lac, toujours en mode farniente.

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Et retour vers Chicoutimi pour dormir… On assiste au passage à un coucher de soleil de toute beauté.

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Juste en quittant la résidence de l'université à Québec, Sylvain s'est rendu compte qu'il avait oublié de prendre un plan de l'auberge qu'il avait réservé pour le soir. Mais comme il avait souvenir que c'était tout petit comme ville, on s'est dit qu'on allait trouver facilement. Euh... ben en fait c'est pas petit du tout Saguenay! On tourne un peu en ville, et puis on se dit qu'on trouvera bien un motel le long de la route en partant vers l'est. On roule, on roule, rien. Ah si, un mini village avec indiquée la présence d'hébergement. Mouais, sauf que tout est fermé. Je commence à fatiguer sévère, alors tant pis, demi tour, on retourne sur nos pas et on file en direction d'un motel qu'on avait repéré en approchant de la ville. Banco! Et c'est dans un motel typiquement américain (avec la voiture garée devant, classe) qu'on finit par s'écrouler de fatigue.

 

Jeudi 5 mai - On redescend

 

Cette fois, direction l'est pour suivre le cours d’eau vers l’embouchure. Toujours sublimes paysages, avec cette rivière encaissée sous des falaises couvertes de verdure.

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On découvre des criques un peu cachées bien jolies.

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On s’arrête même sur une plage dans un parc dans lequel ça doit être sympa de camper et faire du vélo, mais le temps nous manque. Par contre, on apprend comment réagir en cas de présence d’ours !

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Une fois qu’on retrouve le St Laurent, il faut bien traverser pour rejoindre la cote sud et retourner vers Québec. Pour ça, il ya un ferry. Sous la pluie, le vent et avec des vagues qui n’ont rien à envier à l’océan, c’était folklo.

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Pour le restant de la route, dommage qu’il ait fait moche (il a même neigé !!!). Et retour sur Québec!

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Vendredi 6 mai - Québec city

 

Alors que Sylvain s'en va pour de nouvelles aventures du coté de Miami (la relève est assurée niveau voyages!), je continue mon séjour québécois par une visite de Québec justement. En compagnie de Max qui sera mon guide pour la journée. Et bien elle est fort sympathique cette ville de Québec city! En plus sous le soleil, ça fait du bien. On se balade dans les rues de la ville, sur les hauteurs du St Laurent.

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Puis on s'enfonce dans la vieille ville, qui contrairement à celle de Montréal, est mignonne comme tout. Des petites maisons colorées, des ruelles, des escaliers, un château même!

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L'après-midi, on prend la voiture pour aller à l'est de la ville, en direction des chutes de Montmorency. C'est, comment dire, à couper le souffle. Des trombes d'eau qui se jettent d'une hauteur de plusieurs dizaines de mètres (plus d'une centaine? je vous laisse aller chercher l'info par vous-mêmes, j'ai la flemme).

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On atteint la chute par dessus, une passerelle permettant ensuite de traverser au-dessus des remous.

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Après ça, on descend jusqu'au pied de la chute. Et dire que l'hiver, tout est gelé et qu'on peut s'approcher du mur d'eau jusqu'à toucher le mur de glace! Max n'en revenait pas de se dire qu'il s'était approché si près de cette masse d'eau.

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Encore un petit tour histoire de voir la cascade de plus loin.

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Ensuite, retour vers Québec, pour une soirée tranquillou à la résidence.

 

Samedi 7 mai - back to France

 

Ca y est, c'est le départ. Je quitte Québec pour retourner vers Montréal, où je passe le début d'après midi sous le soleil du parc à proximité du village olympique. Ensuite, c'est le retour en France!

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 23:03

 

Je vous avais manqué n’est-ce pas ? (si non, vous pouvez mentir pour me faire plaisir aussi) Me revoilà pour un nouvel épisode, après une longue, très longue, trop longue période sans vacances dignes de ce nom. Et comme il fallait bien que je profite de ces jours patiemment mis de côté, j’ai choisi une destination lointaine : le Canada. En réalité, c’est plutôt la destination qui m’a choisie : un mariage canadien et un frère en master au Québec, je n’allais pas rater cette opportunité ! Sans oublier le fait que le Canada est une destination Voyages Liberté 2011 (et si vous comprenez cette allusion, vous avez-vous aussi bien de la chance !).

