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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 07:12
A en lire mon dernier post, on aurait presque pu croire que c’en était reparti pour des voyages dans des destinations plus exotiques les unes que les autres. Mais n’oublions pas que j’habite dans le sud ouest maintenant (de la France j’entends). Du coup, pour cette fois, c’est dans les Pyrénées que je vous emmène ! Ou plutôt que Fabien, emmène le groupe. Quel groupe ? Prenez quelques anciens habitants de l’internat de Chato, ajoutez leur deux montagnards et vous obtenez l’équipée parée pour ce weekend prolongé. Pas de plages paradisiaques au programme, mais des paysages magnifiques de montagne, et de l’effort, beaucoup d’effort pour les atteindre.

Day 1 – On monte

On quitte Pau de bon matin. Bon, en fait à 10h30, alors qu’on avait prévu de partir à 9h tapantes, cherchez l’erreur… fallait bien qu’on arrive à boucler nos sacs ! Avec de la nourriture pour 3 jours et l’équipement qui va bien (acheté la veille pour ma part of course), et surtout le dilemme : tente or not tente ? La météo annonce grand beau, oui mais on ne sait jamais… alors on coupe la poire en deux, pas de tente mais une bâche, sous laquelle on se glissera en cas de pluie (c’est beau l’inconscience, non ?). Début du périple, un peu plus loin que Cauterets (rappelez-vous là) au parking de la fruitière.

Et go !  Première partie le long de la rivière qui monte, on papote, on rigole, on est encore frais et dispo alors c’est tranquille. On n’est vraiment pas très haut et c’est déjà bien beau (il y a même des gens qui ne vont pas plus loin et s’installent là avec table de pique-nique pliable et bouquins… pfff). À un moment, on bifurque de l’axe principal : alors que les gens vont continuer vers le lac de la Fruitière, nous on tourne vers la gauche et on monte vers le col de Culaus. Et quand je dis on monte, là c’est bien le mot, ça grimpe ! Heureusement, on est à l’abri des arbres, donc on ne souffre pas trop de la chaleur.
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Pause pique-nique en chemin. On se rend compte là qu’on est suivis : pas par des gens malhonnêtes, mais par des nuages qui recouvrent le fond de la vallée et montent doucement mais sûrement à notre rencontre. Faudrait pas qu’ils montent trop haut les fourbes… Notre rythme a l’air de suivre le leur, donc on garde toujours le soleil avec nous, ouf !
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On atteint un refuge, le temps de se dégourdir les jambes, de remplir les gourdes, de voir que les nuages nous suivent toujours à la trace, et on repart. Les paysages changent, on sort de la forêt. Devant nous, de l’herbe plus rase, des rochers épars, des fleurs, et du soleil. Là, ça commence à taper.
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Un peu plus loin, on se fait rattraper par Kévin, le frère de Fabien (les deux montagnards), qui était parti de Toulouse le matin. Pas une mauvaise idée d’ailleurs, parce qu’Aymeric et moi étions partis devant et en fait on ne suivait pas la bonne direction ! On reprend donc le chemin vers Culaus. Et c’est là que les choses sérieuses commencent. On attaque le premier pierrier… Que des gros rochers, je ne vous parle pas des pierriers avec des centaines de milliers petits cailloux qui glissent sous les pieds (ça sera pour plus tard), mais plutôt une sorte d’escalade plus ou moins horizontale entre des blocs.
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Une fois qu’on s’est bien amusés là-dedans (sic), reste la dernière montée vers le col. Pfiou. Il fait super chaud et ça grimpe, ça grimpe. En prenant son temps, on y arrive ! Et surprise, derrière le col, il y a… de la neige ! À nous les névés, et les glissades qui vont avec. On apprend plus ou moins à faire comme au ski pour les descendre rapidement (euh… c’est pas trop mon truc je vous avoue… comment ça les pierriers non plus ? ah ça oui, j’en ai chié pendant ces 3 jours !)
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On redescend donc, de l’autre coté du col, pour atteindre un petit lac et ensuite remonter vers un autre lac, sur les berges duquel on va passer la nuit : le lac noir. Les mecs déjà en haut rapportent de quoi faire un feu. En cas d’échec d’allumage du feu avec les moyens habituels (brindilles, feuilles…), ne pas hésiter à utiliser du PQ, c’est très efficace. Au menu du soir : du saucisson, du fromage, une salade de riz et une pierrade de bœuf. Sans oublier un petit coup de porto !
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On bataille toute la soirée et la nuit contre les moustiques, et certains ont du aussi se battre contre le froid… faut pas oublier qu’on est quand même à 2330m d’altitude et que les nuits y sont fraîches.

Day 2 – Toujours plus haut

Réveil avec le soleil. Euh… en fait non, on devait bien être fatigués parce que le soleil était déjà debout ! Petit-déjeuner tranquillou là-haut, remballage de campement et on est repartis. Après étude de la carte, il semblerait qu’en coupant par les hauteurs on s’évite un détour plutôt que de suivre les vallées. Donc on prend vers la droite, en essayant de ne pas trop perdre d’altitude. Sauf qu’on sait pas trop où on va en fait… Fabien et Kévin ouvrent le chemin pour nous, ils connaissent un chemin qui nous permet ensuite de retrouver la bonne vallée.
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Sauf que… on les perd ! Nous on continue à suivre plus où moins la pente en descendant le moins possible (cette phrase ne veut rien dire, mais tant pis, je me comprends). Donc petite frayeur pour les frères qui se rendent compte à un moment qu’ils nous ont perdus ! Ils nous retrouvent pas trop longtemps après, donc demi-tour et descente (raide) jusqu’à la rivière tout en bas. Pfiou !
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Ensuite, on longe cette rivière en la remontant. Le chemin de marche semble se trouver sur la gauche, mais on est à droite. En voyant comment les montagnards sautent sur des cailloux bien glissants pour la traverser, je me dis que je vais plutôt rester (à galérer) de ce coté plutôt que de me vautrer et me retrouver trempée dans l’eau glacée. Les autres choisissent la  même option, donc nous voilà à quatre à peiner dans les herbes hautes (repère de serpents en tout genre, brrr… et je ne dis pas ça pour plaisanter, Aymeric en a vu trois !) et les rochers.
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Il fait bien bien chaud, la rivière monte tranquillement mais sûrement. Heureusement que certains avaient prévu les micropures (j’avoue que pour ma part, je n’y avais même pas pensé). Arrivés presque au point où on doit bifurquer vers le col de Malh Arrouy, on s’arrête pour une pause bienfaitrice près de la fraîcheur de l’eau. Pique nique requinquant, il le faut car on n’est pas encore rendus. Et le col couvert de neige qu’on aperçoit d’en bas ne me semble pas de bon augure… mais qui ne tente rien n’a rien, donc allons-y !

