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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 14:42

Vendredi 18 Décembre - Voyage tumultueux

Ce voyage a failli mal débuter pour moi. Pour cause de panne de réveil ? Avec un départ prévu en train à 15h45, j’aurais eu du mal à justifier ça. Non, non, j’étais bien en avance à la gare, j’avais même consulté les horaires de métro sur la RATP et avais prévu de pouvoir m’acheter de quoi déjeuner en arrivant. Une fois sortie du métro, je m’avance vers la sortie lorsque je réalise une erreur. Une erreur de taille. Je suis à Montparnasse. Vous ne voyez pas le problème ? (j’imagine que vous habitez dans l’ouest pour ne pas voir où le bât blesse) Ben je vais vers la Suisse, et pour ça, mon train part de la gare de Lyon ! Il est 15h22 à ma montre (quand je vous dis que j’avais prévu large), donc il faut que je me presse. Me voilà à courir dans les allées, sur les tapis-roulants, avec mes sacs en vrac, en train de pester contre ma stupidité. Vite, vite, je monte dans une rame, vite, vite je change de métro, vite, vite je monte dans une autre rame. Là, Charlotte, que je dois retrouver dans le train m’appelle. Euh… j’arrive, mais c’est pas dit que j’arrive à temps ! Je râle contre le métro qui avance trop lentement à mon goût et voilà Charlotte qui rappelle. Plein de trains sont annoncés en retard. Chouette. Mais pas le notre. Pas chouette. Je sors à gare de Lyon, et me revoilà partie pour une course poursuite. Charlotte me texte : le train aura 6 minutes de retard et partira voie 19. Vite, vite, je me dépêche et arrive essoufflée et bien réchauffée (alors que ça pèle à mort dehors) à 15h49 sur le quai. Ouf ! Et au final; c’est presque ¼ d’heure plus tard que le train part… Je retrouve Charlotte dans le train, et quelques heures de déjeuner/sieste/papotage plus loin, nous voilà à Neuchâtel où Aymeric (le néo Suisse qui nous invite) et Nico (fraichement débarqué de Dubaï) nous attendent. Le quart d’heure de retard ayant été multiplié pendant le trajet, ils sont bien contents de nous voir arriver et de pouvoir rejoindre l’appartement bien chauffé d’Aymeric à la Chaux-de-fonds. Soirée tranquille ensuite à refaire le monde.

Samedi 19 Décembre - Gla gla le matin, gla gla le soir

Le lendemain matin, pas de grasse mat’ indécente, notre Suisse nous a concocté un petit planning bien sympa. Ballade dans la neige prévue avant le déjeuner et l’arrivée d’autres amis. On s’habille comme pour partir au ski, et hop, en voiture ! Il a beaucoup neigé la semaine précédente et encore la nuit passée, alors ce sont des paysages complètement blancs qu’on a sous les yeux. On se gare je ne sais trop où et il ne nous reste plus qu’à profiter de la neige. Heureusement qu’Aymeric m’a trouvé des chaussures de marche imperméables pour que je puisse crapahuter dehors, sinon je ne sais pas comment j’aurais fait. Une grosse heure de marche dans la neige, entre les sapins, un régal.

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Le but de la balade ? Un relais plus haut où on se pose confortablement pour siroter un vin chaud. A 11h du matin on l’a senti passer, mais on le méritait… On ressort ensuite dans le vent glacial qui pique les joues (je ne suis plus habituée !) et c’est reparti pour le chemin en sens inverse et retour à la T’Chaux.

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Ensuite, Aymeric et Nico partent vers Besançon récupérer les derniers arrivés pendant que Charlotte et moi faisons un petit tour en ville. Très petit le tour, la Chaux-de-Fonds n’est pas bien grande… Après, retour à l’appart et histoire de faire honneur à notre réputation de marmottes, on a siesté jusqu’au retour de la troupe. Cette fois, nous voilà au complet : Julien, Elsa et Barry viennent s’ajouter au groupe de départ. Débarque ensuite Pascal, un autre pseudo-Suisse qui sera de la partie pour la soirée.

Mais quel est le programme ? Mystère mystère, nos deux Suisses ne veulent pas lâcher le morceau et nous donnent pour seules indications l’instruction de mettre le plus possible de couches de vêtements et de ne pas oublier gants, écharpe, bonnet et lampe frontale. Euh… mais c’est quoi le plan ? On monte en voiture, direction l’inconnu (j’en fais peut-être un peu trop là). N’empêche que là où on va, c’est tellement paumé que la route n’est finalement pas praticable et qu’on est obligés de faire demi tour pour trouver un autre chemin : ça glisse tellement que les voitures ,pourtant bien équipées pour la neige et avec des motorisations respectables (j’ai oublié, la honte sur moi, mais ça rigole pas en tout cas), n’accrochent pas la route et on n’est pas fichu de grimper une cote. Finalement, on arrive, on se gare sur le bas-côté et nous enfonçons dans la forêt, en pleine nuit noire.

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Et c’est dans une cabane au milieu des bois qu’on déboule, avec toutes nos affaires de pique nique. Mais pas n’importe quoi attention : les mecs se mettent à faire un beau feu de bois à l’extérieur, pendant qu’à l’intérieur on sort les chips, le champagne (ça rigole pas) et autres alcools sans oublier les couvertures histoire de ne pas trop geler. J’ai oublié un détail, le thermomètre à l’intérieur du refuge indique -17deg ! On comprend mieux pourquoi fallait se couvrir. Très bonne soirée avec du saucisson cuit dans les braises, et en dessert, un truc fabuleux : tu prends un bâton, tu l’entoures de pate feuilletée que tu auras coupée préalablement en lamelle histoire de faire une enveloppe fermée (comment ça c’est pas clair ce que je dis ?), et tu fais cuire ça au dessus des braises. Quand c’est cuit, tu retires délicatement la pâte du bâton et tu mets à la place une barre de chocolat… divin. On resterait bien jusqu’au petit matin, mais faut pas oublier que ça caille et surtout, le lendemain, on part au ski, alors il faut penser à aller se coucher !

 

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Dimanche 20 Décembre - Tout schuss

Comme je l’ai dit précédemment, aujourd’hui, c’est ski ! Donc réveil très matinal pour un petit dej dans la bonne humeur (enfin on essaie, parce qu’à 6h du matin, c’est pas forcément facile). Ensuite, on se répartit dans les voitures de nos deux GO (Gentils Organisateurs ou Gaffeurs Obsolètes, c’est vous qui voyez) direction le domaine des portes du soleil. Un peu plus d’une heure trente de route pour atteindre une étendue skiable de folie entre la Suisse et la France : Chatel, Avoriaz et je ne sais plus quels autres domaines se regroupent pour une pure journée de glisse.

Rapidement, deux groupes se forment : les fous de la glisse qui maîtrisent et s’en vont pour une journée de hors-piste d’un coté, tandis que de l’autre se trouvent les débutants et pseudo-débutants chapeautés par Aymeric. Devinez dans quel groupe je suis ? Ben oui, dans le deuxième ! Il faut dire qu’avec mon petit niveau, il m’est impossible de suivre Charlotte et Pascal. On se retrouve donc à 6, et c’est parti pour une journée complète ! On quitte très vite la Suisse pour aller skier du coté français, et le domaine est tellement grand qu’on peut skier sans forcément repasser par les mêmes endroits. Bonnes sensations, beau soleil, bon trip (Wed’Zeeee !!!), en résumé une très bonne journée. Le midi, on retrouve nos deux free riders pour un déjeuner en haut des pistes et c’est reparti pour un tour !

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Suisse

 

Toujours de bonnes sensations, mais vers 15h, la fatigue commence à se faire sentir pour tout le monde, alors on décide de rentrer vers la Suisse. Aymeric avait prévu ça comme un chef, on n’avait juste une piste à prendre pour nous retrouver du bon coté. Arrivés en haut du télésiège, on bifurque vers cette piste, et là, mauvais surprise, elle est fermée… Qu’à cela ne tienne, il reste plein d’autres possibilités et on a encore le temps. En revanche, niveau météo, ça commence à se gâter. On repart donc histoire de descendre une piste, de prendre un autre télésiège, puis une piste et encore une autre avant le télésiège nous ramenant du bon coté. Pfiou. On ne traîne pas, mais quand on arrive au télésiège voulu, ils viennent tout juste de l’arrêter ! Et comme la météo n’est pas au top (ceci est un euphémisme) et qu’il a besoin de réparations, ils ne peuvent pas le rouvrir pour nous. Gloups. Il faut donc qu’on continue notre périple, sinon on restera bloqués en France et ça sera la galère pour retourner en Suisse (un taxi à 500euros, ça vous tente ?).

Suisse (10)

 

Là, on ne rigole plus. La neige tombe sévère, on ne voit plus grand-chose en descendant, mais on n’a pas le temps de s’arrêter. Aymeric gère comme un chef, nous poussant et/ou tirant sur le plat pour qu’on aille plus vite, nous motivant quand il sent qu’on faiblit. En plus ça commence à cailler sévère… Le temps presse, si on ne se dépêche pas les remontées seront fermées. Heureusement pour nous, le pisteur à qui on avait demandé conseil à prévenu ses collègues qui nous attendent pour le dernier télésiège. De justesse mais on l’a fait ! Il ne reste plus qu’une piste et on sera près du parking. Ouf ! Et là, dernière surprise, cette piste est fermée ! Pour redescendre aux voitures il faut qu’on prenne la descente en hors piste… Euh… On est presque partis pour le faire lorsque finalement on se rend compte que des gens prennent le télésiège pour descendre, alors c’est ce qu’on finit par faire. Sauf Aymeric, qui vaillamment, se fait la descente ! Il arrive en bas en même temps que nous, mais je dois dire pour avoir regardé d’en haut que je ne suis pas sûre que j’aurais réussi à la descendre.

On retrouve en bas Charlotte et Pascal qui nous attendent patiemment et se demandaient ce qu’on pouvait bien faire. Skis rendus, ne reste plus qu’à rentrer. Sauf qu’au lieu d’1h30 de route, c’est 3h qu’aura duré le retour ! La neige qui tombe à gros flocons ralentit le trafic et il faut prendre son mal en patience. Pour se remettre de ces émotions, soirée raclette à l’appart.

Lundi 21 Décembre - Les mains dans la neige
 
Aujourd’hui, une partie de l’équipe nous quitte : Nico et Lolotte s’en vont retrouver leurs home-sweet-home. Histoire de nous maintenir actifs et de ne pas s’endormir sur ses départs, Aymeric, qui a pris une journée de congé, emmène le reste de la troupe pour une virée sur les bords d’un lac. On y passe plusieurs heures à faire une bataille de boules de neige géante, j’y ai appris un grand nombre d’infos de base :
     -  toujours faire attention à quelqu’un qui te double, même si tu discutes avec
     -  ne pas oublier que le corps humain lambda est doté de deux mains
     -  les équipes se font et se défont à vitesse grand V
     -  ne jamais mettre les pieds dans un cul de sac
     -  comment former une boule de neige
     -  le danger peut venir de tous cotés
     -  la neige ça pique

Le cadre est magnifique, le soleil brille, les sandwichs sont appréciés. On n’a pas osé mettre les pieds sur la glace de peur de se retrouver dessous, mais en période très froide, ça doit être sympa.