Jeudi / Vendredi 28/29 avril – Direction chez les caribous

Pour bien commencer un voyage, quoi de mieux qu’une bonne soirée jusque pas d’heure pour ensuite bien dormir dans l’avion ? Ce fut chose faite avec soirée parisienne en mode électro, avec passage par le PinUp avant de terminer au Social Club. Verdict sur le vol du vendredi matin ? J’ai dormi tout du long jusque Montréal, mission accomplie. Très étrange d’ailleurs d’arriver à Montréal, parce que dans ma tête de voyageuse, si je fais 7h d’avion et que je traverse l’Atlantique, je vais devoir parler anglais. Et bien non, et c’est perturbant ! J’avais prévu 3h pour changer de vol (bien sûr avec une autre compagnie) en me disant que c’était peut-être un peu juste, mais tous les aéroports ne sont pas comme Roissy, ça a été vite expédié et j’ai du poireauter 2h en salle d’embarquement.

Rebelote pour 6h de vol, mais cette fois, impossible de dormir. Donc visionnage de films débiles (histoire de rattraper mes lacunes cinématographiques) et bouquinage. Le problème, c’est qu’en arrivant à Calgary, je suis crevée. Moi qui avais prévu de louer une voiture en descendant de l’avion et de filer passer la nuit dans les montagnes, je ne me vois finalement pas du tout rouler quelques heures, alors j’annule et prends la direction de l’hôtel dans lequel aura lieu le mariage le lendemain. Je dors comme une masse en entrant dans la chambre et me fais réveiller par Ben en milieu de soirée pour aller le rejoindre avec Mel et des amis à eux dans un bar voisin. Mais j’oublie les présentations : Ben et Mel, mes potes canadiens qui se marient le lendemain !

Samedi 30 avril – un mariage à Calgary

Balade dans la ville en long, en large et en travers : pas grand-chose à en retenir malheureusement. Une ville très étendue, très plate, de larges rues, des bâtiments peu élevés. Tout le contraire du downtown qui est impressionnant avec ses buildings serrés les uns contre les autres, mais pas très joli. Je me suis perdue dans le mall central, et ai pu baver devant les boutiques toutes droit sorties des plus belles rues parisiennes. Ensuite, retour à l’hôtel, un burger au room service (miam !), et j’ai juste le temps de me préparer avant de descendre pour la cérémonie. Je retrouve des amis communs de Pau, mais aussi les gens rencontrés la veille, ai même le temps de croiser Ben dans l’ascenseur, et c’est parti pour le mariage proprement dit. Cérémonie très simple et bien sympa, de la bonne musique entraînante, une maîtresse de cérémonie drôle et agréable, une assemblée joyeuse, c’était parfait ! Et le tout plié en moins de 30 minutes !
Canada (1)Canada (2)CplusN-615
Après ça, soirée en mode buffet/bar à volonté/danse floor. Parfait je vous dis !

Dimanche 1er mai – De Calgary à Montréal

Mon vol est prévu dans l’après midi mais je dois quitter l’hôtel le matin, alors pour tuer le temps, je bouquine au soleil en attendant l’ouverture du musée Glenbow. J’y ai passé 3h je pense, entre les expositions d’art asiatique, une expo photo de Karsh (j’ai adoré tous ces portraits de gens célèbres en noir et blanc avec les petites histoires qui allaient avec), une expo retraçant l’histoire du Canada (des Indiens jusqu’au pétrole en passant par le chemin de fer, tout un programme !), des présentations de pierres et autres minéraux… pfiou, bien complet, et très bien fait !
Canada (3)
Le soir, de nouveau les 6h de vol, arrivée à Montréal à minuit, retrouvailles de Sylvain, direction l’auberge de jeunesse et au lit !

