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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 21:20

Le lundi précédent, on ne savait toujours pas où on allait. Ni qui "on" serait exactement. A force de remettre à plus tard l'achat de billets d'avion, pour cause de doute quant à la disponibilité de chacun mais surtout d'hésitation quant à la destination, le choix du voyage se restreignait... A la base, on avait décidé d'aller à Istanbul, mais vu le prix des billets, autant aller passer un weekend à New York. Des soucis de visa pour Saint-Pétersbourg nous ont fait changer d'avis également. Cédric s'est donc décidé à faire un comparatif prix des vols / distance parcourue / intérêt de la ville. On s'est retrouvés avec le choix entre :
- Porto
- Une nuit à Stockholm pour ensuite 3 jours à Helsinki
- Sofia
- Copenhague
- Ljubljana
- Tallinn

carte aeroports2[1]capitales-europe
 
Verdict : ce sera Sofia, avec Cédric et Lucas! J'avoue, dans ma grande méconnaissance de la géographie de ce monde, j'ai du chercher sur le net où se situait Sofia... Maintenant je sais, capitale de la Bulgarie, à l'ouest de la Mer Noire, au nord de la Turquie. Comme quoi, les voyages forment bien la jeunesse!

 

sofia

 
Départ jeudi matin de Paris, arrivée dans l'après-midi. On se familiarise avec la langue (=on ne comprend rien), l'alphabet(=on déchiffre lettre à lettre avec difficulté), le coût de la vie (=c'est pas cher, on en a eu pour rien de taxi). On prend place chez nous, un appartement de 60m2 qu'on loue!
 
Et après, c'est parti pour 3 jours de balades en ville, où on a vu beaucoup d'églises.

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De bâtiments impressionnants.

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Encore des églises.

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Des soirées dans les bars/boîtes de la ville.

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Des statues.

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Un musée.

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Des restos avec des groupes folkloriques qui jouent pour nous.

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En gros 4 jours au top, au soleil, à manger des trucs un peu étranges (mais pas trop), à essayer d'apercevoir Poutine (il était à Sofia le samedi, du coup la ville était complètement vide, aucune voiture ne circulait. Vide j'ai dit? non, il y avait des flics postés tous les 20m! Heureusement qu'on avait visité tout ce qu'on voulait d'important la veille. Tout sauf le musée d'art, qui était donc fermé, alors on s'est rabattu sur celui d'archéologie).

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 18:31

Je continue mes bonnes résolutions, et cette fois ça n'est pas un an mais un an et demi après que j'ai enfin uploadé les photos de mon trip en Papua! Suivez les liens :

 

En Papouasie, chapitre 1

 

En Papouasie, chapitre 2

 

En Papouasie, chapitre 3

 

En Papouasie, chapitre 4

 

Qui sait, peut-être qu'un jour vous aurez les récits et photos du Java Jazz Festival et de mon voyage au Cambodge?...

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 21:17

Vendredi 29 Octobre - en route pour Barça

Pour une fois, pas besoin de se dépêcher, pas d’avion, ni de bateau, ni d’hélico à prendre. Départ direct du boulot, avec un passage rapide à Pau pour déposer les voitures dont on ne se sert pas et on est partis. On qui ? En mode VIE-PFE revival, je pars en week-end avec deux stagiaires de mon couloir : Fabien et Yassine. Après quelques indécisions, on passe par le tunnel du Somport pour ne pas prendre l’autoroute côté français. Un peu plus de 5 heures de route et une bonne centaine de musiques plus tard (c’est là que je me suis rendue compte que je pouvais être chiante en matière de CD… à force d’écouter des playlists ou mon ipod en shuffle, je n’ai plus l’habitude d’écouter un album en entier ! alors quand en plus c’est du rock/métal, James Blunt ou Evanescence, je craque rapidement) (j’en rajoute mais en fait ça a été) (normal, on a fini par mettre mon ipod) (en shuffle, d’où de bonnes bouses qui sont sorties aussi, mais pas trop) (promis, j’arrête avec les parenthèses), on arrive à Barcelone. En fait le trajet a été plutôt rapide, mais on était contents d’arriver, de trouver le parking sans tuer personne sur la route et surtout de poser nos affaires à l’auberge de jeunesse et de sortir trouver un coin pour manger ! On vadrouille au hasard et on tombe sur un bar à tapas/sangria que j’adore par inadvertance. Banco ! Ça fait plaisir de pouvoir manger et boire dans un bar à plus de minuit, sans que le serveur te réponde que ça fait déjà 3heures que les cuisines sont fermées.

Samedi 30 Octobre - Barcelona en long et large

Alors, que va-t-on faire aujourd’hui ? D’abord, boire un café pour se réveiller. Direction la plage, autant allier l’utile à l’agréable avec une belle vue sur la Méditerranée. C’est chose faite à Barceloneta. Ensuite, programme vague, mais en gros on va marcher dans la ville. Première étape, le concombre de la ville. Ou suppositoire, ou tampon, ou… (oui, tout le monde a la même idée en tête, sauf les enfants de moins de 6 ans, mais je ne l’exprimerai pas ici). Un immeuble de ce siècle, donc tout neuf, tout coloré, d’architecture qui détonne dans cette ville.

 

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C’est assez agréable de vadrouiller dans Barcelone, les rues sont larges, les bâtiments sont anciens, il y a des arbres. Le but de cette promenade : la Sagrada Familia, l’œuvre inachevée de Gaudi. Une cathédrale déjantée, dont il a dessiné les moindres détails. Malheureusement pour lui, il est mort avant la fin de la réalisation. S’il avait voulu voir la cathédrale achevée, il aurait fallu qu’il vive plus de 200 ans, ce qui fait un peu vieux, même à l’heure des débats actuels sur les retraites et la durée de vie (un peu d’humour politique, ça ne fait de mal à personne). On déambule autour et à l’intérieur de l’édifice.

 

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C’est dommage, il n’est plus possible (en tout cas pas quand on y a été) de monter dans les tours par les escaliers, il faut faire la queue et payer pour prendre les ascenseurs. Ce qu’on n’a pas fait, on avait déjà du payer l’entrée et faut pas pousser quand même.

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Après ce moment culturel, on retourne déambuler dans les rues de la ville, passant à travers les rues des boutiques de luxe, puis moins luxe puis encore moins luxe. Pas de pause shopping, on bifurque ensuite dans le Barrio Gotic pour admirer l’architecture gothique (on aurait pu le deviner vu le nom) des lieux et surtout l’ancienne cathédrale de Barcelone.

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Le soir, que faire ? Profiter des bars de la ville of course ! Et quoi de mieux que de commencer par des coupes à la Champaneria (merci Adri!), pour ensuite enchaîner avec des verres au ???, bar dans lequel on se sent en pleine forêt.

 

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Dimanche 31 Octobre - Sous le soleil

On arrête avec Gaudi et on continue avec Guell pour cette journée, direction le parc Guell au nord de la ville. Cette fois, on ne se motive pas pour y aller à pied, ça fait un peu loin quand même, donc option métro validée. On arrive à l'arrêt, ne reste qu'à monter jusqu'à une des entrées du parc. Vivent les escalators en pleine ville, c'est moche, mais c'est pratique. Première étape dans le parc, la croix qui surplombe cette entrée et de laquelle on voit tout Barcelone. Superbe. Il faut juste faire abstraction des dizaines de touristes autour de soi.