On est donc repartis pour une montée plus franche cette fois, avec toujours en vue l’objectif (toujours couvert de neige). Ça grimpe de plus en plus, on laisse derrière nous les herbes folles pour atteindre quoi ? Les pierriers pardi ! Et c’est reparti pour de la grimpette en faisant gaffe où on pose les pieds. Et les mains. Parce qu’à partir d’un moment, ça grimpe tellement sec qu’on est obligés de poser les mains à terre !
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Finalement, on y arrive. Nous voilà face au mur de neige. Derrière lui, le but. Bon ben ya plus qu’à. Euh… Après brainstorming, on décide de la jouer par étapes. On possède 3 paires de crampons et piolets. Donc 3 personnes vont commencer par passer le col, l’un d’entre eux redescendra avec le matos, trois remontent, l’un redescend et les deux derniers rejoignent finalement le groupe. Vu notre expérience, ce sont les frangins qui vont se coltiner la double montée ! Premier groupe, Hélène et Charlotte guidées par Kévin. Elles ne font pas la malines avant d’entamer la montée, mais finalement, petit à petit, les voilà qui atteignent le sommet !
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Pendant ce temps là, nous on se caille en bas à l’ombre et on commence à redouter (moi en tout cas) le moment où ça sera notre tour… Kévin finit par redescendre, et cette fois c’est Aymeric, Fabien et moi qui nous préparons. Bon, quand faut y aller, faut y aller. Je prends mon temps pour apprivoiser les crampons, Aymeric prend les devants. Au bout de quelques minutes, je me dis que finalement ça se fait plutôt bien. Et là, c’est le drame. Aymeric un peu plus haut dérape. Il tente de s’arrêter grâce à son piolet comme nous l’avaient montré Kévin et Fabien, mais sans succès. On le voit glisser sur la neige en prenant de la vitesse, jusqu’à atteindre le pierrier (donc les cailloux). Aïe les fesses. C’est alors que Kévin, hyper réactif, stoppe Aymeric en le prenant de plein fouet ! Heureusement qu’il a eu le réflexe de courir jusque là ! Après étude, il semblerait que cette chute soit due au fait que les chaussures de Ric ne sont pas montantes. Il prend dons la seconde méthode : face à la montagne, en mode escalade. On peut même dire en mode warrior. Ou terminator (c’est ce qu’on dira d’ailleurs). Et à force d’acharnement, on arrive en haut, crevés mais entiers ! Une pensée pour Fabien et Kévin qui se tapent encore une fois la montée… sauf qu’eux, ça les éclate, nuance.
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De l’autre coté, c’est la récompense, une vue magnifique. Ça valait le coup !
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On descend de l’autre coté, les pierriers alternent avec les névés, jusqu’à ce qu’on atteigne un point d’où on peut voir plusieurs lacs en contrebas. Superbe. C’est là qu’on s’arrêtera pour la nuit. On tatonne un peu pour trouver un coin abrité du vent. On y arrive plus ou moins. Cette fois pas de feu, mais de la soupe, des nouilles, et toujours du saucisson, du fromage et du porto. Parfait ! Ensuite, ne reste qu’à se pelotonner dans nos duvets…
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Day 3 – On descend
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Pas tout de suite la descente en fait. D’abord, petit dej tous ensemble. Ensuite, on dit au-revoir à Kévin qui décide de redescendre tout de suite à fond et tout droit, alors qu’on va faire un détour. Quand je dis tout de suite et tout de droit, je veux dire à fond et tout droit ! À peine 20minutes après son départ, on peut déjà le voir au loin tout en bas qui dévale les névés en courant. Nous, on ya plus mollo, du moins au début…
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Le but de ce détour ? Monter le col de »je ne sais plus quoi »  histoire d’admirer le panorama, redescendre du même coté et rejoindre ensuite le parking via le lac de la Fruitière. Faut pas qu’on traîne trop, il n’est pas tout proche non plus ce col. On repart pour une traversée de pierriers, puis de névés, puis de pierriers. Verdict ? Les pierriers, à chaque fois que j’ai l’impression de commencer à piger le truc et à me détendre en allant plus vite, ben c’est l’échec et je m’étale ! Les névés n’en parlons pas… À un moment, on décide de descendre tout droit un pieirrier avant de couper sur un névé (pour rejoindre un autre pierrier bien sûr). La descente du pierrier se fait chacun son tour pour ne pas qu’on se balance des cailloux sur la tête et ensuite ya plus qu’à traverser le névé une fois qu’on y est. Ya plus qu’à… oui, sauf que quand j’arrive sur le névé, voilà que je dérape et que je me retrouve à glisser sur les fesses en prenant au passage Fabien qui n’avait rien demandé ! On s’arrête quelques mètres plus bas. Bilan : une grosse frayeur et de multiples bleus (mes collègues sont persuadés que je suis une femme battue) mais rien de grave.
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On continue, mais à partir de là, à chaque fois que je dois mettre le pied sur la neige, je m’y reprends à plusieurs fois… du coup ça prend du temps et ça fatigue les mollets ! Mais on avance, on avance, jusqu’à atteindre le lac glacé (ou lac gelé, je ne sais plus). Et bien avec grande surprise, on a découvert qu’il était gelé (ou glacé, mais c’est pareil). Vous vous attendiez à ce que je dise l’inverse, non ? Et pourtant, superbe soleil, même pas froid.
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Il est déjà l’heure de la pause déjeuner, face à ce lac. De l’autre coté un peu plus loin, on voit le col auquel on a prévu de monter. Ou plutôt auquel ils ont prévu de monter. Parce que là, j’en ai un peu ras le bol des pierriers, et il n’y a que ça pour l’atteindre ! Pas de soucis, je les attendrai en bas avec leurs sacs. On mange, profite des lieux, et on se rend compte que quand même, ça va être tendu de le monter, on a rendez-vous à Pau en début de soirée quand même.
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On décide donc de reprendre la route et d’entamer la descente. C’est parti pour au final 1400m de dénivelé négatif ! On commence par passer par un enchaînement de lacs tous plus beaux les uns que les autres, chacun se déversant dans celui du dessous par jeu de cascades.
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Les couleurs sont superbes, le soleil est avec nous, on s'en met plein les yeux (ça claque sa... comme diraient certains (dont je fais partie, mais là, j'assume moins de le mettre par écrit)).
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A un moment, comme à l'aller, à force de descendre on se retrouve dans les nuages. D'un coup d'un seul on change d'atmosphère. On se croirait en Écosse un jour de grisaille en plein milieu du crachin.
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Mais ça ne nous arrête pas (sinon on ne va jamais y arriver) et au contraire, ça nous booste. Il faut qu'on atteigne la voiture pas trop tard pour pouvoir accueillir les gens sur Pau. Donc action : on cavale. Moi qui pensais ne plus en pouvoir à ce moment là, finalement on trouve toujours des ressources. On dévale le reste du chemin jusqu'en bas, et à l'arrivée une bière bien fraîche comme récompense, ça fait du bien!
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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 07:12

Après le teasing de folie de mon dernier post, voici la suite tant attendue !

Voyage aller : Tranquille, correspondances qui s’enchaînent, et je me paye même le luxe d’être surclassée par surprise sur le vol Doha-Singapour (comme si vous ne me détestiez pas déjà assez). Ya pas à dire, ça n’a rien à voir avec l’éco. Et du coup, en pleine forme pour l’arrivée à Bali ! Quelques galères à la douane (note pour plus tard : le visa de 7 jours n’existe plus et il est impossible de payer avec deux devises différentes, et les pièces ne sont pas acceptées !) et me voilà enfin de retour dans la chaleur et la moiteur indo. 1h plus tard, je retrouve les Balikpapanais au terminal domestique. Ca fait un bien fou de revoir ce petit monde ! Ne manque que Deux, mais il nous attend déjà à destination. Où va-t-on ? Dans une villa de ouf (il n’y a pas d’autre mot). Là, je crois que les photos parlent d’elles-mêmes.

Ca envoie n’est-ce pas ? Et puis si, quelques mots, ou plutôt quelques chiffres :
Piscine de 18m x 4m
2 chambres + 3 bungalows (avec pour chacune des chambres une sdb attenante of course)
3 domestiques
290m2 habitable
900m2 de terrain
Donc ça c’était notre point de chute. Et c’est là aussi où Thomas a eu la surprise de me voir débarquer ! Limite pas surpris au départ d’ailleurs, tellement ça lui paraissait normal que j’arrive avec les autres dans la villa. Jusqu’à ce qu’il réalise quelques secondes plus tard, que non, c’est pas normal…

Maintenant on peut lancer le weekend ! On commence à la villa, faut bien rentabiliser l’acquisition. Poulet au four, saucisson, sate ayam et cocktails, bonne recette pour une soirée réussie. Pour vous dire, on a fermé le SkyGarden, le 66 et on s’est même fait un plouf dans la mer pour le lever du soleil !

Le samedi, réveil pas trop tard, petit déjeuner tous ensemble à la villa, grosse glande dans la piscine au soleil et ensuite chacun vaque à ses occupations. Je choisis l’option Seminyak avec Adri, Céline et Deux, à la base pour faire du shopping, au final pour déjeuner (trooooooooooop bon, et ça fait du bien), papoter (trooooooooooop bon, et ça fait du bien) et faire chou blanc dans les boutiques en ayant marre des gens et du bruit (comme d’hab quoi pour une après midi là bas en lendemain de fête). Du coup, retour villa pour un petit repos bienfaiteur, avant de ré-enchaîner pour la soirée.

On commence par un dîner avec tout le monde (ça en fait une bonne tablée !) dans un resto belge top, puis retour villa pour un tarot suisse. Là, je ne vais pas rentrer dans les détails, mais ce fut d’anthologie ! Et encore une fois, on a fermé le SkyGarden…

Le dimanche, pas de tentative shopping (fait s’avouer vaincu dans ces cas là), mais de la plage. Et pour changer, direction Canggu. Pas facile à trouver (n’est ce pas Simon et Adri ?), mais joli comme tout. On fait le plein de soleil, de bouffe, et il faut déjà penser à repartir… Mention spéciale à Céline et Tom qui auront mis les gaz pour nous rejoindre et seront arrivés juste à temps pour repartir ! Merci d’ailleurs, ça m’aura permis de ne pas attendre le taxi qui ne comprenait rien à la description de l’endroit où on était qu’on lui faisait par téléphone, et surtout d’avoir le temps de prendre une douche avant de repartir à l’aéroport (pas du luxe). Au-revoir à la villa (jamais facile), et un dernier tour de SupraX avec Céline derrière et Deux en guide pour finir ces 48h en beauté !

 

Le retour a été rude, avec des escales bien trop longues à Singapour (en contrepartie j'ai pu y acheter des chaussures, donc ça va) et surtout à Doha (8h30...). La pause parisienne m'aura permis de retrouver Alix pour un debriefing et un achèvement de ce revival indo. Et histoire de bien m'achever, une nuit dans le train avant de filer sous la douche et d'aller bosser!

