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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 16:32

Mercredi 13 Août - Tilcara et route vers le nord

Après une bonne nuit récupératrice et un petit déjeuner dans l'excellente auberge Malka, je décide de passer la matinée dehors, en balade. Mauvaise surprise, les nuages sont toujours là. Mais bon, je me dis qu'ils vont se lever, donc pas de soucis. Direction un petit pont à l'autre bout du village, duquel part un chemin en direction de la gorge du diable, encore une ! Je confirme, ça caille. J'ai sorti ma tenue de survie : gants, sous-pull, polaire, k-way, bandeau pour les oreilles et écharpe pour le cou. Mais en bas, short ! Je ne me vois pas marcher en jean. Et ça se fait, en marchant d'un bon pas je supporte le froid. Les paysages ne sont pas à la hauteur de ce qu'ils doivent être sous le soleil, dommage.

J'arrive à la garganta del diablo. Je commence la descente vers celle-ci et opte d'abord pour l'option de gauche : remonter le long de la rivière entre les parois verticales. Le but ? Atteindre une cascade de 10m de haut. Pour y arriver, ce n'est pas moins de 9 fois qu'il faut traverser la rivière à l'aide de cailloux savamment placés. Sauf pour les 2 dernières traversées où je déclare forfait et enlève mes chaussures. Sous un beau soleil d'été ça doit faire du bien (certains se baignent même sous la cascade), mais là... Bref, me voilà à la cascade. Je me répète, mais sous d'autres conditions ça doit avoir de l'intérêt, là, bof.

Je retourne donc sur mes pas, de nouveau traverse 9 fois la rivière et prend le chemin de droite, en direction de la gorge a proprement parlé. Pour cela des escaliers sont aménagés, ça descend sévère. Mais, très rapidement, le chemin est barré par des panneaux "risques d'éboulements", "chemin dangereux", "ne pas passer". Ben, et la gorge alors ? J'hésite à y passer quand même, mais en étudiant un peu le chemin, c'est vrai qu'il est faiblard, et à un endroit tout bonnement manquant. Tant pis pour moi.

En route pour le retour vers le village. Lors de la descente, le soleil daigne enfin sortir de sous ses nuages. Et petit a petit la vue se dégage, et le soleil réchauffe doucement mes cuisses rougies par le froid (pas des masses non plus, il y a toujours un sacré vent). Aurais je du rester là haut attendre un peu ? Je ne pense pas, finalement le spectacle est plus sur les montagnes d'en face à mon avis.

Une fois arrivée près du pont du village, je ne l'emprunte pas mais passe sur une passerelle pour me rendre vers la pucara. Une sorte d'ancienne citadelle, moitié village, moitié fort car située en hauteur. A l'entrée du site, un jardin de cactus avec plein de variétés différentes. C'est dingue les formes variées qui existent.

Ensuite, je déambule à travers la pucara. Ça me fait penser aux ruines de Quilmes d'il y a quelques jours, mais en beaucoup plus préservé. Ici il y a même des toits et des maisons entières (ils devaient être tout petits vu la taille des portes). Le site est super sympa, il y a des cactus du type cardon partout, certains immenses.

Au point culminant de la pucara a été construite une sorte de pyramide en hommage aux découvreurs de la cité. Pas franchement en accord avec le reste du site mais ça passe. Par contre de là on a une super vue sur les alentours, et je confirme que tous les nuages du matin sont bien partis.

Je reviens ensuite vers le centre de Tilcara pour me poser dans un resto pour le déjeuner. Pour une fois je mangerai chaud et à l'intérieur. Au menu : du lama à l'orange et un flan au dulce de leche. Très bonne cette viande de lama, tendre comme il faut et avec du goût même si là c'était pas mal caché avec la sauce à l'orange.

Je retrouve ma fidèle "Gol", et on reprend la route en direction du nord. Toujours à travers de beaux paysages à droite comme à gauche. Je prends en stop 2 Argentins qui parcourent le pays depuis un an et demi et qui se dirigent vers la Bolivie. Ça fait plus de 2h qu'ils marchent sous le soleil sans que personne ne les prenne... Je ne vais pas les avancer jusqu'à la frontière car je bifurque vers l'est en direction d'Iruya.

C'est parti pour de la piste, en plein milieu de nulle part. Comme toujours, plusieurs pauses photos s'annoncent. Je recommence à monter, sauf que plus je monte, plus je me rapproche des nuages. Jusqu'à arriver en haut, et là, c'est purée de pois. Dommage, je suis sûre que c'est joli.

Je commence la descente de l'autre côté, me disant que rapidement je passerai sous les nuages. Mais non, je continue dans le brouillard, sur une piste de montagne bien sinueuse. Ça descend, ça tourne, ça descend, ça tourne. Je ne vois rien. Plutôt ennuyeuse cette route... En plus ça caille, je suis obligée de mettre le chauffage ! Je finis par arriver en bas, au village d'Iruya, et les nuages sont toujours là. Je n'ai pas de thermomètre, mais on est sous les zéro degrés ça c'est sur.

Je me trouve une chambre dans une auberge, et passe la soirée avec un groupe d'Italiens qui comprennent très bien mon espagnol, mais moi pas un traître mot de leur baragouinage. Pas grave, ça sera quand même une soirée sympa, avec une soupe de légumes excellentes et un ragoût de lentilles non moins délicieux. En plus ça a le mérite de bien me réchauffer ! Grâce à mes 3 couvertures de laine bien épaisses et à une couette énorme, j'ai passé une très bonne nuit, heureusement.

Jeudi 14 Août - Iruya et route vers Salta

Au réveil, très bonne surprise, les nuages ont disparu et le soleil brille sur les alentours. Effectivement le village paraît bien plus sympathique d'un coup. Je décide de faire une balade dans le coin avant de repartir, et sous les conseils de la gérante de l'auberge part à la recherche du mirador del condor (pas besoin de traduire là je pense). Rien que pour retrouver l'entrée du village par où je suis arrivée je me perds... Ça commence mal. Mais ça y est, je retrouve ma voiture (la gare mieux, sous les conseils d'agents municipaux), et profite enfin de la vue sur le lit de la rivière et des montagnes qui l'entourent.

Pour rejoindre le mirador, je commence par traverser la passerelle piétonne qui unit les deux rives du canyon, puis emprunte un peu au hasard les ruelles. Le but, monter là-haut, donc en gros je tourne pour être toujours en train de monter ! Des habitants me confirment que je suis sur la bonne route. Ce village n'en finit plus de monter en pente raide, je plains ceux qui habitent en bordure. J'arrive au bout du village, un panneau est là, indiquant que le reste n'est pas habilité pour les touristes. Ben zut alors, serait-ce ça le mirador du condor ?

Je demande mon chemin à une petite bergère qui ne doit même pas avoir 10 ans, et celle ci me dit que non, il faut que je continue de monter, "jusqu'en haut". Faut pas me le dire deux fois ! C'est parti sur le chemin qui n'en finit plus de grimper. Je laisse derrière moi l'enfant et ses chèvres, et me retrouve toute seule, à monter sans arrêt. Seule ? Pas complètement, à un moment je croise une dame, couverte de la tête aux pieds (je suis en débardeur) de vêtements colorés les uns par dessus les autres. On discute un peu, et je découvre qu'elle vient d'un village voisin, et qu'elle marche depuis 5h ce matin ! Pour info, il est 11h à ma montre à ce moment là.

Je continue mon ascension et arrive enfin au mirador. Effectivement le chemin continue, cette fois sans monter, mais semble suivre les montagnes. Jusqu'où ? Je ne sais pas, au moins jusqu'au village dont venait mon énigmatique marcheuse. Je ne vais pas emprunter ce chemin, je m'arrête pour ma part au mirador, depuis lequel on a une vue imprenable sur le village encaissé d'Iruya.