Le soir, dîner dans un restau de La Chaux. Énormes fous rires grâce à la dévouée hôte et ses manies bien suisses malgré ses origines asiatiques… Merci. Service… PAN ! On se gave de fondue savoyarde et de vin blanc (et surtout pas de l’eau malheureux ! demandez à Service-PAN pour les explications). Pfiou, plus une place dans le ventre après ça.

Mardi 22 Décembre - Journée à Neuch

Cette fois, on doit se débrouiller sans notre Suisse d’adoption qui est retourné bosser, le pauvre. On en profite pour aller faire nos bons touristes à Neuchâtel et compléter les courses de Noël pour certains. Petite pause gourmande pour déguster un chocolat chaud chez Suchard… mmmhh, trop bon. Ballade dans la ville, on monte jusqu’à la citadelle en manquant de nous étaler toutes les trois secondes sur les pavés verglacés pour trouver porte close. Elle est en travaux. Heureusement reste la vue sur la ville, qui n’est pas gâchée par des échafaudages.

En fin d’après-midi, retour pour prendre Aymeric à la sortie du bureau et direction la station thermale ! Que du bonheur, 3h à se déplacer entre les piscines extérieures à plus de 30degC, les bains bouillonnants, les bains japonais, les hammams, les jacuzzis, les saunas… Sans oublier le seau d’eau glacée à se balancer sur la tête entre chacune de ses parties ! On ne veut plus quitter cet endroit, mais les portes se referment et histoire de finir en beauté cette journée, on s’arrête en route manger… au macdo ! Ensuite retour au bercail pour la dernière soirée helvète.

Mecredi 23 Décembre - On brûle du pétrole

Histoire d’optimiser le retour autant sur le coût que sur la durée, on a opté pour l’option « tout le monde en voiture ». Nous voilà donc à 5 dans le bolide d’Aymeric, avec tous les sacs, les cadeaux de Noël, autant vous dire qu’on n’est pas aussi à l’aise qu’en classe affaire ! (NB : je n’ai jamais voyagé en classe affaire, alors je me l’imagine comme un confort de folie, ne brisez pas mes rêves s’il vous plaît) Départ sur les coups de 13h, Aymeric bossant le matin (le pauvre, bis. C’est bien les vacances). Et c’est parti, direction Paris !

Ben heureusement qu’on avait la patate, parce que Paris, on n’était pas prêt d’y arriver… bouchons sur bouchons, on enchaîne de très longues périodes sans même avancer d’un pouce. C’est là qu’intervient Aymeric avec un super jeu à la con qui nous a permis de tenir un bon bout de route ! Merci Ric ! Au final, après avoir déposés Ju et Elsa à Caen, Barry à Avranche et moi à Rennes, c’est non pas un record de vitesse mais de lenteur qu’Aymeric aura battu pour revenir de Suisse : 14h pour traverser la France !
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 17:08

Avant même d'atterrir à destination (Phnom Penh, que je nommerai PP par la suite parce que tous ces H qui trainent c'est pas très pratique), ma dernière après-midi à Balikpapan mérite le détour. Explication. Ma chère voisine Rose-Marie (rappelez-vous le voyage à Komodo sur le bateau) voyait s'écouler son dernier jour à Balikpapan. Après trois ans de dur labeur, la voilà libérée et prête pour un retour plus que bienfaiteur sur Paris. Elle voulait s'enfuir discrètement sans au-revoirs interminables (faut pas croire, elle avait quand même fait une farewell chez elle dans la semaine), mais Marianne et d'autres ont décidé que ça n'était pas possible. Il lui fallait un départ en grande pompes. Ce fut chose faite.

C'est en voiture et avec des gardes du corps plus vrais que nature qu'ils sont allés la chercher à son hotel. Que fais-je dans cette histoire? L'hotesse pardi! En tenue de soirée accompagnée d'autres "hotesses", à coté de la limousine l'attendant sur un parking, prête à dégainer les flutes de champagne... et non, je ne fabule pas! Tout le monde a fort bien joué son rôle, des gardes du corps arretant la circulation pour faire passer la voiture, aux accessoires divers et variés qu'on a utilisés : parapluie pour faire de l'ombre, éventail pour rafraichir, tapis rouge pour rejoindre la limo. C'était extra. Et la limousine n'était pas là que pour faire jolie, c'est dans ce véhicule que Rose-Marie a été conduite à l'aéroport! Et comme je prenais le même avion qu'elle, j'ai eu l'honneur et la joie de partager la voiture. Je ne vous dis pas la classe qu'on avait à l'arrivée, elle avec ses bagages en nombre, moi avec ma robe de soirée pieds nus (j'avais laissé mes talons pour ne pas m'encombrer)...


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Et la saga ne s'arrête pas là, du moins en ce qui me concerne. Je fais la queue patiemment pour le check in lorsque je me rends compte d'un oubli de taille : je n'ai pas mon billet d'avion sur moi! Mais à l'heure de la civilisation, ce genre d'oubli ne pose plus de problème, il suffit de donner son nom et les tickets électroniques font le reste. Sauf que là, ça n'a pas fonctionné. Le gars (j'ai envie de dire débile, mais je ne veux pas être offensante) derrière le comptoir m'explique que ce n'est pas possible, sans billet papier il ne peut rien faire. Et zut! (j'ai du dire autre chose que zut, mais je ne voudrais pas vous choquer) Branle bas de combat, j'appelle Thomas à la rescousse, et à toute vitesse sur son destrier (un Kijang, mais ça fait plus héroïque de faire comme s'il était à cheval) il parcourt la ville pour me ramener mon billet. Parce que je savais exactement où je l'avais laissé... sur ma table bien en évidence, il m'avait servi de papier pour noter la liste des choses qu'il ne fallait pas oublier de mettre dans mes bagages (sic). Au bout de 30 minutes à patienter de plus en plus impatiemment dans le hall, une femme de la compagnie aérienne vient me parler et me demande ce que je fais là. Je lui explique mon cas, elle me dit de la suivre et en trois minutes montre en main me fait une carte d'embarquement et prend mes bagages! En fait j'aurais vraiment du traiter le gars du check in d'idiot plus haut parce qu'il n'y avait bien sûr pas besoin de mon billet papier pour m'enregistrer... Du coup je rappelle Thomas, le remercie à peu près une centaine de fois par téléphone (ce qui a fait hurler de rire un indo de Tatol présent qui le connaissait, ceux qui savent le nom de famille de Tom comprendront...), et peux enfin monter dans l'avion pour ma semaine de vacances au Cambodge. Mais ceci fera l'objet d'un autre post...

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 17:34

Le jeudi, il est l'heure de dire au-revoir à Washington et de prendre le bus pour aller à... New York! Départ à 16h de Dupont Circle, et histoire de ne pas mourir de faim pendant la traversée, on achète des doughnuts chez Crispy Cream avant de partir. On se retrouve dans un bus conduit par un vieux qui n'a pas l'air commode et managé par un vieux black qui semble porter une moumoute et n'a pas l'air très réveillé. Ce qui n'est pas le cas du chauffeur, heureusement pour nous. Puisque sur la route, il a réussi à éviter un accident de justesse : deux voitures devant e bus, une auto fait un tête-à-queue impromptu, la voiture de devant ne peut l'éviter tandis que notre bus fait un écart magistral et passe sans demander son reste. Je me demande à quoi ça a du ressembler par la suite derrière. Ca ne m'a pas empêchée de dormir pendant le trajet... Heureusement; à l'arrivée, je ne dormais plus, ça m'aurait énervée de rater le panorama sur Manhattan de l'autre côté de l'Hudson. Les gratte-ciels illuminés de nuit sont superbes. On était censés ne mettre que 4 heures pour relier ces deux villes, mais c'est presque 7 heures qu'on aura finalement passées dans ce bus. A l'arrivée, on se retrouve sur la 8ème avenue, noyés dans un flot de lumières, de passants et de voitures. Courageux (ou insouciants?) on se dirige vers notre hôtel à pieds, qui se situe à presque 20 blocs de là... Très exactement entre la 8e et la 9e avenue, le long de la 51e rue. Il est très difficile de se perdre à Manhattan!

Vendredi, réveil assez matinal, on se décide pour commencer par nous rendre à Times Square. Plein de gens dans les rues, et encore et toujours avec un gobelet de café à la main. Et plus on se rapproche de Times square, plus il y a de gens, de boutiques de souvenirs et surtout de panneaux publicitaires. Mais quels panneaux! Je devrais plutôt parler d'écrans publicitaires. Gigantesques, et couvrant presque toutes les façades des bâtiments. Ca doit être encore plus impressionnant de nuit. On continue notre chemin vers le sud, et en route, on se décide pour un déjeuner typiquement US : un bagel. Sorte de sandwich avec un pain rond très épais que tu peux remplir de ce que tu veux, il suffit juste de faire la queue, commander et ensuite payer. Sauf que nous n'avons compris ça qu'après avoir été servis... Heureusement qu'un gars a eu pitié des deux pauvres touristes qui ne comprenaient rien à cette boutique! Ensuite, on a tout simplement continué de suivre la 7ème avenue vers le sud, traversant West Village, Noho, Soho jusqu'à l'extrême sud : le quartier des affaires. Et c'est reparti pour des builidings, cette fois remplis de bureaux. J'adore! Je ne sais pas si j'aimerais y bosser, mais esthétiquement parlant, c'est pas mal du tout. On passe à coté des restes du World Trade Center, qu'on ne peut même pas apercevoir, le site étant en construction pour ériger le One Trade Center (ou quelque chose comme ça). On se balade ensuite dans les rues autour de Wall Street, passant devant ce haut lieu de la bourse.

us-wallstreet
Pour le retour, on en a plein les pattes, donc pas question de rentrer à pieds. Le métro ne nous tente pas non plus, surtout qu'on doit retrouver l'ami de David a l'hôtel plus tard et qu'il reste encore un peu de temps. Donc on opte pour le bus. Une fois arrivée au bout, on se rappelle pourquoi personne ne prend le bus pour traverser Paris : beaucoup trop long... mais on aura pu admirer le siège de l'ONU sur la route, nous rendre compte qu'une lycéenne sans Converse à ses pieds n'est pas une lycéenne, et surtout apprendre que pour prendre un bus à NYC, tu payes en pièces et puis c'est tout. Pas de billets acceptés, alors après avoir attendu le bus un petit moment, on a du nous rendre à la bouche de métro la plus proche pour nous faire une carte de transport et retourner attendre le bus. Great.