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Ensuite on flâne dans le parc en jetant toujours un oeil sur les réalisations de l'architecte. Passage sous des arches étranges.

 

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On arrive finalement au niveau de la grande place bien connue, celle avec le banc de mosaïque de faïences qui en fait tout le tour. Superbe mais comme pour la croix, il faut faire abstraction des touristes autour... on arrive si bien à faire abstraction qu'on pique même un roupillon sous le soleil sur les bancs!

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Ensuite, recherche du déjeuner, on sort du parc pour trouver pitance et retour dans le parc, à un endroit plus calme mais ombragé pour manger. Ne reste plus qu'à continuer notre tour des lieux en n'oubliant pas de profiter des différents groupes de musique mais aussi du lézard à l'entrée.

 

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Retour en centre ville par le métro, direction la plage pour une bière face au coucher de soleil sur la ville. Le soir, même planning en gros que la veille, sauf qu'on se fait un petit plaisir avec le restau "Los Caracoles" recommandé par une collègue : excellent! Et la décoration de l'endroit est impressionnante, j'adore.

 

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Lundi 1er Novembre - Dali et sur la route

Et oui, aujourd'hui c'est férié, donc le weekend continue! On fait le check-out à l'auberge, et on retrouve la voiture de Fabien, direction Figueras. Pourquoi Figueras? Mais pour le musée Dali pardi!Et oui, ça sera ma troisième fois dans ce musée, mais j'ai un prétexte : mes deux comparses n'y sont jamais allés. Et comme à chaque fois, j'adore. Tout.

 

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On casse la croûte là-bas et ensuite on rentre, par le chemin des écoliers pour ne pas avoir à payer l'autoroute si on passe par Toulouse. Les payssages sont top, on veut contourner les montagnes par le sud pour ensuite repasser par le tunnel du Somport. Erreur... en fait on passe quand même dans des zones bien montagneuses, du coup ça prend du temps, et du temps, et encore du temps. En plus le GPS nous fait des misères à se tromper de numéro de route. Mais on finit par y arriver, chapeau Fabien pour la conduite de nuit sur des routes bien escarpées!

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 18:54

Et dire qu'il y a à peine plus d'un an (rappelez-vous là), je me trouvais en haut du Merapi à pester contre le froid et à trouver du réconfort dans la chaleur des vapeurs qui sortaient du volcan. Je ne pense pas que les habitants de Yogya parlent de réconfort en ce moment, courage à eux.


On était un peu inconscients quand même...

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 19:19

Plus d'un an après ce voyage, j'ai enfin mis les photos de mon trip aux Philippines. Enjoyez les articles avec les images, et pour ça, suivez les liens :

 

1st part - Luzon

 

2nd part - Palawan

 

3rd part - Palawan bis

 

4th part - Palawan ter

 

Et voilà! Ça valait le coup d'attendre, non?

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 18:35

Mercredi 22 Septembre – premiers pas en Amazonie

Réveil matinal, il faut absolument qu’on trouve un guide pour aller crapahuter dans la jungle amazonienne. Parce que là, à Puerto Ayacucho, on ne se rend pas vraiment compte qu’on y est, en Amazonie ! Comme d’habitude, le bureau d’une agence de guides est fermé, il est trop tôt. On marche dans la ville pour passer le temps, à la recherche d’un endroit pour petit-déjeuner. On finit par se poser dans un restau à arepas typique, avec que des mecs qui viennent pour casser la croûte. Un genre de PMU local en fait, sans le verre de vin rouge et les courses de chevaux. Ça fait bien passer le temps, et en revenant vers l’agence qui était fermée, on cherche une autre agence indiquée dans le LP. Impossible de mettre la main dessus, donc on repart à la première. Qui est toujours fermée. Ça devient agaçant. Un voisin qui nous voit galérer vient à notre aide et appelle le gérant.

Celui-ci arrive un peu plus tard, et pour la première fois du voyage, voilà un Vénézuélien qui parle parfaitement anglais ! Comme ça on va pouvoir arrêter un moment de se prendre la tête à tenter de traduire en espagnol… On lui explique notre cas : on vient d’arriver, on veut aller dans la jungle le jour même et on doit revenir 2 jours plus tard pour prendre un bus qui nous ramènera à Caracas de nuit. Peut-il nous organiser quelque chose au pied levé ? Oui ! Branle-bas de combat, il y a plein de choses à préparer : faire nos sacs à l’hôtel, passer chez le gérant déposer les affaires qu’on ne prendra pas avec nous dans la jungle, faire les courses (ça c’est le gars qui s’en charge, nous pendant ce temps-là on déjeune), passer au terminal de bus acheter nos billets de retour, et ensuite en route vers l’intérieur des terres. On sort vite de la ville et les paysages qui défilent sont encore complètement différents de ce qu’on a pu voir jusqu’à présent : végétation très dense, et surtout plein de rochers noirs de type volcanique qui sont éparpillés partout.

On arrive dans un village aux couleurs bleues (il y a des élections nationales le dimanche suivant) pour rencontrer notre guide pour les 3 jours. Heureusement que ce n’est pas le gérant qui nous accompagne, au bout d’une demi-journée on en avait déjà marre de lui. Arrive le moment de mettre les provisions dans le sac à dos du guide, tout un programme. Je ne sais pas qui sont les touristes qu’il transporte d’habitude, mais la nourriture qu’il a prévue pour 3 personnes pour 3 jours est gargantuesque. On a même de la mayonnaise et du ketchup ! On lui fait vider la plupart des provisions (confiture, jus d’orange, oignons en bocal, biscuits, pâtes…), on avait mal au cœur à l’idée que notre guide se tape tout ça sur le dos alors qu’on n’allait rien manger. L’excuse que nous a donnés ensuite le chef pour ne pas laisser toute cette nourriture en trop aux villageois a été ridicule :  comme quoi la nourriture en boîte allait leur donner des problèmes à l’estomac vu qu’ils n’y sont pas habitués… no comment (ils boivent du coca quand même), au moins on saura ce qu’il va manger pendant les prochains jours.

C’est l’heure du départ, sac au dos, on prend un petit chemin qui s’enfonce dans la forêt. C’est sympa, on papote, il fait beau, petit à petit on va de plus en plus loin dans la forêt, mais sans encore être dans la vraie jungle. On arrive au camp de base où on dormira les nuits suivantes. Ce sont deux maisons construites en feuilles de je ne sais quoi (palmes ?), hautes de plafond et spacieuses, mais sans fenêtre ni ouverture à part la porte d’entrée, ce qui donne un aspect très sombre à l’intérieur. Tout ça à proximité d’une rivière. Très chouette !

Pendant qu’on farfouille près de la rivière, le guide prépare le campement. En fait on dormira dans l’une des maisons (vide à l’intérieur), sur des hamacs accrochés entre les poutres avec une moustiquaire posée par-dessus. Pas hyper confortable, mais simple et efficace ! Dans l’autre maison vit un couple de petits vieux, le pépé a un air espiègle, je suis sûre qu’il doit être super sympa ! Mais il parle dans leur dialecte de là-bas, et je ne comprends rien du tout à ce qu’il me raconte.