Je reste là-haut un petit moment, à profiter de cette vue magique et du sentiment d'être seule au monde. Puis vient le moment de la descente. Bien plus rapide que la montée ! Je me retrouve très rapidement à ma voiture, que je vais de nouveau mettre à contribution pour sortir de la vallée encaissée. Les virages en épingle a cheveux que j'ai descendus la veille, il va falloir les remonter.

Sans rester les yeux rivés sur la dizaine de mètres de piste visible, mais en ayant la possibilité de m'émerveiller devant la beauté des alentours, cette route n'a rien à voir avec celle de la veille. La montée passe vite, presque trop vite, je n'ai pas envie de passer de l'autre côté du col et de ne plus voir ces ravins et ces montagnes écorchées.

Mais j'arrive bien de l'autre côté, et finalement j'avais presque oublié mais ce n'est pas mal de ce côté ci non plus. Je retrouve avec plaisir la route asphaltée, la piste c'est sympa mais fatigant. Encore quelques pauses photos sur la route, je redescends cette fois vers le sud.

Pause à Humahuaca pour déjeuner rapidement, puis je traverse le village pour reprendre une piste (décidément), et c'est parti pour 25km de montée encore une fois. Pas de soucis pour moi, je suis habituée. Mais du côté de la Gol, elle est à la peine. En montée, la seconde ne tient plus, et au bout en un certain temps je n'arrive même plus à la passer ! Je me mets en mode escargot en première un certain temps et ça passe, sans forcer j'arrive à monter tout là haut. Tous ces efforts pour arriver face à un spectacle grandiose. Les montagnes paraissent peintes, un tableau de maitre cela va sans dire.

Le vent souffle pas mal à cet endroit. J'ai quand même envie de me balader un peu, mais le temps me manque, je dois retourner sur Salta le soir même. Tant pis pour la balade, je redescends sans soucis (et croise un groupe de Coréens dont la voiture a eu trop chaud et fume sur le bord de la route...), retrouve l'asphalte, prend deux fois des stoppeurs sur la route pour la rendre moins monotone et finis par rejoindre Salta sur les coups de 20h, mission accomplie !

J'y suis accueillie par la mère d'un de mes collègues, qui va parfaire son rôle de guide : au programme de la soirée, une balade en voiture aux quatre coins de la ville, puis en centre-ville, puis on finit dans une péña traditionnelle à boire de la bière et manger des empanadas en écoutant du folklore local et en regardant danser les gens. Top !

Vendredi 15 Août - Salta la linda

De nouveau Cristina reprend son rôle de guide à cœur, on déambule dans le centre ville de Salta à pied. C'est un mélange d'architecture de style colonial, avec des édifices très récents, d'autres plus vieux mais sans style défini. Les édifices religieux sont particulièrement réussis, on entre dans la cathédrale au moment de la messe, remplie !

De nouveau balade dans les rues, on passe au marché goûter des empanadillas (empanadas sucrées, miam !), puis on se rend au MAAM, musée archéologique des Andes. Ce musée possède 3 corps d'enfants momifiés retrouvés en haut de la plus haute montagne de la région. Il s'agirait d'une offrande aux dieux de l'époque des incas. Le musée en lui même est intéressant, et la visite se termine par la découverte de l'une des momies. En ce moment c'est le garçon qui est exposé. C'est fou le degré de préservation du corps et de ses vêtements. Ensuite, retour dehors, on va voir une autre église. On arrive pile au moment où ils sortent la vierge (15 août oblige), accueillie par une fanfare et des cotillons. À l'intérieur, comme la cathédrale, tout est peint et plus tôt joli.

Pour finir en beauté cette matinée, on prend la voiture en direction de la colline qui surplombe la ville. De la haut, la vue d'un coup me fait comprendre qu'il s'agit bien plus que d'un village. Selon Cristina, il s'agit d'une ville mais avec un cœur de village. Mais de combien d'habitants ? Oh, environ 800.000. Ah oui quand même. Une ville énorme a mes yeux donc.

On retourne chez elle pour le déjeuner, des tamales délicieuses (hachis de viande entouré d'une pâte à la farine de maïs elle même entourée de feuilles de maïs et qui sont cuites dans l'eau bouillante). Puis direction l'aéroport pour rendre ma voiture dans un état lamentable (elle est vraiment blanche à l'origine ?), et vol vers la capitale. Pour finir mon voyage sur une note bien traditionnelle, quoi de mieux qu'une parrilla, avec un bon bife de chorizo et ris de veau grillé, je me suis régalée ! Le lendemain, départ vers Ezeiza, pas de quoi en faire un article de plus

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 16:30

Lundi 11 Août - Quilmes et la Quebrada de Cafayate

Départ vers 9h30 de Cafayate (grasse mat de dingue !), direction toujours plus au sud, vers la province de Túcuman. Je suis bien dans une région vinicole, il y a des vignes partout. Je ne suis pas une spécialiste de la culture de la vigne, mais je remarque que tous les plants poussent en "pergola", soutenus pas des filins à environ 2m de hauteur. Mais je ne sais pas pourquoi... Et toujours en fond ces montagnes impressionnantes.

Au bout d'environ 1h de route (oui, je profite de ce qui m'entoure, pour une fois) j'atteins les ruines de Quilmes. Quand je rentre sur le site, on me dit que le guide vient juste de partir avec quelques personnes. Quel dommage. Pour ceux qui ne suivraient pas, ceci est ironique, je viens pour le site, son ambiance et le décor, plus que pour la partie culturelle (cherchez un autre blog pour des infos culturelles !). Pas trop envie de me balader entre les ruines pour l'instant (aucune idée de ce que sont ces ruines, mais on devine les murs de pas mal d'édifices, ça m'a fait penser à un site picte que j'avais visité en Écosse), donc je me dirige tout de suite vers le point de vue nord. Le sud sera le suivant ! En prenant de la hauteur, le point de ce sur le site est bien plus intéressant.

Mais ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est à la beauté du reste, le site en lui même est bien, mais ces plaines immenses bordées de montagnes, c'est dingue. Plus je grimpe, plus le panorama devient impressionnant. J'atteins des ruines en hauteur, pensant que ce serait la fin du chemin.

Fort heureusement, je me trompais ! Je continue donc de monter, encore et encore, jusqu'à voir ces ruines d'en haut (une sorte de fort si j'ai bien suivi). Et là un panneau annoncé la couleur "fin du chemin habilité".

Oui mais... Le chemin semble continuer, non ? L'appel du chemin qui monte et de la vue depuis la haut sera le plus fort, je continue donc. Perso je ne vois pas trop de différence entre le chemin habilité et l'autre, ou alors ils ont décidé qu'à partir de maintenant ils ne le maintiendraient plus ? Bref, je grimpe donc. Et a un moment, je bifurque, et me retrouve au milieu du cirque qui surplombe le site. Moment bienvenu pour une petite pause, seule au monde.

Je continue, et découvre avec surprise que j'ai rejoint le haut du chemin de la vue sud ! Avec là aussi le panneau qui annonce la fin du chemin habilité. Ce qui me permet d'avoir de nouvelles vues sur les ruines, mais aussi sur les montagnes de l'autre côté, tout aussi majestueuses que leurs voisines.

Une fois en bas, cette fois je parcours de long en large les ruines, je m'y perds même ! La flemme de rejoindre un groupe avec un guide, j'étais tellement toute seule la haut (pas croisé une âme qui vive sur tout le chemin) que l'idée d'être entourée ne m'a pas du tout attirée.

Retour donc a la voiture, pour reprendre la RN40 (toujours elle !) en sens inverse, et retrouver Cafayate. Mais je ne m'y arrête pas, je bifurque en direction de Salta et la Quebrada de Cafayate. La quoi ? Vous verrez direct avec les photos ;) pour info, Quebrada veut dire cassure en espagnol.