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Le soir, avec Jean-flavien et Marie-Morgane, on profite de la nuit gratuite au Museum of Modern Art. J'avoue que je suis un peu passée à coté, l'art moderne, c'est pas trop mon truc... Ensuite, soirée qui commence par repasser par Times Square. Cette fois, on se rend vraiment compte de l'ampleur du lieu. Les écrans sont tellement grands qu'il fait presque jour dans la rue! On ne sait plus où donner de la tête, ils sont omniprésents.

us-timessquare
On passe la soirée tout d'abord dans un resto à tendance cubaine dans Greenwich, puis on a envie de jazz, on se met en quête d'un bar jazz. A peine quelques pas plus tard, on tombe sur un bar qui semble pour nous. Et la chance est avec nous, une table se libère, parfait pour profiter du groupe qui met la patate! L'heure tourne et le groupe quitte la scène, temps pour nous de changer de lieu. Sous les conseils d'un gars croisé dans la rue, on va un peu plus loin, dans une cave qu'on n'aurait jamais vue si on ne connaissait pas l'endroit. Au sous-sol, un bar jazz, cette fois pour initiés. On assiste à la performance d'un groupe très doué dans un cadre plein de caractère.

us-jazz
Le lendemain, rebelote, avec une marche vers le sud, sauf que cette fois on passe par Broadway. Cette rue a la particularité de n'être pas rectiligne comme toutes les autres dans Manhattan, mais de croiser l'île d'ouest en est du nord au sud (c'est clair?). Donc nous voilà repartis, sauf que cette fois pas de bagel mais un petit dej starbucks, pour faire comme les locaux. Sur la route, on croise le Flatiron, building très connu pour sa faible épaisseur, voyez plutôt :

us-flatiron
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On repasse par les quartiers croisés la veille, mais sous un angle différent car Broadway passe bien plus à l'est à cet endroit. Arrivée au sud, on ne s'arrête pas en si bon chemin et prenons le ferry vers Staten Island. Pourquoi? Pour passer en face de la statue de la liberté! Et rien d'autre, à peine mis les pieds sur Staten Island qu'on reprend le ferry en sens inverse.

us-statueliberte
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Ensuite on se pose dans un café sur les bords de l'East River pour profiter du coucher de soleil. Et une fois que la lumière du jour a été remplacée par celle de la fée électricite, où nous dirigeons-nous? Vers l'Empire State Building! Après de longs moments de patience pour atteindre le toît de ce bâtiment, on peut enfin admirer New York vu d'en haut. Sublime.

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Le dimanche, il est temps de nous rendre plus au nord et d'aller mettre les pieds dans un autre lieu mythique de New York : Central Park. Et c'est vrai que c'est étrange d'être complètement entouré de verdure, mais d'avoir toujours en arrière plan la ligne des gratte-ciels de la ville. On croise plein de joggeurs, de gens en famille et surtout de touristes... C'est l'occasion de prendre l'air en ayant l'impression d'avoir quitté la ville. Pour le déjeuner, on s'est fait le best fast food des USA : le Wendy's. Je dois dire que c'est vrai que c'est pas mal, mais n'étant pas une fan inconditionnelle de ce genre de nourriture, je n'ai pas été transcendée, sorry pour les fans. Jean-Flavien nous quitte à ce moment là, il doit retourner bosser.

On retourne profiter du soleil dans le parc avant de fouiner ensuite au Metropolitum Museum of Art. Je devrais dire une petite section de ce musée, car il est immense! On a eu le temps de nous balader dans la section asiatique et celle des photos. Mais le reste avait l'air pas mal non plus. Après ça, il est temps de continuer à checker notre to-do list : il est l'heure de partir à la recherche du meilleur cheese cake de New York. Après des recherches sur interne, il semblerait que le best one vienne d'une patisserie appelée "Two Litle Red Hens" située dans l'Uper East Side. Alors on y va. Et là, on tombe sur une toute petite patisserie de rien du tout dans laquelle on ne serait jamais rentrés si on n'avait pas eu cette info. On repart avec un cheese cake d'une taille convenable je dirais. retour à l'hotel, on se prend un apéro/dîner en face et ensuite, retour dans la chambre pour déguster ce dessert. Résultat? Crème très bonne mais pâte décevante.

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Lundi, journée shopping! Pas très trépidant à vous raconter... A part une chose, avez-vous remarqué que c'est toujours quand on cherche une chose en particulier qu'on ne la trouve pas? Comme par exemple samedi, on a cherché toute la journée un Wendy's pour déjeuner mais n'en avons trouvé aucun. Alors qu'aujourd'hui, on a du tomber par inadvertance sur trois de ces chaînes. Et là, c'est un Starbucks qu'on a cherché pendant longtemps. Alors que normalement, il y en a un à chaque bloc. A n'y rien comprendre. Bref, le soir, un bar sympa, un restau italien et pour finir un bar jazz où on a eu droit à une demande en mariage en direct : le gars a chanté (mal) avec le groupe et elle a fini par dire oui. Que des choses folles à New York!

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 19:58

Nouveau départ, mais cette fois pour un voyage bien différent de tous ceux que j'ai pu vous raconter dans ce blog. Déjà, première grosse différence : le départ se fait de Paris, et ça change tout. Parce que ça veut dire se rendre très tôt à l'aéroport car on ne sait jamais si les transports en RER vont se faire, mais surtout car il faut beaucoup de temps pour passer toutes les formalités avant d'atteindre la salle d'embarquement. Mais la différence essentielle se fait dans la destination : pas d'Asie au programme, cette fois je vais bien me retrouver avec 6h de décalage horaire, mais dans l'autre sens, direction les Etats-Unis! Voyage en deux parties, la première à Washington pendant que David participe à un congrès là-bas, la deuxième à New York où nous serons rejoints par Jean-Flavien et sa cousine Marie-Morgane.

Passage surprenant à la douane avec une employée plus que directive dans ses questions. Elle me bombarde de « Vous venez d'où? Pourquoi vous venez ici? Pour combien de temps? Et pourquoi Washington? Vous importez quelque chose que vous voulez laisser dans le pays? De la nourriture? Vous êtes sûre, pas de snacks ou friandises? Vous faîtes quoi dans la vie? Vous travaillez où? Comment ça, en Indonésie ou en France? Et si vous ne travaillez pas, vous faîtes comment pour vous payer ce voyage? Vous avez combien d'argent sur vous? Comment ça pas de dollars? Et des euros? Comment ça pas d'euros? Et vous allez faire comment pour payer vos frais? Avec votre CB, ok, mais pour sortir de l'aéroport? Avec un bus, ok, mais comment vous faites pour payer le ticket? Avec un ATM, ok, bon et bien bonne chance mademoiselle ». Pfiou. Je me demande comment les gens qui sont d'un naturel stressé font pour ne pas craquer devant ce flot de questions (et surtout comment font les gens qui ne parlent pas anglais, parce que toute cette conversation se fait à une vitesse élevée, il y a plein de gens derrière). Ensuite effectivement je cherche (et trouve, avec ses questions, je commençais à me demander si je n'allais en fait pas galérer à sortir de cet aéroport) un ATM où je retire de l'argent, puis place dans le bus qui m'emmène au métro qui me dépose non loin de l'hôtel. Ne me reste plus qu'à attendre David qui doit me rejoindre plus tard ayant pris un vol avec correspondance. Sauf que finalement il n'arrivera que le lendemain, ayant du faire face à un retard au départ de Paris, puis à une fermeture de l'aéroport de Londres (chose qui n'avait pas eu lieu depuis des lustres), donc à une nuit dans un Formule1 de la banlieue de la capitale, et pour finir à la perte de sa carte bleue qu'il aura finalement retrouvée après une bonne heure de recherche et de suées glacées.

Mes journées à Washington? Principalement me balader dans la ville. Avant de partir, j'avais prévu de me réfugier dans des musées en cas de froid trop glacial que je n'aurais pu supporter ou de grosse pluie. Mais en fait, aucun besoin de m'enfermer, il a fait un temps superbe! La première journée d'ailleurs, je m'étais dit qu'une promenade dans le parc jouxtant l'hôtel serait sympa. Au final, j'ai marché le temps de me trouver une place tranquille sur l'herbe et j'ai bouquiné toute l'après-midi au soleil en pestant sur le fait de ne pas avoir mis de jupe pour entretenir mon bronzage...

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Le lendemain, cette fois j'ai traversé tout le parc (du moins à partir de l'emplacement de l'hôtel) jusqu'à la rivière au sud. Ce parc m'a beaucoup plu, je pense que c'était majoritairement du au fait que je n'avais pas vu l'automne depuis si longtemps. Et rien que de marcher entre les arbres aux feuilles de couleur jaune, marron, vert foncé, rouge, etc, ça m'a fait un bien fou. Le soleil et le ciel bleu qui les accompagnaient ne rajoutaient que du bonus, pas sûre que ça m'aurait fait autant plaisir de le traverser sous la pluie glacée. Comment se rendre compte ensuite que je suis aux States? Juste en regardant de l'autre côté de la rivière les builidings qui poussent les uns à côté des autres.

Au bout de ce parc, sur quoi on tombe? Sur l'avenue des monuments de Washington. Je ne sais pas comment ils ont eu l'idée de cette avenue au moment de sa construction, mais elle s'étend sur plusieurs (deux? Aucune idée en fait, mais c'est long à traverser à pieds) kilomètres, et de chaque côté se trouvent tous les musées, monments, mémorials et autres lieux stratégiques de la ville, voire même des états-Unis. Tout commence par le mémorial dédié à Lincoln, malheureusement pour moi, je n'ai appris la présence d'une statue de ce président américain qu'à mon retour en France, donc je n'ai pas mis les pieds à l'intérieur.

us-lincoln
En face, un immense bassin qui sert en fait de miroir pour réfléchir l'obélisque à l'autre bout. Ne comptez pas sur moi pour vous raconter le pourquoi de tous ces monuments, mais voici des photos des principaux, prises de jour et/ou de nuit.

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Une autre fois, je me suis rendu sur l'autre rive de cette rivière, pour aller visiter le cimetière d'Arlington. C'est un peu LE cimetière des Etats-Unis, avec des tombes de soldats de multiples guerres, de présidents, celle du soldat inconnu, celle de l'architecte de la ville (un Français!). C'est immense, et pas mal conçu, sur une colline qui surplombe Washington.

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J'ai ensuite hésité à me rendre au Pentagone, mais je n'étais pas sûre d'être autorisée à m'en approcher, et ne voir que des murs d'enceinte sans avoir un aperçu de la célèbre forme du bâtiment, ça ne me disait rien. Je suis donc revenue en centre-ville en traversant le pont ???.

Que retenir de Washington? Principalement que ce n'est pas une ville qui reflète l'image que se font la plupart des Européens sur les Américains... c'est con à dire mais le nombre d'obèses que j'ai croisés se compte sur les doigts d'une main! En revanche, presque la moitié des gens dans la rue y sont en train de faire leur footing, à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit. Ah si, il y a bien une idée reçue qui est confirmée : tout le monde se promène avec un gobelet Starbucks à la main!

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 12:42

Mercredi 21 Octobre – De nouveau entre les îles

Et rebelote sur la journée de vadrouille en bateau entre les îles de l'archipel, sauf que cette fois, pas de Dennis pour nous accompagner, il a regagné son boulot. On retrouve en revanche le même bateau, mais pas exactement le même équipage : le boss est cette fois libre et mène sa barque. Il a une très fâcheuse habitude qui m'a exaspérée toute la journée, celle de finir toutes ses phrases par « sir » ou « mam » selon qu'il s'adresse à Cédric ou moi. Et quand je dis toutes, je parle bien de TOUTES ses phrases, parfois même il en rajoute au milieu. J'en avais vraiment ras le bol. Heureusement que les endroits où il nous a emmenés étaient bien sympas.