Le reste de l’après-midi, on fait un petit tour dans le coin histoire de voir à quoi ça ressemble et avoir un aperçu des deux jours à venir. On passe aussi dans un petit village voisin où habitent des gens (ils doivent sûrement s’ennuyer parfois…). Non loin de là, le guide s’arrête au pied d’un arbre, sort une longue tige de bois et commence à farfouiller dans la terre le long du tronc. Après quelques secondes, des fourmis énormes sortent de terre et remontent le long de la tige. Quand je dis énorme, c’est du style 3cm les fourmis (dis comme ça, ça semble petit, mais en vrai c’est impressionnant).

Leur nom ? Les 24. Pourquoi ? Parce que si elles te piquent, tu vas souffrir pendant 24h : vomissements, fièvres, douleurs extrêmes… donc pas touche ! On rentre ensuite au camp, histoire de se débarbouiller dans la rivière, préparer le dîner et ensuite glandouiller devant la maison. Et après, au lit ! J’ai passé une nuit horrible, à me gratter sans arrêt et à ne pas trouver de position confortable dans le hamac. Saletés de moustiques !

Jeudi 23 Septembre – au milieu de la jungle

Réveil matinal, ou presque. Après la nuit affreuse que je viens de passer, il m’est difficile de sortir du lit alors qu’enfin j’arrive à m’endormir. Heureusement que Cédric a bien géré le petit-dej, et quand je me réveille, le café est chaud ! Parfait.

On quitte le campement ensuite, direction la jungle. On passe la journée entière à crapahuter entre les arbres, sur des chemins plus ou moins visibles. Parfois, le guide taille la route à la machette, mais c’est rare, il arrive toujours à trouver un contournement via les arbres. On monte, on descend, et surtout, on cherche des tarentules. La méthode pour les faire sortir de leur trou ressemble à celle qu’on utilisait petits pour attirer les grillons : une longue tige de bois que tu fais tournicoter dans la cachette. Au bout d’un moment, une grosse araignée sort et le tour est joué. Sauf que ça, c’est la théorie. En pratique, plus de 6 fois je me suis préparée, l’appareil photo en mode film, pour voir apparaître la bête. Et à chaque fois, bredouille. On n’y croyait plus. Tellement plus que lorsque finalement une tarentule est sortie, je ne filmais pas ! Mais j’ai réussi à faire une vidéo lorsque le guide l’a attrapée et déposée à coté de nous. Énorme la tarentule !

Après, il a essayé de la reprendre, mais elle était énervée et ne voulait pas se laisser faire. Brrr… On continue la route, à l’abri du soleil sous les arbres. Il fait beau et chaud, mais pas un rayon de soleil ne nous touche, la densité de végétation au-dessus de nos têtes nous protège bien. On découvre d’autres espèces insolites, comme la grenouille ci-dessous. M’est avis qu’avec ses couleurs chatoyantes il vaut mieux ne pas trop s’en approcher.

La journée défile petit à petit, on ne sait plus trop où on est. Enfin, nous non, mais le guide si (enfin j’espère !). On tombe sur une rivière sympa avec un aplat de rochers sur sa berge. Lieu idéal pour un pique-nique. Et un bain ! Ne surtout pas penser qu’on est au milieu de la jungle amazonienne et que peut-être il pourrait y avoir des sangsues dans le coin…

Mais non, pas une bestiole à l’horizon, mis à part une quantité incroyable de papillons ! Je pense que pendant tout notre temps dans la jungle, on aura vu des centaines de papillons au total. On profite à max du coin, jusqu’à ce que des nuages menaçants apparaissent. Et peu de temps après, ça y est, il pleut. Ce qui sonnera notre retour vers le campement. Ensuite, nouvelle soirée comme la veille, à se débarbouiller, préparer le dîner, jouer à la pétanque (véridique !), tenter de parler avec le guide (pas facile et nos conversations étaient assez banales), et filer au lit. Cette fois, vu qu’il pleut toujours un peu, on dort dans l’autre maison où habite le couple de petits vieux. C’est encore plus sombre et ça sent l’étable, mais cette fois mes piqûres me laissent un peu de répit et j’arrive à dormir.

Vendredi 24 Septembre – à l’assaut de la montagne

Même scénario que la veille, sauf que cette fois, on termine par tout ranger et préparer nos sacs, on ne reviendra pas au campement. Et autre chose qui change aussi, c’est la météo : il pleut. Et pas qu’un peu. Bon ben on sera mouillés et puis c’est tout. On retourne en direction du village initial, sauf qu’on bifurque à un moment pour nous diriger vers la fameuse montagne. On se disait que le guide allait galérer avec son sac, c’est là qu’il nous filoute : il cache sons sac quelque part dans la forêt et nous rejoint sautillant avec seulement sa machette. Et nous, on a toujours nos sacs à nous trimballer… Première difficulté de la journée : le passage de la rivière. Pour ça, on doit passer sur un tronc d’arbre qui a été jeté en travers du cours d’eau. Déjà qu’en temps normal ça n’aurait pas été facile (il est en pente descendante et il n’y a rien pour se tenir), mais là je vous rappelle qu’il pleut, et c’est une vraie patinoire… je passe avec l’aide du guide qui me tient par la main, Cédric quant à lui choisit la méthode efficace du « je passe à califourchon ». On arrive de l’autre coté sans aucune perte à dénombrer, ouf !

Ensuite commence l’ascension proprement dite. Et c’est là que ça se corse. Rappelez-vous qu’il pleut. Et on ne monte pas vraiment sur de la terre, mais sur un énorme rocher. Glissant. Et Cédric et moi, on n’est pas les pros de l’équilibre ou de la non-glissade. Et avec un sac sur le dos, c’est pas gagné. On galère toute la montée, pour ma part j’avoue avoir eu besoin de l’aide du guide qui me tenait par la main pour monter par endroits. Lui, il gambade et s’éclate sur cette roche. M’énerve ! Et justement à un moment, de me dire que si je tombe là, je me casse la gueule sur plusieurs dizaines de mètres et je me fracasse plus bas, je commence à péter un câble et à ne plus vouloir monter. Pour me calmer je prends des photos.

C’est là que le guide décide de monter d’abord tout seul voir si on peut passer. Et effectivement, on ne peut pas. Enfin si, lui peut, mais vu comment il a dérapé sans arrêt et s’est rattrapé à chaque fois de justesse, nous on ne passe pas ! Il redescend du coup par l’autre coté et nous fait redescendre. Je pensais qu’on s’arrêtait là… et non, on remonte par la droite, en se taillant une route à la machette à travers des bosquets denses. Très drôle cette partie. Ensuite on arrive en haut, on monte encore un peu à travers des arbres, et là… on y est. Au sommet. Magnifique.

Finalement j’ai bien fait de ne pas rester bouder plus bas ! On fait le tour du haut de la montagne, et ensuite on se pose pour le déjeuner. Toute cette grimpette et ces émotions, ça creuse ! En plus, on a de la chance, il s’arrête de pleuvoir. Donc on mange au sec et en plus les nuages s’éloignent et on peut profiter à fond du panorama. On voit même la Colombie en face de l’autre coté de l’Orinoco.

