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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 08:59

Dimanche 15 - Bienvenue à Sumba!

Apres avoir boucle ma valise et fait mes au-revoirs a la clique, je me rends a l’aéroport pour la suite du voyage. Quel est le programme? Sumba! Non, pas Sumbawa qui est une ile situee sur l’alignement de Bali-Lombok vers l’ouest, mais bien Sumba, qui elle est situee au sud de Flores. Je n’ai pas trop pu profiter du vol pour admirer les paysages defilant sous l’ avion, j’ ai bien evidemment ferme l’œil a peine je m’etais assise… il y aura toujours le vol retour pour rattraper ! A la sortie, je me trouve un chauffeur qui m’emmene jusqu'à Waikabubak, a moins d’une heure de route de la. L’occasion d’avoir un premier apercu de la vegetation de cette partie de l’ile, bien dense, bien verte. L’occasion aussi de se rendre compte que le developpement du coin n’est pas bien pousse… mais c’est pas plus mal ! Loin des folies de Bali, du monde, du goudron… Et surtout l’occasion d’une demande en mariage de ce chauffeur, bien sympa mais il y a des limites !

A l’hotel, je retrouve qui ? Thomas ! Qui prend 2 semaines de vacances avec sa mere venue visiter l’Indonesie. Apres un cafe a l’hotel, le gerant de l’hotel propose de m’emmener voir le village traditionnel situe en ville, je dis banco ! Sur une colline, non loin du marche, se trouve donc ce village a l’architecture on ne peut plus tradi : des maisons au toit de chaume, placees en cercle autour des tombes familiales. Je papote avec les habitants qui squattent devant leurs maisons et fait la connaissance de Weni, tres sympa, qui me parle des pasola (j’en parlerai plus tard) a venir et qui se propose de m’heberger et/ou de m’y emmener. Why not ? Je prends son numero et file ensuite au marche retrouver mes 2 compagnons en plein achat de betel (j’y reviendrai…).


Ensuite, retour a l’hotel, et au lit, c’est que j’ai du sommeil a rattraper…

Lundi 16 + Mardi 17 - Au milieu de nulle part, immersion dans les croyances locales

Le temps de prendre un petit déjeuner (déposé à la porte de nos chambres s’il vous plait), de négocier avec le gérant de l’hôtel pour avoir une voiture la journée et nous voila partis sur les routes sumbaneses. De la végétation luxuriante, des collines, une route en bon état, mais c’est extra ici ! On fait un peu moins les malins quand le chauffeur nous emmène un peu en dehors de la route « principale » sur un chemin de terre un tantinet boueux… heureusement qu’il maîtrise (un peu) les glissades sur pneus ! On se retrouve a se frayer un chemin à pieds pour atteindre un village traditionnel planqué en hauteur, à l’abri des regards. Au bout de quelques instants, comment dire… on ne se sent pas trop les bienvenus. Effectivement, un homme arrive et se met à discuter avec notre chauffeur qui ne sait plus où se mettre. Il semblerait qu’on ait besoin d’une lettre de notre hôtel pour avoir le droit de rentrer là, donc on se fait tout petit et partons sans demander notre reste.

On décide de faire une pause pour ce qui est des villages et nous rendons en haut d’une colline. Wouah. Avec la mer un peu plus loin en contrebas, les rizières en fond, c’est tout simplement magnifique. Et la semaine dernière c’était le lieu des pasolas (j’y reviendrai…), j’imagine que ça devait être bien impressionnant ! Il parait que c’est le gérant de notre hôtel qui possède les terres et qu’il est prêt à discuter prix... nan, je préfère ne même pas demander !



On pousse ensuite jusqu’à une plage un peu plus bas, histoire de profiter du sable blanc et de remplir nos poches de tout plein de coquillages multicolores. Et puis il se fait faim. En retournant auprès du chauffeur, je vois qu’il fait la discute avec 3 gars, du coup je m’incruste et leur demande s’ils ne savent pas où on peut trouver quelque chose à se mettre sous la dent dans le coin, du style de tous les petits bouibouis à roulettes qu’on trouve partout en Indonésie. Sauf dans cette partie de Sumba apparemment… il n’y a rien aux alentours ! Mais ils proposent de nous inviter dans leur village pour manger. Alors c’est parti !



On se retrouve donc dans un village tout ce qu’il  a de plus traditionnel, sauf que contrairement au matin, ils sont très accueillants et super sympas. On est même invités à s’asseoir avec eux au bord de leur maison en attendant qu’ils nous préparent le repas promis. En fait de repas, on les voit commencer à s’agiter sous la maison… mais que font-ils ? En fait, les maisons de Sumba sont surélevées et dessous il ya un enclos dans lequel sont parqués les animaux (cochons et poulets en général, chevaux aussi). Et là, ils sont en train d’essayer d’attraper un poulet ! Sauf que bien sur il ne se laisse pas faire… Ça donne lieu à une course poursuite dans le village (forcément, le poulet s’est échappé) et au bout de plusieurs dizaines de minutes, les revoilà triomphants avec leur prise.  Ne reste plus qu’à lui couper la tete et à le faire griller. Et ensuite, on a droit à un beau poulet plumé entier et grillé dans une assiette, accompagné de rix, le tout mangé à la main. Miam !



Mais il est temps de dire au revoir, on a rendez-vous avec des prêtres à Wanokaka… Pour quoi parle-je de prêtres ? Mais parce que grâce à Pak Hengky, le gérant de l’hôtel, on va avoir droit à une soirée VIP. Il possède tout plein de contacts, et connaît les bonnes personnes. Du coup, on va avoir le droit (et l’honneur je dirais) d’assister aux cérémonies précédent la pasola. On se retrouve donc devant la maison des prêtres principaux de la région, à s’asseoir, papoter, et mâcher du betel. Qu’est-ce donc ? Une tradition de là-bas : tu commences par mâcher une sorte de graine, de la taille d’une grosse noix (attention, t’avales pas, hein !), puis tu « plonges » un autre élément végétal (aucune idée de ce que ça peut bien être, en forme de petit cylindre) dans une poudre blanche que tu as auparavant déposée au creux de ta main, ensuite tu croques un petit bout de ce bâtonnet et tu mâches. Et la… tu te retrouves à saliver sans plus pouvoir t’arrêter ! Surtout, ne pas hésiter à cracher, ce qu’ils font tous d’ailleurs sans retenue. Mais j’oublie l’essentiel : tout ce mélange, une fois dans ta bouche, prend une couleur rouge/orangée qui malheureusement reste… donc te voilà avec un sourire loin d’être ultra bright jusqu’à ton prochain brossage de dents ! (et encore, il faut s’y reprendre à plusieurs fois pour enlever toute la coloration) Trop la classe. J’oubliais, ça a un goût amer très fort… mais comme c’est un cadeau pour souhaiter la bienvenue, ben on mâchouille. Et on crache. Et on a les dents toutes rouges.



Bref. Ensuite, on est invités à partager le repas avec eux, toujours assis à papoter sur l’équivalent de la terrasse de leur maison. Lors de la soirée, j’ai la mauvais surprise de casser mes chaussures, du coup me voilà obligée d’acheter des tongs à la boutique du coin (ça vous semble stupide comme info, mais vous allez voir que ça a son importance). Vers 23h, les prêtres lancent le signal du départ. C’est parti pour une marche d’une bonne demi-heure, pour monter en haut de la colline située derrière le village. Heureusement, la lune brille, mais en tongs, c’est quand même pas très aisé. Qui fait partie de l’expédition ? Les prêtres (6), les membres de leur famille, une équipe de TV, un photographe et nous. Quand je vous disais qu’on était VIP ! On arrive donc en haut, et on se pose au village haut perché à attendre. Attendre que les prêtres soient prêts à se préparer. Enfin, les voilà qui pénètrent dans une maison, et se préparent : tenues aux couleurs des villages environnants, tissus bariolés, couteaux traditionnels, le tout mis en place selon un rituel précis.


Ensuite, les prêtres s’installent à l’extérieur, face à la vallée sur un promontoire rocheux. Et là commence la cérémonie d’appel : à la lueur de la lune, ils lancent des incantations pour appeler les nyales sur le rivage. Les nyales sont des vers de mer qui se retrouvent sur les cotes de Sumba une fois par an seulement, ce qui lance le signal de départ des pasola de mars. Je ne sais pas combien de temps dure ces appels, mais c’est impressionnant d’être au cœur du rituel ancestral, si proche des acteurs principaux. Une fois ces incantations terminées, on redescend tous de la colline et nous arrêtons de nouveau à la maison familiale en bas. Sauf que cette fois, nous ne sommes plus seuls. Notre groupe de départ a été rejoint par tous les prêtres des villages environnants, ainsi que de nombreux villageois. Le temps d’une petite pause que tout le monde se regroupe et commence la procession jusqu’à la plage quelques kilomètres plus loin. Il est maintenant 2 ou 3h du matin, on n’a toujours pas dormi, alors quand notre chauffeur de la journée se propose de nous y emmener en voiture, je ne dis pas non… et je plains silencieusement tous ces gens qui marchent !



On arrive à la plage environ 1h plus tard, et avec Christine (la mère de Thomas), Weni (la fille avec qui j’avais sympathisé à Waikabubak et qui nous avait rejoints) et Rewa (la fille de la famille des prêtres), on s’installe sur nos paréos sur le sable, un peu à l’écart, de toute façon, il ne se passera rien avant l’aube. On perd Thomas vu que lui, pas faignasse comme nous autres, avait continué la ballade à pieds… mais au final, on s’est tous un peu endormis à l’arrache, avec en fond sonore 2 musiques en boucle dont je ne me rappelle plus (mais comment est-ce possible ? après les avoir entendues 50fois !), étant donné que Rewa n’avait que deux musiques sur son téléphone portable.

Enfin, le jour commence à poindre, c’est le signal de la suite des cérémonies. Les chefs des prêtres quittent les rochers où ils s’étaient installés et se rendent au bord de l’eau. Là, ils continuent à appeler les nyale, et surtout, ils les cherchent. Au bout d’un moment, lorsque le soleil apparaît à l’horizon, ils finissent par en attraper. C’est le signal que tout le monde attend (j’ai oublié de préciser mais il y a un monde fou sur cette plage !), chacun a maintenant le droit de partir à la pêche.


Et c’est parti pour plus d’une heure les pieds dans l’eau, à se batailler avec ses vers marins qui glissent entre les doigts. A quoi ça ressemble ? À des vers (quel scoop !) très très fins, un peu style vermicelle, de couleur aléatoire, allant du jaune, au blanc, vert, bleu… La taille et la grosseur sont également très variées, allant du tout fin (moins d’1mm d’épaisseur) et tout petit (quelques centimètres) à la bête de compet de dizaines de centimètres et de plus d’1cm d’épaisseur. Je bataille pas mal au début, pas facile de les attraper ! Mais au bout d’un moment, ça passe de mieux en mieux et au final on se retrouve avec une bouteille d’eau dans laquelle grouillent une bonne centaine (voire plusieurs centaines ??) de nyales.