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On est partis bien plus loin que la première journée en bateau, avec pour but pour commencer le voyage une plage cachée. Pour la découvrir, il faut descendre du bateau et nager dans un trou de la falaise qui fait quelques dizaines de centimètres de large. Sans oublier les vagues qui n'étaient pas au repos ce jour là. On a bien pris notre temps avant d'oser se lancer, j'avais peur de me fracasser contre les rochers. Au final, ça passe plutôt bien, et la plage de l'autre côté est vraiment jolie. Sable blanc, des palmiers ça et là, et toujours les falaises à pic tout autour formées de cette roche noire déchiquetée par la pluie. Le retour au bateau à contre courant des vagues a été facile, ce sur quoi je n'aurais pas parié à premier abord.

 

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Ensuite, on se rend vers l'île en forme de coeur. Tout un programme cette île. En fait, c'est un gars de Manille qui a rêvé de cette île, ou plutôt, il aurait eu une vision un jour d'une île en forme de coeur qui serait située face à el Nido dans l'archipel. Tout ceci au début du siècle dernier si je ne me trompe pas. Lui aurait été soufflé également que le coeur du Christ y serait conservé (en théorie bien sûr). Donc une expédition pour la trouver s'ensuit, ils la trouvent, et une autre vision lui apparaît : une chapelle en forme de ??? Et devinez quoi? Ils l'ont construite! En plein milieu de nulle part, voilà une chapelle et une ??? pour vénérer le coeur du Christ. C'est assez spécial, mais pas trop moche. Ce qui est beaucoup plus intéressant, c'est la vue qu'on a du haut d'un escalier qui a été construit également.

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Ensuite, on continue la journée avec un enchaînement de plages, de session snorkelling (bien plus jolies que les plongées de la veille soit dit en passant), encore une fois un déjeuner gargantuesque (ils ont eu plein de restes, Dennis n'était pas là pour tout terminer. Et à noter sur cette plage de lunch, au soleil il fait chaud et ça brûle, mais à l'ombre il y a énormément de moustiques, vous choisissez quoi?), de « sir » et « mam » à foison, de plongeons dans l'eau, de déplacements en bateau... Tout ceci jusqu'au coucher de soleil, et le retour à l'hôtel.

 

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Jeudi 22 Octobre – Retour plus au Sud

Il faut bien partir un jour de ce coin de l'île et tenter de rejoindre Puerto pour reprendre un vol. Ce jour est venu. Mais on a un peu la flemme de reprendre la même route qu'à l'aller, on préfèrerait changer de chemin pour éviter la lassitude (et aussi la boue). Mais il n'y a qu'une route qui part d'El Nido vers le sud. La solution? Prendre la mer pardi! Et longer la côte nord de l'île. Ce déplacement n'a rien d'exceptionnel, en revanche, ce qui est exceptionnel, c'est la présence de motos avec les passagers. Du coup, on se retrouve avec un bateau immense juste pour deux passagers! Mais avant de quitter la plage, il faut déjà mettre les motos sur le bateau... On les voit réfléchir, et finalement se décider pour une solution pas con du tout : deux barres de fer coincées dans chaque roue et quatre mecs pour porter le tout. On va dire que ça peut marcher. La première moto sert de test, et ils se rendent bien comptent qu'ils n'ont pas très bien géré : arrivés au bateau, ils ont déjà les bras en compote, et comme ils tiennent les barres par dessus, ils galèrent à monter la moto sur le pont. La deuxième ira bien plus facilement, ils l'avaient déjà coincées sur leurs épaules dès le départ.

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Place à trois ou quatre heures (je ne sais plus j'ai un peu dormi) de trajet le long de la côte. Le soleil brille, il fait chaud, c'est parfait. Sauf qu'à plusieurs reprises, des vagues frappent le bateau et on se retrouve à chaque fois trempés jusqu'aux os! Heureusement que Cédric avait eu la présence d'esprit de demander à faire installer des bâches par dessus les motos pour les protéger. A l'arrivée, même galère qu'à l'aller, il faut descendre les deux-roues. Sauf que là, ils n'ont pas de barres de fer. Alors ils y vont à la main! On ne respire quasiment pas avec Cédric pendant toute la manoeuvre tellement ils n'ont pas l'air dégourdi, mais au final, ils se débrouillent bien et les motos se retrouvent sur le sable sans dégât.

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Où a-t-on posé l'ancre? Sur la plage de Port Barton, ville un peu plus au nord que Sabang où on avait été la semaine précédente. Plage superbe, et paysage en face non moins joli. Ce n'est pas exactement le même style que la baie de l'archipel où on a passé trois jours, mais pas mal non plus. Et ce qui n'est pas négligeable, il n'y a personne sur la plage, alors que cette fois, on est en plein centre. Et le bungalow qu'on obtient dans le resort choisi est parfait : juste au bord du sable, avec de quoi se poser devant. Le rêve.

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Avec tout ce transport le matin le temps du déjeuner arrive à grands pas. On se pose au resto du resort, sur une table immense et entourée de bancs avec des coussins, le tout face à la mer. Et bien, à peine on a terminé nos assiettes qu'on s'est chacun installés confortablement sur nos bancs et c'est parti pour une sieste! Sieste qui a duré, duré... on devait être fatigués... je me suis forcée (c'est dire) à me lever pour aller bouquiner sur la plage et profiter du soleil. Soirée dans un resto de la ville, quelle superbe journée pour fêter le premier jour de mes 24 ans!

 

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Vendredi 23 Octobre - Toujours à moto

On doit prendre un vol pour retourner sur Manille le samedi après-midi, donc il ne nous reste pas énormément de temps pour partir dans un autre recoin de l'île. On choisit l'option de rentrer sur Puerto Princessa en y allant tranquillou. On quitte le resort en fin de matinée, sans oublier de faire le plein des motos avant de partir. Je souligne ce point car c'est la première fois que je voyais une station de la sorte. Pour obtenir de l'essence, il faut d'abord aller acheter un ticket à une nana dans une boutique plus loin. Ensuite, retour près des pompes qu'un homme va activer en échange du ticket. Et il l'active à la main! En tournant une manivelle sur le côté de la pompe. Ça prend un petit peu de temps pour obtenir les deux litres qu'on avait demandés, mais on finit par pouvoir repartir. Ma moto fait un drôle de bruit, aurait elle pris l'eau lors des déplacements plage/bateau/plage? Peut-être... mais elle roule, alors pas de soucis. On traverse d'abord l'île de part en part, mais rien à voir avec la traversée dans des conditions extrêmes de l'aller, cette fois, la route est bien bitumée.

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On retrouve très vite la route principale qui longe la côte sud de Palawan. A l'aller, on avait remarqué des resorts le long d'une plage qui avait l'air sympa, et on s'était dit que ça serait pas mal d'y passer la dernière soirée avant de repartie à Manille plutôt que de retourner à Puerto. Donc on se met en quête de ces resorts. Parce que bien sûr, on n'a pas du tout fait attention à quel endroit de la route ils se trouvent. Donc dès qu'on s'approche de la côte, on jette un oeil. Du coup, on prend bien notre temps. Les insectes aussi nous font prendre le temps : Cédric se prend un hanneton dans l'oeil et je me fais piquer par une guêpe! Qui a dit spirale de la loose? Mais ça ne nous empêche pas de continuer notre chemin. A un moment, on passe à côté de ce qui pourraient etre les resorts aperçus à l'aller, mais on n'est pas sûrs, alors on continue. On passe à travers des groupes d'écoliers qui rentrent chez eux, c'est assez marrant. Après avoir parcourus presque 50 bornes, on se dit que ça devait bien être les resorts de l'aller, alors... demi-tour! On repasse à travers tous les écoliers et on retrouve la plage croisée plus tôt.

Resort face à la plage, cette fois avec un sable plus foncé et couverte de galets, ça change de ce qu'on a vu la semaine passée. Soirée passée à jouer au billard, dans une salle dont la décoration est des encadrements de photos de plate-formes de forage... on est poursuivis!

Samedi 24 Octobre - bye bye Palawan

Réveil pas trop tardif, petit déj face à la mer avec l'aide d'un serveur encore plus stupide que la veille (je ne sais pas comment ils engagent leur personnel mais c'était pas une flèche), et on reprend les motos pour la dernière fois. On repasse par la route de la veille, on va finir par la connaître par coeur... et on rejoint la banlieue de Puerto. Bien en avance, mais on a prévu de remplacer mon rétroviseur droit qui avait explosé lors de ma chute et de manger un bout. Que nous étions naïfs. On commence par faire comme en Indo, nous arrêter au premier « garage » venu sur le bord de la route, en gros un stand où se trouvent plein de motos, moteurs et trucs plein de graisse avec des gars assis sur leurs talons qui font des réparations. Sauf qu'ils ne peuvent nous installer un nouveau rétro que si on leur en apporte un. Donc on part en quête.

Première étape : les boutiques qui pullulent sur la grand-route du côté des garages sus-cités. Chou blanc, ils n'ont rien qui ressemble à ce qu'on veut. Un gars nous donne le nom d'une boutique un peu plus spécialisée et nous y envoie. On cherche un moment, trouvons le magasin mais encore une fois, pas de rétro qui convienne. La nana qui tient la boutique nous donne l'adresse d'un Honda store où on devrait trouver le rétro prévus pour ma moto (une Honda XRM si jamais vous vous posez la question). On s'y rend confiants mais encore une fois c'est l'échec. Mais au dire de la vendeuse, il existe un autre Honda store en centre ville. Echec once again. On est renvoyés sur un autre Honda store, le dernier de la ville, et encore et toujours, rien à se mettre sous la dent. Là, on laisse tomber, revenons à la première boutique et allons acheter des rétros qui sont presque les mêmes mais pas tout à fait, trouvons ensuite un garage et faisons échanger les rétros. Mission accomplie.

Direction le déjeuner après ces péripéties. Mais non! Il faut d'abord qu'on nettoie les motos, sinon le lavage nous sera facturé par l'agence de location. Donc, devinez quoi? On cherche un stand de lavage. Heureusement pour nous, on tombe sur un très vite et en une demie-heure, on a nos motos qui sont plus propres qu'au départ. Ne nous reste du temps que pour ramener les deux-roues, puis filer à l'aéroport pour y prendre notre avion vers Manille.

On avait réservé un hôtel bien plus sympathique que la dernière fois, toujours dans la même rue mais tout au fond. Passés les lieux pour touristes (bars non recommandables et restos en tous genres), tu te retrouves au milieu de plein de Philippins qui écoutent de la musique, trainent dans la rue, chantent des karaokés, c'est pas plus mal. Soirée énorme pour fêter mon anniversaire : resto, bar, boite, re-bar, re-resto et dodo!

Le lendemain, je dois avouer qu'on n'a pas fait grand chose de plus que se balader dans Chinatown, boire des cafés en terrasse, traîner. Et dire qu'on aurait pu aller admirer un volcan qui est dans un lac qui est dans un volcan...