Et juste pour finir, un ensemble de phrases entendues :
- makato-makato !
- aïe (ou plutôt aaaaahhhhhhh, sorte de râle bien rauque)
- et là, j’ai eu envie de faire pipi
- mes hommages Salim
- attends… je demande combien de taxis là ?
- je crois que tu coules
- ta gauche, c’est ma droite, donc là je m’appelle Sylvain. Ah non, 1, 2, 3… Thomas
- oh merde, t’as vu ton bleu ?
- c’est quoi l’adresse de la villa ?

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 06:58
Comment définir ce séjour. "Vacances" serait un peu trop vu que je n’ai passé que 48h (49h pour être précise) sur place. Mais "weekend" est un peu court car j’ai quand même posé 3 jours de RTT. Ouh là, mais où je veux en venir ? Alors déjà, quelques précisions avant de continuer :
1. Je suis (un peu) folle (certains diraient que je peux enlever le "un peu", d’ailleurs je suis d’accord avec ceux-là, donc acte). Je suis folle
2. Certains pourraient être offusqués de la suite de cet article, sachez que je m’en fiche complètement
3. Accrochez-vous, on n’a pas le temps de s’ennuyer dans le post qui va suivre !
 
Tout a commencé le 6 Mai 2010. Jour où je reçois ce mail :
"J'aime ...les week end a Bali!
Et comme je serai bientot un "connard d'expat" je passe en mode bling bling. En fait je passe rien du tt je suis les traces de la Saux...
C pr ca que je vous propose un dernier we a Bali, en mode scandale!
Au programme, villa de ouf, ricard avec des glacons, ti punch avec des citrons,
pas de temple, pas de visite, surement pas de surf non plus, mais jeu du saladier (ca fait parti du package maintenant...)
Alors si toi aussi tu aimes faire la fête ds des villas de ouf, (attention! debutant s'abstenir..) reserve ton we!
lequel? je ne sais pas encore...d'ici fin juin. (le 19-20?)"
(note pour Deux : j'ai légèrement modifié une expression de ton mail, mais je ne voudrais pas chagriner les oreilles de mes grand-mères...)
(note pour tous ceux qui n'ont rien compris au mail précédent : ya pas de doute, vous n'étiez pas en Indo en 2009! sachez juste que la Saux c'est moi, pour le reste, vous saurez plus tard, si vous êtes sages)
 
Déjà en lisant ça, je n'ai pas pu m'empêcher de m'imaginer les rejoindre pour ce weekend qui s'annonçait d'anthologie. Ah, nostalgie... J'ai à peine le temps de me reprendre en me disant que non, ça ne se fait pas, faut que j'arrête de rêvasser et que je retourne au boulot. Et là, je lis mes mails persos et tombe sur ça :
A : "QUI dit qu'avec son salaire d'expat' a pau
et son cote "je suis une dingue"
la pich' fait une surprise a 2 et vient passer le we avec nous?
Moi
"
C : "javoue ca serait enorme
ENOOOOOOOOOOORME"
A : "t'imagine la surprise de ouf...
la pich' nous attendrait dans la villa
c'est un coup a ce que thomas ne s'en releve pas...
nous non plus btw..."
(note : yavait aussi une histoire de raisins et de la bonne parole du grand-père, mais je vais zapper cette partie là, ne nous égarons pas)
 
Là, plus moyen d'y échapper. Il faut que je vérifie si c'est possible. Et ça l'est! En conjuguant mes efforts avec ceux de mes complices en Indo, on tombe sur l'option suivante (faut suivre, c'est pas direct) :
Pau - Paris - Doha - Singapour - Bali avec 4 avions et 3 compagnies aériennes différentes pour l'aller
Pareil au retour, sauf que cette fois il y aura 3 avions et 2 compagnies aériennes et en plus du train!
On obtient au total 26h de voyage aller et 42h de voyage retour pour 49h sur place. Pfiou.
Le 7 Mai, j'avais mes billets. Plus qu'un mois et-demi à tenir.
 
Et je vous le dis tout de suite, ça en valait la peine! Le prochain post vous le montrera...
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 23:00
Vendredi 14 mai – En route pour l’aventure

Toujours avec nos motos (l’essayer c’est l’adopté), on décide d’aller à la découverte d’un coin dont nous a parlé la nana qui vend des billets de bateau, c’est-à-dire un endroit où tu trouves de l’argile au naturel. Tu n’as qu’à te baisser, en ramasser, t’en barbouiller le corps, cuire au soleil et ensuite te rincer dans la mer, et tu as une peau douce de bébé. Aussitôt dit aussitôt fait, on va vers le lieu indiqué. Pas très bien indiqué le lieu, alors on tente des chemins, on ne trouve rien, on va plus loin, on ne trouve toujours pas d’argile, par contre un gros tout nu oui. Pas de photo du gros tout nu, mais de nous à coté d’une vue magnifique.
Grece (4)
Du coup on va en face, de l’autre coté de la baie en se disant qu’on va bien finir par trouver cette argile, mais une fois en face, on voit bien que de l’autre coté la roche est couleur gris/verte, mais pour y accéder, il faut être balèze en escalade… Du coup, tant pis pour l’argile, mais on en va pas se laisser abattre, on se trouve une petite crique isolée et on se pose sur les rochers pour faire des ploufs dans la mer translucide.
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Après ça, on reprend nos montures, direction le centre de l’île et l’ancienne « capitale » : Lefkes. Petit village fort sympathique, tout en hauteur, avec des rues qui n’en finissent pas de grimper. Comment font-ils quand ils doivent remonter leurs courses ? Ceci est un mystère. D’ailleurs peu de gens semblent y habiter au long de l’année, ou alors ils faisaient la sieste quand on est passés.

Après toute cette grimpette, on se pose dans un restau avec vue sur la ville, et on déguste une moussaka terrible, avec le reste non moins terrible. Après ça, ben on rentre. Quoique, si on allait faire un petit tour d’abord ? Comme la veille, on prend plein de petites routes, qui se transforment en mini routes, qui ne mènent nulle part. Ah si, on arrive à un monastère tout choupinou isolé dans la montagne. Quand je dis on arrive, ça n'a pas été une mince affaire... Ma mob avait la fâcheuse manie de tomber en rade à la suite de chocs en descente, et là ce fut le cas. Sauf que impossible de redémarrer. Et dans le trou du cul du monde de là-bas, c'était pas forcément la meilleure idée. J'oublie de préciser que niveau essence, j'étais plus que limite...
Grece (14)
 
On joue avec nos ombres, on reprend les scoots, et heureusement, elle redémarre! Ne reste qu'un petit col à passer, et ensuite c'est de la descente jusqu'à la mer. Euh... ça c'est dans le monde des bisounours. Parce que dans la vraie vie, la descente elle ne mène nulle part et on est obligés de rebrousser chemin et de reprendre la route de l'aller. Heureusement là aussi, c'est de la descente. Pour économiser le peu d'essence qu'il reste, ça sera en roue libre qu'on la fera cette descente! Et après, il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour ne pas tomber en panne avant d'atteindre la prochaine station service... Et on y arrive! Presque 10km plus loin, comme quoi, la panne n'était pas si proche. Après ça, on est bien obligés de rendre nos fidèles destriers et de commencer à préparer le départ du lendemain... snif
 
Une soirée comme les autres se profile, jusqu'à ce qu'Aymeric se mette en mode GO et nous ponde un jeu à la con. Si je vous explique comme ça, vous n'allez rien y comprendre, alors sachez juste qu'il faut mêler dextérité, réflexes, coordination, rapidité, logique. A la base, on n'aurait pas du y jouer longtemps, mais on a ajouté un peu de piquant... des gages pour ceux qui perdent! Tableau récapitulatif des gages obtenus :
gages
 
On se demande bien pourquoi certains ont plus de gages que d'autres... Problèmes moteur? Manque de réflexes? Verres de vin/bière en rab? A vous de trancher!
 
Samedi 15 mai - Un peu de culture à Athènes pour finir
 
Réveil (pas facile pour tout le monde) aux aurores, petit-dèj, nettoyage de printemps, on est parés, ne reste qu'à descendre rejoindre l'arrêt de bus. Maman Mimi est là pour nous y conduire par groupes, heureusement parce qu'il se met presque à pleuvoir et surtout parce qu'on n'avait pas trop regardé où se trouvait l'arrêt... mais on y est, à l'heure en plus. Sauf qu'on n'a pas eu le temps de passer à la supérette et que les gages relatifs aux coiffures ne vont pas être faisables sans gel.
 