Ensuite, il faut redescendre. Je redoutais cette étape, et finalement, une fois que la pluie a cessé, ça ne glissait plus beaucoup, donc on retourne en bas avec moins de peine qu’à la montée. Reste la traversée de la rivière… Rappelez-vous le tronc. Sauf que là, on doit monter maintenant. Aïe. Heureusement, le guide a une bonne idée et on longe un peu la rivière pour arriver à un gué. Ne reste qu’à sauter de l’autre coté. Bon ben ça ne rate pas, je me loupe de 10cm. Mais pas de plouf, et rien de mouillé à part ma chaussure. On retrouve ensuite le village de départ où nous attend Coyote, prêt à nous conduire au terminal de bus. Sur la route, on s’arrête près d’une rivière pour se laver, se changer et refaire nos sacs. Et ensuite, ne reste qu’à monter dans le bus, dormir et se réveiller à Caracas le lendemain matin. Erreur…

Samedi 25 Septembre – les déboires du retour

Pourquoi erreur ? Déjà parce que ça caille à mort dans le bus, et que c’est difficile de trouver le sommeil. Je suis bien contente d’avoir mon sac de couchage pour m’emmitoufler dedans. En plus, on n’a pas beaucoup de place, le bus est plein. Quand en plus on se fait arrêter par les militaires pour fouille intégrale de tous les sacs (et comme par hasard celui de Cédric aura été fouillé de fond en comble), ça commence à bien faire. Un peu plus tard, de nouveau arrêt par les militaires, mais cette fois, ils demandent juste à vérifier les cartes d’identité. On doit encore s’arrêter plus loin, pour repasser le bac en sens inverse. Avec tous ces arrêts, on n’en ferme pas l’œil !

Mais ça n’est pas fini. On s’endort enfin, jusqu’à ce que le bus s’arrête. Mais où est on ? Et pourquoi s’arrête-t-on ? Personne ne sait nous répondre. Mais petit à petit, tous les gens qui descendent poser des questions remontent dans le bus, prennent leurs affaires et s’en vont. Euh… Bon ben on va aller demander. Cédric revient, verdict : on prend nos affaires, on se casse, il faut changer de bus ! On passe récupérer nos bagages en soute, et là, c’ets le drame : Cédric a perdu son étiquette lors de la fouille. Et le gars ne veut pas nous rendre son sac. Sauf que moi j’ai le mien, et du coup ils veulent que Cédric reste là et que je monte dans le bus voisin. Hors de question ! C’est un coup à ne jamais se retrouver à la fin. Donc j’insiste pour rester avec lui, sauf qu’ils ne veulent plus reprendre mon sac sous prétexte qu’il n’y a plus d’étiquette ! Mais je viens de te la donner #*!@%... On s’énerve, tout le monde crie et au final on reste dans notre bus pourri. Qui repart vers Caracas. On n’y comprend rien… On finit par arriver dans la capitale au petit matin, d’assez mauvais poil, mais au moins on est arrivés.

Taxi direction l’hôtel (le même qu’à l’aller) pour déposer nos sacs, et ensuite, on se cherche un restau sympa pour déjeuner en paix et profiter de notre dernier après-midi. Tous les trucs qui ont l’air cool sont fermés, alors on se rabat sur une pizzéria non loin, et là, surprise, impossible d’avoir une bière, on en comprend rien aux explications de la nana. Soit, pas grave. Après ça, direction le mall du coin, parce que je veux ramener une bouteille de rhum vénézuélien. Et là, surprise, impossible d’acheter de l’alcool ! Sauf que cette fois, on comprend : le lendemain sont prévues des élections, et du coup il est interdit de vendre de l’alcool durant les 3 jours précédents. Tant pis pour nous !

Ne reste qu’à retourner à l’hôtel, dire au-revoir à Cédric qui reste une nuit de plus pour ensuite enchaîner avec une semaine au Brésil (le veinard), prendre un taxi vers l’aéroport et monter dans l’avion !

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 22:27

Dimanche 19 Septembre – patience, patience

Petit-dej à l’extérieur, on était bien contents à ce moment-là de ne plus être en train de lutter contre les moustiques ! Par contre, le beau temps n’est plus tellement au rendez-vous, le soleil est caché par de nombreux nuages. Et le résultat ne se fait pas attendre longtemps : perdues les magnifiques couleurs des jours passées, tout devient terne et gris. On rentre en bateau vers Gran Roque sans vraiment reconnaître les paysages magnifiques de la veille. C’est dingue ce qu’un rayon de soleil peut changer notre perception.

Une fois sur Gran Roque, on n’a plus qu’à prendre l’avion. Et surtout prendre notre mal en patience… Il n’y a jamais personne dans le bureau pour confirmer notre vol et déposer nos bagages, du coup on s’installe sur la pace principale et on attend. Et on attend. On attend encore. Enfin, quelqu’un arrive et prend nos sacs. Après, pour les formalités administratives et de sécurité, rien de plus simple, il n’y en a pas. On reprend l’avion, direction Caracas, bye-bye Los Roques…

A l’aéroport, on saute dans un taxi pour nous rendre au terminal de bus du sud de la ville afin d’acheter des billets pour le jour-même vers San Fernando de Apure. Par chance, on en trouve rapidement pour un départ à 21h et un trajet de nuit. On hésite ensuite sur le planning de la journée, on opte pour quelques appels histoire de réserver quelque chose pour la nuit suivante. Après ça, on tente le truc typique que mangent beaucoup de Vénézuéliens : les empanadas. Une sorte de beignet rempli de mélanges à base de viande et frit. Verdict : c’est pas mal niveau garniture, mais décidément j’ai du mal avec les trucs frits… Et ensuite ? Ben on attend. Et on attend. Et on attend encore. Je crois n’avoir jamais passé une journée à attendre autant ! Ou à autant regarder les gens qui passent.

L’heure du départ arrive enfin. On descend au niveau des bus et on part à la recherche du notre. Pas facile cette recherche ! Personne ne veut nous répondre, ou alors ceux à qui on pose la question recherchent aussi désespérément leur véhicule… C’est finalement grâce à la ténacité (et à sa fourberie pourrait-on dire…) de Cédric qu’on trouve la bonne porte : il se faufile derrière les portes surveillées pour enfin atteindre quelqu’un avec la réponse attendue. On peut enfin monter dans notre bus et s’installer pour la nuit.

Lundi 20 Septembre – aux alentours du fleuve Orinoco

Réveil à l’aube, à San Fernando de Apure. Mais c’est où ça ? Au sud de Caracas, du coté de Los Llanos. Mais là n’est pas le but du voyage, on enchaîne avec un bus en direction de Puerto Ayacucho, sauf que nous on s’arrête à La Macanilla (ne retenez pas les noms, on s’en fiche). Bus plus petit et (beaucoup) moins confortable. On se retrouve au fond, avec les sacs sur les genoux et plus de sang dans les jambes tellement on est comprimés entre nos voisins et les sièges de devant qui sont cassés et nous tombent dessus… Heureusement, les paysages défilent, complètement différents de tout ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Pas de bol, il pleut. Il pleut même beaucoup et tout semble un peu inondé, mauvais présage pour la suite ? On compte sur notre chance légendaire et ne perdons pas le moral. Arrivés à La Macanilla, on descend et on cherche les gens du « compamento » dans lequel on dort le soir. Personne. On attend (ça devient une manie). Toujours personne. Après avoir cherché en vain un téléphone public, on finit par emprunter le portable d’une nana pour les appeler. Ils nous expliquent qu’ils ne peuvent pas venir nous chercher en voiture à cause d’un problème technique. Bon, ben on attend. Jusqu’à ce que la nana qui nous a prété son téléphone nous explique que ce qu’on cherche est tout proche. Mais qu’est-ce qu’on attend alors ? On se met en mode « pluie » et il ne reste plus qu’à atteindre le compamento.