De nombreuses pauses photo vont entrecouper ma route, mais aussi des petites balades. J'en commence une au niveau du km17, où se trouve le lit d'un cours d'eau, sec à cette période de l'année. Il doit être impressionnant en période de pluie vu la largeur de son lit, mais surtout vu son effet sur les falaises / montagnes environnantes.

Le but de ma ballade, remonter ce cours d'eau (sans eau donc) pour voir de plus près les roches alentour. C'est juste fou, ces formations rocheuses tout autour de moi. Je marche, et marche encore.

Et marche toujours, je quitte le lit de la rivière pour me rapprocher des parois, continue a les suivre, puis veux revenir vers le centre. En bref, je marche où je veux, comme je veux, de toute façon il n'y a personne et la seule chose interdite est d'escalader les roches. Par contre il fait chaud, très chaud et je redoute l'insolation. Je me suis forcée à boire de l'eau toutes les 5 minutes, autant vous dire que j'avais le ventre comme un ballon de baudruche que je suis revenue sur mes pas. Et merci la casquette ! Au bout de cette marche, une superbe vue sur les montagnes du fond, invisibles depuis la route. Wouahou, ça en valait la peine.

Je reviens ensuite sur mes pas et finis par petit déjeuner a l'ombre d'un arbre (le seul ?) à l'entrée de la gorge, j'avais bien besoin d'un petit break.

Je reprends la route, et les pauses photo qui vont avec. Chaque virage, chaque centaine de mètres parcourus donne un nouveau point de vue sur les alentours. Et tout change subitement d'une seconde à l'autre !

Pour me dégourdir les jambes, je suis la même méthode qu'au km17, mais cette fois au 28 : remonter un cours d'eau à sec (j'en ai raté un autre, je ne sais plus à quel niveau, si c'était avant ou après le 28). Je marche moins loin cette fois, mais ça n'en est pas moins joli. Et je m'amuse avec mon retardateur !

Ensuite, rebelote, voiture / pauses photo. Même quand on pense que ça y est, il n'y aura rien de nouveau, ou rien de plus beau que ce qu'on a déjà croisé, paf, un virage et l'envie de s'arrêter revient !

Quelques sites sont bien annoncés, comme par exemple des roches qui ont une forme particulière, ou des points de vue spécifiques. Par exemple le sapo (crapaud) ou la vue depuis les trois croix (tres cruces).

Arrivée près du km47, d'autres sites connus sont indiques, comme par exemple l'amphithéâtre. Ce lieu permet de se rendre compte de manière spectaculaire de l'effet de l'eau sur la roche. Il s'agit d'un gouffre vertical de plusieurs dizaines de mètres, presque circulaire à sa base. Je préfère les vues depuis la route ou le km17 personnellement, mais c'est quand même pas mal.

Juste en suivant un autre site iconique, la gorge du diable (Garganta del diablo). Même chose que l'amphithéâtre, mais moins large, et sur plusieurs niveaux. Avis aux courageux qui veulent grimper jusqu'aux niveaux supérieurs ! J'y suis allée, mais ne faisais pas la maligne en redescendant...

Retour ensuite au combo route / pauses photos. Je voulais trouver un endroit sympa pour le coucher du soleil. J'ai suivi un petit chemin non indiqué à un moment, la vue était effectivement sympa, mais il faisait un peu trop frais pour moi.

Et je me suis aussi dit qu'il vaudrait mieux que je profite de la lumière pour continuer la route. Salta est encore relativement loin. De la même façon qu'on entre dans la Quebrada sans faire attention, on en sort sans s'en rendre compte. Direction Salta, ou plutôt General Güemes, pour une soirée chez un de mes collègues. Au menu, des empanadas excellentes à foison et un superbe asado, le tout dans une très bonne ambiance avec des membres de sa famille. Merci Ismael !

Mardi 12 Août - La route du train des nuages et Salinas Grandes

Départ de Güemes, direction Salta puis la RN51. En fait cette route suit la trace des rails du train des nuages (tren a las nubes). Il est possible de faire un A/R en train, ou de faire des circuits avec l'aller seulement, mais les départs ne se font qu'un jour par semaine (deux en pleine saison je crois) et en ce moment c'est le samedi. Donc tant pis ! En plus il y a eu des soucis sur la ligne il y a un mois ou deux, et je ne suis même pas sûre que le train roule de nouveau. Mais pas grave, le circuit je le ferai en voiture, avec autant de pauses que je veux.

C'est avec grande surprise que je découvre qu'une petite partie seulement de la route n'est pas bitumée. Le reste, ça avance tout seul ! À certains endroits il n'y a de la place que pour un seul véhicule, forcément je tombe sur un camion à ce moment là. Marche arrière, je me plaque contre le rocher et le laisse passer. Le chauffeur me remercie et me fait de grands signes. Moi pas comprendre, je repars. Note pour plus tard, quand un chauffeur de camion que tu laisses passer te fait de grands signes, ça veut dire qu'il y a un autre camion derrière...

Mis à part ça, aucun souci sur la route, toujours très belle (faut chercher pour trouver un coin moche par ici). Contrôle policier, ne pas oublier son passeport ! Petit à petit ça grimpe, jusque 4100m d'altitude selon mon GPS. GPS qui ne me sert à rien d'autre car il ne connaît pas de ville dans le coin. Pourtant il y en a, mais je ne sais pas sous quels noms elles sont répertoriées.

Une fois là haut, on oublie le bitume, place de nouveau à la piste. Derrière le col il n'y a pas vraiment de descente, c'est une sorte de plaine immense à environ 3400m d'altitude, toujours bordée de montagnes plus hautes. J'arrive à la ville de San Antonio de los Cobres, que je ne fais que traverser, en direction de l'ouest. C'est un petit détour que je fais pour atteindre la Polvorilla, un pont sur lequel passe le train aux nuages, à 4200m d'altitude. L'architecture est impressionnante, perdue là haut au milieu de nulle part.

Je retrouve de nouveau San Antonio de los Cobres et bifurque cette fois plein nord. Une fois quittée la ville, une impression d'immensité est présente : la route file à perte de vue devant et derrière, avec des plaines de chaque côté, et toujours en fond les montagnes. Je profite de ce calme pour une pause déjeuner en bord de route.

Ensuite, retour à la voiture, je trace tout droit. Jusqu'à une fourche en Y... À gauche la RN38, à droite la RN40. Euh... Je prends vers où moi ?? Je reste indécise environ 5 minutes devant l'embranchement, essaie de voir sur mon GPS de quel côté prendre, mais comme je ne sais pas où se trouve exactement le lieu que je souhaite visiter, ça va être à pile ou face. Quand soudain, apparaît derrière moi un minibus. Chouette des touristes ! Ils vont forcément là où je vais. Je leur fais signe, ils s'arrêtent et me disent de les suivre. Go ! C'est parti pour 1h30 de piste à vive allure (moyenne 90km/h je pense), faut s'accrocher. Adieu les pauses photo, pourtant ce ne sont pas les occasions qui manquent. Ah si, le van s'arrête juste à l'approche d'un groupe de guanacos et d'un autre de lamas.

On rejoint la RN51 au niveau du km93. Je ne saurai pas expliquer la route suivie, au départ à chaque fourche on prenait la branche de gauche. Mais à un moment on a tourné à droite à 90 degrés ! Bref. On est enfin sur l'asphalte, ça fait du bien. Et on arrive enfin, pas moyen de le louper. Où ? Aux Salinas Grandes !

De part et d'autre de la route se trouve une étendue blanche, une croûte de sel à perte de vue. Ils en récoltent d'ailleurs, mais une partie est prévue pour les touristes, on peut marcher sur le sel, prendre des photos assez marrantes en perspectives (seule c'est moins évident...). Le soleil et les alentours blancs sont féroces pour les yeux, mais c'est supportable avec des lunettes de soleil. Je reste un moment là, besoin de prendre l'air et de me dégourdir les jambes.