On se pose dans un café proche du port histoire de finir de se réveiller et de se remettre de ce coup de stress du matin (une semaine qu'on n'avait pas été pressés dès le matin, ça fait un choc). Et puis il faut bien y aller, le ferry est prêt à partir. On se lève, tout comme le vent (je viens tout juste de faire une figure de style très prisée dans les poèmes, je tenais juste à le faire remarquer, et non, je ne me rappelle plus de son nom). Et quel vent! On se pose comme à l'aller sur le pont extérieur, les rafales sont tellement fortes que les chaises tombent les unes après les autres autour de nous. Et je tiens à signaler, pour ceux qui se poseraient la question, qu'avec un palmier sur la tête, les rafales de vent, ce n'est pas très agréable.
Grece (13)
 
Le voyage se passe comme à l'aller, certains dorment, d'autres papotent, d'autres lisent, impossible de jouer aux cartes, on fait passer le temps comme on peut. Et enfin, on arrive à Athènes! On débarque, direction le métro pour poser nos valises à l'auberge. Du monde à la station, mais pas tant que ça quand même. Ces trois cons ne peuvent ils pas aller à une autre borne plutôt que de jouer des coudes pour aller à la notre? 30 secondes plus tard, on comprend pourquoi la réponse est non : PE vient de se faire piquer son porte-feuilles! Zut. En route pour la galère administrative pour lui et Steph, direction l'ambassade et le poste de police. Pendant ce temps là, on rejoint l'auberge, on se pose, on se repose.
 
Et après, une fois tous réunis, direction le centre ville pour la journée culturelle du séjour. Vu l'heure à laquelle on arrive au centre (19h), ça va être léger comme instants culture, mais très intéressant... On se retrouve face à la garde républicaine, soit 3 gus en tenue folklorique. Imaginez un garde avec un chapeau avec une fausse tresse, des collants, une jupe et des gros godillots type sabot avec des pompons sur le dessus. Oui, oui, des pompons! Déjà, c'est plutôt comique. Mais ça ne s'arrête pas là. On est arrivés pile pour la relève de la garde! Et on a le droit à une chorégraphie magistrale. Demandez à Steph, je crois que si la femme à coté d'elle avait pu, elle l'aurait fusillée sur place tellement elle ne pouvait s'empêcher de rire (Steph, pas la nana, parce que elle, elle avait l'air de prendre ça bien au sérieux).
 Grece (15)
Ce ballet dure environ 1/4 d'heure, soit 15 minutes de bonheur, où tu ne penses à rien d'autre qu'au fait que tu es bien content de ne pas être à leur place. Ensuite on se rend vers l'acropole, pour admirer de loin ces vestiges du passé. Le quartier est vraiment sympa, piétonnier, aéré, pas trop de monde (beaucoup plus qu'à Paros, mais ça va quand même). On fait le tour de la butte, pas possible d'y rentrer car il est trop tard (pas entendu parler de la journée européennes des musées les Grecs??), dommage. Mais la vue sur la ville est saisissante de là-haut.
Grece (11)
 
Ensuite on parcourt le dédale du quartier du ???, à la recherche de LA terrasse qui nous accueillera. Notre choix tombe sur une terrasse avec vue sur l'acropole, dont les éclairages nocturnes sont tops. Je laisse de coté les points négatifs (vent, joueur de flûte de pan énervant, moussaka froide...), après tout, on est en vacances alors on est contents! Fin de soirée à se balader dans les rues de la capitale, pour digérer les baklavas pris en dessert. Et fin de ces vacances!
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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 11:05

Mardi 11 mai – A dada sur mon bidet

Le même schéma du matin se profile, petit déjeuner sur la terrasse du bas, bronzette sur celle du haut. Pas de violence, c’est les vacances. Et ensuite, direction Naoussa, c’est quand même le plus beau port de Paros, alors il faut qu’on aille le visiter. Il faut aussi trouver la boutique de location des VTT pour remplacer celui d’Alexandre, et ça, c’est pas gagné. Il fait beau, il fait chaud (très). On est en début d’après midi, voire plutôt milieu, et on découvre avec surprise que tout, absolument tout, est fermé. Raté pour la session léchage de vitrine et shopping.

En revanche, gagné pour la tranquillité, il n’y a pas un chat dans les rues. Enfin si, il y a des chats, mais pas de gens. Ils doivent tous faire la sieste par cette chaleur, pas cons ces Grecs. La ville est effectivement superbe, sans lunettes de soleil, le blanc des maisons fait même mal aux yeux. On se perd dans le dédale des rues étroites et nous posons finalement à l’ombre pour une glace appréciée.

 

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Et après ça, pas trop le temps de traîner, il est l’heure d’aller faire du cheval ! Finalement, avec la motivation de tout le monde, je me décide à les suivre. Pour rappel, ou pour ceux qui ne le sauraient pas, j’ai un chouilla peur des chevaux… En fait, et après étude de terrain, j’ai peur de leurs pattes, ou plutôt peur qu’ils me filent une ruade, mais quand je suis dessus ça va. On retrouve Ivan, le Canadien qui gère son ranch, et une fois tout le monde en tenue, on se retrouve chacun sur son cheval. Marie avec un vrai cheval qu’elle doit gérer toute seule, le reste avec des chevaux qui ne font que suivre celui de tête. Et c’est parti pour 1h30 de balade. Steph, après 20 minutes au coin, finit pas rejoindre le groupe, Anouck file des coups de savate à tout ce qui ose toucher à son derrière (enfin son cheval, mais vous m’aurez comprise), Aymeric s’amuse avec son « scooter », Marie gère comme une pro, Charlotte fait le plein de sensations sur sa monture, PE s’accroche à la tête de file, et moi, je subis au départ, et au final c’est plutôt pas mal ! Point positif, on voit des paysages superbes, sans avoir trop chaud (la marche ou le VTT, on aurait lutté avec les 40°C sans vent), point négatif, on n’a pas de photos de ce moment, Ivan a perdu les siennes…

 

On retrouve Barry à la maison, et c’est parti pour une soirée BBQ. Stouph gère le feu comme personne, on a même droit à un feu d’artifice improvisé. On fait un bilan de ces premiers jours et le verdict tombe : en 3 jours, on a fait plus d’activités que durant tous les séjours sur l’île aux moines mis bout à bout ! Et puis BBQ sans moutarde ni ketchup, et ça, il faut bien le graver dans le marbre (un partout, la balle au centre).

Mercredi 12 mai – Bikers !!!

Je ne sais plus si c’est ce matin là, ou le lendemain, mais en tout cas un de ces deux jours, on a eu la surprise de nous réveiller avec un petit déjeuner de folie sur la table : des œufs brouillés, une salade de fruits, des tartines grillées, du sucré, du salé, plus qu’à mettre les pieds sous la table et à déguster. Merci Lolotte !

Jusqu’ici, on a joué aux sportifs avec nos VTT. Mais faut pas déconner, si on veut aller plus loin dans l’île, il nous faut des motos. A force d’en parler, PE, Steph et moi obtenons gain de cause, et ce matin, on part chercher nos nouvelles montures ! Pas de bol pour nous, nos permis de conduire ne sont pas à jour et la nana de l’agence de loc refuse de nous louer autre chose que des scooters de 50cc. Faudra faire avec (et ça me fait penser qu’il faut que je passe faire tamponner mon permis). A nous la route, le vent dans les cheveux et les filles faciles ! Bon, en vrai, on a des casques, et c’est pas sur des scoots oranges et bleus fluos qui font des bruits de mouches à réaction qu’on va pouvoir choper. Mais ne plus avoir à lutter dans les montées et pouvoir découvrir les moindres recoins de l’île, ça a du bon.

 

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Par deux sur nos bolides, on est partis. Direction, le sud ! On fait une première étape au port de . On marche jusqu’au bout de la jetée, on se serait bien jetés dans l’eau turquoise, mais les oursins qui jonchent les rochers pour remonter nous font rebrousser chemin. Alors pour nous remettre de cet échec, on se prend une glace face à la mer. Enfin, on se prend tous une glace sauf Alexandre, qui nous aura fait rêver avec sa gaufre parfaite…

 

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Au moment de partir, on tombe sur une crique parfaite. Personne, eau magnifique, soleil. Avant de quitter la ville on profite bien de la mer et on pense à ceux qui n’auront pas pu venir…

 

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Ensuite, on continue la route vers le sud, et à un moment, la plage nous semble belle, alors on s’arrête pour une nouvelle session trempette. On n’est pas les seuls à la trouver belle, il y aussi quelques nudistes qui améliorent leur bronzage intégrale qui semblent la trouver à leur goût (et aussi un semi nudiste, qui s’est retrouvé à poil entre deux slips).

On retrouve nos scoots pour la dernière partie de l’île, en longeant la côte ouest de l’île. On s’arrête pour admirer le coucher de soleil sur l’île d’en face, avec les doigts de pied du géant qui sortent de l’eau. Top.

 

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Retour ensuite de nuit jusqu’à la maison, cette fois avec les phares des scooters c’est plus pratique. Soirée sympathique avec nuit à la belle étoile pour certains, faut bien profiter de la terrasse sur le toit !

 

Jeudi 13 mai – Loukoums ou planchistes ?