C’est chose faite, et dix minutes plus tard, nous voilà à l’abri, au milieu d’un groupe de touristes sud américains qui s’apprête à partir. De notre côté, pour patienter en attendant que notre bungalow soit prêt, on mange. On mange quoi ? Des empanadas of course ! Avec des œufs, du fromage, des haricots rouges. Pfiou, plus faim après ça. Ensuite, on s’installe, on discute avec les gérants du planning pour la suite. Pendant ce temps, la pluie s’est calmé, il ferait presque beau (presque). Et le « capitaine » de notre pirogue arrive, alors il est l’heure de lever le camp !

Pourquoi pirogue ? Parce qu’on va passer l’après-midi à se balader sur le fleuve Orinoco qui passe juste derrière. Fleuve comme dans les films, eau marron, rives en mangrove avec beaucoup de végétations. Niveau faune, on voit beaucoup d’oiseaux, on entend des singes, mais pas de crocos à l’horizon. Dommage, on venait pour en voir justement !

Pas de crocos, mais une autre activité nous attend : la pêche. Mai surtout, la pêche aux piranhas ! Comme appât, on se retrouve avec un steak coupé en petits bouts, attachés à un hameçon lui-même rattaché à un fil. Et hop, ya plus qu’à choper la technique : tu jettes l’hameçon dans l’eau et quand tu sens que ça tire, tu tires d’un coup sec. Plus facile à dire qu’à faire… Surtout qu’ils sont rapides, à peine l’hameçon est dans l’eau que déjà ils se jettent dessus ! Notre stock de viande baisse à vue d’œil… Heureusement, sur un coup de bol, j’en attrape un ! Yeehouuuuu !

Du coup, quand on n’a plus de viande, on découpe ma proie en petits morceaux et on recommence. Et ça marche aussi bien qu’avec le steak. Au final, on en pêche 4 ou 5, de plus en plus petits. Mais comme à chaque fois on se sert des précédents pour appâter les suivants, on rentre bredouille, on ne pourra pas dîner avec notre butin. Pas grave, on s’est bien marrés pendant ce temps-là ! Et en plus, à être occupés à s’amuser avec nos lignes, on ne remarque pas mais le soleil est revenu et la pluie a cessé. Parfait !

On rentre au compamento, petite douche et papotage avec les gérants. Quand ils se rendent compte qu’on n’a pas vu de crocodiles, ils nous demandent si on veut en voir plus tard. Ouiiiiiiiiiiiiii ! Du coup, après la tombée de la nuit, on se retrouve sur un pick-up géant (un camion en fait), à tracer sur la route. Au bout de quelques minutes, on s’arrête. Ils nous disent de descendre et de les attendre. Et (5 minutes plus tard, ils reviennent avec … un croco dans les mains ! Et pas un tout petit !

Ensuite on retourne avec eux au bord du fleuve pour le relâcher. Mais qu’est-ce que c’est rapide ces bestioles ! L’accélération qu’il a eue pour retourner à l’eau était fulgurante. Comme quoi, quand on se fait attaquer par un croco, ça ne sert pas à grand-chose de courir… Ensuite, on remonte dans le camion et on va un peu plus loin. On s’arrête de nouveau, et cette fois on les suit. La technique pour attraper un crocodile est simple : tu le repères d’abord grâce à ta lampe de poche qui se reflète dans ses yeux. Ensuite, tu t’approches sans bruit, en fixant la lumière sur sa tête. De plus en plus proche, jusqu’à te mettre à coté de lui toujours en l’éblouissant avec la torche. Et à un moment, tu prends ton courage à deux mains et tu lui attrapes la gueule ! En serrant bien fort pour ne pas qu’il s’échappe et te croque. Démonstration en live, avec un petit croco cette fois. On a même le droit de le tenir !

J’avoue, je ne faisais pas trop la fière à ce moment là… Ensuite, on le relâche mais contrairement au premier, il ne s’enfuit pas. Du coup, c’est au tour de Cédric de s’essayer à la chasse au croco ! Il arrive jusqu’à la dernière étape, mais l’attrape un tout petit peu trop près du nez, du coup il fait une marche à reculons hyper rapide et s’enfuit entre les herbes… Dommage, mais il a eu de la chance, il aurait pu se faire mordre ! Retour ensuite au compamento où on mange quoi ? Du croco pardi ! C’est un peu caoutchouteux et pas très goûtu, je n’en remangerai pas je pense.

Mardi 21 Septembre – à cheval dans les steppes

Petit-déjeuner comme la veille, et ensuite on fait la rencontre de nos compagnons de la journée : des chevaux ! C’est à dos de cheval qu’on va découvrir la région, sous un soleil éclatant cette fois. Là, je crois que les images se passent de commentaires, c’était tout juste magnifique.

Il faisait tellement chaud que le plongeon dans un cours d’eau qui passait là m’a fait le plus grand bien ! Même si j’ai pensé plusieurs fois aux crocos qu’on avait attrapés la veille dans le même genre d’endroit…

On passe la journée sous un soleil de plomb, dans des paysages superbes. Ma journée préférée du voyage ! Même si à la fin on était bien déshydratés et qu’on avait mal partout…

 

Retour au compamento, où on a tout juste le temps de faire nos sacs pour aller prendre notre bus. On a en fait décidé la veille de la suite du programme après Los Llanos, en discutant avec la gérante. Ça a donné ça en gros :
« Vous allez où après ?
- On n’a pas encore vraiment décidés, il faut qu’on voit ça.
- Vous n’avez pas envie d’aller en Amazonie ?
- Ben si mais c’est trop loin, on doit être de retour à Caracas samedi dans la journée.
- Mais c’est seulement à quelques heures de route d’ici !
- Hein ??? »
Et oui, on avait mal regardé le LP depuis le début, et on était persuadés que la partie en Amazonie était du coté d’Angel Falls et donc bien loin de San Fernado de Apure. Et en fait pas du tout ! Du coup, direction les Amazonas !

On veut prendre un bus vers Puerto Ayacucho, mais au final, on se retrouve dans un premier bus qui nous emmène vers le bac de l’Orinoco. Là, on attend un peu, on passe le bac avec les passagers à pied, et on monte dans le bus direction Puerto Ayacucho. Heureusement qu’il fait nuit, la vitesse de ce bus est impressionnante… Quelques temps plus tard, nous voilà en ville. On veut payer le chauffeur en descendant, mais il ne veut pas nous comprendre et nous indique les taxis ! Pourtant on a été super clairs, mais bon. Un taxi plus tard, nous voilà à Ayacucho, à l’hôtel. Soirée loose ensuite, impossible de trouver un restau, on se retrouve à manger des biscuits dans la chambre ! Heureusement que le mec à l’accueil a été compréhensif et nous a montés des bières fraîches, sinon, ça aurait vraiment été la loose !