Puis retour en voiture, cette fois à mon rythme. Je ressors enfin de cette plaine en altitude, en passant un nouveau col. Derrière, une route de montagnes qui n'en finit plus (heureusement en bitume), mais qui laisse place à de belles vues, et maintenant je peux de nouveau faire des pauses photos, yes ! On peut voir des nuages qui sont descendus plus bas dans la vallée, vers où je me dirige, brrrr ça va cailler ce soir.

J'atteins ensuite la ville de Purmamarca, avec son fameux cerro de 7 colores (la colline aux 7 couleurs). Je descend de voiture avec ville objectif de prendre la colline en photo, mais impossible de trouver un joli point de vue, le village est juste en dessous et beaucoup trop proche. Je me retrouve à marcher un peu pour m'en éloigner, et finalement prend le sentier des 7 couleurs, qui fait le tour de la colline. Ça commence à fraîchir avec le soleil qui disparaît derrière les montagnes, alors je le fais au pas de course (forcément, j'ai laissé mon pull et ma veste dans la voiture !). Mais pas mal, et surtout ça fait du bien après la journée passée à conduire.

Ensuite, j'enchaîne encore quelques kilomètres jusqu'au village de Tilcara où je vais passer la nuit. Dîner en ville avec le test des humitas (mélange de fromage de chèvre et de tomates enveloppé dans des feuilles de mais et ébouillanté, ou cuit à la vapeur ?), et une salade de fromage de chèvre au quinoa, une des bases de la nourriture de la région. S'ils savaient que le quinoa est la nourriture des bobos parisiens depuis quelques temps...

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 16:27

Samedi 09 Août - Depuis Salta vers Cachi

Pour m'éviter 20h de bus ou une journée entière dans l'avion, j'ai opté pour le vol direct Iguazu / Salta du samedi après-midi. Arrivée à Salta vers 15h, location d'une voiture directement a l'aéroport et je prend la route direct, en direction de Cachi. Moi qui pensais tracer tout droit sans m'arrêter et confirmer ainsi que les journées de transport sont nazes, j'ai été très agréablement surprise par cette route. A peine sortie de la ville, j'emprunte une petite route qui longe une rivière. Quasi asséchée la rivière, ce n'est pas du tout la saison des pluies. Petit a petit les bords se font de plus encaissés, je quitte la plaine et me retrouve en zones quasi montagneuses.

Puis carrément montagneuses ! Ça grimpe ça grimpe, la route est plutôt pas mal, elle n'est pas goudronnée seulement sur une partie. J'avance lentement, je passe mon temps à regarder par la fenêtre et à m'arrêter prendre des photos. Les paysages changent très souvent, quand soudain, ça y est, je vois mes premiers cactus !

Je profite vraiment à fond des paysages, le soleil qui descend donne des couleurs très jolies à ces roches dans les tons rouge et ocre. Ça grimpe encore, jusqu'à passer le col, à 3457m d'altitude. Le vent commence à être frisquet mais c'est encore tenable.

De l'autre côté du col, ça ne redescend pas tout de suite. Je traverse d'abord une sorte de plaine immense entourée dans le lointain de montagnes, qui d'un côté ont encore de la neige au sommet ! La plaine fait partie du parc des Cordones, du nom des cactus par ici. Et effectivement, c'est rempli de cactus. Dommage pour moi, le soleil disparaît derrière les montagnes et je ne peux donc pas aller faire un tour dans ce parc.

Je continue mon chemin, direction Cachi donc pour une nuit a l'hôtel avec en guise de dîner des empanadas, une des spécialités de la région, miam ! J'aurai mis quasi 4h à faire la route, en prenant mon temps donc.

Dimanche 10 Août - Valles Calchaquies

Histoire de me dégourdir les jambes avant de reprendre la voiture, je suis les indications de mon hôtelier et me dirige vers le mirador qui donne sur la ville. En fait de mirador il s'agit d'un cimetière, situé sur une colline pour aider les morts à rejoindre le ciel, véridique ! Et effectivement on a une vue sympa, pas que sur la ville mais sur la vallée qui l'entoure et les montagnes au loin.

Ensuite, de retour dans ma petite golf, en direction le sud. Et quelle route je retrouve ? La mythique Ruta Nacional 40 ! Cette route qui traverse l'Argentine du nord au sud et que j'avais déjà empruntée du côté de la région des lacs. Côté paysage, toujours des montagnes, mais rien à voir avec la Patagonie. Ne me demandez pas de choisir, c'est impossible... Même si elle s'appelle RN, elle n'est pas bitumée sur cette partie (l'est elle plus au nord ?), je me retrouve donc à une allure pépère, parfait pour profiter des paysages et faire de nombreux arrêts photos.

Et quand je dis nombreux, je veux dire vraiment nombreux ! Je m'arrêtais tout le temps, parfois moins de 500m après une pause photo. Pour prendre de la hauteur et quitter la route je grimpe le long d'un chemin en haut duquel se trouve une croix (plus près du ciel encore une fois ?). Ça valait la grimpette, même si je regrette ma casquette laissée bêtement dans la voiture. Ça tape et il n'est même pas midi. Je reprends, ça tape, il n'est même pas midi et C'EST LE PLEIN MILIEU DE L'HIVER !!! Je n'ose pas imaginer ce que ça donne en janvier.

Je continue toujours le long de la RN40, a chaque virage le paysage change, les couleurs / formes / tailles des montagnes autour se transforment au fur et à mesure.

À un moment je bifurque, quitte la RN40 au niveau de Molinos pour me rendre à Colomé. Selon le lonely, la route est superbe et au bout se trouve une bodega (on dirait un château par chez nous, rapport au vin) sympa. Alors je confirme, la route est top ! Rien que pour ça, le détour en vaut la peine.

Arrivée à Colomé, je suis les panneaux et tombe sur la bodega. Wouahou. Les vignes en plein milieu des paysages devant lesquels je suis passés ça a quelque chose de magique. La bodega est vraiment bien située. Je ne sais pas comment mais j'arrive a ouvrir le portail du domaine et entre. Personne... Moi qui me faisais une joie d'une bonne salade bien fraîche, je me contenterai du sandwich acheté avant de quitter Cachi.

Pour revenir vers la RN40, j'ai la flemme de revenir sur mes pas. J'étudie mon GPS et il m'indique un chemin qui me permettra de rejoindre la route nationale plus au sud. Go ! Toujours sympa, je traverse des étendues de vignes, vois des paysages équivalents à ceux déjà croisés, avec la particularité d'avoir de l'eau dans les cours de rivière. J'espère juste que je ne devrai pas le traverser... Quelques kilomètres plus loin, verdict : oui je dois le traverser et avec ma golf pourrie, c'est mission impossible ! J'hésite a suivre encore une autre route, mais finalement je rebrousse chemin, pas envie de me retrouver bloquée encore une fois.

Je retrouve donc la RN40 au niveau de Molinos, et jusqu'à la fin de cette journée ne la quitterai plus. Pas comme s'il y avait beaucoup de choix dans le coin. Et la route principale est juste magnifique. De nouveau les paysages défilent, et changent du tout au tout. Vraiment, c'est difficile de ne pas s'arrêter partout !

A un moment, je fatigue de la route, du soleil, de la chaleur, et décide d'une pause. Si j'en crois mon GPS, je peux m'accorder 40min de break sans soucis (= sans me retrouver coincée de nuit dans ces coins sans âme qui vive et sans aucune lumière à des kilomètres). C'est donc chose faite, je m'installe confortablement, le vent qui souffle la haut suffit juste à calmer la chaleur du soleil. Je fais sensation... Quasiment toutes les voitures ont ralenti en voyant la voiture seule sur la route, et sont reparties quand je leur faisais signe que tout allait bien.