Assez rigoler, le soleil est déjà haut dans le ciel, et surtout l’heure fatidique approche, il est presque 7h. Et que se passe-t-il à 7h pétantes ? La pasola commence ! Bon, il est temps d’arrêter là le suspense et de vous révéler ce que c’est quand même. Il s’agit d’une cérémonie qui se déroule 2 fois par an sur Sumba, et dont le but est d’attirer les faveurs des dieux sur leur ile, afin d’obtenir une nouvelle année abondante, surtout en ce qui concerne les cultures. Elle consiste en fait en des combats entre différents villages de l’ile. Chaque tribu se place à une extrémité d’un espace grand comme un terrain de foot, et durant de nombreuses heures, les hommes des villages vont se battre à coups de lances de bois, le tout à cheval. Cela donne lieu à des jets de lance du plusieurs dizaines de mètres, certains pour le moins impressionnants. On assiste à l’affrontement entre les villages de pêcheurs du coin et ceux situés plus dans les terres. Et ya pas photo, les pêcheurs ont des bras bien plus puissants que les agriculteurs… leurs lancer sont limites terrifiants pour certains ! La première manche se déroule sur la plage jusqu’à 10h, ensuite, tout le monde change de lieu et remonte vers l’intérieur dans un champ entouré de rizières.



Et rebelote. Il fait une chaleur d’enfer, on transpire comme des ours (ça se dit ça ?). Je pars me réfugier à un moment avec Weni et ses cousins et amis dans une maison en construction histoire de trouver un peu de « fraîcheur » (tout est relatif), on papote pas mal et c’est plutôt sympa. Ensuite, retour sur le champ. Mais au bout d’un moment, vraiment, je n’en peux plus, alors je pars à la recherche de Thomas et Christine qui eux aussi sont en train de se dessécher, et ne quittent plus le seul endroit où on peut trouver des boissons fraîches ! Retour à l’hotel donc, pour une sieste amplement méritée…



Le soir, j’ai promis à Weni de la retrouver, elle vient du coup me chercher en moto, petit passage par un restau padang ou on mange vite fait du bœuf rendang, et ensuite direction la maison d’un de ses cousins, ou je retrouve presque toute la clique du matin, avec en plus les parents, oncles et tantes. Et on passe la soirée a papoter et surtout a boire de l’alcool de riz typique de Sumba (j’ai oublie le nom), et c’est pas mal du tout ! Sauf qu’à un moment, tu sens d’un coup que ce verre est le dernier, parce que si tu continues, c’est un mal de crâne carabine qui va se déclarer ! J’oubliais, ça aussi été l’occasion pour moi de gouter ces fameux nyake, préparés par la mère de Weni. Préparation a base de poudre de noix de coco rapée et de différentes épices, les vers étant complètement écrasés et mélanges au reste. Verdict ? Ben, beaucoup de goût de noix de coco, avec un arrière goût assez sale… pas mal, mais on ne m’aurait pas dit qu’il y avait des vers de mer dedans, je n’aurais jamais devine toute seule ! Il est ensuite temps de rentrer me coucher, j’ai encore du sommeil à rattraper.

Mercredi 18 – Adieu Ouest, place a l’Est

Apres un petit déjeuner toujours dégusté devant ma chambre (royal, sauf que j’ai eu la mauvaise surprise de découvrir que l’œuf dur n’avait pas été cuit ! Donc je m’en suis mis plein les mains, heureusement que je n’avais pas tente de l’écailler sur mon crâne…), on parlemente ensuite avec Pak Hengky et on obtient que le chauffeur nous emmene jusqu'à Waingapu, de l’autre cote de l’île. Sur la route, on s’arrête dans un village, admirer les sculptures situées à l’entrée. On décide ensuite de le traverser (le village) pour aller voir derrière. Ouh la ! Les (nombreux) chiens (très nombreux) ne nous font pas bon accueil et si quelqu’un faisait sa sieste a ce moment, il a du être bien réveillé. Je n’en menais pas large… Mais on finit par atteindre le fond et faisons un petit tour avant de retrouver la voiture.



On se rend un peu plus loin, dans un autre village, ou d’autres tombes superbes nous attendent. L’homme a qui appartient la maison devant laquelle se trouvent les sculptures n’est pas des plus accueillants… donc pas trop moyen de taper la discute, sitôt les photos prises, on retourne à la voiture et on file vers l’est. Les paysages, toujours aussi magnifiques et sauvages, changent du tout au tout sans prévenir. On passe d’endroits très vallonnés, verts, peu densément boisés, à des plaines sèches dans les tons plutôt jaunes, puis à des forêts de type équatoriales, puis retour à des collines… Mais dans l’ensemble, le climat semble être plus sec dans la partie est de l’île. À un moment, la route prend de la hauteur et on se retrouve face à la baie de Waingapu en contrebas, magnifique.



En ville, on se trouve un hôtel tout de suite histoire de poser nos bagages, et comme on en a plein les pattes de toute cette route, on se pose dans un petit warung en face pour un déjeuner tardif. On finit par se déplacer jusque dans les fauteuils sous le ventilateur pas très loin pour un thé glacé, puis deux, puis trois… ça fait du bien de glander un peu ! Mais on finit ensuite par prendre notre courage à deux mains et nous dirigeons vers le port pour y admirer le coucher de soleil. Superbe comme d’habitude.


Mais cette marche me fait me rendre compte qu’effectivement, les tongs, c’est pas fait pour moi… J’ai des ampoules entre les orteils et sur la plante des pieds ! Comment ? Un mystère ! Et plus je marche, plus c’est la torture… En revenant vers l’hôtel je craque et finis par m’acheter une paire de sandales sur le bord de la route. Revêtues de tissu en batik, elles n’ont pas l’air trop mal, et au moins ne me font plus mal aux pieds. Avant de se mettre au lit, ne surtout pas oublier une chose : la chasse aux moustiques !! À chaque fois que je rentre dans la salle de bains, c’est une bonne quinzaine d’insectes qui font les frais de ma vengeance meurtrière… je ne sais pas d’où ils sortent tous, mais j’ai beau en tuer par dizaines, il y en a toujours autant quelques heures plus tard.

Jeudi 19 Mars – Shopping et visites

Petit déjeuner ici aussi déposé devant la porte des chambres, par contre, ce qu’il y a de marrant, c’est qu’on est trois à commander, soit 3 cafés sans sucre, soit 2 cafés et un thé tous sans sucre, et qu’à chaque fois qu’ils nous servent pour le petit dej ou le goûter, on a toujours droit à un mix de tout ! Thé ou café, avec ou sans sucre, c’est à celui qui sera chanceux.

On se décide ensuite pour partir à la recherche de vendeurs d’ikats, ces tissus colorés faits à la main par les habitants de l’île. Direction le sud de la ville, un peu au hasard. On tombe sur une boutique de tissus en suivant les indications de locaux, mais la gérante est peu commode et peu encline à faire baisser ses prix prohibitifs… du coup, on s’en va et cherchons à trouver un tisseur recommandé par le lonely planet. Les explications étant un peu vagues, on marche sous le cagnard sans trop savoir où on va. À un moment, on se dit qu’on a du se planter quand même… alors demi-tour et demande d’indications à des gars qui squattaient dans le coin. L’un d’eux se proposent pour nous montrer le chemin, après tenter de lui faire comprendre qu’on préfère rester seuls, on se le coltine jusqu’au bout. Il s’avère qu’en fait l’atelier de tissage recherché est bien plus difficile à trouver qu’on ne le pensait ! On se fait une bonne trotte sous la chaleur avant d’atteindre notre but. On a droit à une démonstration de teinture et de tissage, vu que l’atelier est en plein air devant la maison du gérant.

Quelques achats d’ikats plus tard, nous repartons, toujours à pieds, vers la ville. Le gars qui nous avait emmenés jusqu’à l’atelier ne voulant plus nous lâcher, on a du se montrer un peu cassants pour le faire partir… mais il a promis de revenir nous voir à l’hôtel, je m’en réjouis d’avance (pour ceux qui ne maîtrisent pas l’emploi de l’ironie, la phrase qui précède en est un exemple de grande qualité). Et après toute cette marche, c’est avec plaisir qu’on se pose dans un restau pour remplir nos estomacs affamés et surtout nous désaltérer avec du thé glacé. Fin de la journée tranquille à Waingapu.

Vendredi 20 Mars – À pieds dans le Sud

Première étape de la journée, prendre un bus pour descendre au Sud vers Rende afin de voir le marché hebdomadaire qui s’y tient. Pas trop difficile comme étape, les chauffeurs des bus qui poireautent se battent presque pour qu’on choisisse de monter dans le leur. On se décide pour un gars qui nous promet un départ immédiat. Finalement, on a bien quitté tout de suite le terminal des bus, mais il a fait le tour complet de la ville avant de prendre la route vers Rende. Pas bien grave, on a le temps, le bus est confortable et la musique sympa. Comme d’habitude, je regarde défiler les paysages par la fenêtre et tout est bien sympathique.

On arrive donc au marché de Rende, censé être le plus grand du coin. Je me demande à quoi ça ressemble dans les autres villages ou lors des journées normales, parce que là, c’est pas bien grand ! Et le choix des produits assez limités, on voulait acheter des fruits mais on a fait choux blancs. Tant pis. On obtient ensuite de notre bus qu’il nous dépose à proximité d’un village traditionnel pas loin et partons ensuite à la découverte du coin.


On commence par traverser ce village et prenons un sentier qui semble monter un peu sur les hauteurs. On rejoint en fait la route par ce biais et cherchons ensuite à avoir un aperçu global des alentours en montant en haut d’une colline. On n’est pas déçus de la vue qui s’offre à nous.


Mais que faire ensuite ? Par où aller ? On sait juste qu’on a donné rendez-vous à notre chauffeur de bus devant le poste de police de Rende pour qu’il nous ramène à Waingapu, mais d’ici là, on a plusieurs heures de liberté. On aperçoit au loin (très loin…) la mer qui scintille entre le relief, et comme Rende est en bord de mer, on choisit l’option de longer la route jusqu’à ce qu’on en puisse plus, et là on commencera à chercher un moyen de rentrer en ville moins fatigant (soit en montant à l’arrière d’un pick-up ou d’un camion qui passe, soit en démarchant des gens à mobylette pour qu’ils nous fassent taxi, ce qu’on appelle ojek en Indonésie).

Nous voilà donc partis, en plein soleil, sans la moindre trace d’ombre et sans une grande provision d’eau. Safety first bien entendu ! Les paysages traversés sont tous superbes, des collines verdoyantes aux rizières pleines de nénuphars, en passant par les villages. On marche, on marche, on fait des pauses aux coins d’ombre qu’on rencontre. Les gens croisés doivent nous prendre pour de drôles d’énergumènes.