 

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Infos pratiques :
Bateau Crasqui/Gran Roque, 50bsf
Bus Caracas/San Fernando de Apure, 75bsf pp
Bus vers la Macanilla, 16bsf pp
La Chuaracha del Capanapare (1 nuit, bateau, chevaux, crocos, repas), 1150bsf
Bus vers Puerto Paez, 25bsf pp
Hotel Cosmopolita, 240bsf

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 19:17

Jeudi 16 Septembre – panique au paradis

Réveil tôt (ça pique), taxi à travers Isla de Margarita qui s’éveille, et avion. En mode petit avion un peu pourri comme au bon vieux temps de l’Indonésie. On quitte une île qui vu de là-haut a l’air plutôt pas mal, dommage qu’on n’ait pas eu le temps d’y rester (un bon trip en moto ça aurait été cool !). Mais à l’arrivée, l’archipel qui nous attend est à couper le souffle. Plein de petites îles de sable blanc perdues au milieu de la mer turquoise.

On atterrit, pas d’aéroport mais juste une piste en bout d’île, récupération des bagages et recherche d’hôtel (posada comme ils disent par ici, l’équivalent des losmen en Indo quoi). On se fixe sur une posada qui donne sur la place du village d’un coté et sur la mer de l’autre. Bueno tout ça. Histoire de ne pas se retrouver le bec dans l’eau pour le lendemain, on part réserver la journée dans un centre de plongée. Ensuite, quoi de mieux que d’aller sur la plage déjeuner du poisson frais ?

Il nous reste une bonne après-midi devant nous, et comme les prochaines journées se passeront majoritairement dans l’eau ou sur un bateau, on part à la découverte de l’île de Gran Roque. Première étape, la traversée du village. Plein de petites maisons les unes à coté des autres, avec des petites ruelles partout, le tout très coloré, c’est chou.

Ensuite, on vise le haut de la colline derrière le village, sur laquelle se trouve un ancien moulin à vent. Il fait super chaud, mais la vu de là-haut est superbe, ça vaut le coup de monter. En plus il n’y a personne, on peut profiter tranquillement du panorama.

On voit une croix un peu plus loin, alors on y va, histoire de voir si la vu de là-bas est aussi belle. Elle l’est.

C’est là qu’on se met à avoir des idées à la con. Cédric commence en disant que ça serait sympa de descendre au pied de la falaise à nos pieds pour atteindre la plage en bas. J’enchaîne en confirmant que non, ça n’a pas l’air trop pentu, on va y arriver en moins de deux. Erreur. En fait c’est quand même bien pentu… et plein de cactus ou autres plantes qui coupent et piquent. Mais on y arrive, et la plage toute blanche composée de coraux morts est très jolie.

On longe la cote en se disant qu’on rejoindra le village en faisant le tour complet de l’île. La première étape est chouette, on alterne entre coraux et traversée de bras de mer (au bout de 10 minutes de lutte pieds nus je craque et fini par remettre mes chaussures, tant pis je n’aurai plus qu’à les rincer après tout). Le soleil commence à descendre petit à petit, on se dit qu’il ne faut pas trop qu’on traîne, on a encore une bonne partie à parcourir.

C’est là que d’un coup se pose un problème. On avait bien vu d’en haut qu’au bout de l’île il semblait y avoir de la mangrove. Sauf qu’on ne pensait pas qu’on ne pourrait pas la traverser. La végétation est tellement dense qu’on est obligés de faire demi-tour. Deux choix s’offrent à nous : faire demi-tour et escalader la falaise (en gros refaire le chemin inverse et risquer de se casser la gueule en remontant à la nuit tombante) ou passer par la mer en longeant la mangrove. On opte pour la seconde solution, l’eau ne doit pas être trop profonde après tout (il ne faut pas oublier qu’on a un sac à dos et des appareils photos avec nous, donc faut pas qu’on ait à nager).

C’est parti alors. On y va tranquillement, faudrait pas glisser et se retrouver trempés non plus. On longe donc la mangrove, doucement, et petit-à-petit l’eau monte, et monte. C’est pas très rassurant tout ça. Surtout que qui sait, il y a peut-être des crocos dans cette mangrove ?? (on peut avoir des pensées pas très futées dans ces conditions). À un moment, on s’éloigne du bord et on rejoint un petit bout d’île en face, et on se retrouve bloqués. On hésite à héler un bateau qui passe au loin pour qu’il vienne nous récupérer, mais ça serait trop la honte, alors on finit par y aller en se disant qu’on trouvera un chenal moins profond pour y passer en marchant. On se retrouve moi devant à tester si le chemin ne s’enfonce pas trop (avec de l’eau jusqu’au cou), et Cédric derrière le sac sur la tête pour ne pas le mouiller. On arrive on ne sait trop comment à rejoindre l’île sans avoir été attaqués par une grosse bête (quoique j’ai vu un truc passer à la surface devant nous, je peux vous dire que c’était énorme et que je ne faisais pas la maline), quel soulagement !

Pour se remettre de tout ça, on va assister au coucher de soleil en face de l’hôtel dans la mer, avec tout plein de pélicans qui pêchent autour (et de mouettes qui essayent sournoisement de leur piquer leurs prises). On se dit que le lendemain il faudra revenir avec les appareils photos qu’on a déposés dans la chambre, mais malheureusement, on ne ré-assistera pas à ces jeux nocturnes par la suite. Soirée tranquille à dîner à l’hôtel, boire des rhums face à l’océan et attendre infructueusement que les gens se mettent à danser sur la place du village vue la musique de sourd qui sort des enceintes qui y sont installées.

Vendredi 17 Septembre – en eaux profondes dans les Caraïbes.

Après le petit-dèj, on se rend au centre de plongée voisin, et rebelote comme d’habitude, essai d’équipements et on est partis pour le première plongée. On va non loin plonger autour d’une montagne sous-marine. Première constatation : il y a beaucoup de courant. Seconde : la visibilité n’est pas terrible. Troisième : il y a des poissons partout ! Et pas des petits. Plongée top, on s’en met plein les yeux (et les oreilles, parce que les courants ascendant/descendant c’est pas terrible pour la compression). J’ai beau être blasée, j’arrive encore à apprécier une bonne plongée !

On repart vers Gran Roque pour embarquer une famille qui veut faire du snorkelling non loin du lieu de la seconde plongée. Très drôle d’ailleurs d’assister à la leçon de « comment met-on un masque de plongée »… Plage superbe, j’en profite pour faire une sieste sur le sable et patauger dans l’eau.

Ensuite vient le tour de la seconde plongée. Cette fois, j’ai beau faire tous les efforts possibles pour apprécier, je n’aime pas. Rien à voir, encore plein de courant, cette fois horizontal. À la fin, on n’y voit tellement plus rien à cause du courant qui soulève le sable du fond qu’on remonte à la surface. Ou plutôt le divemaster remonte. Erreur, il se retrouve dans le creux des vagues ! Donc il redescend et on nage un petit moment pour se sortir de ce traquenard. Retour sur la superbe plage, re-pataugeage dans l’eau et retour à Gran Roque.

Le soir, rebelote comme la veille, avec plus de gens (on est vendredi), des danses et toujours de la bière Polar light dégueux.