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 17:21

Dimanche 18 Octobre – Encore un peu de route, toujours vers le nord

 

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J’avais bien raison de redouter, avec la rosée du matin, le chemin est devenu une patinoire. Je laisse Cédric gérer nos bolides un par un, je me vois déjà les quatre fers en l’air et avec l’autre bras en vrac si je tente la manœuvre. Il lutte mais y arrive sans encombre, well done ! On repart donc encore une fois avec nos sacs au dos, en espérant que le dernier morceau de route qu’il nous reste ne sera pas aussi éreintant que celui de la veille. Et heureusement pour nous, il ne le sera pas. On laisse les montagnes derrière nous et passons dans des paysages bien plus plats, essentiellement constitués de rizières, plus belles les unes que les autres. Quant à la route, on oublie la boue et on accueille les graviers avec plaisir ! On s’est d’ailleurs bien améliorés en conduite sur gravillons, la maîtrise du dérapage contrôlé en conduite n’a plus de secret pour nous.

 

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Trois heures plus tard, nous y sommes. À un sommet de le route, la baie en face d’El Nido, où se loge l’archipel Bacuit devient visible. En un instant, la route est oubliée, on veut juste en profiter ! Première étape, on se pose dans un café pour un jus de mangue, une bière et étudier le LP. On n’en aura pas grande utilité, apparemment tout se fait facilement dans cette ville habituée aux touristes. Hôtel choisi (en dehors de la ville pour être au calme), on y pose nos sacs et motos et faisons la rencontre avec le proprio, un vieil Américain qui en a eu marre de sa vie de pétrolier aux quatre coins du monde (sic) et s’est posé là avec sa femme Philippine en ouvrant des resorts sur Palawan.

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On organise ensuite les trois jours qu'on a prévus de passer sur place, mais soyez patients, vous en saurez plus en lisant le compte rendu des jours suivants. Puis coucher de soleil sur la mer entre les îles juste sur la plage face aux bungalows, plutôt sympa pour une première journée à El Nido!

Lundi 19 Octobre - Island hopping in Bacuit Archipelago

Pour ceux qui comprennent l'anglais, tout est dit dans le titre. Pour les autres, que se cache sous ces mots pompeux? Juste une journée passée à se déplacer d'île en île à l'aide d'un bateau. On partage notre embarcation avec Dennis, un British qui loge dans le même resort que nous. Le bateau? En forme de canoë, mais bien plus long et plus large, avec deux flotteurs sur les côtés. Et pour le gérer, deux membres d'équipage.

On quitte la côte peu après 9h le matin (juste en face du resort, le bonheur), le soleil est là, quelques nuages aussi mais on ne va pas faire la fine bouche, il fait quand même super beau. On part tout droit, laissant derrière nous El Nido et ses côtes escarpées sur les côtés. Les îles défilent auour de nous, toutes plus intéressantes les unes que les autres, sortant de l'eau presqu'à la verticale, pleines de végétation (on se demande d'ailleurs comment font tous ces arbres pour pousser), formées à base de roche calcaire, ce qui donne à toutes ces îles un aspect déchiqueté obtenu après des centaines (milliers?) d'années de précipitations. Et ces pluies ont créé d'autres curiosités, comme celle vers laquelle on se dirige : small lagoon.

 

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Il s'agit d'un lagon invisible depuis la mer, mais accessible uniquement en passant à travers un passage étroit entre des pans de roches qui entourent l'île. On se jette à l'eau gaiement, palmes-masque-tuba équipés. J'ai dit gaiement? Que je rectifie, tout le monde va gaiement à l'eau, sauf moi qui redoute l'effet de l'eau salée sur mes blessures... et je fais bien, ça pique bien sûr, mais au départ rien d'insurmontable. Sauf que plus je reste dans l'eau et plus ça brule! Alors j'adopte la technique du coude hors de l'eau : main posée sur la tête, je nage comme je peux. Je ne passe pas inaperçue, Cédric n'a qu'à lever la tête pour me repérer au milieu de la foule de nageurs. Parce qu'on n'est pas seuls, une foule de touristes nous entourent plus ou moins bien équipés (les Japonais remportent la palme avec un bateau à moteur bien plus gros que tous les autres et surtout une palanquée de kayaks). Heureusement, pour le reste de la journée, on ne croisera presque personne. Mais revenons à ce lagon caché : wouah! Avec les parois qui remontent à la verticale sur une bonne quinzaine de mètres (estimation personnelle, sorry si ça n'est pas la bonne valeur), on serait presque oppressés en bas.

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On reprend ensuite le bateau pour découvrir non pas un lagon caché, mais cette fois une plage cachée. Avec toujours un passage étroit pour y accéder, mais cette fois, pas besoin de mettre la tête sous l'eau. Normalement, j'aurais du mettre des photos de tous ces lieux cachés grâce à la magie de l'appareil photo de Cédric qui va sous l'eau, mais il y eu un problème le premier jour à El Nido. Problème de joint ou autre, son appareil à pris l'eau et son écran s'est éteint. On pouvait apparemment toujours prendre des photos (bruits caractéristiques), mais sans possibilité de cadrer. Et le gros problème, on s'en est rendu compte seulement le soir même : la carte mémoire était mal enclenchée, donc on n'a même pas pu avoir des photos non cadrées... mais ce n'est pas tout, mon appareil ayant pris un choc lors de ma chute en moto, son écran ne fonctionne plus, donc les photos que j'ai prises ne sont pas cadrées non plus! Mais le mien ne va pas sous l'eau. Donc tant pis pour les photos de lagon et autre plage cachés.

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On se balade ensuite entre les îles, nous arrêtant quand on le souhaite, juste parce que c'est beau ou parce qu'on veut piquer une tête. Dennis semble être un fervent adepte de l'escalade des rochers pour ensuite sauter dans l'eau, avec mon bras en mousse, je vais avoir du mal à l'imiter.

Direction cette fois une plage n'ayant rien de caché, pour une session snorkelling en face et surtout un déjeuner fraîchement préparé par l'équipage. Pendant qu'on s'amuse avec les fonds sous-marins, ils préparent un barbecue sur la plage pour faire griller poisson, porc et réchauffer les légumes et riz déjà préparés. A notre retour sur la terre ferme, c'est un véritable festin qui nous attend! On enchaîne sur une autre plage pour du snorkelling, avant de rejoindre une plage immense qui donne face au soleil descendant sur la mer. Au moment du départ, il faut d'abord retrouver Dennis qui s'amuse encore à sauter des rochers. Suit un grand moment de malaise pour moi : il m'avait demandé de le filmer lors de sons saut, et bien évidemment, je n'ai pris le film que lorsqu'il a touché l'eau... il a donc du remonter encore une fois, alors qu'il était déjà bien fatigué. J'imaginais à chaque instant qu'il allait tomber et se déchirer sur les rochers...

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Le soir, dîner sur la plage et fin de soirée dans le bar qu'on avait découvert la veille, avec un groupe live toujours aussi sympathique.

Mardi 20 Octobre – Le monde de Némo dans l'archipel

Histoire de varier les plaisirs, c'est une journée plongée qu'on a programmée aujourd'hui. On se rend donc en « centre ville » là où se situe le club de plongée. Essai de matériel, café et on est partis, avec en notre compagnie deux Canadiennes qui font un baptême, un couple mixte Philippine-Américain et deux dive master, l'un de je ne sais quelle nationalité mais qui doit avoir bien dépassé la soixantaine d'années et va s'occuper des baptêmes, et l'autre Philippin avec qui on plongera.

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Première plongée sympa mais sans plus. Disons que pour des gens qui sont habituellement en France et qui ne plongent qu'en Bretagne ça doit être pas mal, mais après avoir plongé dans des endroits de folie en Indonésie, je suis un peu difficile. Cédric l'est aussi, alors ça me rassure! Je ne sais même plus trop ce qu'on a vu, je n'ai pas noté... mon logbook étant plein depuis un petit moment, je ne note plus rien, tant pis pour moi. Quand on remonte, on retrouve une des deux Canadiennes qui attendait son tour pour le baptême. Elle était verte. Apparemment elle a passé toute notre plongée à vomir tout ce qu'elle pouvait tellement elle a le mal de mer! On a pu voir ça, ça a continué pendant qu'elle mettait son équipement. Heureusement pour elle, sa plongée s'est bien passée.

On enchaîne ensuite sur une deuxième plongée, mieux que la première. Après, il est l'heure de la pause déjeuner. On se rend sur une plage sur une île, festin moins important que la veille, mais suffisant. Là, la Canadienne ayant le mal de mer décide de rester ainsi que la Philippine qui ne plonge pas. On les retrouve après notre plongée (bof), dans l'eau jusqu'à la taille, en train de fixer étrangement la plage. En fait, juste après qu'on soit partis avec le bateau, des varans ont investi la plage et les ont chassées! Ils doivent avoir l'habitude que les piqueniqueurs laissent trainer leurs restes sur le sable.

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Retour sur El Nido, douche à l'hôtel avant de partir pour apéro et dîner en ville. Puis on retourne encore une fois dans le bar avec musique live. Et cette fois, on ne veut pas se coucher quand le groupe part, on se rend là où la veille il nous avait semblé entendre de la musique plus style night club. On se retrouve dans une pièce vide mis à part des tables sur les côtés, à danser entourés de Philippins (qu'est-ce qu'ils sont petits!) le tout sans beaucoup plus de lumières que des spots de couleurs qui clignotent. Soirée plutôt amusante je dois dire!

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 17:52

Mercredi 14 Octobre – Palawan nous voici

Arrivée sur la capitale très tôt le matin, on se demande s’il n’est pas possible de changer nos billets d’avion et de tenter de prendre le vol du matin pour Puerto Princessa sur Palawan. Donc on saute dans un taxi, et à l’aéroport on tente la transaction. En fait c’est plus compliqué que ce qu’on pensait, il nous faut prendre un coupon et attendre la fin du check-in pour pouvoir acheter nos billets s’il reste de la place. En attendant, on petit-déjeune dans ce qui doit être la cantine des hôtesses et stewards, parce qu’on n’a vu que ceux-ci pendant le repas. Finalement, on a bien nos billets, petit coup de stress au moment du check-in, vu que pour tous les autres passagers du vol, c’est l’heure de l’embarquement ! Mais on y arrive, pile à temps, ils n’ont eu à nous appeler qu’une fois sur les hauts-parleurs pour qu’on se rende dans l’avion…

À Puerto Princessa, on cherche un hotel à pied, la ville n’a pas l’air bien grande. Suaf que bien sûr, on se trompe en lisant la carte du Lonely Planet et on se retrouve à faire des tours avec nos sacs sur le dos. Mais enfin, on se pose, on étudie notre planning pour les jours à venir. Ensuite, la mission du jour, trouver des motos. On veut traverser l’île en moto de location, donc il s’agit d’en trouver des fiables avec de bons pneus. C’est chose faite très rapidement, et pour les pneus, ils proposent même de nous les changer d’office. On en garde une pendant qu’ils s’occupent de la deuxième et partons vers le port. Bof, du coup, demi-tour et on s’arrête près d’une église très jolie peinte en bleu.

 

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Sauf qu’il se met à pleuvoir, on se réfugie à l’abri d’un préau dans un parc en attendant qu’elle cesse. Et on attend longtemps… finalement on se décide à braver la pluie et partons boire un verre pas loin. Pas très productive cette après-midi, mais on n’avait rien de prévu de toute façon. Ensuite on échange de moto, dîner et soirée dans des bars de la ville, biens mais pas oufs.