À un moment, il nous semble qu’on s’est quand même bien rapprochés de la côte (même si à la base, vue de notre colline, on ne pensait jamais y arriver !), alors on demande à une famille qui se lave dans des chemins d’irrigation de rizières où se trouve la mer. Ils nous indiquent qu’il suffit de traverser la rizière devant nous, puis de se frayer un chemin dans les marécages et on y est. L’idée d’un bain de mer rafraîchissant étant tellement forte, on quitte la route dans la direction indiquée par ces gens. Après la traversée de la rizière, on tombe sur un groupe de jeunes gens qui nous font comprendre que le chemin qu’on veut prendre est bien trop boueux pour qu’on puisse s’y engager. On prend donc le chemin qu’ils nous indiquent, ils viennent d’ailleurs avec nous. Et à un moment, ça devient pas mal boueux (à quoi pouvait ressembler l’autre route ?), et forcément, ce qui devait arriver arrive : par effet ventouse, ma sandale reste scotchée au fond, et lorsque je tente de la remonter, la bride qui tenait les orteils se casse… pas possible de marcher avec ! Pour le moment, ce n’est pas un souci, puisque de toute façon on a de la boue jusqu’aux genoux, ensuite, nous voilà à traverser un bras de rivière avec de l’eau presque jusqu’aux fesses et ensuite, on finit bel et bien sur la plage.

Plage magnifique bien entendu. Avec quelques bicoques où semblent habiter nos guides du moment. Heureusement, Thomas est là et avec l’aide du couteau des pêcheurs du coin il réussit un sauvetage de fortune de mes chaussures qui tiendront bien jusqu’à ce que j’en rachète (encore) une nouvelle paire. Ensuite, il fait vraiment trop chaud et l’envie de me baigner est tellement forte, que tant pis si tout le village s’est regroupé pour nous observer, je pars me baigner en maillot et paréo. Quelle surprise ! L’eau n’est pas du tout, mais alors pas du tout fraîche ! Au contraire, j’ai beau avancer dans la mer, la sensation de chaleur est presque moins supportable qu’à l’extérieur… du coup, je en m’éternise pas et retourne à l’ombre d’un arbre.


On finit par revenir jusqu’à la ville en longeant la mer, puis rebifurquons sur la route. On se fait un petit curry de poulet sur la route et nous posons ensuite devant le poste de police. Mais c’est bizarre, on ne reconnaît pas celui devant lequel on avait donné rendez-vous au bus… je pars faire un petit tour en repérage, et c’est là que mes sandales décident de me lâcher complètement : elles partent en lambeaux ! Et le bitume sous le soleil, c’est brûlant ! Tant pis pour le petit tour, je me réfugie à l’ombre sur le bord de la route et nous rentrons à Waingapu avec un autre bus.

Le soir, quelle surprise, le gars qui nous avait accompagné la veille au magasin d’ikats se pointe avec sa femme et sa fille… pour m’offrir un ikat de chez lui ! Euh… ben merci… mais il est un peu collant tout de même. Heureusement, ils s’en vont très vite. Nous, on dîne, puis au lit !

Samedi 21 Mars -  Toutes les bonnes choses ont une fin

Vient le moment de quitter cette île superbe et de retrouver Bali... journée du samedi au milieu de la foule des touristes, on était bien mieux à Sumba! Le lendemain, retour à la maison.

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 07:42

Une fois n’est pas coutume, ces vacances commencent par un court séjour a Bali, passage oblige pour un grand nombre de destinations a partir de Balikpapan. Et qui donc je retrouve là-bas? Véro pardi! Qui est venue faire découvrir “son” Bali a une de ses copines de Dubaï, Caro. Christian et moi retrouvons donc ces deux immigrées a notre arrivée sur l’île. Et par quoi commence un weekend balinais comme il se doit? Par un tour des lieux nocturnes festifs… Et cette fois la n’échappe pas a la règle, puisque ce petit tour nous emmène jusqu’a 6h du matin, sans même qu’on s’en rende compte!

Le lendemain matin, seules Véro et moi affrontons la dure loi du réveil, mais sans trop de difficultés puisque c’est pour vers un massage que nos pas nous mènent. Elle m’avait fait miroiter le fait que j’allais me faire masser par un homme vu que lors de la réservation pour 3 massages la gérante avait dit aux filles qu’elles n’avait que 2 employées femmes de dispo a 10h, mais comme Caro est restée dormir, on a eu droit a des femmes comme d’habitude. J’aurais peut être du demander à avoir le mec, juste histoire de tester…

On se fait donc papouiller pendant 1h30 et ensuite, retour a la casba pour une douche et direction le Bali Deli en face de la villa pour un petit dej européen : une baguette a se damner, un croissant juste parfait, du café a la française et un jus d’oranges fraîchement pressées… que rêver de mieux? Ensuite, Caro ayant fermement décidé qu’elle voulait voir un temple balinais dans la journée, on se rend au nord d’Ubud a ??? plus exactement. Enfin, on essaie tout d’abord. Parce que sur la route, de nombreux temples (en fait presque tous ceux qu’on croise, et il y en a tous les 100m a Bali) sont le lieu de cérémonies en vue de la préparation de Galongan et Nyepi dans les semaines qui suivent. C’est donc presqu’au pas qu’on parcourt tous ces kilomètres. Une occasion de redécouvrir Bali à travers les yeux de Caro qui s’extasie de tout ce qu’elle voit. Punaise, je suis déjà une blasée de la vie…


On finit par arriver a Gunung Sari, et âpres avoir marchande l’achat de sarongs pour pouvoir pénétrer dans l’enceinte, nous nous retrouvons a descendre un escalier, entoures de rizières en étages superbes. En bas de la vallée, coule une rivière dans laquelle on aimerait bien se jeter vu la température qui règne, mais il faudra garder cette envie à l’état de fantasme malheureusement. Par contre on en prend plein les yeux avec des candi tailles dans la roche, 7 faux temples graves dans la pierre, de plusieurs mètres de haut. Superbe. Au pied se trouve un temple balinais traditionnel, avec comme particularité une TV qui trône sur un des cotes! En laissant trainer mes oreilles à l’approche d’un groupe de Français en compagnie d’un guide, j’apprends que c’est pour occuper les gardiens qui restent surveiller les lieux à la nuit tombée.



Ensuite, je gravis un autre escalier raide qui rejoint une source d’eau, ou a été construit un petit temple. La vue sur la vallee en contre bas est impressionnante. Encore quelques pas autour des lieux, et puis la chaleur accablante devient insupportable, il est temps de retrouver la voiture et de nous rendre a Ubud. En plus la faim commence à  se faire sentir et la perspective d’aller dévorer le babi guling de Ibu Oka me fait saliver d’avance!


On retrouve donc Ubud, avec ses flopées de touristes dans les rues. Un petit passage par une ruelle qui a la particularité d’être pavée de blocs achètes par des gens qui ont ensuite le droit d’y faire graver ce que bon leur semble. Ca donne lieu à un mélange assez hétéroclite de déclarations. Mais il est temps de se remplir le ventre, direction Ibu Oka! Et la, malheur, o rage, o désespoir comme dirait l’autre. On trouve porte close. Il semblerait que les préparatifs des festivités balinaises accaparent les employés de cet antre de la gourmandise… Aduh. On se rabat alors sur le ???, un café/restau situe dans un temple, autour d’un bassin a nénuphars. Très charmant endroit, mais mes papilles sont toujours frustrées de ne pas s’être repues de cochon. Apres  l’apéro a cet endroit, on se rend ensuite dans un petit restau sans prétention pour diner. On a la surprise de découvrir que l’hôtesse de ces lieux parle de nombreuses langues, dont le français, attention à ne pas conserver l’habitude de tout commenter en pensant que personne ne comprend ce qu’on raconte…

Ensuite, on se rend au ViceRoy, un superbe établissement situe dans la “banlieue” d’Ubud. Grace au KITAS, la plus petite villa là-bas peut se négocier a seulement 450USD. Bon, bah c’est pas trop dans mes cordes, alors on ne restera que pour y boire un verre. Cadre superbe, très recherche. Le petit truc en plus? Des voiturettes de golf qui te transportent de ta voiture jusqu’a la porte d’entrée. Le gros truc en plus? La possibilité d’arriver en hélicoptère puisque le lieu possède son propre helideck. Etrangement, nous, on ne s’en est pas servi. On finit ensuite la soirée à refaire le monde sur les divans du KuDeTa, face a l’océan indien (si jamais vous vous demandiez quel océan baigne les cotes balinaises, vous avez la réponse, au moins pour ce cote de l’ile… la bataille a été rude entre le camp de l’indien et du pacifique!).

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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 08:59
Il est grand temps que je fasse un article qui parle d’une de mes activités balikpapanaises. J’ai hésité à dire favorites ou principales, mais je ne vais peut-être pas aller jusque là… oh et puis si, j’assume ! Ceux qui suivent mes aventures par mail doivent très certainement avoir déjà une petite idée de ce dont je vais parler… et oui, de KARAOKE !!!


Avant de commencer, je tiens à dire que si quelqu’un m’avait invitée à un karaoké en France, j’y serai allée à reculons (voire même je n’y serai pas du tout allée), donc ne croyez pas que j’étais une maniaque du micro avant d’atterrir à Balikpapan. Mais on fait tous les jours des découvertes sur soi, et la passion du karaoké en fait partie… J’y mets tout de même un bémol, pour qu’une cession soit réussie, il faut que les gens présents soient motivés ! Et que le choix des chansons soit à mon goût, donc pas de chansons sirupeuses, de soupes, et surtout, surtout, tout plein de chansons indos ! Je fais une fixation...


Bref. Alors, à chaque fois que je parle de karaoké à des gens n’en ayant jamais fait en Indonésie, ils s’imaginent toujours la même chose : un bar pas terrible avec tout le monde qui se fout de ta gueule lorsque tu prends le micro pour chanter des chansons datant de Mathusalem. Mais ça n’a rien à voir ! Déjà, le lieu. Tu as ta propre salle privée, et pas une salle immense, non non, une petite salle avec de quoi s’asseoir tout autour et un écran de télé au centre d’un mur. En gros, un bâtiment de karaoké, c’est une succession de petites pièces pour 4,6,8,15 personnes selon la taille, insonorisées pour ne pas déranger le solo de ton voisin en pleine envolée lyrique. Niveau lumière, c’est toi qui gères grâce à un tamiseur (ça existe ce mot ? non ? tant pis, au moins tout le monde a compris de quoi je parle, le bouton que tu tournes pour avoir une luminosité plus ou moins forte). Il ne faut pas oublier non plus la clim sans quoi tu meurs au bout de quelques minutes, surtout pour ceux qui se mettent debout et sautent dans tous les sens… bien sûr je ne vise personne…


Ensuite, tu te débats avec l’ordi sur la table basse devant le canapé et tu n’as plus qu’à choisir les morceaux que tu veux interpréter. Leur liste est mise à jour tous les jours et tu trouves de tout, sauf des chansons françaises… ah si, il y en a une. Laquelle ? Aline de Christophe ! Aucune idée de pourquoi cette chanson est connue par ici, mais me voilà résolue à chanter ce grand morceau si je veux faire découvrir la langue française à mes amis…

Et ensuite ? Ya plus qu’à se lancer ! 2 micros circulent, certains s’en emparent et ne le lâchent plus, d’autres tentent plus ou moins de se cacher dans un coin, il y en a pour tous les goûts. Et le temps peut très vite filer sans qu’on s’en rende compte, la plupart de mes séances durent 3h et souvent c’est l’heure tardive qui me fait arrêter et non pas l’ennui.