Samedi 18 Septembre – Chez les moustiques à Crasqui

Cette fois, on a encore prévu une journée bateau, mais pas de plongée au programme. On embarque sur l’Angelina avec un groupe de bœufs italiens et brésiliens (chouette, pas de Français !). La chance est avec nous, il fait un temps superbe. Après une petite heure de bateau, on se retrouve à Boca de Cote vers le sud ouest de l’archipel de Los Roques. Magnifique. L’eau est turquoise transparente, avec des dégradés de bleus entre la mer et le ciel.

On fait une session snorkelling dans le coin. Sympa, mais pas fou non plus (ça va, j’ai dit sympa quand même). L’eau est chaude, le cadre toujours superbe. On repart en bateau, et sur la route, on croise une toute petite île déserte, sans arbre, juste du sable blanc qui fait mal aux yeux. C’est là qu’on laisse les Brésiliens qui vont y passer le reste de la journée ! Je pense qu’ils vont avoir chaud…

Nous, on se rend sur l’île de Crasqui, qui est en fait à l’ouest de Gran Roque. Parasols et transats sont prévus sur le bateau alors on s’installe. Dans ce cadre, avec un paquet de chips, c’est parfait, ne manque qu’une boisson bien fraîche mais on se contentera de notre bouteille d’eau tiède. On profite de la farniente un petit moment, puis la faim se fait sentir, alors on cherche un restau. Et oui, on n’est pas sur une île déserte nous ! Bon, en fait il doit y avoir 3 restaus disséminés sur l’île, donc on ne croise pas non plus des masses de gens. On choisit celui au bout de la plage, donc là où il n’y a personne, et on commande à déjeuner. En fait il s’avère que le couple qui habite là a une chambre d’amis qu’ils louent pour la nuit. Pourquoi pas ? De toute façon, on avait prévu de dormir sur Crasqui.

L’après-midi se passe ensuite entre le déjeuner, la farniente dans l’eau, la sieste sur les hamacs… la belle vie quoi ! Le soir venu, on veut aller plus à l’ouest pour le coucher de soleil. Quelle mauvaise idée… on se retrouve dans des nuées de moustiques/sunflies qui nous mangent jusqu’à la moelle ! Enfin, surtout Cédric en fait. Tant pis pour les photos facebook du soleil sur l’horizon… Le soir, dîner dans le jardin, glande sur les transats, douche en mode indo (retour au mandi !), et au dodo. Nuit difficile, les hordes de moustiques sont toujours là, et en plus il fait une chaleur d’enfer : l’orage n’est pas loin, et quand il s’est mis à se réveiller, il y avait tellement d’éclairs qu’on aurait pu croire qu’il faisait jour !

 

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Infos techniques :
Taxe aéroport, 40bsf
Taxe entrée Los Roques, 130bsf
Nuit Dona Carmen + dîner + petit-dej, 380bsf pp
Journée plongée, 570bsf
Journée bateau, 150bsf pp
Nuit Ranch Agua Clara, 350bsf pp (+60bsf pour le déjeuner)

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 21:57
Lundi 13 Septembre - perdus dans le parc national Mochima

Le matin, réveil super tôt, il faut bien qu'on organise notre journée. Et comme on ne sait pas trop encore comment ça se passe au Vénézuéla, autant prendre les devants. On se met en quête d'un bateau à louer pour la journée. Selon le LP, on devrait pouvoir en trouver tout au bout de la ville, près d'un embarcadère. Effectivement, il y a l'air d'avoir un terminal de petits bateaux pour aller sur les îles en face, mais pas sur qu'on puisse en louer un perso pour aller dans différents endroits. En plus c'est fermé. Apparemment, ça n'ouvre qu'à 9h, raté pour le "on se lève tôt comme ça on aura un bateau super rapidement". Même chose à l'hôtel haut standing d'à coté, il est trop tôt, il faudra repasser.

Du coup, on a le temps pour un petit-déj en terrasse au soleil sans se presser. Il commence à faire bien chaud avec tous ces aller-retours improductifs... On retourne encore une fois à l'embarcadère, cette fois il y a plus de gens mais ça n'a toujours pas l'air ouvert. Donc retour à l'hôtel classe. Cette fois, la nana de l'accueil appelle un gars qui lui explique qu'il est full mais qu'on peut réserver un bateau pour le lendemain. Ce qui ne nous arrange pas du tout, sinon on va perdre une journée. Donc? Retour à l'embarcadère! Enfin il y a des gens qui ont l'air de bosser là, mais la conversation avec le mec n'est pas très productive, on ne se fait pas bien comprendre à mon avis. Heureusement, une nana nous offre son aide et sa capacité à servir de traductrice. Parfait! Au bout de 10 minutes on a un bateau pour la journée!

On se retrouve avec un vieux pilote pas causant (tant mieux, pas envie de faire la causette dans mon espagnol approximatif), à naviguer d'île en île dans le parc national. C'est beau, les roches sont colorées (beaucoup de marron, orange, gris), la végétation changeante (beaucoup de cactus sur certaines îles, aucune verdure sur d'autres et des semblants de jungles tropicales sur le reste).

On passe la journée entre snorkelling, tentative de marche sur les îles (en fait soit c’est interdit, soit il faut vraiment être cons comme nous pour aller se balader dans une jungle où tu ne peux pas avancer et te fais piquer par des nuées de moustiques, autant vous dire qu’on a fait demi-tour fissa !), glande sur la plage, déjeuner face à la mer…

Question faune, on a vu un banc de dauphins mais aussi plein d’oiseaux de toutes sortes, notamment des pélicans (mais pourquoi la roche de cette île est-elle si blanche ??? ah mais c’est bien sûr…)

En fin d’après-midi, une pluie fine fait son apparition. Retour à Puerto la Cruz, direction l’hôtel pour récupérer nos sacs et la station de bus pour partir plus au nord. On y comprend rien à ce terminal mais on finit par se retrouver dans une voiture avec trois autres passagers, en route vers un croisement où (selon notre chauffeur), on trouvera un minibus pour notre destination finale. Arrivés à l’intersection, on descend et on attend. Et on attend. Au moment où on commençait à se dire que peut-être il s’était moqué de nous, arrive un minibus qui nous descend jusqu’à la ville de Mochima.

Recherche d’hôtel, douche, recherche du centre de plongée, prise de rendez-vous pour le lendemain et dîner tranquille au village. Tranquille ? C’était sans compter sur le gars qui testait les enceintes de sa voiture en face du restau ! Tellement à fond qu’on entendait les vibrations des membranes…
 
Mardi 14 Septembre - sous l'eau

Petit déjeuner en terrasse, on hésite à tester les typiques empanadas mais finalement ça semble bien trop frit pour l'heure matinale... On verra plus tard pour le réveil couleur locale. On se rend au centre de plongée, essai d'équipement, préparation du bateau et on est partis. Première plongée en suivant un mur de corail, j'avoue que je ne me rappelle même plus ce qu'on a vu (oui, je suis blasée), sauf qu'à un moment il y avait une statue de la vierge dans un renfoncement sous-marin.
Pour la pause déjeuner, on se retrouve sur une plage superbe. Sable blanc, eaux turquoises, mini falaises qui se jettent dans l'eau. Parfait pour se remettre de tout ça et croquer un morceau.
Deuxième plongée un peu plus loin, autour d'une île. On commence par passer dans une cave, pour ressortir dans une "piscine" naturelle sur l'île, sympa. Ensuite plongée tout autour de l'île, pas mal, mais visibilité pas au top et pas trop de choses à voir à mon goût (j'ai déjà dit que j'étais blasée? ah oui). Retour au centre où on peut prendre une douche (ouf, parce qu'après, on a de la route) vite fait et ensuite sauter dans le "bémo" qui passe devant et nous emmène à Cumana plus au nord.
On arrive dans le centre colonial, architecture sympa, hôtel plutôt classe de l'extérieur. Recherche ensuite d'une agence de voyage pour acheter des billets d'avion pour le surlendemain mais impossible de trouver quelque chose d'ouvert! On se rabat sur une connexion internet mais le site de la compagnie aérienne n'accepte pas nos CB. Tant pis, soirée dans un restau "français" en face de l'hôtel (vous vous rendez compte qu'ils n'ont ni bière ni rien d'autre à manger dans cet hôtel que des croque-monsieurs pas appétissants??) et dodo.
 