En fait je crois que c’était ce matin là le petit déjeuner géant de Charlotte. Bon, pas grave, merci dans tous les cas ! Réveil sous le soleil pour moi, parfait pour un moment de bronzette avant de réellement se lever. Une fois les ventres pleins, de nouveau deux groupes se forment. D’un coté les sportifs, avec comme mission de la journée aller faire de la planche à voile au sud (sachant qu’il y a un vent de malade aujourd’hui, ça va pas être tranquille), de l’autre les motards, autrement appelés loukoums car préférant tailler la route sur les scoots plutôt que d’aller se tuer les bras à sortir une voile de l’eau. Dans quel groupe suis-je ? Celui des riders pardi !

PE, Steph, Marie et moi commençons par nous rendre à Paros, histoire de prendre des infos sur des horaires de bateau pour aller à Delos le lendemain. C’est là qu’on comprend pourquoi tout était fermé le premier jour qu’on a visité Naoussa : la pause du déjeuner se fait de 14h à 17h30 là-bas, il fait trop chaud. Donc pour tuer le temps, on se pose sur la terrasse d’un bar lounge, bonne musique, bonne bouffe avec plein de moutarde et ketchup pour PE, tout le monde est content. Après ça, on se perd encore dans les dédales de Naoussa, cette fois en haut de la colline et pas vers le port. Sympa aussi. Ensuite, infos bateau (bon, en gros, on restera sur Paros le lendemain aussi, on n’a pas trop gérer les jours de départ des navettes, pas bien grave), et sur les conseils de la nana de l’accueil, on va vers le coté ouest de l’anse de Naoussa.

On se retrouve sur une plage complètement différente de l’autre coté, avec les rochers entièrement polis par la mer, et derrière ça des montagnes ocres. C’est joli, mais le vent qui souffle nous coupe l’envie de baignade, alors on se dirige plutôt vers ce qui est indiqué comme des ruines antiques par les panneaux de signalisation. En fait de ruines, on tombe sur des cailloux, et on est bien en peine de différencier les ruines des cailloux « normaux ». Donc on continue sur la route vers les montagnes, et dès qu’on trouve un chemin plus étroit que celui sur lequel on est, on le prend. On se retrouve au final sur la cote nord de l’île, en haut de falaises qui se jettent dans la mer, avec au loin de s îles perdues dans la brume. C’est magnifique. On longe encore la cote, on croise des installations étranges, on grimpe un chemin caillouteux et on se retrouve à coté d’une chapelle toute mimi perdue là haut. On aimerait bien continuer, mais on a promis d’aller faire des courses, alors on fait demi-tour. Pause pipi devant un panorama magnifique d’abord, il faut bien le signaler.

Au retour, pas le temps de traîner, la deadline de la fermeture du supermarché à 21h nous presse. Les yeux de lynx de Steph et PE repèrent direct un cheval bien en forme sur le coté de la route, tandis que Marie et moi, bien naïves, leur faisons  des coucous pour répondre au bras tendu de Stouph… Quant aux véliplanchistes, je laisse carte blanche à qui veut raconter votre journée ! Qu’on entende parler du vent, des gaufres, de la nana blonde, du moniteur… A vos claviers !

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 23:08

Samedi 8 mai – En route pour Paros

Disons que je commence ce récit quand on est tous réunis, donc sur une terrasse du port d’Athènes, à manger des souvlakis et des tartes à la fêta tout en buvant des bières au soleil. Ça en jette hein ? Avant ça, on aura eu droit à du train pour certains, de l’avion pour tous, voire DES avions (Question bonus, quel est le plus court chemin pour relier Lille à Athènes ? Réponse : Lille – Paris – Zurich – Athènes bien sûr !), du taxi et/ou de la voiture, du bus (chapeau bas à PE qui m’a battu pour ce qui est de dormir dans les transports en commun peu confortables, j’ai trouvé mon maître sur la route reliant l’aéroport au port). Donc nous voilà à attendre le départ du bateau, en mode vacances mais pas encore tout à fait, les jeans et chaussures fermées sont encore de mise, faut dire qu’il y en a qui se sont levés avec moins de 10°C le matin même…

 

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L’heure tourne, et c’est parti pour 4 heures de traversée. Que faire pendant ce long trajet ? Lire des magasines féminins débiles par exemple : où on apprend que pour être in, il faut mettre ses sous-vêtements par-dessus ses fringues, qu’Aymeric doit être au taquet pour la date du 21 juin (fête de la musique ??), que mon horoscope est tout juste indécent, tout comme celui d’Anouck… Au choix des activités, il y a aussi boire un café froid pas terrible, faire la sieste tout en étant secoué par les vibrations du bateau, rêver en regardant les photos des guides touristiques, ne pas rêver en regardant les Grecs porter fièrement la moustache.


Et enfin, ça y est, nous y sommes. On récupère les sacs, il ne reste plus qu’à monter dans un taxi et on sera au bout de ces 24h de voyage. C’était un peu vite dit, vu que quand on sort, ben ya plus de taxis. Alors on attend. Au bout d’un moment, des gens semblent se décider à nous aider, on obtient bien un taxi, mais on est 8, alors bof. Pendant ce temps-là, j’obtiens les proprios de la maison au tel qui doivent indiquer la route au chauffeur, quand ceux-ci nous mettent la pression : « quoi, mais vous êtes 8 ? on avait dit 7, à 8 c’est tout simplement impossible de tenir dans la maison ! » Euh… QUOI ?? Ah non, c’est ça qui ne va pas être possible, on tiendra t’inquiète. Au final, on obtient un autre taxi et 20 minutes plus tard, après un chemin qui grimpe dans le noir, on arrive. Wouaw. La maison est juste superbe. Toute blanche, décorée simplement mais avec goût, toute équipée, et surtout avec des terrasses de partout, qui donnent juste envie de passer toutes ses vacances à glander dessus.

On fait aussi la connaissance de nos proprios, qui ont l’air sympas (normal, ils sont Belges) quoique un peu trop « mères poules » (mais on ne va pas cracher dans la soupe quand même, leur salade d’accueil nous a bien fait plaisir). Et surtout, on rencontre Bibitte, le chien de la maison. Bon, en fait c’est pas vraiment son nom, et d’ailleurs c’est celui du chat, mais c’est ce qu’on a compris (et si quelqu’un qui n’était pas à ces vacances a compris le sens de la phrase précédente, je lui donne un carambar). Et puis après, chacun choisit son lit, et le premier squattage de la terrasse peut commencer !

Dimanche 9 mai – Que les vacances commencent

On se réveille à la lueur du soleil, sans une sonnerie de réveil stridente qui nous dit qu’il est l’heure de bouger nos fesses et d’aller au bureau (enfin si, on a eu droit aux réveils de Steph et d’Aymeric, pour nous rappeler que la veille on a du émerger à 4h pour choper les taxis). On gère la location de VTT pour la semaine grâce à maman Mimi , on petit déjeune tranquillou (sans lait, et ça, il faut bien le graver dans le marbre) et une fois nos montures arrivées, on file où ? A la plage of course !

 

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Mais j’oubliais une info essentielle. Avant de quitter la maison, il faut se préparer. Ou plutôt, les mecs doivent se préparer. On est où là ? Sur une île grecque. Et qui dit île grecque dire quoi ? Moustaaaache ! Plusieurs jours déjà que nos valeureux cobayes laissaient pousser leur barbe pour être fin prêts pour ces vacances. Donc chacun se trouve une glace (ou une vitre) et hop hop hop, au boulot. Pour quel résultat ? Des moustaches « classiques » pour PE et Barry, et un look de bikers du type hells angels pour Aymeric. Je vous laisse juger du résultat. Mais félicitations à tous !

 

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Ensuite, les cheveux dans le vent, le sac au dos, on va vers le nord ouest (pour info, on loge pas loin de Naoussa), un peu au hasard des routes. Sur la route on croise une step (station d’épuration, bande d’ignares, oui, je me la pète depuis que je connais des gens qui bossent dans la poubelle et le caca), donc on va plus loin. Et lorsqu’on croise le panneau « surfer beach », on se dit qu’on est arrivés. Et on a bien fait, car à peine mis les pieds sur le sable, Alex et Aymeric se font accoster par un éphèbe épilé/huilé et moustachu (of course) qui s’avance vers eux avec un sourire ultra bright en jacassant « salut les copains ! ouh, un ballon de volley ! on play ensemble ? ». Si ça c’est pas une touche…

Du coup, on s’éloigne de ce groupe et on prend place sur le sable dans un coin bien tranquille. Baignade, nage, lecture, volley (on a des progrès à faire), sieste, bronzette, pipi dans les dunes, photos, c’est ce que j’appelle une bonne session plage comme je les aime. Sauf que l’eau est à peine fraîche quand on veut rentrer dedans. Bon, une fois mouillé, ça va en fait.