Jeudi 15 Octobre – En route vers Sabang

On devait récupérer la seconde moto tôt le matin, amis on aurait pu dormir plus, ils nous la déposent bien plus tard que prévu. Pas de soucis, il fait beau, la route n’attend que nous ! On est donc partis, sacs au dos, direction la côte un peu plus au nord. Pas pressés, on profite des paysages qui défilent, tout en gardant un œil sur les nuages menaçants qui s’approchent de plus en plus. Mais on devrait avoir de la chance et passer à travers les gouttes. Petite pause photo à un point de vue, et ensuite on repart.

 

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Et c’est là que la malchance nous tombe dessus. Ou plutôt me tombe dessus, mais ça va impacter le reste de nos vacances. En fait on devrait même dire que c’est moi qui tombe sur la malchance puisqu’en fait je me suis fait une petite chute de moto. Mea culpa maman, tu l’apprends sur ce blog mais je ne voulais pas t’inquiéter alors ça a été motus et bouche cousue ! En gros, une route raide en descente, humide par la pluie qui nous avait rattrapés finalement, un bus qui arrive en sens inverse, je ne me rends pas compte que Cédric freine autant et je pile, donc dérapage et bim par terre. Plus de peur que de mal, je me retrouve avec un coude et un genou amochés et une épaule un peu endolorie. Quant à la moto, à part le rétroviseur droit qui s’est explosé, rien à signaler. On fait demi-tour et retournons au point de vue histoire de boire un café et de me remettre de mes émotions. Sauf que pas de bol, la pluie arrive bel et bien. Donc on y reste plus d’une heure et demie, le temps de me débarbouiller, de poser des pansements de fortune et de patienter.

 

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Ensuite, on repart, toujours vers Sabang. On y arrive en à peine une demie-heure, c’était bien la peine de tomber juste avant ! Et soit dit en passant, le Lonely décrit la route comme pas terrible, mais franchement c’est loin d’être le cas. Pavée presque tout du long, il n’y a que quelques centaines de mètres à être constitués de caillasses. Sabang donc, petite ville construite le long d’une plage sympa, dommage que le soleil ne soit pas avec nous. On se trouve un resort fait de petits bungalows isolés les uns des autres, et là, je fais la sieste… et oui, trop d’émotions, ça m’a épuisée. Et comme on est arrivés trop tard pour pouvoir faire les visites qu’on avait prévues, on doit les remettre au lendemain matin. Qu’à cela ne tienne, on passe une soirée tranquille à découvrir la plage et ensuite en apéro/dîner face à la mer.

 

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Vendredi 16 Octobre – Rivière souterraine et retour

Réveil matinal, petit-déjeuner au resort et ensuite direction le port pour obtenir un permis de visite de la rivière souterraine et un bateau pour nous y emmener. La chance nous sourit, on tombe sur un groupe de touristes à qui il manque deux personnes pour remplir leurs bateaux, donc on partage. Petite course pour Cédric qui avait oublié son appareil à l’hotel et on est partis pour ¼ d’heure de bateau le long de la côte pour atteindre l’entrée de la grotte. Oui, parce que pourquoi est connu Sabang ? Pour la plus longue rivière souterraine du monde ! Ou du moins qui était la plus longue jusqu’à la découverte il y a peu d’une autre rivière je ne sais plus où dans le monde.

 

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On prend place sur des pirogues, casque sur la tête (safety first), et guide pour diriger le bateau. Il n’est pas là que pour diriger la pirogue, il fait aussi des commentaires. Plus ou moins intéressants (plutôt moins que plus d’ailleurs), mais ce qui est exapérant, c’est que dès qu’il s’est lancé, il ne s’arrête plus ! On a droit à plus d’une heure de balade avec ses blablatages en bruit de fond, fatigant à la fin. Mais cela n’enlève rien au fait que cette rivière est réellement impressionnante. Au retour, petite pause pour regarder des varans. C’est là qu’on s’est dit qu’on devenait trop blasés : tous les touristes étaient enthousiastes à propos des gros lézards et nous, ben on s’en fiche (on en a dans le jardin, alors…). Retour ensuite toujours par bateau vers Sabang, check out et on reprend la route.

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On s’arrête d’abord à la sortie de la ville pour une petite pause à la clinique satellite du coin (il y en a un peu partout, c’est pas plus mal) histoire de me faire faire un vrai pansement et pas seulement du PQ avec du scotch. Niveau hygiène tout est parfait jusqu’à ce que le gars me coupe un bout de peau (vive les détails glauques) et l’enlève de sa paire de ciseaux en le jetant… par terre ! Et on est dans l’entrée de la clinique. Bref. Comme j’ai toujours un peu mal au bras, plus par acquis de conscience qu’autre chose j’avais choisi de retourner à Puerto Princessa pour passer faire des radios à l’hopital central. Donc on refait la même route que la veille, sans soucis particulier. Sauf vers la fin, la pluie nous ayant encore une fois rattrapés. On met donc une bonne heure et demie à parcourir les derniers kilomètres, on est obligés de nous arrêter partout pour ne pas nous faire tremper. Rencontres improbables avec des gens qui s’abritent aussi de la pluie, et là je me dis que j’aimerais bien pouvoir faire comme en Indonésie et leur parler dans leur langue. Sauf qu’ici, ils parlent tous anglais !

 

On arrive enfin à l’hôpital (on a du rebrousser chemin et demander la route parce que bien évidemment on ne l’a pas trouvé du premier coup), je suis bien vite prise en main par le personnel qui s’amuse de rencontrer une Française qui parle anglais… Après une radio de l’épaule, j’ai confirmation que rien n’est cassé, je peux reprendre la route sans soucis. Je dois avoir l’air maline sur ma moto avec mon bras que j’ai du mal à déplacer : obligée de me servir du bras gauche pour accéder au guidon avec le droit ! Mais pas d’inquiétude, je peux conduire comma d’habitude. En revanche, l’après-midi est bien avancé donc on choisit de rester la nuit à Puerto et de ne reprendre la route que le lendemain matin. On se trouve un hôtel, un restau et après avoir demandé conseil à un serveur, on se retrouve dans un bar d’hôtel avec groupe live puis bar/boîte avec groupe live également, le tout bien sympa ! Bien mieux que notre première soirée à Puerto Princessa.

Samedi 17 Octobre – Sur la route vers Tay-Tay

Réveil très matinal, on veut quitter la ville le plus vite possible pour éviter de nous faire rattraper par la pluie alors qu’on a prévu de traverser une bonne partie du nord de l’île. On quitte l’hôtel à 7h30 (pfiou) et c’est parti ! Le soleil est avec nous, et on connaît déjà la première partie de la route, alors on avance assez vite. Lors de notre premier passage, on avait remarqué des panneaux indiquant un point de vue, mais on l’avait raté. Cette fois, on y passe.

 

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Ensuite, on avance, on avance. On longe tout d’abord la mer sur notre droite, en traversant plusieurs villages. Sur la gauche, des collines, quelques rizières, de la végétation. Pause café à coté d’un pont dans le village de ???. Café offert par le proprio de l’échoppe d’ailleurs après qu’on ait fait le plein de nos réservoirs. On repart ensuite, route agréable, bitumée tout le long. On rejoint ensuite Roxar, première étape de cette traversée. On se pose dans un café pour boire un coup, il est déjà plus de midi. Au moment de repartir, pas de bol, la pluie se met à tomber. On a juste le temps de se faire tremper avant de regagner l’abri du café. On croise les doigts pour la suite, parce que à en croire le Lonely, la partie de route qu’on s’apprête à parcourir n’est pas aisée, mais on se dit que c’est comme pour la route vers Sabang, bien exagéré.

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Enfin, la pluie cesse. Le ciel est toujours menaçant, mais il faut bien qu’on avance, pas question de passer la nuit à Roxas. Alors en route ! Mais on part dans une spirale de la loose… Cédric qui avait perdu son lycra (alias sa peau de black pour faire du snorkeling) au milieu de la route lors de la panique pour se protéger de la pluie, donc qu’il avait retrouvé plein de boue, se coince dans sa chaîne ! Avec l’aide de gens qui passaient en taxi-moto, il arrive à le dégager, mais en pièces. Et pour qui connaît la propension de Cédric à attraper des coups de soleil, c’est le drame. Tant pis, on repart. Après moins de 10 kilomètres parcourus, déjà la pluie revient. Il faut dire que le ciel autour de nous est presque noir et qu’on entend fréquemment au loin le tonnerre. Mais il en fat plus pour nous décourager, alors on prend notre mal en patience et nous arrêtons sous un abri qui sert aux gens qui construisent la route. Ah oui, parce que effectivement, la route n’est plus bitumée tout du long, mais par tronçons seulement ou alors sur un seul coté de la route, le reste étant un mélange de terre et de cailloux, mais restant praticable. On y reste 20 minutes et on remonte sur les motos. On avance doucement, prêts à nous arrêter au moindre signe de pluie. J’ai oublié mais dans notre spirale de loose, Cédric a déchiré son poncho de pluie et est donc démuni face aux gouttes !

 

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Heureusement pour nous, la pluie n’a pas repris par la suite. Sinon, je ne sais pas comment on aurait traversé les 70 kilomètres entre Roxas et Tay-Tay. 70 kilomètres qu’on a parcourus en 4h… Pour le coup, le Lonely Planet avait raison ! On s’est retrouvé dans des routes de boue, à patauger sur nos motos. Pendant 1h30 on a fait du 20km/h. J’étais en première tout du long, ne voulant absolument me servir de mes freins. Imaginez de la boue, le genre de boue dans laquelle tu ne veux pas poser les pieds par peur de te retrouver enfoncé jusqu’à mi-mollets. Ajoutez à cela qu’on traverse d’une côte à l’autre, donc on est en plein milieu de la montagne avec la route qui monte et descend sans interruptions. On croise des bus qui tracent plus ou moins, des gens qui travaillent sur la route (et doivent bien se demander ce qui nous a passé par la tête de prendre cette route), et on avance, sans s’arrêter. J’avoue que j’en ai bavé, mais on a bien rigolé !

 

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Et on a été bien contents d’atteindre Tay-Tay. Avec un hôtel sur les hauteurs de la ville, ayant une vue dégagée sur la baie et le fort en bas. Par contre, pour y aller en moto, ça monte sévère. Je redoute déjà le moment où on va redescendre…

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 13:41

Pour mes dernières vacances en Asie du Sud Est, ce n’est pas en Indonésie que je suis partie vadrouiller, mais aux Philippines pour changer. Et qui est de la partie pour ce voyage ? Cédric, bien motivé pour deux semaines. Allez, c’est parti…

Samedi 10 Octobre – Manille, premiers pas

J’atterris la première, direction le centre pour trouver un hotel. Sur les conseils du LP, je tombe sur un backpacker finalement pas fameux. Mais bon, je suis fatiguée (les vacances ça épuise), et il faut bien que je donne une adresse à Cédric qui doit arriver dans quelques heures, donc ça fera l’affaire. Et donc pour moi, les premières heures dans la capitale philippine ça sera quoi ? Sieste ! Jusqu’à l’arrivée de mon accolyte. Ensuite, on part à la découverte à pieds de la cité intramuros.