Les paysages défilent encore, je ne m'en lasse pas. Les roches sont plus ou moins rouges, parfois beiges, souvent acérées, voire même très acérées, on les appelle d'ailleurs les flèches.

Sur la fin, au loin sur la gauche de la route apparaissent des montagnes très rouges. Un effet d'optique du au soleil qui se couche ou couleur naturelle ? Je ne le saurai pas mais c'était très beau.

Subitement, la RN40 se couvre de bitume, et c'est donc paisiblement que je parcours la dernière dizaine de kilomètres pour rejoindre Cafayate, alors que le soleil a déjà disparu derrière les montagnes.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 15:43

Vendredi 08 Août - Les chutes d'Iguazu

Je vous fais l'impasse sur la journée de la veille, arrivée à Iguazu après une longue, très longue attente à l'aéroport d'aeroparque, heureusement en compagnie d'un collègue. J'arrive à Puerto Iguazu en soirée, sans avoir le temps de me balader pour aller voir la frontière multiple comme prévu, mais pas grave, une bonne bière au bord de la piscine suffit à me mettre en jambes pour ces 10 jours de vacances.

Commençons donc en ce vendredi matin. Le but de la journée ? Le parc national d'Iguazu ! En préparant mon voyage, j'ai longuement hésité sur combien de jours rester sur place : deux, et faire les 2 côtés de la frontière, ou seulement un et laisser tomber le côté brésilien ? J'ai finalement opté pour la seconde option, en réalité plus pour des raisons d'horaires d'avion qu'autre chose. Et je gardais en tête aussi l'expérience des glaciers en Patagonie : c'est beau, magnifique même, mais déjà le deuxième jour l'impression est moins forte. Donc autant profiter à fond de cette seule journée aux chutes.

Sauf que mauvaise nouvelle, il y a deux mois une montée des eaux extraordinaire a bien endommagé les infrastructures du parc. Il avait d'ailleurs été fermé quelques temps. Et les réparations ne sont pas terminées, elles prendraient fin pour le nouvel an selon les informations reçues. Donc tout le parc n'est pas ouvert, en posant des questions avant d'y aller je me dis même que c'est un peu abusé de faire payer plein pot pour un parc fermé sur la moitié de ses accès ! Pas grave, de toute façon maintenant je suis là et il n'y a pas grand chose de mieux à faire dans le coin.

Donc départ de l'hôtel en prenant un bus qui passe sur la route devant et qui nous dépose directement au parc. Il est tôt (même pas 9h), il n'y a donc pas grand monde, ce qui me va très bien. Je fais l'impasse sur le train pour rejoindre le départ des sentiers, ce ne sont pas 600m de marche à travers la jungle qui vont me faire peur. D'autant que tout le chemin est bitumé... Arrivée à la seconde station de train, se confirme une info de la veille, l'accès à la Garganta del diablo (la gorge du diable) est fermé, que ce soit à pied ou en train. Dommage, car ce chemin permet d'atteindre un point de vue à l'emplacement stratégique : en plein milieu des chutes, juste au dessus des eaux vrombissantes, face au Brésil. Il faudra que je revienne ! Je commence alors par emprunter le paseo superior (chemin supérieur), un ensemble de passerelles qui permet d'accéder aux chutes au niveau de l'arrivée d'eau. Ça donne lieu à des vues bien sympathiques, même si le soleil reste caché derrière les nuages.

Ce qui est marrant quand on est dans le parc, c'est que certes on entend le bruit des chutes mais pas tant que ça. La forêt autour permet de bien atténuée les bruits. Mais dès sinon se rapproche et qu'on a vue sur les chutes, on en prend plein les oreilles.

Ensuite, je rebrousse chemin et emprunte cette fois le paseo inferior (chemin inférieur, c'est bien vous suivez). Même système de passerelles, cette fois avec des marches, pour permettre de longer le fleuve et atteindre les chutes plus bas, proche de leur point de chute. Mêmes sensations, c'est calme, on ne voit rien, et d'un coup paf, la vue de dégage et les yeux et les oreilles se régalent.

Il y tellement d'angles de vue différents sur les chutes que c'est difficile de ne pas mitrailler sans arrêt celles-ci. Ce que je fais d'ailleurs, le choix des photos a été rude.

Petit à petit le soleil sort de sa cachette. La lumière est de plus en plus belle et les chutes se dévoilent encore mieux. Il va falloir que je retourne au paseo superior voir de quoi il en retourne !

Je suis donc de nouveau le chemin supérieur et profite une fois de plus de la vue. Avec le ciel bleu et le soleil c'est encore mieux ! Désolée pour les photos en double, mais ça valait le coup.

Que faire ensuite ? Ben retourner au paseo inferior... Il n'y a rien d'autre d'ouvert pour les piétons. Il y a certes des excursions en bateau qui emmènent les touristes au pied des chutes, l'occasion de bien se faire mouiller. J'ai hésité toute la matinée, mais finalement non, pas envie d'avoir froid ensuite. Les gens trempés croisés sur le chemin ne m'ont pas donné envie... Sur les photos après vous pouvez voir le bateau sont je parle, jouer avec les trombes d'eau.

J'ai bien fait de retourner en bas, le soleil est tel qu'enfin des arcs-en-ciel apparaissent. Magique.

Je me balade encore, cette fois avec des hordes de touriste autour de moi (certes venir tôt c'est bien pour les éviter, mais si le soleil est caché je ne sais pas si ça vaut le coup). Mais je m'en fiche, j'arrive à prendre des photos sans personne dessus.

C'est dommage, même l'accès à l'île St Martin est fermé. Cette île se trouve en plein devant les chutes, au milieu du fleuve, ce qui donne lieu à de beaux points de vue aussi. J'y reviendrai, pour me faire un combo Gorge du diable ile St Martin ! Pour remonter, je passe devant d'autres chutes, moins hautes et larges, mais non moins impressionnantes par le débit d'eau qui tombe.

Ensuite, je trouve un coin tranquille pour pique niquer sur l'herbe, en écoutant au loin le bruit assourdi des chutes. Non loin de là, l'hôtel Sheraton, superbement situé, pour veux qui peuvent se le permettre. J'ai presque piqué somme (bon, j'ai piqué un somme, mais un petit, et avec la tête que j'ai sur les photos, je crois que j'en avais besoin !), mais le bruit des hélicoptères qui passent m'ont réveillée. Autre chose à rajouter sur ma to-do-list de quand je reviendrai : le tour en hélico au dessus des chutes ! Mais en réservant à l'avance.

Retour vers le centre ville, en descendant au terminus je décide de pousser plus loin et de marcher jusqu'au "hito" des 3 frontières. En gros j'ai les pieds en Argentine, en face de moi un fleuve qui se sépare en deux, d'un côté c'est le Brésil, de l'autre le Paraguay !

Pour revenir vers l'auberge de jeunesse, j'opte pour le bus, mes pieds n'en peuvent plus de ces kilomètres parcourus en sandales. Une bonne douche, puis soirée dans le lounge, ils ont bien évidemment des stocks de Quilmes (bière nationale), tout va bien.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 08:00

Mardi 12 Novembre - Buenos Aires


Réveil après une bonne nuit, on a durement et longuement bataillé contre les moustiques, mais on aura bien fait. Petit dej dans l'espace commun de l'auberge de jeunesse (elle a l'air vraiment énorme, mais bien foutue) et on sort. On est tellement bien situé en plein centre que même pas besoin de prendre un transport, on commence la journée à pied, direction la Maison Rose (Casa Rosada) et son quartier. La Maison Rose, c'est l'équivalent de la Maison Blanche mais... en rose !

 

Buenos Aires (1)

Il fait beau et chaud, la ballade dans les rues de la ville est agréable, on traverse plein de quartiers, avec toujours un mélange de modernité avec des designs travaillés et de constructions plus anciennes, qui donnent une diversité architecturale toujours surprenante. On passe devant pas mal d'églises ou autres lieux de cultes assez jolis.