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Lundi 2 mai – Montréal

Je découvre l’auberge de jeunesse à mon réveil, tenue par des Français à la cool, ça a l’air bien peinard. Petit déjeuner pris sur place, et c’est parti pour la découverte de cette « capitale » québécoise (pas vraiment une capitale car pas un pays et en plus même pas la cité administrative du Québec) (qui est Québec) (la ville, pas la région) (mais je m’égare) (reprenons). On commence par le Mont XXX situé dans le coin qui est en fait un parc constitué de plusieurs collines, dont une qui surplombe la ville. Dommage qu’il n’y ait pas de feuilles dans les arbres, mais question vue, la saison importe peu, on découvre la ville vue d’en haut.


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On se balade un petit moment et on finit par redescendre, avec pour objectif de rejoindre la vieille ville. Première constatation de Montréal : c’est pas super joli, mais ça va. Des buildings contemporains se partagent le sol avec des bâtiments bien plus vieux, comme des églises, ce qui donne lieu à d’étranges mélanges.


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Question bâtiment d’ailleurs, même la vieille ville n’est pas extra, il manque un peu de rénovation, les quartiers ne sont pas très bien mis en valeur. Alors histoire de quand même prendre des photos sympas, on a mitraillé TOUTES les églises ou lieux de culte croisés.
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En fait pas tous, parce que sinon ce post ferait environ 50 pages de long et votre navigateur internet peinerait à l’afficher en entier. Pour déjeuner, on s’est dit qu’on allait la jouer couleur locale en mangeant la spécialité du coin, dans LE restau réputé pour cela. Je parle bien sûr de déguster une poutine à la banquise ! Hein ?? Une poutine ? Imaginez un plat de frites, recouvertes de sauce marron (à la viande) et parsemées de morceaux de fromages qui font chkouick chkouik sous la dent. Ajoutez-y ce que vous voulez (des champignons et poivrons pour moi, des saucisses knacky pour Sylvain) et voilà. Miam non ? Euh… Perso j’ai pas pu finir et j’ai eu mal au ventre tout l’après midi ensuite… Mais des images parlent mieux qu’un long blabla.

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Après ça, on a continué à déambuler dans les rues de Montréal histoire de digérer un peu tout ça. Mais la pluie et la fatigue ont finalement eu raison de nous, on est retournés à l’auberge faire une petite sieste avant de terminer la soirée dans des micro-brasseries du centre ville autour de quelques pintes. Le tout dans une ambiance étrange vu que les résultats des élections nationales étaient diffusés à la télé et on découvrait en direct la rouste que se prenait le parti québécois.

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 19:27

Bon, il faut que je reprenne mes bonnes habitudes. Certes ces derniers temps j'ai bougé moins loin, mais ma fâcheuse tendance à ne pas sortir mon appareil photo fait que je n'ai rien écrit (je n'aime pas les articles sans images).

 

Bref, tout ça pour vous dire d'être patients, les deux prochains mois vont être riches en voyages! Donc bientôt des news de ma vie palpitante (oui, avouez que je vous ai manqué).

 

Juste pour faire un peu de teasing, il y aura au programme :

- un séjour au pays des yahourts

- un séjour de l'autre côté de l'Atlantique

- une escapade en Bretagne

- une virée sur une île

- et encore d'autres...

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 10:25
Mercredi 5 Août - Changement de décor
 
Réveil matinal, mais cette fois, point de cérémonies liées au mariage, on se rend au terminal de bus pour traverser un bout du pays et nous rendre à Sihanoukville en bord de mer.
 
J'avoue que pendant cette traversée, j'ai majoritairement dormi. Mais pour ce que j'en ai vu, l'intérieur des terres ressemble à l'Indo : très dense, fourni, vert, accidenté. A l'arrivée, un petit village qui fait très station balnéaire, mais à taille humaine : quelques hôtels, des boutiques, bars et restaus, et surtout une longue plage bordée de cocotiers!
 
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On profite de la plage, des bars de celle-ci, ça sent les vacances! En plus notre hôtel est super bien placé et le cuisinier un véritable cordon-bleu.
 