Bien sur, là je vous ai parlé des karaokés « normaux », il y en a d’autres aussi où tu peux avoir une (ou plusieurs) chanteuse privée dans ta salle qui va chanter pour toi… et plus si affinités ? Vous n’aurez qu’à essayer et vous verrez !

Je ne vous ai pas convaincus ? Venez avec moi une fois et vous changerez (peut-être) d’avis.
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 10:15

Une envie de weekend loin de Balikpapan, mais pas trop loin non plus vu que les jours de conges sont optimises au maximum. Justement un jour à prendre en récup pour cause de boulot lors du nouvel an chinois. 4 personnes motivées pour 3 jours au soleil. Vous obtenez les ingrédients suffisants pour un weekend prolonge. Reste le choix de la destination. On se décide finalement pour Bira, un peu au pif, parce que c’est plutôt facile d’accès.

Jugez plutôt : vol Balikpapan-Makassar d’1h en soirée, puis 4h de route avant d’atteindre la pointe sud-ouest de Sulawesi. Bien entendu, on a choisi l’option route de nuit direct en arrivant à l’aéroport (atterrissage vers 23h). On se retrouve a 5 dans un Indonésien Xenos, Sylvain dans le coffre a batailler avec son sac, Thomas et moi a l’arrière complètement bloques a cause des sièges qui ne se baissent pas, et Philippe a l’avant qui réussit finalement a caser ses jambes. Au volant, Iis, un véritable enfulte (enfant/adulte, un Indonésien tout fluet qui s’avère au final avoir 27ans… et pas 15 comme on pourrait le croire), qui gère la route d’une main de maître. On arrive finalement a destination vers 4h du matin, dans la nuit noire, pas facile au premier abord de trouver l’hôtel au bord de la plage, mais on finit par y parvenir, ainsi qu’a réveiller les proprios pour obtenir les clés. Et enfin, un vrai lit me tend les bras…


Premier réveil vers 9h30, j’ouvre un œil, le soleil à l’air de briller, mais les rideaux sont fermes. Je les entrouvre, et la, apparaît devant moi un paysage superbe : cocoteraie en bord de mer, sable blanc, mer turquoise. J’aime bien ce genre de réveil Mais il est encore un chouilla trop tôt, alors c’est reparti pour une grasse mat jusqu'à midi. Ensuite, petit déjeuner agréable en extérieur suivi de l’activité principale du weekend : le barbotage dans la mer et/ou échouage sur la plage avec ou sans bouquin. Royal. Ce qui est encore plus royal, c’est le déjeuner qui suit : poissons tout frais pêches accommodes délicieusement, un régal.



On continue cette journée comme elle a commence, bain de soleil, baignade pour se rafraîchir, pas de TV mais on peut assister au match se déroulant sur le terrain en face des bungalows : des indonésiens s’affrontent dans une sorte de volley/foot. Impressionnants d’agilité et de souplesse ! Ensuite, direction l’autre plage de la ville pour dîner. Apres dîner, que faire ? On se met en quête d’un bar ou assimile pour au moins se poser quelque part avec de la musique et boire quelques bières. On nous indique un lieu, ou plutôt quelqu’un explique à notre chauffeur comment y aller.

Et on se retrouve sur une route toute étroite, perdue au milieu des bois. Mais ou allons-nous ? On nous en a parle comme étant un karaoké… Alors effectivement, on arrive dans un bâtiment très peu éclaire (une sorte de guirlande qui clignote en guise de lampe), il y a bien un écran de TV qui diffuse des DVD de karaoké Et des serveuses qui s’installent a notre table et s’empressent de re-remplir nos verres des qu’on boit une gorgée. Je ne veux pas avoir l’esprit mal place, mais m’est avis que c’est un karaoké d’un genre un peu spécial… Pas grave, nous on rigole bien, je chante tout plein de chansons indos et comme on est les seuls clients, ça passe tout seul.

Le dimanche, plaisir de la grasse matinée encore une fois. On voulait partir a la recherche d’un bateau et d’un centre de plongée pour découvrir les fonds du coin (plongée ou snorkeling) mais finalement, c’est pas mal non de traîner au lit et de profiter de la plage. Ce qu’on ne manque pas de faire jusqu'à la pause déjeuner.


Arrive l’après-midi. On hésite. Rester profiter encore de la plage ou se bouger un peu pour voir les environs ? On se décide pour aller faire un tour du cote de Kota Beru, situe sur la cote non loin de Bira. La particularité de ce village étant de receler un important chantier naval ou sont construits les bateaux bugis. Ces navires (pouvant aller de la simple barcasse au monstre de plusieurs dizaines de mètres) possèdent la particularité d’être réalises sans plan d’aucune sorte, la tradition orale ayant perdure. Et pas l’ombre d’un clou non plus, tout tient grâce à un ingénieux système de chevilles en bois. Impressionnant, surtout de voir évoluer les ouvriers sans aucun équipements de sécurité a une bonne dizaine de mètres du sol…



Retour ensuite a Bira, avec petite pause sur la plage de Bira Barat (plage située a l’ouest de la péninsule, alors que celle de notre étant est a l’est) pour jouer dans les vagues. L’état de la mer est complètement différent ici, calme plat tel un lac devant chez nous, et vagues (faut pas imaginer des rouleaux non plus) quelques centaines de mètres plus loin. La soirée se déroule ensuite tranquillement, sur la terrasse d’un des bungalows, à jouer à la coinche.

Le lundi, pas de grand changements dans nos habitudes : grasse mat, plage, déjeuner au losmen. Départ vers Makassar aux alentours de 17h et c’est reparti pour 4h de route. Cette fois un peu plus confortable, j’ai découvert par hasard qu’en fait les sièges de l’arrière peuvent s’incliner (qu’est ce que je m’en suis voulue de ne pas l avoir découvert dans la nuit de vendredi !). Au retour dans la grande ville que fait-on ? Manger chez MacDo pardi ! Ca fait plaisir, mais ça me plombe l’estomac en moins de 2… Et on finit ensuite la soirée dans un bar/boite de la ville, trouve grâce aux indications de conducteurs de becaks postes près de l’hôtel. Bien sympathique a mon goût. Retour at home le mardi matin, direction le bureau.

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 12:31

Ca faisait un moment que l’envie d’aller passer un weekend à Samarinda me taraudait. Pourquoi me demanderez-vous et c’est ou Samarinda ? Alors cette ville est la capitale de Kalimantan Timur (ça rigole pas) et située le long de la Mahakam a 150km environ de Balikpapan. Je dis environ parce que je n’ai pas regarde le compteur kilométrique et qu’il n’y a pas un seul foutu panneau avec des distances dans ce pays. Voila la réponse pour le « c’est ou ». Mais pourquoi faire donc ? A la base, voir une vraie ville (enfin j’espère), et surtout, surtout, aller au ciné voir un vrai film américain et manger au macdo. Même pas que ça me viendrait à l’idée en France, mais ici, c’est hyper exotique le macdo, on n’a pas ça à Balikpapan. Le hic, c’est que depuis un bon mois maintenant, on a un tout nouveau tout beau cinéma a Balikpapan et que du coup ça sert plus a rien de se taper la route jusqu'à Samarinda. Donc ça fait une raison de moins pour y aller.

Jusqu'à ce que j’apprenne une nouvelle de folie : PETERPAN PASSE EN CONCERT LA-BAS !!! Vous ne pouvez pas comprendre, même ici peu de gens me comprennent, mais je suis folle et ça chacun le sait. Peterpan donc, c’est un groupe de musique indo et j’adore tout (ou presque) ce qu’ils font. Donc aller les voir en concert à Samarinda c’est oui et plutôt deux fois qu’une !

A la base, on devait être 7 a partir là-bas et au final, seulement Thomas et moi serons au rendez-vous du départ (les autres ayant des excuses plus ou moins bonnes pour ne pas venir). Bref. C’est donc parti pour un peu plus de 2h de route, sur une voie bien sinueuse, pas très large et avec de grosses surprises en chemin. Du genre glissement de terrain qui a arrache la moitie de la route… Mais ça se fait pas trop mal et on traverse plein de paysages bien différents, forêts denses, collines verdoyantes, cultures, maisons sur pilotis…

En arrivant à Samarinda, le problème, c’est qu’on ne sait pas du tout ou aller, alors on suit les panneaux centre-ville. Et puis d’un coup, ben yen a plus des panneaux centre-ville… zut on l’aurait passe sans nous en rendre compte ? Pas bien grave, on fait demi-tour on tourne au pif et la, on tombe sur un panneau nous indiquant que le GOR Sediri est sur la droite. Niquel ! C’est la qu’a lieu le concert ! Bon, on n’aura qu’a chercher un hôtel plus tard (bien entendu on arrive complètement a l’arrache). Il est 19h, heure officielle du début du concert mais of course il a du retard. On s’installe alors dans un warung non loin pour se faire un petit mie goreng sympathique et se poser un peu.

Puis, on commence à entendre du bruit alors on retourne près de la scène. Wouah ! Il y a un monde dingue ! Rien a voir avec Balikpapan ou j’avais assiste a un concert la semaine passée. On assiste alors à un concert que pour ma part  j’ai vraiment adore. J’ai laisse thomas au fond et me suis retrouvée presque tout devant pour Peterpan. Ce qu’il y a de bien ici,  c’est que les indos sont plutôt du genre petits. Du coup, pas besoin de se mettre sur la pointe des pieds pour voir la scène ! Il y avait même des gens qui se plaignaient être derrière moi…

Apres le concert, il ne nous reste plus qu’a trouver un hôtel, on prend la voiture et a la première enseigne « hôtel » qu’on trouve on s’arrête. Gloups, bien trop cher, qu’a cela ne tienne, on traverse la rue et on tombe sur un hôtel qui a plutôt l’air cheap. Et on se retrouve à dormir dans la chambre occupée habituellement par la fille des proprios si j’ai bien compris. On re-traverse la rue histoire de dîner dans une gargote au bord de la route et en même temps je me renseigne avec mes connaissances indos sur les lieux de vie nocturnes dans cette ville. On me conseille le Zona. Excellent ! Il est a 50m de la ou on se trouve, même pas besoin de prendre un taxi ! Effectivement, l’endroit est vraiment sympa, bel effort de deco et bonne musique.