Mercredi 15 Septembre - à la recherche du sésame pour Los Roques
 
Réveil encore une fois pas trop tard, on veut à tout prix acheter ces billets d'avion. Pourquoi? Pour où? Pour aller à Los Roques, un archipel au large de Caracas dont on m'a vanté les mérites. Et comme il existe une ligne Isla de Margarita - Los Roques, on voudrait en profiter pour ne pas avoir à retourner Caracas. On fait deux agences de voyage pour se retrouver le bec dans l'eau, apparemment on ne peut les acheter qu'à l'agence de la compagnie située sur Margarita. Décision prise en 30 secondes : on va sur l'île de Margarita et on croise les doigts pour qu'il reste des places disponibles dans l'avion du lendemain.
Donc taxi vers le port, on se place sur la file d'attente du ferry qui part dans 40 minutes et on attend. La file n'avance pas du tout... On a beau expliquer aux gens qu'on n'a pas de voiture mais qu'on veut juste monter dans le ferry, on se fait envoyer paître. Au final, on rate ce ferry, mais on obtient des tickets pour un autre qui part 3h après. Ne reste qu'à patienter! Enfin l'heure arrive, c'est parti pour 2h de traversée. Pour faire passer le temps on a le droit à un film bien glauque. Arrivée sur l'île, on bataille pour récupérer les bagages et on prend un bus sous la pluie direction l'agence. On croise les doigts pour qu'elle soit ouverte... et elle l'est! Et il reste des places dans l'avion du lendemain. Parfait. On en profite même pour acheter le vol de retour vers Caracas.
Ensuite, déjeuner dans un restau où ça caille avec la clim, check-in à l'hôtel (tenu par une Française), apéro sur la terrasse, apéro dans un bar (vide) pas loin, retour sur la terrasse de l'hôtel.
 
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Infos pratiques :
Location bateau pour la journée : 900bsf
Voiture vers intersection : 35bsf pp
Minibus : 2.5bsf pp
Hôtel Villa Vincente : 100bsf
Journée plongée : 480bsf pp
Bemo : 5bsf pp
Hôtel San Francisco : 200bsf
Petit-dej : 30bsf pp
Ferry : 70bsf pp
Billets avion : 1044bsf + 1150bsf pp
Hôtel Casa Lucina : 180bsf
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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 07:30

Samedi 11 et Dimanche 12 Septembre – Dans la capitale

Enfin des vraies vacances, enfin deux semaines dans un pays équatorial ! Où est-ce que j’atterris après 10h de vol en ce jour anniversaire ? Caracas ! Et je parle d’anniversaire car c’est le jour de celui de Cédric qui sera mon compagnon de voyage une fois encore (donc rien à voir avec ce qui a pu se passer en 2001 à NYC). Je le retrouve d’ailleurs rapidement à l’hotel qu’il avait réservé l’avant-veille (question organisation, on n’a pas changé d’un iota) après les différentes formalités à l’aéroport. Très étrange sensation au moment d’échanger quelques dollars en bolivars à deux pas du comptoir officiel. Le taux de change officiel est d’environ 4.3bsf pour 1$, j’échange les miens pour 6.5, not too bad, le gars m’expliquant que non, ce n’est pas illégal, mais ce n’est pas légal non plus (sic). A noter que pratiquement tous les gens rencontrés sont persuadés que je suis Vénézuélienne… après 2 secondes à m’écouter parler espagnol ils se rendent compte de leur erreur !

Quel est le programme pour cette première journée au Vénézuéla ? Tout d’abord déjeuner et boire la bière des vacances ! Ensuite, il s’agit de décider du programme des 15 jours à venir... ou plutôt de commencer par le programme du lendemain et des quelques jours qui suivent, on verra plus tard pour le reste ! On se décide pour la côte nord est, il nous faut donc acheter des billets de bus pour le lendemain. Le soir, place au restau et aux bars de la ville ! Je dois confesser pour ma part une sieste avant de sortir, il faut dire que pour une fois je n’ai dormi que quelques heures durant le vol.

Le lendemain, réveil vers 11h. Ou midi ? En fait on galère avec les horaires vu qu’aucun de nous deux n’avait mis son portable à l’heure à l’arrivée à Caracas, du coup on a chacun calculé une heure de notre coté, sauf qu’on n’était pas d’accord sur le résultat…

Pour le petit-déjeuner, on se dirige vers un restau non loin de l’hôtel. Je ne comprends rien à la carte alors me décide pour la spécialité du restau. Pour un petit-déj, j’ai été gâtée ! Lorsque j’ai vu arriver mon assiette sur la quelle se trouvaient une pièce de bœuf énorme, une côte de porc non moins grosse, une saucisse et du boudin noir, je n’avais plus faim. J’ai laissé plus de la moitié de mon plat, et pourtant la viande était excellente. Mais je ne voulais pas vomir dans le bus par la suite.

Direction le terminal d’ailleurs, on confirme nos billets, enregistre nos bagages, et ne reste plus qu’à attendre. J’en profite pour mettre à l’heure ma montre, ça serait con de rater le bus alors qu’on est dans le terminal ! On prend place dans un bus plutôt classe, cool je vais pouvoir faire une bonne sieste le temps d’arriver. C’était sans compter sur le film débile avec volume à fond qu’ils nous ont mis dès qu’on est partis. Raté pour la sieste. Et au bout d’un temps indéfini, je veux savoir l’heure. Étrange, ça ne fait que 20 minutes qu’on est partis… je veux bien croire que ce film vraiment pourri (c’était doublé en espagnol, avec l’actrice de Speed en blonde dedans) nous faisait croire que le temps s’étirait mais quand même. Au bout de quelques temps, on se rend à l’évidence : je n’ai plus de piles ! La malédiction de l’heure qu’il est nous poursuit.

On finit par arriver à Puerto La Cruz à une heure imprécise, recherche d’hôtel en moins de 10 minutes, on fait le check-in. Ensuite, on cherche un endroit sympa face à la mer pour dîner. Question fast food on en a pour tous les goûts mais on n’est pas d’humeur gros kebab dégoulinant de gras, alors on se rabat sur un resto pas trop loin. La découverte de la soirée ? La bière Solera, pas mal du tout comparée à d’autres marques…

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Infos techniques :
Taxi aéroport-Caracas, 180bsf
Hôtel Altamira, bsf la nuit
Trajet Caracas-Puerto la Cruz avec Aeroexpresos Executivos, 75bsf pp
Hôtel Neptuno, 140bsf la nuit.

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