Jeudi 6 Août - Sous la cascade
 
Qu'y a-t-il à voir dans le coin? On resterait bien glandouiller sur la plage toute la journée, mais il y a quelques trésors cachés à découvrir dans les environs. Grâce à la S. family qui s'occupe de nous comme des coqs en pâte, on se rend à une quinzaine de kilomètres de là. Pierre et Ada préfèrent s'y rendre en motocross, mais c'est sans compter le chemin qu'on a du emprunter... à l'arrivée, les deux avaient les dents noires de terre!
 
On se balade dans le coin en longeant une rivière, mais le principal attrait du lieu sont les cascades en pagaille qui longent ce cours d'eau. En particulier une cascade parfaitement située et dans laquelle on peut se baigner.
 
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Ça donne lieu à de bons fous rires, à se cacher sous la cascade, à tenir le plus longtemps possible avec des kilos d'eau qui nous tombent sur les épaules... de vrais gosses! Et toujours, attention à la chute, le sol est en pierre et très glissant! Mes fesses s'en rappellent...
 
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Retour ensuite à Sihanoukville par le chemin des écoliers, on profite de la voiture pour faire un tour dans le coin, et jouer aux top-models sur une hauteur face à la mer.
 
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Vendredi 7 Août - Au large des côtes
 
On ne perd pas le rythme, et si on veut en profiter, il faut se lever! On a rendez-vous sur la côte un peu plus loin pour prendre un bateau. On s'est tellement dépêchés que finalement on a le temps de se prendre un café sur la plage en attendant le bateau. Le voilà qui arrive, on grimpe dedans, et direction une île un peu plus loin. La traversée est un peu longue, on peut profiter de la vue sur Sihanoukville qui disparaît petit à petit, puis on se retrouve au milieu de... rien, si ce n'est un bout de côte qu'on voit au loin. On joue cache-cache avec le soleil et nos vêtements et on arrive sur une île, où il n'y a personne, si ce n'est les touristes venus comme nous sur un bateau.
 
Baignade bienvenue dans une eau bleu/vert de toute beauté, on profite bien de ce petit bout de plage à coté du bateau. Puis vient l'heure du déjeuner, que nos capitaines ont préparé sur la plage. Miam! Je ne sais plus ce qu'on a mangé, mais c'était bon!
 
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Après ça, on traverse l'île (la jungle comme diraient certains...) et on tombe sur une crique presque vide, les touristes restant de l'autre coté. De ce coté, un peu de vagues, du vent rafraîchissant, et du calme. C'est parfait! Une sieste réparatrice, des jeux dans l'eau, elle est pas belle la vie?
 
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Mais les capitaines viennent nous chercher, le temps menace il faut rentrer. Effectivement, la mer se lève et le retour est moins agréable qu'à l'aller... Chaque bateau de touristes à sa propre façon de rentrer : suivre la côte ou foncer droit dans les vagues. On arrive à retourner sur la côte, pas à Sihanoukville mais un peu plus loin, dans un village de pêcheurs plutôt démunis. Là, un minibus vient nous chercher et nous ramène à bon port.
 
Samedi 8 Août - Farniente sur la plage
 
Dernière journée complète qu'on passera dans cette partie du Cambodge, alors on en profite pour seulement se prélasser sur la plage, faire des ploufs dans l'eau quand on a trop chaud, siroter des cocktails face à la mer, bouquiner...
 
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Le soir, rebelote avec le coucher de soleil, dans un petit bar en retrait de la rue principale. Super sympa! On se fait une frayeur avec Pierre et Miguel qui partent se baigner de nuit et se perdent. En fait ils ne se sont pas du tout perdus, mais nous on croyait que si! On les retrouve, retour à l'hôtel pour une douche, et ensuite direction un autre coin du village (en fait c'est bien plus grand que ce que je pensais) pour dîner dans un restau reconnu. On se retrouve dans un restau immense à manger des fruits de mer, top. Sauf qu'on a failli ne pas avoir de place!
 
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Ensuite, on se balade le long de la plage, et on tombe sur un bar/boîte à la déco plus que particulière : des voitures accrochées aux murs, des néons, et surtout... un véritable avion suspendu au plafond!
 
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Et comme on peut y monter, certains se donnent à coeur joie dans le cockpit...
 