 

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Plutôt chouette, et la ville a l’air bien agréable. M’est avis que je pourrais m’y plaire… On se ballade, on se pose dans un café histoire d’étudier un chouilla le programme de notre séjour. A part les conseils de Céline qui m’avait briefée sur les lieux à visiter absolument, on n’avait pas fait beaucoup de recherches. Et au final, ben on décide de suivre les conseils de miss Céline ! Zéro étonnement. Bref. Après cette pause, on veut rentrer toujours à pieds vers le backpacker, mais par une autre route. En fait on suit les gens, on va vers là ou il y a de la musique, où ça a l’air sympa. Et on se perd. Of course. Heureusement, Cédric a dans la poche… un sifflet boussole ! Moi qui trouvais ça futile, ben ça nous a servi. Après ça, une soirée bien sympatyhique : resto, bar, boite…

Dimanche 11 Octobre – Manille en mode logistique

Journée pas très intéressante… on redécouvre la vie dans un pays catholique : tout est fermé le dimanche ! Obligés d’aller jusqu’à l’aéroport pour acheter nos billets pour changer d’ile dans quelques jours, passer dans un mall (énooorme) pour quelques emplettes. La surprise de la journée c’est quand le gars de la réception de l’auberge nous a booké des billets de bus pour le soir même en moins de deux minutes on avait l’adresse, le prix, l’heure et tout était fixé. Quelle efficacité ! En Indo ça aurait mis des heures…

Le soir arrive très vite (faut dire qu’on ne s’était pas couchés tôt non plus), et nous voilà donc partis vers une station de bus pour une traversée de Luzon by night vers le Nord et en particulier le village de Banaue. Et là, je dis MERCI MILLE FOIS  à Céline qui m’avait prévenue du froid polaire qui régne dans ces bus. On a gelé toute la nuit ! Et pourtant, j’avais mis pantalon, chaussettes, chaussures, deux t)shirts dont un à manches longues, un pull, mon paréo. Mais ça caillait de façon hallucinante. Heureusement que j’étais fatiguée et qu’il y avait assez peu de gens pour avoir deux places pour soi, parce que sinon j’aurais passé une très mauvaise nuit.

Lundi 12 Octobre – Les rizières Ifugao

C’est là que les choses sérieuses commencent. Réveil en fanfare à l’arrivée à Banaue, on retrouve avec délice la chaleur de l’extérieur. Pas si chaud que ça d’ailleurs puisqu’on est en altitude par ici. Histoire de se réveiller et de se dégourdir les pattes, on refuse de prendre les moto)taxis qui nous proposent leurs services et on part à pied vers le centre ville. Heureusement pour nous, ça descend… Là, on se pose dans une pension et on prend le temps de petit déjeuner, tant pis pour les guides qui se proposent à nous, il faut d’abord notre dose de caféine matinale. Ensuite, direction « l’office de tourisme » où nous expliquons le parcours qu’on souhaite faire. Ouh la ! Apparemment on a les yeux plus gros que le ventre… ils nous proposent le même trek, mais sur deux jours. Bon, pourquoi pas, comme ça on dormira dans un village plus reculé que celui qu’on avait prévu. Le temps d’aller acheter de quoi déjeuner, s’abreuver et se protéger de la pluie (on ne sait jamais, et il ne faut pas oublier qu’on est en saison de typhons et qu’une grosse tempête a eu lieu dans le coin la semaine précédente) et on est partis.

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La première partie du trek se fait…en moto ! Ou plutôt en moto avec une sorte de side car associé. Et on grimpe, on grimpe. Tout en haut, on s’arrête, et on admire. Des rizières en terrasse de folie qui s’offrent partout où se pose notre regard. Magnifique. Ensuite, c’est parti pour de la marche. On commence une grosse partie dans la forêt et heureusement pour nous, parce que le soleil matinal est assez féroce et l’abri des arbres bienvenu. Marche tranquille dans une végétation bien touffue, on engrange les kilomètres en papotant.

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Une fois sortis de la forêt, c’est de nouveau un paysage de rizières en terrasse qui s’offre à nous. Des terrasses superbes, sur des pans de montagnes très escarpés, de chaque coté de la vallée. Un régal pour les yeux. On longe plus ou moins ces rizières par en haut, jusqu’à se retrouver ensuite en plein milieu, à les traverser sur des chemins bien étroits qui sepentent entre les parcelles.

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On monte, on descend, on monte et on descend encore, c’est sans fin. Je ne sais pas sur combien de kilomètres s’étendent ces pans, mais c’est plus qu’impressionnant ! Et tout ceci ne sert qu’à nourrir la population locale, il n’y a aucune « exportation » vers d’autres parties des Philippines. Comme on a bien avancé sur la première partie, on prend notre temps et faisons de nombreuses pauses face à des points de vue à couper le souffle.

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On arrive finalement a Cambulo, village où on va passer la nuit. Petite pension bien sympa, repas simple, mais accueil un peu distant. Du moins au début. Quand on se met dehors avec eux à squatter et discuter, ils deviennent tout de suite bien plus ouverts ! Et quand la guitare et la bouteille de GSM (un alcool de là-bas) sont sorties, ça y est, on passe une très bonne soirée à raconter n’importe quoi, faire des blagues, chanter. On ne connaît malheureusement pas les chansons qu’ils chantent, et pourtant la plupart sont américaines.

 

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Mardi 13 Octobre – Toujours à travers les rizières

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Réveil matinal, petit déjeuner à la pension, on passe à travers le village, notamment l’école dans la cour de laquelle s’entrainent des enfants pour un concours de danses et chants traditionnels. Petit moment de stress pour moi parce que comme d’habitude, j’avais dit que j’étais professeur d’anglais en école primaire, alors je redoute l’épreuve de la rencontre avec des enfants… mais en fait on en rentre pas dans les classes et repartons pour une ballade parmi les rizières encore une fois. On en prend toujours plein les yeux, on s’amuse sur ces petits chemins de terre, ces escaliers de pierre, sous un beau soleil. En début d’après midi, on quitte les rizières pour nous diriger vers la route, donc changement de décor et place à la foret. Et presqu’arrivés à destination, c’est le drame : la pluie débarque. En moins d’une minute on est trempés, c’est le branle bas de combat pour attraper nos vetements de pluie et se protéger. La dernière demi-heure de marche se fait donc sou la pluie, tant pis.

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On arrive à la route, et là, étrange, pas de moto-taxi pour nous ramener. Pour patienter, on attend dans un café, mais c’est louche. Il finit par arriver et nous explique qu’il a été bloqué sur la route. On comprend très vite. La pluie a fait quelques dégats et de nombreux engins de chantier sont là pour déblayer les roches et la boue. Boue qui rend la route bien peu praticable d’ailleurs, on s’enfonce, le guide est obligé de descendre pour pousser le véhicule. Mais au moins on est au sec et après 1h de trajet, on arrive. Ah non, d’abord on tombe en panne. Donc faut réparer. Heureusement, ils sont doués en mécanique et c’est chose faite plutôt rapidement.

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Ensuite, retour à la pension où on avait laissé nos sacs, place à une douche « chaude » (je vous laisse imaginer la froide qui devait être glaciale), un dîner et ensuite, on retrouve le frigo du bus qui nous ramène à Manille. Brrr. En plus cette fois, le bus est plein et on n’a qu’un siège chacun. Mais Cédric a une idée de génie (vue à l’aller mais impossible sur les sièges qu’on avait), en coinçant le rideau le long du plafond dans le compartiment à bagages, ça dévie le vent glacé de la clim et on a beaucoup moins froid. D’ailleurs tout le bus n’a pas tardé à l’imiter…

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 09:41

10 jours de vacances. Quelle destination choisir? Une qui demande du temps de transport (sinon, autant y aller sur un séjour plus court), mais qui requiert aussi de passer du temps sur place (sinon, risque de frustration). On hésite. Qui on ? Alix, qui obtient ces 10 jours grâce aux célébrations de la fin du Ramadan qui sont fériées en Indonésie, et moi, qui suis en vacances (ou plutôt au chômage) pour une durée indéterminée. Sumatra avait été retenue, avec de la jungle, des lacs, des singes, du bus, et finalement on change complètement d’avis et partons pour Sulawesi vers les îles Togean plus exactement. Oubliés la jungle, les lacs, les singes et le bus, et place à la plage, les îles, les poissons et le bateau !

Étape 1 : atteindre les Togean

Parce que les Togean, ça se mérite. On commence ce périple par une nuit à Manado, avec dîner au bord de la mer suivi d’un karaoké. Karaoké qui nous a fait bien plaisir puisque pendant le ramadan, ils sont fermés à Balikpapan, et comme avant ce mois de jeûne on avait un rythme plutôt soutenu de karaokéage (je sais ça n’existe pas), une heure grappillée pendant des vacances, c’est toujours ça de pris. Pour ceux qui se demandent alors comment il se fait que ce lieu soit ouvert à Mando sachent qu’il s’agit d’une ville à majorité chrétienne. Ensuite au dodo, une longue journée nous attend le lendemain…


Pourquoi longue ? Parce qu’il faut rejoindre la cote sud de la pointe nord de Sulawesi (tout le monde suit ? jetez un œil à la carte plus haut pour tout comprendre) avant de prendre un bateau vers les îles. Et pour ça, il faut d’abord rejoindre Gorontalo. On se retrouve dans un Toyota Kijang (LE monospace des Indos), à 7 passagers sans oublier le chauffeur. Et les bagages. De 7 passagers (sans oublier le chauffeur). Et tout ça sans même les accrocher sur le toit ! Pour tout faire rentrer, ils installent nos sacs à dos sous les sièges du coffre à la place de la roue de secours (elle est où celle là d’ailleurs ??), ce qui fait que nos sièges ne sont pas clipsés au sol et tiennent contre le reste des bagages dans le coffre. On se retrouve toutes les deux sur les sièges du fond, avec un autre passager, tous serrés, pas moyen d’étendre nos jambes, ni de poser nos têtes puisqu’il n’y a pas d’appuie-têtes non plus. Assez parlé de la voiture, qu’en est il de la route ? Sinueuse, limite montagneuse, faut pas être sujet au mal des transports je dirais. Mais on s’en sort, nos compagnons de voyage sont très calmes, pas bavards du tout, fumeurs mais pas trop. On est quand même contentes d’arriver, après…….. 10h de route ! Et oui, tout ça pendant 10h.

A Gorontalo, on dine dans une gargote bien bruyante et ensuite on retrouve le groupe avec qui on se dirige vers les îles : deux Hollandaises, deux Suisses Français et un Japonais qu’on récupère à l’aéroport. On s’extasie devant le spectacle de Gorontalo by night : pour fêter la fin du ramadan qui approche, toute la ville est éclairée par des centaines de milliers de bougies… Mais ce n’est pas fini, on a encore 3h de route pour rejoindre Marisa où on va passer la nuit. Le lendemain, prise de tête avec l’hôtel qui pratique des prix aberrants, et direction la mer où on monte dans deux speedboats. Plus que 3h de traversée et on y est. 3h éprouvantes, pas de protection pour nous protéger des vagues qui tapent contre la coque, on s’en prend plein la tête, impossible d’ouvrir les yeux et on caille…


Mais à l’arrivée, tout ce voyage qui dure depuis 36h est oublié. On vient de débarquer au paradis.