Apres une bonne nuit de sommeil, on se réveille tranquillement vers midi avec comme mission de la journée la visite de la plus grande mosquée d’Asie du sud est qui a été inaugurée a Samarinda l’année passée. On avait repère son emplacement la veille, c’est donc sans difficulté qu’on la retrouve. Elle est vraiment impressionnante. Et ce qui m’impressionne aussi, c’est qu’elle est plutôt belle. Venant d’Indonésiens qui ont un faible pour le kitsch, elle est très sobre, fonctionnelle et surtout immense ! On se ballade a l’intérieur, en nous faisant discret, on ne sait pas trop jusqu’ou on a le droit de rentrer la bas. Je me demande bien pourquoi ils ont construits un édifice religieux aussi grand dans cette ville.

Ensuite, la faim se fait ressentir, donc deuxième mission de la journée, trouver le macdo ! A priori, il doit se trouver dans un mall, donc il faut qu’on en trouve. Le hic, c’est qu’on n’en n’a pas croise depuis qu’on est arrives. Mais on croit a notre bonne étoile (rappelez vous comment tout s’est bien goupille la veille), donc on y va. Et au bout d’un moment on tombe sur un ensemble de boutiques avec bien évidemment le mall qui va avec. Gagne ! On se gare et rentrons, mais on ne voit pas le macdo. Apres recherche de renseignements, il s’avère qu’on a crie victoire trop vite, on s’est plantes de mall… Et apparemment l’autre était plutôt du cote de l’endroit ou on a dormi. Tant pis, on se contentera de manger au food court de ce mall. Le seul petit échec du weekend, on ne va pas se plaindre. Ensuite, il ne nous reste plus qu’à refaire la route vers Balikpapan.

Edit : malheureusement, seulement Thomas avait pris des photos lors de ce trip et son appareil photo ayant fait des siennes, elles ont toutes disparues... donc il faudra que j'y retourne si je veux des photos!

Edit2: je me rends compte que je n'ai même pas commenté le concert... c'était génial bien sûr! et vous qui avez la chance d'avoir des connections internet qui marchent (et non pas du 56k tout pourri), vous pouvez aller fair un tour sur lastfm par exemple et vous trouverez tous leurs clips!

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 05:15

Mercredi 07 Janvier – Yogya, me revoilà !

Habituellement, pour rentrer de Bali, je prenais Garuda via Makassar vers midi, sauf que cette compagnie a revu tout son plan de vol et a annule cette route ! On s’est donc rabattu sur Mandala via Yogya. Il y a bien moyen de n’y passer que 30minutes, mais il faut ne pas posséder de bagages en soute, ce qui n’était pas notre cas, donc on a pris l’option avec 8h de transfert a Yogya ! Comme ça, on a bien le temps de se balader dans la ville et les environs.


Jony et Banny ayant un jour de conges de plus à prendre, c’est seulement avec Reynold que je passe cette journée. Comme il n’est jamais allé à Prambanan, on y va. Apres tout, ça ne sera que la troisième fois que je le visite ! Mais cette fois, grand changement : la plupart des temples ont fini d’être rénoves et il est possible de les approcher de près et même d’y pénétrer.



Ensuite, on va en centre ville de Yogya et j’en profite pour acheter quelques batiks de décoration encore une fois. Mais il est déjà l’heure de rentrer, donc retour a l’aéroport !

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 05:27

Samedi 03 Janvier – Changement d’île

Réveil aux aurores pour nous rendre au port non loin de la, l’idée étant de prendre un ferry pour traverser de Lombok a bali. Il y en a un qui est justement sur le point de partir quand on arrive, le temps de s’installer sur le pont, d’acheter des cacahuetes (pas grillées, c’est assez étrange comme goût) et c’est parti pour la traversée. Bien tranquille ce voyage, j’en profite pour piquer un roupillon… l’arrivée sur Bali est superbe, avec le Mont Agung en fond.


On rencontre 2 indos complètement dingues avec qui on déjeune et partage le bemo. Ils sont du genre a avoir une camera numérique et a se filmer a longueur de temps : « salut les potes de Bandung ! La, je suis en train de manger du poulet ! mmh c’est bon ! » Vous voyez le genre… Je vais devenir une star de cinéma dans leur bande de potes. Apres ce tour en bemo, ce sont des cousins de Reynold qui passent nous chercher en moto, direction chez la cousine qui va nous loger pendant notre séjour balinais. J’adore sa maison ! Toute en hauteur, avec un escalier en colimaçon qui permet de passer d’un étage a l’autre, beaucoup de couleurs, et plein d’ouvertures pour laisser passer le vent.

Papotage avec toute cette jeunesse balinaise (quelle bande de petits veinards) et ensuite direction la plage ! On va a Kuta parce qu’on doit ensuite retrouver le frère de Reynold et ses potes là-bas, mais il s’avère que c’est une très mauvaise idée La plage est absolument infâme ! Des détritus tous les 10cm dans l’eau, c’est vraiment désagréable. Je préfère les algues bretonnes… Le bain est donc écourte et on part vite retrouver Jony, Réveil et Anton.


Ensuite, on déambule dans les rues environnantes dans le but de booker des activités pour le lendemain. Quelles activités ? Watersport ! Vous en saurez plus en lisant le détail de la journée de demain… a chaque fois qu’on s’arrête pour marchander les prix (ils sont coriaces en affaire et veulent les prix les plus bas), ils m’interdisent de rester la, je dois continuer ma route et chacun se relaie pour rester avec moi. Pourquoi ? Mais parce que je suis bule ! Que j’explique : au final, on obtient 4 jeux pour un prix total de 225,000Rp par personne, alors que le prix bule ordinaire, c’est 300,000Rp par jeu par personne ! Donc interdiction formelle de montrer ma tête ! D’ailleurs le gars en a tire une drôle de tête quand il m’a vue débarquer après la fin du marchandage…

Apres, on a bien mérite un bon dîner, alors sea food pour tout le monde. Ensuite, on passe prendre Lola, la cousine de Reynold et Jony et la soirée se termine par un tour au DejaVu, boite en bord de mer, jusqu'à pas d’heure (jusqu'à ce qu’il arrête de pleuvoir en fait).


Dimanche 04 Janvier – Tous au water sport !

Réveil encore une fois plutôt matinal, pick-up en minibus et on se retrouve avec la même équipe de 6 sur la route vers Nusa Dua. Bon alors, mais qu’est-ce que c’est que ces water sports ? En gros tout plein de jeux avec des sortes de bouées, des speedboats… Genre on commence par le banana boat : une grosse banane gonflable sur laquelle on s’assoit a califourchon, le tout tiré par un bateau lancé a pleine vitesse. Fou rire garanti !


On enchaîne ensuite par du flying fish : encore un truc gonflable, toujours tracte par un speedboat, mais cette fois la structure décolle de l’eau. Et quand je dis décolle, je veux dire qu’on monte a plus de 15m au dessus de la mer ! Niveau sensation c’est pas mal du tout, sachant que tu te retrouves à la verticale, retenu seulement par tes mains qui tiennent des cordes de part et d’autre de toi !


Ensuite, séance de snorkeling, plutôt sympa vu qu’ils nous donnent du pain et qu’en les émiettant sous l’eau on se retrouve envahis de poissons de toutes tailles. Par contre, j’ai du batailler ferme avec mes amis pour leur faire comprendre qu’il ne fallait pas jeter a l’eau le plastique contenant les tranches (un plastique par tranche…) ! Et j’ai fini par faire vide-ordure en récupérant tous les plastiques qui flottaient partout… c’est pas demain la veille que l’Indonésie sera un pays propre.


On rentre ensuite se changer, puis direction une gargote sur le bord de la route ou on mange du cochon a la broche. Le reste de l’après-midi sera rempli par des emplettes pour leurs amis restés a Balikpapan, Jakarta, Bandung (selon de qui je parle, chacun habitant dans des villes différentes). Le soir, Anton nous quitte, fin des vacances pour lui. De notre cote, restau sea food encore une fois, puis petite soirée dans les bars de Kuta.

Lundi 05 Janvier – Bali autrement

Cette fois on profite d’une petite grasse matinée, faut pas oublier qu’on est en vacances tout de même. Ensuite, on enfourche nos motos et on part à la découverte de hauts lieux touristiques balinais. Et, honte sur moi, je n’y ai jamais mis les pieds… il faut dire qu’habituellement Bali rime pour moi avec shopping et clubbing (un peu comme Jakarta en somme). Mais où sont donc ces endroits ? Direction la partie sud de l’île, connue aussi pour être le point de rendez-vous des surfeurs du monde entier.

On commence par GWK initiales pour Garuda-Wishnu-K ???. Mais quoi t’es-ce ? Un site superbe, ou ont été installées des statues géantes de ces 3 divinités ???. Propice à des séances photos, je vous laisse juger par vous-mêmes.



Ensuite, on descend encore plus vers le sud pour nous rendre à Ulluwatu. Mais quoi t’est-ce ? Tout d’abor un sésame pour les surfeurs, parlez leur d’Ulluwatu et leurs yeux se mettent a briller et leurs bras a ramer par anticipation. Mais c’est aussi le site d’un temple ??? niche sur la crête de falaises vertigineuses. C’est magnifique.


Tout plein de singes se baladent par là-bas, et des informations pour touristes rappellent sans cesse qu’il faut faire attention a tout ce qui peut être chaparde par ces bêtes. Au moment ou on est prêt a partir, je me retrouve sur un chemin avec des gens tout autour, j’attends patiemment que Jony et Banny finissent de se prendre en photo lorsque tout a coup, en ½ seconde, un singe saute sur mon dos, attrape mes lunettes pas derrière et grimpe aussi sec a l'arbre le plus proche ! Quoi ?! Sachant que les lunettes que je portais a ce moment étaient déjà mes lunettes de back up vu que j’ai perdu les miennes lors d’un autre séjour balinais mi-décembre (une histoire de boite, de bagarre, de fuite et de pas de bol niveau architecture de l’escalier, bref), j’étais bien embêtée. Mais une armada de gens est arrivée et a balance toutes sortes de choses au singe qui a fini par laisser tomber ma monture, ouf !

Ensuite, re-enfourchage des motos et direction Dreamland (autre spot de surf) pour une cession baignade, glandage sur la plage.