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Reste de la soirée en mode cocktails flambés, et virées en tuk-tuk après marchandage avec un chauffeur qui ne voulait pas nous prendre parce que trop nombreux. Il a fini par accepter et c'est Pierre qui était au volant!
 
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Dimanche 9 Août - This is the end
 
Il est temps de quitter ce petit paradis, retour en bus vers Phnom Penh, j'ai autant dormi qu'à l'aller! Arrivée en ville, chacun rejoint son hôtel, quant à moi je garde mon sac... ne reste que le temps d'une petite marche le long du Mékong, d'un déjeuner tous ensemble et je dois déjà repartir! Quant aux autres, il leur restera encore une semaine (voire deux pour les plus chanceux) pour profiter du pays, et surtout des temples d'Angkor que j'aurais adoré visiter. Mais je retournerai au Cambodge pour ça!
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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 20:03
Plus d'un an et demi après, je m'y mets. On dit toujours que mieux vaut tard que jamais, mais là, pas sûre que ce récit de voyage soit à la hauteur! Je dois dire que mes souvenirs en sont quelque peu mélangés. Et puis après tout, vous profiterez surtout des photos et comme d'habitude zapperez la plupart de mes commentaires.
 
Samedi 1er Août - Arrivée à Phnom Penh
 
Je vous avais déjà raconté le départ en grandes pompes de Balikpapan en mode VIP (remember here), mon arrivée à PP a été un peu plus mouvementée... Une escale à Singapour juste ce qu'il faut pour aller acheter des chaussures chez Charles&Keith (2 paires, ça va, j'ai été raisonnable), et me voilà débarquée sur le sol cambodgien. Ne reste qu'à récupérer le visa. Qu'il faut payer au guichet. Avec des dollars ou des sous cambodgiens (je vous avais bien dit que j'avais tout oublié, y compris le nom de la monnaie locale. mon ami google m'apprend que ce sont des riels). Que bien évidemment je n'ai pas dans mon portefeuille. Je comptais sur un distributeur à l'arrivée, mais surprise! Il n'y en a pas! Et le gars derrière le guichet ne veut pas accepter les liasses de roupies indos qui me restent, et ne veut pas non plus m'escorter jusqu'au premier distributeur pour que je retire de l'argent. Aïe, je suis mal barrée. Je commence à paniquer un chouilla, et du coup emploie la manière forte : je mendie auprès des autres passagers qui eux ont bien évidemment prévu de la monnaie pour le visa. Heureusement pour moi je tombe sur un couple qui accepte de me prêter ce qu'il faut, je les rembourse à la sortie et c'est parti pour une semaine au Cambodge!
 
Mais pourquoi suis-je là? Qui m'accompagne dans cette aventure? Pour le moment personne, puisque les gens que je rejoins ne viennent pas d'Indo mais tous de France. Et qu'est-ce qui pousse tout un groupe de jeunes Français à se retrouver à l'autre bout du monde? Le mariage de deux d'entre eux! Et oui, cette semaine sera ouverte par la cérémonie bouddhiste de l'union de Fred et Noradi, à Phnom Penh, avec toute la famille de la mariée. Mariage traditionnel of course.
 
Je suis récupérée à la sortie de l'aéroport par des membres de la famille de Noradi qui vont ensuite s'occuper de moi toute la journée en attendant que l'avion des Frenchies n'atterrissent dans la soirée. Au programme, ballade dans la ville en voiture, déjeuner dans un food court dans un mall (constatation sur la nourriture, c'est comme en Indo mais différent. ne comptez pas sur moi pour développer plus loin cette analyse, je ne sais pas moi-même comment expliquer), manucure+pédicure en 20mn maxi avec des petites fleurs dessinées (magnifique, je les ai gardées le plus longtemps possible avant d'enlever le vernis), sieste chez une tante, repas traditionnel sur place. Une bonne entrée en matière dans le brouhaha de la ville et une famille cambodgienne! Heureusement pour moi, la plupart parlent français, ou anglais
 
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Le soir, arrivée de la troupe des Français, donc retour à l'aéroport pour les accueillir et direction l'hôtel pour que tout le monde se repose, surtout les futurs mariés. Enfin je dis ça, mais ils ont toujours été les derniers couchés et premiers levés, il y avait tellement de préparations! Mais vous découvrirez pourquoi plus tard.
 