 

Buenos Aires (2)

 

Buenos Aires (3)

 

Buenos Aires (4)

Ensuite on passe dans le quartier de San Telmo, qui donne presque envie de venir habiter dans cette ville immense. Les rues sont calmes et vides de véhicules, il y a des places sympas pour prendre un café, plein de boutiques en pagaille. On y croise un promeneur de chiens avec des biceps de la taille de mes cuisses ! Il faut dire qu'il traînait derrière lui pas moins de 15 chiens !

 

Buenos Aires (5)

Ensuite, on se place sur le circuit du bus touristique de la ville et on attend qu'il passe. On se prend chacun une place pour la journée et on file en direction du quartier de la Boca. On n'a pas marché jusque là-bas car il n'est pas du tout recommandé de s'y promener, sauf dans les 2-3 rues bien touristiques et connues des photographes. Il faut dire que ce quartier est entièrement peint, chaque maison / immeuble a sa propre couleur dans des tons très flashy. Dans les rues, une multitude de cafés et de terrasses avec des danseurs de tango, toujours très agréable à regarder. On traîne un peu dans le coin jusqu'au fameux stade de Boca Junior, la bombonera.

 

Buenos Aires (6)

 

Buenos Aires (8)

 

Buenos Aires (9)

Ensuite, on retourne à l'arrêt du bus en attendant le suivant. On attendra looongtemps en plein cagnard, pas forcément très agréable, ce sont les (gros inconvénients) de ce système de transport. Petit aparté: certes, ca parait peu cher, on pense pouvoir faire le tour de la ville en une seule journée en voyant les points clés. Mais en réalité, c'est vraiment juste de faire toute la ville, le circuit est long. Je pense qu'il vaut presque mieux se fixer quelques lieux bien précis et prendre un taxi pour aller de l'un à l'autre, ça évite l'attente pour un bus qui ne vient pas ou qui est déjà bondé. Fin de l'aparté. On s'arrête cette fois au niveau du quartier de Puerto Madero, où on s'installe à l'ombre pour déjeuner d'empanadas achetés en ville. Quartier plutôt agréable, entièrement rénové il y a peu, en bordure du fleuve. Les anciens docks rénovés sont superbes.

 

Buenos Aires (11)

Après encore une certaine attente avant de pouvoir monter dans un bus, on repart plus vers le nord-ouest, en direction du musée des beaux-arts et de ses parcs avoisinants. On aperçoit la floralis generica, étonnante construction de métal qui se transforme selon le moment de la journée (la fleur s'ouvre et se ferme).

 

Buenos Aires (10)

On traverse le quartier pour visiter un de ses points connus : le cimetière de la Recoleta. Un cimetière en plain centre-ville, mais rien à voir avec ceux de chez nous. Là, il n'y a que des caveaux, tous plus grads, plus travaillés, avec plus de statues, de peintures, plus décorés, plus imposants que son voisin. Ça donne l'impression de se balader dans un mini-village très étrange. On n'aura pas pris le temps de chercher les tombes les plus connues, on avait bien trop envie de se poser en terrasse pour boire un verre bien frais après toute cette marche et tout ce soleil dans la journée.

 

Buenos Aires (12)

 

Buenos Aires (13)

 

Buenos Aires (14)

 

Buenos Aires (15)

Le soir, on se fait un petit (gros) plaisir. Direction un restaurant spécialisé dans l'asado. A volonté, toute la soirée ! Je n'ai pas pris de photos des serveurs qui nous apportaient une ribambelle de plats toutes les 5 minutes, mais mon ventre s'en rappelle encore... Miam ! Et c'est sur cette bonne journée que se termine notre voyage, Yohan retournant en France, et moi retrouvant mon site...

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 08:00

Samedi 09 Novembre - à l'assaut du Fitz Roy


Aujourd'hui ça ne rigole pas, le temps annoncé est au beau fixe, une longue journée nous attend. Elle commence par un départ en minibus depuis l'hôtel à 8h pour nous emmener au départ de la rando. Quelle rando ? Celle de la laguna de los tres, bien connue des randonneurs du coin. On a opté pour l'option "facile", c'est-à-dire de prendre un transport jusqu'à un départ de la rando un peu plus loin, histoire d'avoir moins de dénivelé  sur le départ (il faudra m'expliquer le concept vu que la route prise est plate...) et surtout pour ne pas faire l'aller et le retour sur le même sentier. Donc petit tour sur une route non goudronnée, ça réveille de bon matin.


Fitz Roy (4)

 

Départ de la rando dans une forêt plutôt dense, malgré la présence d'une dizaine d'autres personnes dans le transport, on perd vite de vue les différents groupes et avons parfois l'impression de marcher tous seuls. Ça grimpe, doucement mais sûrement. Premier arrêt face à un glacier qui "pousse" sur le pan de montagne en face.


Fitz Roy (2)

Pour l'instant on n'a pas de vues spectaculaires, on s'enfonce de plus en plus dans la forêt en montant. On a juste des aperçus du pan de montagne de l'autre côté d'un ruisseau qui passe là. Petit à petit la forêt devient moins touffue et on commence à entr'apercevoir des paysages qui laissent présager des vues magnifiques. Et effectivement, au détour du chemin, les arbres s'espacent et à un moment donné, ça y est, on LE voit. Qui ? Mais le Fitz Roy ! La montagne que j'ai prise en photo la veille en arrivant, notre objectif de la journée est de le voir depuis un point de vue bien particulier.


Fitz Roy (6)


Fitz Roy (5)

 

Fitz Roy (3)

Il ne nous quittera quasiment pas du reste de la rando, toujours aussi imposant de n'importe quel point de vue. On quitte la forêt dense du bas pour rentrer dans un mélange de tourbières/forêts clairsemées/roches. Toujours en montant bien sur. On atteint une zone de camping, certains choisissant de dormir là-haut, personnellement on n'en a pas vu l'intérêt. On coupe donc à travers le camping et la rivière qui le longe.


Fitz Roy (7)

C'est là que les choses sérieuses commencent. Ça grimpe sec. Parfois même en marches d'escalier, mais en tout cas les cuisses et la respiration en prennent un coup. On monte donc lentement mais sûrement, profitant à chaque virage de la vue sur la vallée, plus belle à chaque fois.

Fitz Roy (8)

Quand on croit arriver en haut, c'est un piège ! Encore un dernier effort pour atteindre le sommet, ça glisse et on a bien chaud mais on y arrive. Et en haut, la claque, c'est juste magnifique. 


Fitz Roy (10)

 

Fitz Roy (9)

 

Fitz Roy (11)

 

Fitz Roy (12)

Parfait pour une pause pique nique et une petite sieste sous le soleil of course ! Ensuite il faut redescendre, petit à petit les paysages se cachent à notre vue et on retrouve le camping précédent. Mais plutôt que de rebrousser chemin, on change de cap en direction d'El Chaltén directement. On ne retrouve pas tout de suite la forêt, mais toujours cette plaine de tourbières, à travers laquelle sillonne une petite rivière.


Fitz Roy (13)

 

Fitz Roy (15)

 

Fitz Roy (14)

Bien évidemment on retrouve dans le lointain le Fitz Roy qui dépasse au-dessus des arbres, rendant tout instant photogénique.


Fitz Roy (17)

 

Fitz Roy (16)

 

Fitz Roy (18)

On bifurque ensuite, on dit au revoir à la montagne pour le moment et nous retrouvons à longer une falaise. En contrebas, une rivière ayant du creuser ce canyon impressionnant il y a fort longtemps.


Fitz Roy (22)

 

Fitz Roy (24)

 

Fitz Roy (26)

Petit détour par le lac capri, ça fait du bien de de refroidir les pieds dans l'eau ! Une autre option nous aurait donné un énième point de vue sur le Fitz Roy mais on a préféré l'option lac pour changer un peu.