Apres, rentrage a Kuta, douche et on repart vers le sud en direction de Jimbaran pour dîner sur la plage des produits tout frais de la mer, mais malheureusement, il se met a pleuvoir et on doit se rabattre a l’intérieur d’un restau. C’est bien plus sympa à la lueur des bougies sur le sable, mais on ne maîtrise pas la météo

Mardi 06 Janvier – A moto

Tout est dit dans le titre, on a passe la journée a faire de la moto. Je ne sais même pas combien de kilomètres on a pu avaler, mais a la fin j’avais des courbatures partout et passais mon temps a tenter de trouver une position confortable, sans succès bien entendu. Les équipes pour ce périple ? Reynold conduisant une Suzuki je ne sais plus quoi manuelle (genre Tiger mais ça c’est le modèle Honda) avec moi a l’arrière, tandis que Jony et Banny se partagent une automatique louee sur Kuta.


Le but du voyage est de nous rendre bien plus au nord, vers la ville de je ne sais plus quoi dont j’ai oublie le nom puis de nous rendre au temple de Besakih. On part gaiement, le soleil brille (je me tartine et retartine de crème en pensant a d’autres qui ont eu la mauvaise surprise de se retrouver avec les avant-bras rouges/violets a cause de coups de soleil en virée en moto…), la journée est a nous !

Sur la route, le temps décline un peu, mais pas de pluie, donc ça va. Et puis comme ça on ne cramera pas comme des homards. Mais un autre problème survient, la moto de Jony et Banny ressent des instants de faiblesse et il leur est impossible d’accélérer par moments, voire même le moteur s’arrête. Au bout de la troisième fois, on arrête sur le bord de la route au premier « garage moto » qu’on trouve (facile, il y en a tous les 500m) et le gars change la bougie. C’est reparti, mais au bout de quelques kilomètres, rebelote. Et encore une fois 2km plus loin. On arrête donc encore voir un meccano, qui nous explique que c’est juste le moteur qui chauffe trop et qu’il s’éteint automatiquement pour éviter la casse ! Il faut dire qu’ils sont 2 sur une automatique et que la route est en fait une montée sans interruption… Bon ben on est bon pour des arrêts tous les kilomètres pour laisser respirer le moteur !


Du coup, la durée du voyage est bien plus longue qu’escomptée. On arrive finalement a destination, avec une superbe vue sur un volcan et un lac a ses pieds… euh… mais ça ressemble vachement au mont Batur dites moi ! Ah ? Mais c’est parce que c’est le mont Batur ! On mange ensuite dans un restau avec vue sur cette vue justement. Mais le temps n’ayant pas l’air très engageant et le temps filant sous nos doigts, on repart bien vite. Heureusement, cette fois la route ne fait que descendre (logique, on revient presque sur nos pas), donc pas de soucis de moteur. Mais la pluie arrive, alors on fait une pause sous un hangar sur le bord de la route. Et quand ça se calme, on achète des ponchos anti-pluie et on repart.


Pour le retour on passe par Ubud, et en traversant la ville on se retape une cote, du coup voila que l’automatique nous lâche encore… pendant que les autres patientent, Reynold et moi allons faire un tour du cote du marche pour passer chez Ibu Oka et son babi guling. Et c’est parti pour des lunch box à emporter ! On retrouve Jony et Banny et partons cette fois au marche traditionnel de ??? où ils achètent quelques oleh-oleh pour leurs amis. Ensuite, retour vers Kuta mais sur la route, la moto louee crève ! Elle porte vraiment la poisse ! Qua cela ne tienne, on s’arrête et on fait changer la roue.

Ensuite, passage par la plage de Seminyak pour une petite ballade histoire de se dégourdir les jambes et on rentre ensuite chez Lola pour papoter. On finit cette soirée à déguster ce toujours fameux babi guling de chez Ibu Oka, tranquillement installe dans le salon de Lola. C’est aussi bon, même en take away ! Ah, si elle pouvait ouvrir une filiale à Balikpapan… l’espoir fait vivre comme on dit.

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 08:17

Mardi 30 décembre – Retour au paradis

Cette année, j’aurais passe Noël a Balikpapan, mais pas question d’y rester pour le nouvel an. Quel lieu ai-je choisi pour le passage en 2009 ?? GiliT encore une fois ! On ne s’en lasse pas… Départ non pas dans l’après midi comme d’habitude mais mardi matin très tôt. Mes horaires lors de l’achat des billets étaient départ a 7h de Balikpapan et arrivée a midi a Mataram en passant par Surabaya. Mais la magie de ces fêtes de fin d’année ont modifie tout ça et j’ai reçu un appel fort agréable le lundi m’apprenant que les horaires avaient été modifie : départ a8h et arrivée sur Lombok a 11h ! Et tout s’est déroule comme sur des roulettes avec une escale de moins de 20minutes a Surabaya. Comme quoi tout arrive, même avec LionAir.

Fin de voyage toujours bien fluide, partage de voiture avec des Anglaises rencontrées a l’aéroport, traversée en bateau sans même a avoir attendre. Que du bonheur ! Et a Gili qui est-ce que je retrouve ? Thomas et Nico, son binôme surfeur venu de France pour 1 mois… de surf justement ! Je pose mes affaires dans la chambre qu’ils ont degottee en arrivant sur place et on part déjeuner. Devinez ou ? Scallywags of course ! Et un bon sandwich baguette avec steak et oignons grilles.

Problème du jour, tout d’abord il ne fait pas bien beau. Mais bon ça va. Ce qui est plus embêtant c’est qu’on n’a pas de chambre pour le lendemain soir, la nuit du 31 décembre… évidemment on est arrives les mains dans les poches et on n’a rien réserve. Et la chambre pour ce soir est déjà bookee pour le lendemain. Il faut donc qu’on s’inquiète de trouver quelque chose pour la suite du séjour. Enfin quand je dis qu’on inquiète, c’est pas vraiment le grand stress non plus. On décide de se balader autour de l’île et de demander à tous les hôtels devant lesquels on passe. Sur le chemin on découvre un frisbee, qui occupe pas mal notre route. Bien sur, on revient bredouille de notre tour… mais c’est toujours sympa de parcourir la cote de GiliT sous le soleil.

On rencontre ensuite le gars qui avait aide les mecs a trouver la chambre pour le soir et il nous renvoie sur un de ses potes qui serait susceptible d’avoir une chambre de libre, mais pour la réserver, il faut qu’on la paye aussi pour le soir qui vient et a 600 000Rp la nuit pour une chambre bien pourrie, il en est hors de question ! On finit par trouver 2 chambres… en fait celles de gens habitant sur île et qui pour se faire un peu de sous nous les louent ! Pas grand luxe mais on ne va pas chipoter, sinon on dort sur la plage et vu les sacs qu’on doit transporter c’est pas le plus pratique.

La journée se termine tranquillement, dans un restau sur la plage. Niveau temps, ça se dégrade très très vite et a un moment, en une demie heure, il tombe tellement de trombes d’eau que la route se retrouve sous 15cm d’eau ! Heureusement, la pluie se calme un peu le temps qu’on se pose dans un bar et va s’arrêter complètement au moment d’aller retrouver notre chambre. En croisant les doigts pour que le lendemain la météo soit de notre cote pour la nouvelle année…

Mercredi 31 décembre – Adieu 2008

Bon ben faut croire qu’on n’a pas croise les doigts assez forts, il a plu toute la journée jusqu’au soir. Donc pas de bronzette sur la plage, mais du glandage a l’abri de ces gouttes traîtresses… Dans le courant de la journée, Reynold, un ami indonésien de Balikpapan nous rejoint, c’est donc a 4 qu’on finit la journée, toujours a l’abri de la pluie. Le soir vient, on se fait un dîner bien bon chez Scallywags, et d’un seul coup, comme par magie (le miracle de la nouvelle année ?), la pluie cesse a 22h30. Timing parfait pour nous rendre sur la plage ou est prévue la fête jusqu’au bout de la nuit. Un monde fou est présent sur l’île (d’où la difficulté pour trouver des chambres de libre), la fête bat son plein et on s’éclate jusqu'à 6h environ. La, je ne tiens plus et dois me coucher, mais Thomas et Nico tiennent jusqu'à 7h, histoire de fête le passage a l’an 2009 a l’heure française. Chapeau !

Jeudi 01 Janvier – Bonjour 2009

Pas trop le temps de se reposer, on a prévu de changer île et de découvrir la cote sud-est de Lombok. Il faut donc prendre le bateau, puis un bemo et pour finir on charterise une voiture jusqu'à Kuta Lombok. La traversée de île principale est superbe, malheureusement, mon état de fatigue m’empêche d’en profiter au maximum, mes yeux se ferment tout seuls… On atteint Kuta en fin d’après-midi, on s’installe à l’hôtel et direction la plage en face pour le coucher de soleil. Paysages superbes, j’attends le lendemain avec impatience pour en profiter plus longuement. Falaises tombants dans la mer, vagues qui se fracassent au loin, beucoup de vegetations aux alentours...


Soirée bien tranquille dans un petit resto près de la plage, c’est pas a Kuta qu’on risque d’être déranges par des bruits de fête ou de boites de nuit (a ne pas confondre avec Kuta Bali, rien a voir).

Vendredi 02 Janvier – Mi-surf, mi-bemo

N’oublions pas que Thomas et Nico sont des surfeurs inveteres et que toutes leurs vacances sont placées sous le signe de la vague. Et comme ça fait plusieurs jours (temps pourri a placées) qu’ils ne sont pas grimpes sur leur planche, l’envie de tâter la vague lombokienne les démange sérieusement. On décide donc de louer des motos et de partir tous vers les coins de surfeurs.

Direction Gerupuk, les paysages vallones traverses sont superbes, les routes dans un état un peu passable mais on s’en fiche, on n’est pas presses. Et puis il fait super beau, la mer est proche et c’est les vacances ! On atteint finalement un petit village niche dans une baie, village constitue essentiellement de surfeurs j’ai bien l’impression. Il faut dire qu’ils sont idéalement places : a 5 minutes en bateau d’une vague régulière, pas de corail qui fait mal mais du sable et des algues… Nico et Thomas en frétillent d’avance !

On loue une sorte de grande pirogue a moteur a des indos qui sont la, du coup ils peuvent profiter d’une cession surf en gagnant de l’argent. Sympa comme vie, même si je n’ai jamais essaye le surf. Et ça ne sera pas cette fois ci que je commencerai, l’option glandage et matage de surfeurs depuis le bateau me plait plutôt pas mal… Et c’est finalement assez impressionnant de regarder tous ces gens a l’œuvre. Il y a pas mal de monde venu se faire plaisir sur cette vague, des bons, et des moins bons. Reynold et moi profitions bien du spectacle.