Dimanche 2 Août - Séance photo
 
Réveil à l'aube (non, j'exagère, Noradi a du se lever à l'aube pour se préparer, mais nous ça a été), petit-déjeuner à l'hôtel, et on monte dans les voitures de cousins de la famille pour nous rendre dans un bâtiment en centre ville. Pourquoi? Pour les séances photo pré-mariage! On a donc le droit à se faire coiffer (lissage des cheveux pour moi), manucurer (déjà fait, donc je saute mon tour), maquiller.
 
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Alors le maquillage... tout un programme, et le standard cambodgien diffère quelque peu de l'européen. On maquille les yeux à outrance, avec pose de faux-cils, eye-liner, "fausse demi-paupière" (je ne sais pas trop comment appeler ça), fard à paupière, fard à joues, rouge à lèvre, le tout en y allant franco sans mesurer les quantités. Résultat pour Morgane et moi :
 
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Et encore, ce n'est rien comparé à Noradi qui arrive après. Elle a tout simplement un visage de poupée! Magnifique maquillage, mais pour qui la connaît, c'est étrange de la voir de cette façon. Sans parler de la coiffure de princesse bien haute au-dessus de la tête à grand renfort de cheveux artificiels. Et j'oubliais le principal : la tenue. Une tenue rose scintillante qui me fait penser à du Bollywood dans l'esprit, qui donne à l'ensemble un vrai air de princesse sortie d'un conte des mille et une nuits! Mais une image vaut mieux qu'un long blabla, donc voici la tenue.
 
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Ah oui, j'ai bien sûr oublié de dire que c'était pareil pour le marié! Sans le maquillage et la coiffure évidemment. Ils sont photographiés sous toutes les coutures, dans des positions bien déterminés, et sont du coup harcelés par le photographe qui pinaille sur une position de main, une inclinaison de la tête... Nous on rigole bien à regarder tout ça.
 
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Ensuite, les demoiselles d'honneur ont le droit également à une tenue traditionnelle mais aussi les témoins. Et les mariés enchaînent différents costumes, de différentes couleurs.
 
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Après tout ça, il faut restaurer les troupes. C'est fatigant de regarder un défilé permanent! En fait ça doit surtout être fatigant de défiler en permanence. On se retrouve dans un restaurant avec buffet khmer. Dans l'ensemble très bon, mais il y a un élément qui m'intrigue toujours autant : une toute petite galette noire, à goût de pneu. Non mais vraiment, avec un goût de caoutchouc fort, qui fait penser à un pneu! Mais le reste, top (enfin comme d'hab, je mets un bémol sur les desserts, rien ne vaut une bonne pâtisserire française, on s'en rend compte une fois qu'on quitte le pays).
 
L'après-midi, on se ballade dans les malls, à la recherche de fringues. Et grâce à la faculté de marchandage du cousin de No, on fait des affaires! Retour à l'hôtel en tuk-tuk. Vu notre nombre, on en prend deux et... on fait la course! Bon j'avoue, en fait, je crois que notre tuk-tuk fait la course tout seul, il fonce comme un dératé dans les rues et on arrive bien avant l'autre. Un tuk-tuk c'est quoi? Un cyclomoteur à l'arrière duquel est accroché une carriole pour 4 à 6 personnes (tout dépend de la nationalité. pour les Américains, ça peut tomber à 2).
 
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Le soir, ben je ne me rappelle plus... sûrement un restau? Un bar??
 
En bonus, quelques photos de moi dans la tenue de princesse du début! Pour le fun, j'ai eu le droit de me glisser dedans...
 
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Lundi 3 Août - Le mariage
 
Quand le réveil sonne, on a une pensée pour Noradi. Autant la veille elle avait du se rendre plus tôt pour se faire pomponner pour la séance photos, autant là, c'est presque au milieu de la nuit qu'elle a du se lever pour être préparée. Fred a pu dormir un peu plus, mais pas beaucoup non plus. Nous on arrive au lieu de la cérémonie en début de journée, parés pour le début. Et la journée commence par une procession. Si j'ai bien compris, on fait comme dans le temps, la famille de la mariée se rendait dans le village du marié avec moult cadeaux, en procession. Donc on prend chacun un plateau avec des fruits, des légumes, des bières (?), des billets... et on avance en file indienne, deux par deux pour déposer ensuite ces plateaux devant les mariés.
 