 

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Et puis les ventres crient famine. On a faim, on a soif. Et rien à la maison, vu que c’est dimanche et que les boutiques sont fermées. Alors on se dit qu’on va se faire plaisir, direction Naoussa pour un dîner sur le port. D’abord apéro au soleil, avec quelques petits trucs à grignoter (important pour la suite), puis on cherche le petit restau qui va nous faire plaisir, sachant qu’on veut manger du poisson tout frais pêché. On se pose à coté du « Te quiero » (oui, j’ai oublié le nom de notre restau, mais le nom du bar d’à coté était inoubliable), et on se lance pour un assortiment de « tapas » en entrée, pour finir par des plats de poissons. Déjà, après les entrées, je crois que plus personne n’avait faim. Et quand on a vu les poissons arriver… Tout huileux, panés, fris. Un régal. Je suis bien sûr ironique à souhait. Aymeric a vaillamment tenté de finir le plat pour deux qu’on avait commandé, il a du admettre l’échec.

Heureusement pour nous, on a de quoi digérer tout ça grâce au retour en vélo. Pfiou. Ce fut épique, dans la nuit noire, sans lumières. Un peu dangereux aussi, je vous l’accorde. On passe à travers une décharge, des chiens en furie, des grillages au milieu de la route. La dernière côte est rude, mais finalement on parvient tous à arriver à bon port. Leçon du jour : faire tout notre possible pour rentrer avant le coucher du soleil dorénavant !

 

Lundi 10 mai – Pareil que la veille

Enfin pas vraiment, cette fois après le petit déjeuner (encore un grand merci pour les lèves tôt qui sont sympas et pensent à aller acheter de la nourriture pour les gros dormeurs !), pas de VTT ni de plage (enfin, pas tout de suite), mais une mission commune : les courses. On vise grand, pas envie de se taper tous les jours les courses à remonter, alors on y va à 8, et on fait les courses pour la semaine. En y repensant après coup, on avait vraiment une idée assez spéciale des quantités à prendre pour tenir une semaine. Retour assez épique avec Charlotte qui pleine de motivation veut se faire les bras et monter 2 packs d’eau. Je ne veux pas balancer, mais elle a craqué avant la fin… Pendant ce temps là, PE et Barry font la course. Ce dernier a bien du mérite vu qu’il se trimballe  des courses dans les bras et doit tirer également un sac à roulettes que PE s’amuse à charger de cailloux ramassés sur la route.

Une fois tout ça rangé, on a mérité de se changer les idées. Le groupe se scinde en deux : Alexandre et moi d’un coté, pour un revival de la veille avec de la plage, et le reste qui se motive pour une ballade à cheval. De mon coté, on va vers la même coin que la veille, mais on ne s’arrête pas à la même plage histoire de varier les plaisirs. Finalement, 40 minutes plus tard, le reste de la troupe nous rejoint vu que les chevaux ne sont pas prêts. En revanche, ils ont réservé pour le lendemain. De nouveau de la glande, des jeux dans l’eau, du matage de Grecs qui font bronzette.

 

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Après, on se motive pour un tour à vélo jusqu’au bout de la pointe est de l’île. On se rend compte qu’on a bien de la chance d’être là-bas à cette période de l’année et pas en plein été, parce que vu le nombre de maisons de vacances qu’on croise, en juillet-août ça doit être blindé de monde. Alors que là, on est tous seuls. Et ça fait plaisir ! Arrivés tout au bout, c’est bien joli (on ne le voit pas sur les photos, mais yavait plein de détritus aussi, et ça c’était moins joli).

 

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Un chien de berger nous oblige à faire demi-tour. Le soleil qui commence à se coucher aussi (rappelez-vous la leçon de la veille). Donc on rentre au bercail, pas le temps de rêvasser sur le retour. Manque de bol, Barry crève. Zut. Branle-bas-de-combat, un met en place une solution pour rentrer tous à bon port : Anouck se place sur le porte bagage d’Aymeric (ou vice-versa, plutôt vice versa d’ailleurs, et puis je dis porte bagage, mais au départ ils avaient un vélo non équipé, et forcément aucun des deux n’avaient pensé à échanger de vélo. Je dis ça je dis rien), tandis que Barry prend un vélo tout seul et part ranger son VTT mal en point à coté de la plage de surfeurs de la veille. Et tout le monde arrive à la maison avant la nuit tombée, même les Suisses seront arrivés avant tout le monde ! Le soir, un bon dîner et une bonne soirée. Spéciale dédicace à Aymeric pour avoir donné le meilleur, et fait tout ce qu’il pouvait. Mission accomplie, même si tu y as laissé des plumes.

Et surtout n’oubliez pas : OUZZZZZZZZOOOOOOOOOOOOOOOO !!!

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 19:00

Samedi 24 Avril - La tête dans les nuages

Cette fois, pas de voyage sur plusieurs jours vers une folle destination dans cet article, pas de week-end non plus, mais une après-midi seulement. Je dis seulement, mais on peut estimer qu’il s’agit d’un voyage vers une folle destination ! Et pourtant, tout débute en région parisienne…

Je dirais même plus, tout débute dans les rues de Paris, dans la Clio blanche de PE, avec comme passagers Aymeric, Charlotte, Hélène et moi-même. Direction l’aéroclub de Lognes. Et oui, vous l’aurez compris, on va faire un tour en avion. Pendant le trajet, ça rigole beaucoup, ça fait les malins mais tout le monde espère secrètement ne pas avoir le mal de l’air… Tout le monde sauf un : PE. Parce qu’il sait déjà qu’il n’est pas sensible à ce mal, pour avoir déjà maintes et maintes fois volé dans un de ces appareils. Et pour cause, ce sera lui notre pilote ! Trop la classe !!!

vol (5)

 

On arrive donc à l’aérodrome, conditions parfaites, le soleil brille bien haut. On s’installe dehors histoire de profiter du soleil et de faire bronzette pendant que PE règle la paperasse. Et ensuite, c’est parti ! L’avion est un quatre places, donc deux groupes se forment, Hélène et Charlotte seront les premières à sillonner le ciel pendant qu’Aymeric et moi nous reposons, et ce n’est pas superflu (pour certain…). Le décollage est parfait, on voit l’avion disparaître ensuite dans le ciel et il ne nous reste qu’à attendre notre tour. Conditions superbes pour patienter, on papote et on prend le soleil, ne manquerait qu'une buvette pour une bière bien fraîche et ça serait parfait!
 
vol (3)

 

L'heure tourne et déjà on voit revenir le coucou jaune. Les filles n'ont pas l'air trop secouées par le vol, c'est bon signe. Donc à notre tour de prendre de la hauteur... Il ne paye pas de mine l'engin posé au sol, tout juste la place de caser 4 personnes à l'intérieur. Mais ce sont surtout les ailes qui sont impressionnantes : elles sont en toile! Il ne faut pas trop appuyer dessus ou on risque de les traverser.
 
On prend place, PE aux commandes, Aymeric à l'avant et Laura et moi à l'arrière. Dernières recommandations du pilote, demande d'accès à la tour de contrôle et on prend place sur la piste. C'est parti! Plein gaz, décollage en douceur et nous voilà à plusieurs dizaines de mètres du sol en quelques instants. Ne reste qu'à ouvrir les yeux et profiter du paysage qui défile.
 
vol (4)

 

vol (7)

 

On fait une escale vers le sud est, dans un petit aérodrome. Euh... mais elle est où la piste? Pas de piste goudronnée mais seulement une zone d'herbe plane! L'impression quand on s'en approche est assez étrange, on croirait atterrir dans un champ. Petite pause histoire de se dégourdir les jambes, et on reprend place, cette fois je suis à l'avant. Pfiou, j'en prends plein les yeux! C'est vraiment magnifique de voir les environs de Paris de ce point de vue.
 
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vol (2)

 

vol

 

On remet le cap vers Lognes, où on atterrit avec la lumière du soleil couchant, c'est magique. Ne reste qu'à faire le plein et garer l'avion. Et voilà! Merci PE pour cette expérience!

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 19:00
Bon, c'est un peu le souk dans ce blog en ce moment. J'enchaîne les articles sans faire attention à la chronologie, je n'ai pas le temps de mettre des photos en ligne, et surtout, les plus perspicaces (et ceux qui me connaissent of course, quoique je ne sois pas certaine que des gens autres que ceux à qui j'ai donné l'adresse viennent faire un tour ici. ah si, parfois des gens tombent sur ce blog via Google, ils doivent faire défiler un nombre de pages impressionnant avant de voir mon lien...) auront remarqué que mes voyages ne se font plus de l'autre coté du monde. Tout ceci mérite des explications.
 
Donc non, je ne suis plus en Indonésie. Finis le soleil, les vacances à tout va, la vie facile. Euh... faut pas déconner non plus (et s'il y a des Béarnais qui me lisent, je vais me faire empaler sur la place publique), même si je n'habite plus un pays exotique en mode expat, je reste toujours sur mes basiques! Me voilà Paloise depuis le début de l'année, et c'est différent de Balikpapan, mais c'est pas mal non plus. Voire pas mal du tout. Ceux qui disent que je ne suis pas crédible n'ont jamais du mettre les pieds ici, sachez qu'il n'y a pas que Paris dans la vie...
 