On change ensuite de lieu pour partir un peu plus loin, histoire de nous rendre près d’une vague un peu plus grosse et surtout moins peuplée de surfeurs. Les nôtres de surfeurs continuent à bien se faire plaisir. Jusqu’au moment ou les 2 indos qui gèrent le bateau reviennent (sur le bateau), le temps étant écoule. Ils me disent « ok, on part quand ils seront fatigues ». Euh… vous allez attendre longtemps ! Pour rentrer, il va plutôt falloir les appeler ! Chose faite peu de temps après d’ailleurs.

On retourne vers l’hôtel, le temps de se changer et Reynold et moi laissons Nico et Thomas continuer leur voyage sous le signe du surf alors qu’on se rend de nouveau a ça dans l’idée de partir ensuite a Bali retrouver d’autres amis. C’est donc parti pour un voyage en bemo de Kuta a ça J’ai dit bemo ? J’aurais du dire bemos ! Je ne me rappelle plus le chiffre exact, mais je crois bien qu’on en a pris 4 différents. L’occasion a chaque fois de rencontrer des gens et de discuter tout en traversant l’île dans l’autre sens.


Arrives a ça, on se rend dans hôtel tenu par son oncle le temps de se changer, puis direction la maison d’un autre de ses oncles pour une big réunion de famille. Il faut dire que son père est l’aine de 12 enfants ! Et la, 7 des frères et sœurs étaient présents, ainsi que certains de leurs enfants et petits enfants. On m’a fait les présentations mais j’ai oublie aussi vite qui était marie avec qui et qui étaient les enfants de qui… Soirée assez amusante, avec toute cette famille qui raconte des blagues a longueur de temps, parle fort, rigole, s’amuse tout en mangeant a la lueur de la bougie vu qu’une panne de courant s’est déclarée sur la route nous menant dans cette maison.

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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 09:53

Samedi 20 décembre – De surprises en surprises

Pour une fois, nul besoin de prendre l’avion, on reste en Kaltim. On veut rejoindre Tenggarong, situe en amont de Samarinda le long de la Mahakam (cf le plan attache au cas ou ce que je dis n’est pas clair). Samarinda étant la capitale de la province de Kalimantan Timur et la Mahakam la rivière qui prend sa source dans des lacs au milieu de la jungle et retrouve la mer un peu au nord de Balikpapan sous forme d’un delta de toute beauté (et qui recèle les réserves pétrolières mais ceci est une autre histoire, je ne suis pas la pour vous parler boulot, si ?).

Ayant la flemme de conduire jusque là-bas, tout d’abord parce que la route, très sinueuse, n’est pas en très bon état et surtout a cause des gens qui empruntent cette route et qui roulent comme des fous, on décide de prendre les transports en commun. On arrive a la gare de bus, on s’installe dans l’un deux en direction de Samarinda et on attend. On attendra beaucoup vu que ces transports ne partent la plupart du temps que lorsqu’ils sont pleins. Donc cela donne lieu à de nombreux faux espoirs, le bus s’arrêtant très fréquemment pendant de longues périodes avant de quitter enfin la ville. Des chanteurs avec guitare font passer le temps en attendant, et des Oreo (biscuits) achetés avant de partir calment nos estomacs. On atteint Samarinda assez vite (il faut voir comment conduit le chauffeur…), heureusement pour moi parce que la playlist diffusée dans les hauts parleurs est loin, mais alors très loin d’être a mon goût et ça en devient pesant !

On saute du bus juste avant de rentrer dans la ville et prenons cette fois un bemo (minibus qui sert de taxi collectif) pour rejoindre Tenggarong. Les abords de cette ville nous surprennent beaucoup. On s’attend à trouver un village perdu au milieu de nulle part, et on trouve en fait une petite ville très bien entretenue, avec des rives aménagées, un pont suspendu qui fait penser a San Francisco… Mais je me rends compte que je n’ai même pas dit avec qui j’étais partie pour ce weekend ! Je remédie à cet oubli tout de suite :

            Marianne, que je ne présente plus
            Pierre, VIE arrive cet été
            Faustine, sa femme, du moins en ce qui concerne les indos
            Peter, Hollandais ami de Faustine
            Kura, Allemande amie de Faustine
            Juline, Indonésienne amie de Faustine
            Et moi-même of course !

Les présentations étant faites, je peux continuer. On arrive donc a Tenggarong ou nous rejoignons l’hôtel qu’avait réservé Juline. En fait il n’y a qu’une chambre de libre, Qu’a cela ne tienne, après un petit tour en moto, Rio, le proprio de hôtel nous degotte une chambre dans un autre hôtel et nous annonce qu’il a une autre chambre de libre finalement. C’est parfait, il est temps de manger maintenant (sans petit déjeuner et avec seulement quelques Oreo dans le ventre, je dois dire que j’ai bien faim). On se rend donc 50m plus loin ou on mange tranquillement dans un warung.

Ensuite, les choses sérieuses commencent. Un ami de Juline qui habite a Tenggarong (Erwin) vient nous prendre a hôtel en voiture pour nous conduire au musée de la ville… 500m plus loin (non, j’exagère, allez, 800m). Et il fait super chaud dans la voiture, la clim ayant quelques difficultés a fonctionner. Autant vous dire que lorsque la cohue a l’approche du musée a force Erwin à s’arrêter, je suis descendue direct de la voiture pour attendre dehors ! Ce musée est en fait l’un des points centraux des événements. Ah oui, il serait peut être temps de vous dire qu’on est venus passer le weekend a Tenggarong pour assister aux cérémonies de clôture d’un rassemblement Kutai ayant eu lieu pendant une semaine là-bas. C’est quoi les Kutai ? Un peuple avec une religion, des croyances, des rituels, des costumes spécifiques et qui vivent en Kaltim.

On arrive donc au musée, mais ils sont encore en train de préparer les lieux pour le soir, donc on se dirige vers le palais du sultan (parce qu’il s’agit d’un sultanat encore a l’heure actuelle) qui est situe non loin. Il n’est normalement pas ouvert au public, mais Erwin s’avère être un membre de la famille du Sultan ! Donc les portes nous sont grandes ouvertes. Ce bâtiment est vraiment superbe, pour une fois, les décorations ne sont pas surchargées, l’architecture est recherchée, les meubles et éléments intérieurs bien agences.

Ensuite, on se rafraîchit a l’aide du jus d’une jeune noix de coco avant de partir se perdre dans les dédales d’un marche artisanal situe non loin. Au passage, certains se font interviewer pour une TV nationale qui fait un reportage. On repasse ensuite a hôtel se reposer avant de nous rendre au musée ou une cérémonie doit avoir lieu le soir.

Cette fois encore, on droit a un traitement VIP. C’est le pouvoir de la « bule face » qui nous permet de pénétrer à l’intérieur du bâtiment alors que les indonésiens venus assister à cette fête doivent pour la grosse (très grosse) majorité se contenter de se masser sur les marches et devant l’édifice. On se retrouve donc dans une grande salle, avec tous les membres de la famille du sultanat assis autour du point central ou viendra s’asseoir le sultan lui-même plus tard. Je ne suis pas très a l’aise de me retrouver avec tout ce monde autour, j’ai un peu l’impression d’abuser… mais c’est une super occasion d’assister a tout ça alors je me fais discrète. Ou j’essaie. Parce que j’ai du mal à rester assise en tailleur ou assise sur les genoux. Alors c’est un peu la torture, mais ça vaut le coup.

Diverses danses, très lentes, se déroulent lors de la soirée. La plupart du temps en formant un cercle autour d’un tapis au centre de la pièce. Les costumes des participants sont superbes, autant chez les hommes que chez les femmes. Les vêtements des membres de la famille du sultan ne sont pas mal non plus. On fait un peu tache a cote… On ne comprend pas tout à la cérémonie, mais on n’en perd pas une miette.

A un moment, un signal est lance (aucune idée de quelle sorte de signal), mais d’un coup, tout le monde se met debout et cherche à attraper des petites poches remplies de diverses nourritures qui avaient été accrochées a des ficelles au plafond. Marianne parvient à en attraper un au milieu de toute cette agitation. Mais ça n’est pas termine, après cette bataille pour les sachets, s’ensuit une bataille de riz ! Des poignées de riz cru avaient été distribuées a chacun peu de temps auparavant, et durant 20minutes, tout le monde s’en donne a cœur joie ! Ça ne s’arrête plus, il suffit de se pencher et de récupérer les grains par terre et on recommence. Le tout dans une ambiance très festive c’était vraiment rigolo !

Cette bataille sonne la fin de la cérémonie, on finit la soirée dans un warung avec un groupe indonésien dont l’un des membres travaille chez Tatol aussi et que j’ai découvert avec surprise dans le musée !

Dimanche 21 decembre - Retour en enfance

Réveil pas trop tardif le matin, on a eu des infos comme quoi le début des cérémonies de ce jour avait lieu vers 8h. On déguste au petit déjeuner un gateau de nouilles instantanées à l’œuf et aux épices pendant que Marianne suit Rio sur sa moto vers une destination mystère… ils reviennent ¼ d’heure plus tard avec des seaux et des petites casseroles en plastique que les indos utilisent habituellement pour se doucher. Mais je vous expliquerai plus tard le pourquoi de ces achats, gardons un peu de suspense.

On se rend du cote du musée (cette fois à pieds), mais il est encore trop tôt finalement, donc on se ballade, on se pose, on profite. Juline, Kura et Peter trouvent que la faim se fait sentir et partent donc de leur coté chercher à manger, on se donne rdv pour plus tard à peu près au même endroit. Ça va commencer à devenir compliqué, vu que personne n’a de montre, ni de portable sur lui (sauf moi mais ceci est une autre histoire). Ensuite, c’est au tour de Marianne et Rio de partir de leur coté, mais toujours dans le même coin, près du port de la ville, en face du musée.

Il y a énormément de monde présent. Le but de cette cérémonie du matin est de relâcher dans l’eau des dragons géants qui ont été créés spécialement pour l’occasion. Ces dragons sont ensuite chargés de remonter le long de la Mahakam et de ramener à Tenggarong plus tard dans la journée de l’eau provenant des lacs dont la rivière prend sa source, ceci pour une autre cérémonie. On sent la tension monter lorsque tout d’un coup, plusieurs bombes à eau sont jetées et voilà que quelqu’un me renverse un seau d’eau dans le dos !! Pas la peine de s’énerver, tout cela est parfaitement normal… lors de la journée de clôture du festival Kutai, le rituel est de se balancer plein d’eau à la figure pour se purifier et montrer sa joie. Mais seulement lorsque le signal est donné, et là, il est trop tôt, donc les policiers qui veillent au grain arrêtent les impatients. N’empêche que je suis trempée, et que du coup je pars vers le musée me réfugier, avec Joko, rencontré la veille, mais à cause des débuts de bataille d’eau, je perds Pierre et Faustine.