Étape 2 : Welcome to my paradise

Si je vous raconte notre séjour là-bas en détails, vous n’atteindrez pas la fin de cet article, alors je vais vous la jouer en vrac. Déjà où sommes-nous ? Sur l’île de Kadidiri, au resort Balck Marlin. Des petits bungalows qui donnent directement sur le sable avec la mer à 10 mètres en face. Quand je dis resort, n’ayez pas en tête un lieu de tourisme du style club med, géant, tout beau, tout propre et tout classe. Non, non, on a des chambres très simples (mais propres), avec un ventilateur au plafond. Ventilateur qui n’est pas très utile d’ailleurs, puisque l’électricité ne fonctionne que de 18 à 23h… mais on s’en passe aisément. Alix aurait aimé qu’il y en ait un peu plus, elle a du bosser certains soirs pour finir son rapport de stage… qu’elle a finit en temps et en heure, et en plus elle a géré sa soutenance le lundi de retour de nos vacances ! Chapeau miss !


La journée, que fait-on ? On suit nos envies ! Un jour on décide de se faire des sessions snorkelling autour du resort, grande idée : une fois sorties de la barrière de corail, ce sont des fonds sans fin qui ne demandent qu’à être survolés. Le lendemain, pour changer on se fait une plongée le matin et l’après-midi on repart avec le bateau des plongeurs mais cette fois juste pour snorkeller dans le coin. Toujours magnifique. Et entre tout ça, on parfait notre bronzage sur les transats devant le resort, on bouquine, on papote…



Les repas sont pris en commun avec tous les gens qui séjournent sur place, ce qui donne lieu à plein de rencontres, le turnover est régulier. Plein de nationalités différentes, mais une envie de discuter commune à tout le monde. C’est dingue le nombre de gens qui traversent Sulawesi du nord au sud ou du sud au nord, on faisait un peu office d’extraterrestre à ne venir que pour les Togean… On n’aura mangé que du poisson grillé, du riz blanc et des légumes pendant une semaine, et même si c’était excellent je peux vous dire que la pizza prise à Balikpapan au retour m’a bien fait plaisir !


On voulait au départ se déplacer sur plusieurs îles, et finalement on est restées tout du long sur Kadidiri. Ah si on a fait uen excursion d’une journée sur Una-Una, avec deux plongées autour de cette île et une pause déjeuner sur terre. En fait c’était l’île principale des Togean jusqu'à peu et l’éruption du volcan situé au centre. Ensuite, les gens ont déménagé vers Wakai. Là-bas, on se ballade sur la plage, on rencontre des groupes d’enfants qui jouent. L’un d’eux grimpe en haut d’un cocotier et nous descend deux magnifiques noix qu’on savoure ensuite. Un dive master du resort s’y essaie aussi ensuite, il réussit bien à y grimper mais ne parvient pas à descendre une noix. Comme quoi, c’est tout une technique…




Et pour varier les plaisirs, un jour on a pris le kayak de mer du resort et on s’est fait un trip un après-midi pour longer Kadidiri et rejoindre un groupement d’îles plus loin. Manque de bol pour nous, on se rend compte une fois atteintes qu’il n’est pas possible d’accoster, il n’y a pas de plage ! On trouve finalement un tout petit bout de plage où poser le kayak et on part en snorkelling autour de l’île. Pas fou mais sympa.



Et nos soirées alors ? Pas de village, rien en fait sur l’île mis à part la trentaine de bungalows que comptent les trois resorts de la plage. Mais on ne s’ennuie pas pour autant ! Il y a toujours du monde, on papote, certains jouent aux cartes, au billard, et surtout… on chante ! Guitare jouée par les résidents ou les gens du staff (mention spéciale à Abu et Lani qui sont impressionnants), et pour les cœurs, tout le monde est bienvenue. Je me suis bien fait plaisir avec tout mon répertoire indo ! Un soir, panne d’électricité. Qu’à cela ne tienne, un feu sur la plage et c’est parti ! Jonglages enflammés, encore et toujours de la guitare, un peu d’arak pour réchauffer les gosiers et on est partis jusqu’à tard dans la nuit.


Sauf que tout ceci a une fin, il a bien fallu dire au revoir à ce lieu et ses habitants… et nous préparer au retour !

Étape 3 : Back to Manado

On est repartis pour le calvaire du trajet… 3h de speedboat, 3h de voiture pour rejoindre Gorontalo. Entre temps, on aura été invité à boire le thé chez le capitaine du bateau, on a fait sensation, environ vingt gamins nous ont suivis jusque dans son salon ! Cette fois, on fait route avec notre Japonais (le même qu’à l’aller. Un fou de plongée et surtout de photo sous-marine. Il plongeait entre trois et quatre fois par jour…) et un couple de Suisses-Allemands. Ceux-ci vont nous accompagner jusqu’à Manado puisqu’on se retrouve à partager la voiture pour les 10h de route du lendemain. On aura la mauvaise surprise d’un arrêt d’une heure dans un garage pour ficer les freins avant le départ. Mais ensuite, on trace jusqu’à destination. J’ai moins apprécié ce retour, peut-être car cette fois, il n’y avait pas la récompense des vacances à la fin. Mais à Manado, on se fait un bon resto suivi de deux heures de karaoké ! Au programme, que des chansons indos !

Infos pratiques :

-          Trajet Manado-Gorontalo. Possibilité de le faire en avion avec Expressair (http://www.expressair.biz/home.php) ou Trigana Air (http://www.trigana-air.com/html/module.php). Pour l’ option voiture, on a utilisé CV Garuda Permai (0062 431 864673 oui 0062 431 846243 pour le bureau à Manado et 0062 435 831440 pour celui de Gorontalo). Ils viennent vous chercher et vous déposer où vous voulez et les prix varient de 150,000Rp pour la place à coté du conducteur à 100,000Rp pour les places du fond.

-          Nuit à Manado au Wisata Hotel, jl Sam Ratulangi no7. À 10 minutes à pied du megamall et pour la modique somme de 200,000Rp la chambre double climatisée avec petit déjeuner.

-          Nuit à Gorontalo au Melati. Staff super sympa et très compétent, toujours prêts à rendre service pour les besoins de transport. Moins de 200,000Rp la nuit pour deux.

-          Séjour au Black Marlin : 160,000Rp par personne, logement et nourriture comprise. http://www.blackmarlindiving.com/

-          Pour le transport Gorontalo-Kadidiri en charter boat, contactez le Melati hotel ou le Black Marlin, ils pourront vous aider. Sinon, il y a aussi des bateaux publics, et de la même façon, mieux vauit appeler, ils ont beaucoup plus d’infos que le Lonely Planet… C'est en gros 2,5millions de roupies pour un bateau de 5 personnes, mais si vous êtes plus nombreux, vous pouvez obtenir deux bateaux le tout pour 3millions! Rajoutez ensuite le trajet en voiture, environ 400,000 pour un minibus.

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 11:05

Encore un jour férié en Indonésie, le 17 aout, jour de la fête nationale. Qui tombe un lundi cette année, donc weekend de trois jours qui se profile. Mais aussi deux jours de congé qui trainent a poser absolument avant la fin du mois vu que mon contrat se termine fin aout. Donc un weekend non pas de trois mais de cinq jours qui prend forme ! Qui est d’attaque pour ce voyage ? Sylvain et Adrien. La destination ? Je voulais un endroit que je n’avais jamais fait et qui ne soit pas accessible sur un weekend de deux ou trois jours. Les Moluques m’attiraient, mais c’est grand les Moluques (elles contiennent toutes les îles entre Sulawesi et la Papouasie). Après un petit tour dans le Lonely Planet, je me rends compte que plus on se dirige vers l’est, et plus les adjectifs et superlatifs utilises pour décrire les îles sont impressionnants. Vamos pour les îles les plus a l’est donc : les Kei Islands. Je galère un peu a trouver des vols et tombe finalement sur des correspondances parfaites pour les dates qu’on souhaite. Kei, nous voici !

On commence par ce « weekend » (est-ce que cinq jours c’est toujours un weekend ?) par une nuit a Makassar. Mais quelle nuit ! Je ne rentrerai pas les détails, mais en vrac : un karaoké (un vrai), un bar avec groupe, un karaoké (un glauque, mais on n’est pas restes, trop cher), un spa by night (avec vue panoramique sur la ville), des boites vides, un « Q », un MacDo. Pfiou, tout ca restera dans les annales ! Ensuite, une nuit (enfin ce qui reste) de sommeil et on enchaîne deux vols en direction de notre île de destination. Arrivée en fin d’après-midi, on potasse deux secondes le Lonely et optons pour des bungalows sur la plage du cote ouest. Ya plus qu’a trouver le bemo qui nous y emmènera. Les ya qu’a et les il faut, ça ne fonctionne jamais. On tombe sur des cons de mecs du type mafieux qui veulent nous faire payer une fortune pour un trajet d’1/2 heure, et qui nous empêchent de monter dans les taxis collectifs sous prétexte que c’est interdit dans l’enceinte de l’aéroport. Qu’a cela ne tienne, on marchera jusqu'à la sortie et puis c’est tout ! Et sur la route, on rencontre une bande de jeunes avec qui on entame la discussion. Sympas comme tout ils se proposent de nous emmener a destination pour un prix plus que raisonnable sur leurs motos. Euh… Ou elles sont leurs motos ? Aussi vite demande, aussi vite trouvées ! Ils débarquent moins de cinq minutes plus tard avec ce qu’il faut et nous voila en route.


Avec le soleil qui se couche, les lumières sont superbes et les paysages traverses font rêver. On arrive enfin aux bungalows espérés, mais mauvaise surprise, ils sont pleins… Ça n’est que partie remise, on décide de revenir la le lendemain et de dormir entre temps un peu plus loin sur une autre plage, ou en plus apparemment la mer est plus pratique pour se baigner. Sur le chemin, je joue a l’auto radio avec mon chauffeur, on s’amuse bien avec les chansons indos qu’on connaît en commun. Une chambre pour trois, un dîner qui sort de nulle part et hop, au dodo.


Au réveil, waouh. Pas d’autre mot qui me vienne en tête. C’est un peu un Bira revival, mais en mieux. Et oui, ça existe. Plage de sable blanc, eau avec un camaïeu de bleus, cocotiers, pirogues qui passent… Je ne sais plus quoi dire. D’ailleurs je ne vais pas dire grand-chose de plus sur ce weekend, parce que a quoi on l’a occupe ? A bouquiner, aller barboter dans la mer, siester, manger, papoter en écoutant de la musique, et rebelote pendant trois jours.





Moment magique ? Lorsque Sylvain nous a fait la surprise de déboucher une bouteille de champagne au soleil couchant, sur la plage !


Retour vers Balikpapan sans soucis de correspondance, sauf un : mon sac enregistre disparaît. Et au jour ou j’écris ce post, il est toujours égaré quelque part… J’ai eu un faux espoir quand ils m’ont appelée pour me demander de passer retirer mon sac a l’aéroport dix jours après, mais en fait il s’agissait d’un sac de la même marque, de la même couleur et de la même taille, sauf que ça n’était pas le mien ! Mes espoirs diminuent de jour en jour pour le récupérer…

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