Conséquence de ce retour en France, les destinations de mes voyages sont différentes, mais avec ce que j'ai prévu cette année, il devrait y avoir encore de quoi en faire rêver plus d'un... Il faut juste que je me force à sortir mon appareil photo et à mitrailler un peu plus.
 
Alors promis, dans les temps qui viennent, je vais mettre des photos (faut que j'en récupère d'abord, mais c'est en cours), écrire les articles qui manquent à l'appel et que j'ai promis depuis des lustres (ma mémoire ne va pas être au top, mais ça ira), mettre de l'ordre dans les articles pour qu'ils apparaissent un peu plus logiquement.
 
"Dans les temps qui viennent", ça ne veut pas dire demain, hein? Mais ça viendra!
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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 19:00

Vendredi 2 avril – Road trip à travers la France

17h25 : Je clique sur « envoi », je ferme l’enveloppe et la place dans la boite d’expédition, je sauvegarde mes fichiers et ferme ma session. Yesss ! C’est le week-end et pas n’importe lequel, mon premier week-end de 3 jours, pour ainsi dire mes premières vacances de l’année (ne commencez pas à chipoter en me parlant de mes vacances de 2009, nous sommes en 2010 maintenant).
17h30 : Dans ma voiture, sac déjà prêt depuis le matin dans le coffre, radio en route, la route n’attend que moi.
18h50 : Arrivée sur Toulouse, j’ai presque fini la première étape, plus que 5minutes de périph.
19h15 : Toujours sur le périph… je n’avais pas compté sur les centaines de gens qui ont eu la même idée de partir en week-end en voiture.
19h40 : Ça y est, me voilà au métro de Borderouge où je dois retrouver Royal, un pote de Cousine Marine. Ah bah oui, comme d’hab, j’oublie d’expliquer ce que je vais faire et où je me rends… donc je pars rejoindre Marine et des potes à elle en Bourgogne ! Sauf que là, mon souci du moment, c’est que je n’ai aucune idée de ce à quoi peut bien ressembler Royal. Je sors de la voiture, prête à sortir mon téléphone, quand là, « Cousine Cécile ? ». Euh… oui ? Même pas besoin de galérer, il m’a trouvée direct ! Parfait. Le temps de transvaser tout mon bazar dans son coffre et hop, here we go !
20h : Je ne vais pas vous faire un minute par minute du trajet (la Bourgogne c’est loin), mais en vrac quelques infos. Le régulateur de vitesse c’est magique. J’en veux un. Faudra que je sois patiente. La « cousine Cécile playlist » est top, bravo Royal. Oublier sa carte bleue sur le tableau de bord de sa voiture après avoir payé le péage et la laisser garée est une source de stress. La carte frequent flyer d’Airfrance fait un bon couteau.
2h15 : Enfin arrivés. On retrouve Marine, Rod et Simon au mobile home, et là, ça sent les vacances ! Cousine qui arrive d’Allemagne avec des caisses de leurs savoureuses bières, donc on n’est pas encore couchés. Surtout qu’il faut tenir encore un peu…
4h : Arrivée « surprise » (seuls Royal et moi sommes au courant) de Dud et Dodo qui ont fait la route depuis Paris (ou Orléans, bref, j’ai pas tout compris). Cette fois, nous sommes au complet, le week-end peut commencer !
7h : L’heure d’aller se coucher ou pour certains courageux (merci d’ailleurs !) de faire un tour à la boulangerie du coin en vue du petit déjeuner à venir. Pensée de la soirée, à méditer pour plus tard : avoir des supers pouvoirs quand on a la gueule de bois, ça ne doit pas être agréable.

Samedi 3 avril – Journée bourguignonne

J’arrête là mon heure par heure, il ne faudrait pas que ça devienne une habitude. Réveil à midi (on n’est pas venus pour passer la journée au lit quand même), on apprécie le petit déjeuner avec les viennoiseries fraîches. On apprécie moins la douche dans les sanitaires glacés du camping. Ensuite, mission du moment, les courses. Rod, prévoyant, a pris le monospace pour qu’on puisse tous tenir dans une voiture. Très bonne idée, mais c’était sans compter sur l’odeur tenace du vomi de la petite cousine. Note pour plus tard : ne pas oublier le Febreze sur la liste de courses. Aller faire les courses à 7 pour au final n’acheter que du désodorisant, du produit vaisselle et des fourchettes, ça fait son effet.

Maintenant, on est parés pour jouer les touristes ! Sur les traces de Mitterrand (il paraît que c’est connu qu’il y allait tous les ans), nous nous rendons aux roches de Solutré, particularité géologique du coin. Je ne vais pas vous expliquer pourquoi c’est remarquable (Wikipedia est là pour ça, et surtout j’ai un peu peur de dire des conneries), mais en tout cas c’est joli. Petite balade pour atteindre le sommet d’une des roches. On est tellement forts qu’on a réussi à trouver le créneau de la journée sans pluie. Mais avec vent, on ne peut pas tout avoir. Et quel vent ! Faut faire gaffe à ne pas trop se pencher… mais pour qui possède des ennemis dans son entourage, ça peut être pratique, un accident est si vite arrivé.

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Quand on retrouve la voiture (vive le Oust acheté peu avant !), la pluie commence. Quoi de mieux pour l’éviter que d’aller déguster du vin du coin dans une cave ? Rien nous sommes bien d’accord, donc place aux vins renommés du Pouilly-Fuissé. Pour ceux qui ne connaissent pas (pfff, ignares), il s’agit de vins blancs minéraux, certains plutôt tendance carbonates polypieds, d’autres avec une pointe de sols argileux. Ça claque ce genre de discours, hein ? Et pour parler vrai, c’est bon, même si je suis plus une adepte du rouge, j’apprécie. Les autres aussi, certains repartiront même avec des bouteilles… Histoire de ne pas s’arrêter en si bon chemin et de varier les plaisirs, on s’arrête sur la route à St Amour pour goûter leur vin rouge. Certes c’est du beaujolais, mais ça n’excuse pas tout, pas terrible du tout ce vin (sorry pour les gens qui viennent du coin et tombent sur ce blog) (mouais, ça m’étonnerait quand même, je ne crois pas être lue par beaucoup de gens) (je sais, les gens ne savent pas ce qu’il rate, je mériterais d’être connue et reconnue).

Retour au camping, dîner, blind-test (cousine, tu cartonnes, chapeau), cartes, et rebelote comme la veille, on attend l’ouverture de la boulangerie pour s’écrouler au lit.

Dimanche 4 avril – Pâââââââques

Réveil à 13h (on n’est toujours pas là pour glander au lit, mais faut pas abuser non plus), même scénario que la veille pour le début de journée. J’ai failli écrire « matinée » à la phrase précédente, mais soyons précis dans les termes. Pendant que chacun se prépare pour la journée, Dud a une mission : cacher les œufs de Pâques. Ben oui, il ne faudrait pas oublier cette magnifique tradition ! Tradition que je n’ai pas suivie depuis des lustres (j’exagère un peu, je ne suis pas si vieille que ça), mais comme on a plein d’œufs, ça serait bête de passer à coté.

Ensuite vient le moment de la chasse en elle-même. Dud nous explique les limites du terrain de chasse (en gros l’équivalent d’une quinzaine d’emplacements), et c’est parti ! Il a pris son rôle de cacheur très à cœur, on galère à trouver ces petits trésors. Et ce n’est pas faute de se donner à fond, n’est-ce pas les mecs à vous traîner sous les bungalows ? Ou à grimper aux arbres ? On passe, on repasse, on fouille chaque buisson, chaque haie, on ouvre des trappes, on écarte des feuilles, on secoue des branches, on pousse des cailloux. C’est bon de retourner en enfance ! Sauf qu’à la fin, un problème se pose. Le cacheur ne se rappelle plus lui-même où il a planqué tous les chocolats… Concernant les œufs, impossible de savoir s’il en reste dans la nature (et je suis sûre qu’il en reste), mais on était censé avoir un lapin chacun. Nous sommes 7 et seulement 6 lapins ont été découverts. Après une chasse méticuleuse, impossible de mettre la main dessus, on abandonne. Sachez donc qu’il y a un lapin doré allemand (merci cousine, je confirme, c’était trop bon) en liberté dans le camping de Dompierre-les-ormes. Avis aux amateurs.