Fitz Roy (19)

 

Fitz Roy (20)

On continue de descendre, toujours en longeant le canyon. Ça n'est peut être qu'une impression, mais ce chemin semble monter bien plus sévèrement que celui pris à l'aller, on a bien fait d'opter pour le minibus. En plus on découvre en permanence des vues sur les alentours et tout est magnifique !


 Fitz Roy (21)

 

Fitz Roy (23)

 

Fitz Roy (25)

L'arrivée en ville fait vraiment plaisir, on l'a fait ! À 18h on est revenus à la guesthouse, parfait pour une bonne douche bien méritée et un dîner dans le même restau que la veille, toujours aussi bon.


Fitz Roy (27)

 

Fitz Roy

 

 

Dimanche 10 Novembre - Laguna Torre


C'est pas le moment de laisser se refroidir nos mollets, on repart pour une nouvelle rando aujourd'hui. Cette fois directement depuis la ville, on a de la chance le chemin commence non loin derrière l'hôtel.


 Laguna Torre (3)

 

Laguna Torre (2)

Ça monte encore une fois pas mal, mais rien à voir avec le chemin pris la veille. Cette fois on est dans des zones herbeuses et rocheuses, mais pas de forêt. On continue de grimper, petite pause face à une cascade sur l'autre versant de la vallée (oui, on longe encore une rivière bien encaissée !), puis on reprend.

 

Laguna Torre (4)

 

Laguna Torre (5)

 

Laguna Torre (6)

On atteint le mirador d'où on doit voir le but de notre randonnée. Mais on ne voit... rien. Il fait très beau où on se trouve, il y a pas mal de vent mais on le supporte malgré les bourrasques. Par contre au loin, c'est le brouillard (la tempête ?).

 

Laguna Torre (7)

 

Laguna Torre (8)

Mais c'est par là qu'on se rend donc on est reparti en direction de ses murs de nuages denses et noirs. À partir de là, le chemin ne monte plus (ouf), on traverse d'abord une forêt, puis une grande plaine. Le vent souffle toujours fort, mais en marchant ça va.

 

Laguna Torre (9)

 

Laguna Torre (10)

On atteint ensuite la rivière, qu'on longe pendant un moment. On est toujours au soleil, mais petit à petit on de rapproche des nuages. Il commence à faire frais. Au bout d'un moment, il se met même à neigeouiller, pas très agréable avec le vent, ça pique les joues ! La dernière partie de la rando se fait sur des zones rocheuses, le vent se fait vraiment cinglant. À l'arrivée, on voit bien le lac, mais derrière, rien ! C'est là que commence la barrière de nuages.


Laguna Torre (11)

 

Laguna Torre (12)

 

Laguna Torre (13)

Le lac est à moitié gelé avec des icebergs, pas étonnant qu'on ait froid. On trouve refuge derrière des murs de pierres érigés par des marcheurs avant nous. On y pique nique rapidement pour ne pas nous retrouver avec les doigts congelés. Ensuite, bien calés derrière le mur on pourrait presque faire une sieste, ce qu'on fait d'ailleurs !

 

Laguna Torre (14)

 

Laguna Torre (15)

On repart en sens inverse, en reprenant exactement le même trajet qu'à l'aller. Au mirador, on ne voit pas une nette amélioration sur la vue, pas faute d'avoir attendu que les nuages se lèvent.

 

Laguna Torre (16)

 

Laguna Torre (17)

On repart, avec un vent toujours plus violent. Au moment de nous retrouver sur le plateau juste au-dessus du village, une bourrasque nous prend par surprise et entraîne les lunettes de Yohan ! Heureusement pour nous un couple de randonneurs les retrouvera plusieurs dizaines de mètres plus loin. On voulait terminer ce séjour dans le même restau, mais échec, il est plein à craquer aujourd'hui ! On fait le tour de la ville et nous rabattons sur une petite maison de thé qui ne paye pas de mine mais fait des sortes de paninis bien bons.

 


Lundi 11 Novembre - En transfert vers Buenos Aires


Journée de transit, rien de bien palpitant au programme. Squat de l'hôtel le matin pour profiter du wifi et programmer notre dernier jour dans la capitale. On en profite aussi pour écrire les cartes postales, ouf, juste à temps ! On achète des pique niques à notre cantine habituelle (les sandwiches sont juste ÉNORMES, et leurs alfajores maison une tuerie pour les papilles) et direction la station de jus pour un retour vers l'aéroport d'El Calafate. A l'aéroport, bonne surprise, on retrouve les chocolats de Bariloche !! Ni une ni deux, on se fait un petit plaisir avec une boîte de nos préférés chacun.

Arrivée à Buenos Aires, taxi vers notre auberge de jeunesse bien centrale. Très sympa cette aubère dans un vieux bâtiment, on a une chambre grande et très haute de plafond. Par contre, gros problème de moustiques ! On passe la soirée à faire la chasse, on a du en tuer plus d'une dizaine avant de sombrer.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:49
Jeudi 07 Novembre - Mini trekking au Perito Moreno

Départ à 9h de l'hôtel après un petit déjeuner frugal. Un bus vient nous chercher, direction le glacier Perito Moreno à quelques dizaines de kilomètres de la ville. Bien entendu, je pique du nez pendant le trajet. Mais à l'approche du glacier, juste un aperçu de celui-ci depuis la route me réveille d'un coup. Vivement qu'on soit plus proche ! Après de nombreux virages qui nous cache de la vue du glacier puis nous le font redécouvrir à chaque fois avec émerveillent, on arrive enfin au parking du site. De nombreuses passerelles ont été aménagées, permettant de se balader face au glacier, de le contourner, de l'admirer sous toutes des faces.

 

Minitrekking - Perito Moreno

 

Minitrekking - Perito Moreno (1)

 

Minitrekking - Perito Moreno (3)

 

Qu'importe d'où on l'observe, il est juste magnifique, majestueux, imposant, les superlatifs ne manqueraient pas pour le décrire ! Vraiment, on est sans voix face à ce mur de glace qui semble n'avoir pas de fin, ou plutôt de commencement. En plus, la glace est parfaitement propre, sans traces de terre, ce qui donne lieu à cette couleur blanc/bleu impressionnante. Pourtant ça caille sévère, le vent est glacé, le soleil tarde à pointer le bout de son nez. Le notre est bien enfoui dans nos capuches.


Minitrekking - Perito Moreno (2)

 

Minitrekking - Perito Moreno (5)

 

Minitrekking - Perito Moreno (7)

 

Finalement le soleil fini par se lever, et on a trouvé un coin sans vent, ce qui nous permis de rester presque 2 heures face à ce géant, à le regarder sous toutes ses facettes, l'écouter grincer, le voir se briser sous l'avancée de la glace, lâchant d'énormes blocs de glace dans l'eau dans un grand fracas. Vraiment magique. Le tout sous le regard de quelques condors qui survolent le coin.

 

Minitrekking - Perito Moreno (4)

 

Minitrekking - Perito Moreno (9)

 

Minitrekking - Perito Moreno (6)

 

Minitrekking - Perito Moreno (8)

 

Ensuite on retrouve le bus pour partir un peu plus loin afin de prendre un bateau pour longer le Perito Moreno et accoster sur l'autre rive plus haut par rapport au glacier. On se retrouve par petits groupes pour partir à l'assaut de la glace ! D'abord on s'équipe : crampons aux pieds et gants aux mains. Et c'est parti pour une bonne heure et demie sur la glace. On apprivoise vite les crampons, mais niveau température on a vite bien froid. Les nuages sont retombés et il se met même à neiger !