Me voila donc sur les marches devant le musée, dans l’incapacité de joindre quiconque vu que personne n’a pris son téléphone avec lui ! Heureusement, j’aperçois Marianne dans la foule (elle s’était rendue vers le musée après avoir demandé aux policiers où étaient les bules !!), elle aussi trempée comme une soupe. On attend un bon moment en se disant que les autres allaient peut-être venir jusque là, mais toujours rien. En revanche, ça devient très intéressant autour de nous. Les membres de la famille du Sultan ainsi que ce dernier sortent du musée et s’installent en haut des marches face à la foule. Là, le Sultan égorge un poulet (!!!) et recueille son sang dans un bol. Ensuite, chaque membre de la famille doit déposer une goutte de ce sang sous ses pieds, ses poignets ou son front. Étrange rituel dont je n’ai hélas pas la signification.

On retrouve tout le groupe d’indos avec qui on était la veille mais pas le reste de notre groupe initial. Et voila qu’en deux temps trois mouvements, nous sommes invités à déjeuner chez le maire, avec tous les VIPs de la ville ! On joue à cache-cache dans les rues afin de ne pas nous faire mouiller (malgré l’interdiction de commencer avant le début officiel, de nombreuses personnes sont déjà en train d’arroser  tout ce qui passe à leur portée) et rejoignons donc la mairie où un repas traditionnel est proposé pour les VIP (même les toilettes sont indiquées « toilettes VIP »!!). À la table d’à coté, le gouverneur de Kalimantan Timur est en train de manger… On reçoit enfin des nouvelles du restant des troupes, ils sont retournés à l’hôtel après avoir déambulé partout et se reposent.

De notre coté, on nous offre l’opportunité de visiter la maison du maire. Pour info, le maire vient tout juste d’aller en prison pour cause de corruption. Rien qu’à regarder sa maison, on voit bien qu’il n’a pas du dépenser les sous uniquement pour le bien de la ville ! C’est un palace ! Imaginez que dernière sa chambre se trouve une salle entourée de placards cachés dans les murs… et quand on ouvre un de ces placards, on se retrouve dans une salle de bains immense avec jacuzzi !

Après tout ça, on retourne dehors pour assister au retour des dragons sur la Mahakam, mais il y a tellement de monde qu’en fait on ne voit pas grand-chose. On suit la procession accompagnant le sultan jusqu’au musée et on rentre. Et là, dehors, c’est le début de la grande bataille d’eau. Ça vole dans tous les sens ! Et c’est bien marrant à regarder, même les gens très bien habillés y participent. Comment va-t-on faire pour sortir ? On a bien prévu de se faire mouiller (sac plastique pour portable), mais nos armes sont restées à l’hôtel, rappelez vous les seaux et casseroles achetées le matin… Donc on ne peut pas répondre. En plus, avec Marianne on s’est fait repérer et un groupe de gens nous attend de pied ferme à la sortie pour nous tremper. On les feinte en sortant par une autre porte mais c’est peine perdue, en à peine 20m, me voilà trempée de la tête aux pieds ! Et ça ne s’arrête pas, chacun voulant balancer son eau à la tête des bules…

On croise Pierre en moto avec Rio et leur donnons comme tache de nous ramener les armes pour que la bataille soit équitable. Mais pendant les 20minutes d’attente, je peux vous dire qu’on s’est pris une bonne trentaine de seaux… et ensuite, grâce à nos armes on a pu s’éclater pendant presqu’une heure, à se jeter de la flotte sans arrêt, comme des vrais gosses ! en plus ça fait du bien vu qu’il faisait bien chaud. Quand on s’arrête, il pleut, mais pas de soucis, on n’a plus un poil de sec.

Par contre, cela a sonné la mort de mon portable. Je l’avais bien emmitouflé dans un sac plastique, mais de l’eau a réussi à s’infiltrer et il est bel et bien mort… On rentre à l’hôtel, on se change, et ensuite, retour à Balikpapan sous des trombes d’eau. Un bien bon weekend !

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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 00:48

Vendredi – Jakarta n'a qu'a bien se tenir

Je vais enfin voir Jakarta. Après plus d'un an en Indonesie, ça sera la premiere fois que je mettrai les pieds dans la capitale (les transferts a l'aeroport ne comptent pas). Il faut dire que les récits a propos de cette ville ne sont pas très flatteurs : pollution, embouteillages a toute heure du jour et de la nuit, bruit… Mais un changement d'air (même pollue) par rapport a Balikpapan ne me fera pas de mal.

Nous (moi et Thomas) atterrissons donc dans la soirée et nous rejoignons en centre ville Franklin (ami indonésien de Balikpapan) et sa sœur qui elle vit là-bas. On se fait un dîner sympa sur une terrasse d'un mall, et peu de temps après un frère de franklin et un de ses amis nous rejoignent. Le but de la soirée ensuite ? Clubbing !!


Après des essais pas très fructueux, on finit par atterrir a l'Ambassy ou on se fait bien plaisir au son de musiques electros qui ne sont pas celles qu'on entend a Panpan depuis déjà un an (une fois qu'ils trouvent des musiques que les gens aiment, ils ne font que passer ça…).


Samedi - Du parc d'attraction au ciné en passant par… les malls

Réveil pas trop tardif, on a plein de choses au programme de la journée. On commence par aller manger les ou  plutôt LES donughts qui font fureur a Jakarta : JCo. Bon ben je ne suis pas très fan, ça pèse sur l'estomac… Mais c'est ça de coche sur ma « to do liste ». Ensuite, on prend le bus (encore un to do de coche). Ce bus la n'a rien à voir avec ceux de France. A part la forme bien sur. Sinon, il est sur une voie spéciale au milieu de la route et a la priorité sur toutes les voitures qui viendraient à croiser son chemin. Ce qui donne lieu a des coups de klaxon récurrents de la part du conducteur et des croisements un peu surprenants…

Toutes ces sensations fortes ne sont pas terminées puisque nous nous rendons à Dufan, le parc d'attractions de la ville ! Un peu leur Disneyland en quelque sorte. Non, en fait un Disneyland en contrefaçon, disons que tout est comme à Disney, mais qu'il n'y a pas de Mickey… Et c'est parti pour du bond délire dans des attractions sur lesquelles il ne vaut mieux pas trop attarder notre regard inquisiteur de peur de s'enfuir en courant en pensant a un accident si vite arrive.


On s'amuse comme des gosses dans des attractions plus ou moins impressionnantes (j'ai enfin fait mon baptême du looping et de la double vrille dans des montagnes russes). On a la bonne idée de terminer par celle qui nous permet de nous rafraîchir un bon coup après cette matinée au soleil pendant laquelle on meurt de chaud : le canoë duquel on ressort complètement trempes ! Mais a peine 20minutes après, c'est comme si de rien n'était…

Le reste de la journée sera passée dans des malls, tous plus ou moins équivalents… ils sont vraiment énormes. Avec plein d'étages, d'ailes, d'escalators (j'ai vu mon plus petit escalator qui possède seulement 5 ou 6 marches)... et surtout plein de gens qui passent et repassent. C'est assez fatigant.

Le soir, après un dîner dans un restau thai (succulent curry vert), on se ballade dans le mall high class : Vuitton, Chanel et compagnie sont cote a cote dans un mall toujours géant, mais cette fois, il y a moins de monde dans les boutiques. Il faut qu'on tue le temps avant de sortir en boite (clubbing toujours), alors se pose la question de ce qu'on va faire. Franklin propose 2 choix : continuer de se balader dans les malls ou aller au cinéma ?

Le choix est vite vu. Ça sera cinéma. Il faut dire qu'a Balikpapan, niveau ciné on n'est pas (encore) gâte : des films pas forcement prévus pour un public autre qu'indo, dans une salle loin d'être ultra confortable… Je me dois de préciser que j'en parle sans y avoir mis les pieds, mais on me l'a fortement déconseille a moins être fan des rats, ce qui n'est pas mon cas. On se retrouve donc dans un cineplex de 12 salles (et dire qu'il y en a dans toutes les villes de taille correcte en France), devant un choix extrêmement difficile : quoi regarder ? Seule séance de ciné depuis un an pour moi, la prochaine sera à une date encore indéterminée, il s'agit de ne pas trop se tromper. Le nouveau James Bond ? Bof. Moi les Bond j'aime pas trop, en plus Franklin l'a déjà vu. Un film d'animation qui n'a pas l'air trop mal et un film qui a l'air de parler de vampire retiennent notre attention. On finit par se décider pour le film de vampire, les nombreux prix remportes par celui-ci indiquent une bonne séance en perspective.

On s'installe, sièges confortables, on papote, regarde les pubs (aussi débiles qu'en France) et les bandes annonces (un film hypra gore indo retient mon attention, « Takut », ça a l'air… intéressant) puis le film commence. Premier constat : les noms des acteurs et réalisateur sont plein de o e et autres lettres d'inspiration norvégienne, suédoise ou autre pays nordique. Euh… on croise les doigts pour que ce soit quand même en anglais, parce que lire les sous titres sans comprendre rien aux paroles c'est un peu relou. Première phrase du film… ??? hein ? bon ben c'est pas de l'anglais. Mais pas de sous-titre non plus… Deuxième phrase du film qui confirme bien qu'ils ne parlent pas en anglais… et la… fou rire entre Thomas et moi ! C'est bien sous-titre, mais en indo !! Au final, j'étais plutôt contente, j'ai du comprendre 80% des dialogues, film très esthétique et plutôt bien foutu, mais c'est fatigant de se concentrer comme ça Moment de solitude pour Thomas par contre…

On finit ensuite la soirée dans une grosse boite de Jakarta, le X2, avec des DJs très très bons, ambiance hip-hop/R&B (normalement c'est pas trop mon truc) avec des vrais mixs, des performances live et une bonne ambiance. Ça change de Balik…


Dimanche – Vous reprendrez bien un petit peu de mall ?

Cette fois, pas de dougnhut pour le petit dej (j'avais eu du mal a les digérer la veille…) mais un muffin et du café. Ou ça ? Mais dans un mall pardi ! Parce qu'on est reparti pour une tournée des malls aujourd'hui… La particularité du premier qu'on aura vu est de possède une patinoire. Au 5eme ou 6eme étage, en plein centre de Jakarta ! On ne teste pas, mais c'est marrant de regarder les gens bien emmitoufles progresser sur cette piste.

Histoire de finir en beauté, on finit par un mall qui n'a rien a voir avec ceux déjà vus avant. Pas de Zara, Gap, The Body Shop et autres boutiques occidentales, mais des magasins de démarque des marques pre-citees, d'électronique et de bric a brac. Ça grouille de gens là-dedans ! Je me fais un petit plaisir en allant acheter des compils de musiques indos a pas cher (si les CDs et DVDs pirates pouvaient être en libre service comme ça en France, ça serait top).

Ensuite, on retourne à l'hôtel ou on déjeune avant de partir vers l'aéroport. Je suis tellement fatiguée de ce weekend, que je dors dans le taxi, ainsi qu'a aéroport et pour finir dans l'avion !

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