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Après cette pause ludique, revenons dans le monde des adultes et passons aux choses sérieuses : le vin. La veille, c’était le blanc, place au rouge mâconnais. Cave fort sympathique, vignerons tout aussi sympathiques, vin non moins sympathique (j’aime bien le mot sympathique, mais vous avez déjà du le remarquer depuis le temps). C’est là qu’on a appris que l’appellation « vieilles vignes » venait du fait que le raisin provient de vieilles vignes. (…) Je suis repartie avec 9 bouteilles, de quoi commencer ma future cave de rêve. Et je ne suis pas la seule, on a eu besoin d’un chariot pour transporter toutes nos acquisitions jusqu’à la voiture. Il faut maintenant que je patiente au moins 2 ans avant d’entamer les bouteilles, ça va être dur.

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Histoire de caser un peu de culture dans ce week-end, on part ensuite se balader dans Cluny. Ville qui a abrité la plus grande abbaye d’Europe (du monde ?) pendant un moment mais qui fut par la suite pillée. Il ne reste quasi rien, mais ça laisse augurer de la taille de l’édifice auparavant, et c’est impressionnant.

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Ensuite on se pose dans un restau de la ville pour un bon gueuleton (miam !), et retour au camping en passant sur le chemin (ou plutôt en faisant un détour) chercher la carte bleue de Royal (je ne suis pas la seule à avoir fait mon boulet avec ma CB) qu’il avait laissé chez les vignerons. Ce trajet aura permis à chacun de bien mémoriser l’orthographe de frontispice, qui, comme chacun le sait, est le terme désignant la façade d’une cathédrale (comprenne qui pourra).

Lundi 5 avril – Road trip part II

Journée transport, avec départ à 14h histoire de ne pas arriver trop tard à Pau. La fatigue et le ronronnement du moteur ont eu raison de moi, je n’ai pas été une copilote très brillante sur ce retour… Je retrouve ma voiture (et ma CB, ouf) à Toulouse et ne reste plus que 2h de route.

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 12:08
Samedi 27 Février - welcome to Xynthia
 
Mon réveil sonne : 7h30. Vite, vite, il faut que je me lève, pas le temps de traîner. Et avec une courte nuit à mon actif, je serais bien restée faire la grasse matinée… 20 minutes, une douche et un petit déjeuner plus tard, Tito m’appelle, il est en bas. C’est parti ! Première étape, retrouver tout le monde et se dispatcher dans les voitures. Attendez, il faut peut-être que je fasse les présentations et que j’explique ce qui se passe. But du weekend : du ski, de la montagne pour 2 jours. Qui est de la partie ?
     - Daniel et Judimar, un couple de Vénézuélien
     - Tito, Colombien
     - Tatiana, Colombienne (tous ceux cités plus haut louent avec moi un appartement à la montagne)
     -  Jaime, Colombien
     - XX et XY, couple Argentin/Équatorienne dont je ne me rappelle plus les prénoms… ces trois derniers ne viennent que pour la journée, ils comptent redescendre sur Pau le soir même

Vous l’aurez compris, ce weekend se place en mode hispanophone, et pour moi qui baragouine deux mots dans cette langue, ça n’était pas gagné d’avance. Heureusement, ils sont tous bilingues ! Je me retrouve dans la voiture de Jaime, qui parle français aussi bien que je parle espagnol mais qui a vécu toute sa vie aux States, donc on discute en anglais.

GPS en route, direction Cauterets. C’est la première fois que je vais dans cette station donc je découvre la route, tout en papotant. Arrivés là-bas (environ 1h30 plus tard), on se rend compte qu’on ne sait pas où exactement se trouve la station… Heureusement que les portables existent, on a pu retrouver toutes les voitures sur la place centrale (après avoir été faussement envoyés vers le Pont d’Espagne par Tito qui croyait qu’on était derrière lui alors qu’en réalité on avait déjà dépassés Cauterets…). C’est là qu’on apprend la mauvaise nouvelle : la station est fermée sur décision préfectorale ! Grosse tempête en préparation, interdiction d’ouvrir les remontées. Pas cool pour nos deux journées de ski de prévues.

Qu’à cela ne tienne, on apprend que d’autres stations sont ouvertes, dont celle de Gourette. On réfléchit 5 minutes et prenons la décision d’y aller, après tout, certains sont venus seulement pour la journée. C’est parti ! GPS reprogrammés, on est parti. On prend le chemin des écoliers en passant par les montagnes, c’est superbe tout autour, dommage qu’il y ait un peu trop de nuages. Quand tout à coup, un problème surgit. Le GPS ne prend pas en compte que les cols de montagne sont fermés l’hiver ! Donc la route qu’on suit nous mène à un cul-de-sac, mais comme avec Jaime on ne veut pas faire demi-tour, on continue de la suivre. Route qui s’enfonce et s’enfonce encore plus bas dans la vallée. Mais pas la bonne… Tant pis, on continue ! Sauf qu’on ne sait pas du tout où on est, qu’il est impossible d’obtenir un signal téléphonique dans ces routes paumées et qu’on ne sait pas quel choix ont fait les autres voitures. On finit par tomber sur un village, mais personne dans les rues, les volets sont fermés. Et là, au milieu de nulle part, se tient une petite vieille, qui nous a donné des indications parfaites sur comment rejoindre la route vers Gourette ! Comme quoi on n’était pas les premiers à se planter… Donc on repart et 10minutes après, appel de Daniel qui est mort de rire au téléphone en m’expliquant qu’ils sont paumés sur une route de montagne… pas de panique, je lui explique la route et on finit par tous se retrouver à Gourette.

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Sur place, certes des remontées sont ouvertes : une télécabine et deux tire-fesses. Bof. En plus ça caille et il y a un vent de malade. Bon ben pour le ski, on remettra ça à plus tard. Et histoire de n’être pas venus pour rien, on se pose dans un restau pour déjeuner, sauf Jaime qui lui est venu pour skier et ira skier quoiqu’il advienne! Au resto nous rejoint Roberto, un Vénézuélien qui arrive directement de l’aéroport et doit rester avec nous tout le weekend. On prend bien notre temps, et après le repas, retour vers Cauterets pour ceux qui restent les deux jours. Cette fois, on fait attention de prendre la route qui ne se dirige pas vers le col fermé… Juste pour vous éclaircir un peu, voici une carte de notre périple :
En rose le trajet Pau-Cauterets
En vert le trajet Cauterets-Gourette par le col, chemin le plus direct mais fermé en hiver…
En rouge le détour qu’on a du effectuer après avoir commencé par le chemin vert (ça fait de la route !)
En bleu le trajet Gourette-Cauterets qui évite le col

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On arrive enfin à Cauterets, le temps de louer des skis pour le lendemain, de récupérer les clés de l’appartement, de se doucher et se changer et on est prêt pour la soirée. On voulait se prélasser au spa du complexe, mais manque de bol, il est fermé le samedi… Donc en remplacement, ça sera soirée poker à l’appart !

 

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Dimanche 28 Février - Les bronzés font du ski

Cette fois, on est parés. Le soleil est là, les skis sont prêts, le petit déjeuner est pris (en mode sud américain avec omelette à la place du Nutella), ne reste qu’à obtenir le forfait pour la journée. Sauf qu’on est plusieurs centaines à avoir eu la même idée… Alors c’est parti pour l’attente. Je crois que ça aura duré presque 2heures, heureusement que le temps était au beau fixe et que ça a rendu l’attente plus agréable. Enfin, on les a les précieux sésames ! Ne reste plus qu’à prendre la télécabine, profiter du paysage pendant les 15minutes de montée, et nous voilà au pied des pistes.
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Me voilà en mode « moniteur de ski », avec toute la troupe qui découvre les plaisirs de la glisse cette année. Et j’ai de la chance, ils sont attentifs et apprennent vite. Et surtout, on s’amuse beaucoup ! Je me fais quelques petites escapades toute seule pour profiter un peu des pistes et de la vitesse, mais je retourne m’occuper de mes protégés qui font de gros progrès, faut dire aussi que skier tout seul, c’est moins marrant.

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En milieu d’après-midi, pause déjeuner là-haut, c’est aussi le moment de dire au-revoir à Judimar et Daniel qui redescendent sur Pau. Il a fait un temps magnifique toute la journée, et au moment où je m’installe avec mon plateau, je sens comme un coup de froid… demi-tour pour voir par la fenêtre : rien. Rien dans le sens où on ne voyait même plus les pistes ! Des nuages glacés sont descendus sans crier gare et ont refroidi l’ambiance. Bon ben tant pis, on va manger et on redescendra après. Mais heureusement pour nous, timing parfait : au moment de sortir, les nuages filent au loin et on peut donc se faire quelques descentes supplémentaires !

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Retour à l’appart ensuite, et cette fois, à nous les bains chauds et le sauna ! Pause décontracte après cette journée de ski, c’est parfait. Après ça, soirée tranquille au rythme de la salsa (faut pas oublier qu’ils sont Colombiens et Vénézuéliens et qu’ils adorent danser !). Vous vous demandez sûrement combien de jours de congés j’ai pris ensuite… et bien zéro ! Départ le lendemain matin à 7h pour une arrivée au bureau à 9h, ni vu ni connu, juste parfait !
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