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Jusqu'ici, la description de cette journée tient la route. Mais je dois avouer que le reste, c'est flou. Alors je vais le faire en vrac. Avec plein de photos pour combler le vide du texte. Il y a eu encore une fois de nombreux changements de tenues, de couleurs différentes. Avec toujours des mises en scène bien précises.
 
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Le public a participé également, avec une cérémonie dont je ne me rappelle pas forcément tout le sens. Je crois que ça avait pour but de souhaiter au couple de vivre quotidiennement avec bonheur, et pour cela, on mimait chacun à notre tour le fait de parfumer et de couper les cheveux des mariés.
 
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Une autre cérémonie que j'ai trouvé pleine de poésie, c'est que chaque personne dans la salle devait venir nouer un fil de coton rouge vif autour du poignet de chacun des mariés. Ceux-ci doivent ensuite conserver cet enchevêtrement de bracelets jusqu'à ce qu'ils rompent.
 
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Mais j'oubliais, dans tout ça, les témoins devaient avant tout ça accueillir tous les invités en les saluant et en leur offrant un cadeau, dans notre cas un tissu. Au bout d'un moment, ils craquaient un peu, ce qui a donné lieu à des scènes assez drôles.
 
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Et encore et toujours des costumes différents, des photos, des discours, de la musique. Les mariés sont bien sur toujours pris dans ces mises en scène, mais aussi les témoins et les parents.
 
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Cette journée s'est clôturée par un repas copieux aux nombreux plats.
 
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Et ensuite, délivrance de tout le monde, retour à l'hôtel et gros craquage pour relâcher la pression! On part boire un coup dans un bar pas trop loin en laissant les nouveaux mariés se reposer et profiter de leur nuit de noces...
Et j'oubliais, lors de cette journée, on a encore eu droit à se faire coiffer, cette fois, pas de lissage mais un savant mélange de tressage et de fleurs. J'ai adoré!
 
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Mardi 4 Août - A travers Phnom Penh
 
Grasse mat, petit déj à l'hôtel, et ensuite, on se sépare en deux groupes (ou trois, en tout cas nous on était 5) pour découvrir la ville. Quoi de mieux que le tuk-tuk pour se balader? On en prend deux et on fait la course. Ah non, pas cette fois. On va vers le square dont j'ai oublié le nom, mais où est réputée la présence d'un éléphant sur lequel on peut faire quelques tours. On ne voit pas l'éléphant, et donc on ne monte pas dessus, mais on traîne dans le coin.
 
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Comme il ne fait pas super beau, on décide de tenter le massage cambodgien. On choisit une boutique qui donne sur la rue. On monte des escaliers et on se retrouve dans un couloir pas très bien éclairé, aux néons rouges, avec des rideaux de velours... Si vous vous imaginez une ambiance classe, vous avez tout faux, c'est limite un peu glauque. Heureusement qu'on est les seuls clients. On se retrouve sur des matelas communs, les filles d'un coté d'un rideau, les garçons de l'autre et c'est parti pour un massage plutôt strong. Pfiou, on sort de là détendus, et prêts à rejoindre les reste de la troupe.
 
Ou ça? Au bord du Mékong. Mais vraiment au bord, sur une terrasse à l'arrière d'un hôtel de luxe. Et quoi de mieux dans une telle configuration, à la lumière des bougies et le ciel étoilé en arrière plan, que de boire une coupe de champagne tous ensemble? Rien nous sommes bien d'accord, donc on fait péter la bouteille.
 
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Fin de soirée avec une tentative ratée de karaoké, mais on s'est rattrapés dans un bar/boîte sympa. Et pour terminer en beauté, un massage! Retour à la boutique de l'après-midi pour une rebelote de massage, mais cette fois à 4h du matin. Et oui, c'est 24/24 ce genre d'établissement.
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