 

Minitrekking - Perito Moreno (13)

 

Minitrekking - Perito Moreno (15)

 

Minitrekking - Perito Moreno (14)

 

Minitrekking - Perito Moreno (21)

 

On s'amuse avec la glace, on admire ses couleurs, du blanc immaculé au bleu lagon. En fondant elle crée un réseau de galeries souterraines qui donne lieu à des trous d'eau en surface, à des failles plus grandes les une que les autres, on se régale. Au sens propre également vu que la ballade se termine par une dégustation de whisky on the rocks (glace pilée prise directement sur le glacier) et d'alfajor locaux. Miam !

 

Minitrekking - Perito Moreno (18)

 

Minitrekking - Perito Moreno (17)

 

Minitrekking - Perito Moreno (16)

 

Minitrekking - Perito Moreno (22)
Au retour, on emprunte de nouveau le bateau, l'attente de celui-ci et la traversée auront été difficiles pour moi, pas moyen de me réchauffer. Mais une fois dans le bus ça a été beaucoup mieux et pour nous remettre, une bonne douche chaude, un dîner en ville et c'était parfait.

 

Minitrekking - Perito Moreno (23)

 

Vendredi 08 Novembre - Croisière vers les glaciers

 

De nouveau un réveil matinal, le bus venu nous chercher à l'hôtel nous emmène de nouveau vers le parc national de los glacieres, mais pas du même côté, bien plus loin vers un port d'amarrage. Le but de la journée, une croisière sur un énorme bateau pour voguer à la rencontre des différents glaciers du coin. Avant même de voir le moindre glacier déjà les paysages sont top. Mais il fait tellement froid à l'extérieur à cause du vent du à la vitesse qu'on n'a pas le courage d'aller sur le pont et restons au chaud à l'intérieur. Petit à petit le froid se fait plus fort, et on commence à croiser des icebergs, d'abord tous petits comme des glaçons dans la rivière, mais rapidement de plus en plus gros. Les glaciers sont donc proches, il s'agit des restes de chutes de pans entiers de glace.

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (1)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (2)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (3)
Le premier glacier qu'on rencontre (je parle là seulement des glaciers principaux, ceux qui se "jettent" dans l'eau, et ne compte pas ceux situés sur les hauteurs sinon croise à de nombreuses reprises) est le Spegazzini. Très différent de celui de la veille, celui-là suit une pente très raide rapidement, ce qui donne une sensation de mur de glace géant qui nous tombe dessus. Il est superbe, seulement un peu moins propre que le Perito Moreno, on voit les traces de terres arrachées par le mouvement du glacier. Mais rien de bien grave, créma n'enlève rien à la majesté du lieu.

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (4)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (5)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (6)
On reprend ensuite le zig-zag entre les icebergs/glaçons. Le soleil se découvre petit à petit mais ça caille toujours dehors (même sans vent lorsque le bateau avance au ralenti à côté des glaciers le froid est mordant). Le second grand glacier croisé est le Viedma. Celui-ci est tellement grand et perd tellement de morceaux de glaces qu'on ne peut pas s'approcher aussi près qu'on le voudrait. Il y a bien trop de blocs de glace qui flottent partout, et les vagues créées par les murs de glace qui se rompent risqueraient de faire chavirer le bateau !

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (7)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (8)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (9)

 

On terminera la journée par notre chouchou, le Perito Moreno déjà admiré la veille. Cette fois on le voit de vraiment très près, et il est toujours aussi beau et impressionnant !

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (10)

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (11)
Verdict de cette journée croisière. Bien mais pas forcément obligatoire. La journée de la veille était bien plus intéressante, et là les parties en bateau entre les glaciers étaient quand même bien longues. On en a profité pour nous reposer des longues journées remplies antérieures, mais si on avait su on aurait plutôt essayé de trouver un moyen de passer une journée à cheval dans les environs.

Fin de journée pleine d'émotions. On rentre à l'hôtel où on avait posé nos sacs et on attend le bus tranquillement, face aux verrières sur lesquelles tombe le soleil, juste parfait. Et 15 minutes avant l'heure de départ du bus, la femme de l'hôtel nous dit que si elle était à notre place elle partirait quand même au terminal de bus. What ?! Mais le bus ne vient pas nous prendre devant l'hôtel ?? Apparemment non. Branle-bas-de-combat ! Nous voilà partis avec tous nos sacs en courant/marchant vers le terminal. Je vous le fais bref, mais on a bien eu notre bus, ouf ! Trajet vers El Chaltén magique, j'ai vraiment eu un coup de cœur pour les paysages traversés, et pensais d'autant plus qu'on aurait dû faire une sortie à cheval. On arrive à destination à la tombée de la nuit, juste à temps pour une photo du village avec le Fitz Roy en arrière plan, mais on y reviendra...

 

Croisière Parque Nacional Los Glaciares (12)

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 12:22

Mardi 05 Novembre, Parque Nacional Tierra del Fuego

 

La journée commence sur les chapeaux de roue, par une course dans les rues d'Ushuaia pour aller chercher de quoi piqueniquer le midi. Heureusement pour moi lors de l'ascension de la côte pour atteindre l'hôtel, le chauffeur du minibus qui doit venir nous y chercher comprend que je dois être une de ses passagères et me permet d'éviter de mette à l'épreuve mes capacités de footing avec dénivelé. Départ en minibus donc, en direction du parc national de Terre de feu. Rien que le nom fait rêver. Il y a la possibilité d'y rentrer en prenant un train sur la voie mythique construite par les prisonniers de l'époque (dans le temps, Ushuaïa n'était pas un lieu de villégiature mais là où l'Argentine envoyait ses pires criminels), mais on prend la route et on s'arrête au premier arrêt du bus de façon à pouvoir emprunter le sentier "senda costera".


Parque nacional Tierra del fuego

 

Parque nacional Tierra del fuego (1)

 

Parque nacional Tierra del fuego (2)

 

Ce sentier longe le Canal de Beagle, ce qui donne lieu à de superbes paysages de montagnes qui se jettent dans la mer, de plages de cailloux, d'eaux translucides... On se régale, surtout que le temps est moins couvert que la veille, il ferait presque bon en marchant.


Parque nacional Tierra del fuego (3)

 

Parque nacional Tierra del fuego (4)

 

Parque nacional Tierra del fuego (5)

 

Ensuite une partie du sentier se fait plus dans l'intérieur, à travers la forêt, ce qui est à mon avis moins sympa mais la végétation est quand même intrigante, et donne lieu à une atmosphère spéciale. Pour la pause déjeuner, on veut se poser face à la rivière, on finit par tomber au détour d'un virage sur un spot isolé, sans personne n'ayant eu la même idée que nous, parfait ! On n'était pas non plus submergés de touristes, mais disons que c'est raté pour ceux qui veulent une marche solitaire pure et dure. Mais on n'a pas mangé seuls non plus... On se sentait épiés par des sortes d'aigles, sentiment confirmé quand l'un deux s'est posé à quelques mètres de nous en nous regardant. Yohan a tendu la bras avec un bout de pain, et hop ! Dans le bec du squatteur qui à peine terminé son morceau est revenu en demander.


Parque nacional Tierra del fuego (6)

 

Parque nacional Tierra del fuego (7)

 

Parque nacional Tierra del fuego (8)

 

Parque nacional Tierra del fuego (9)

 

On reprend le chemin, qui se termine au croisement entre une route qui mène vers una confetería plus au nord et celle qui continue vers La Pataia. C'est de ce côté qu'on se dirige, avec un soleil qui cette fois est bien sorti des nuages. Avant de commencer à découvrir cette zone du parc (une des plus reculées si je ne me trompe pas), on s'arrête sur un champ d'herbes, face à une montagne, et c'est parti pour une courte (hum) sieste. Il fallait bien ça pour se remettre des 8km parcourus jusque là ! On reprend donc la découverte de la Pataia en pleine forme. On commence par le sentier numéro 1, paseo de la isla (il y a plusieurs sentiers, tous numérotés, et très bien indiqués, ce parc est vraiment bien foutu). J'ai adoré les paysages de ce coin, je ne saurais pas comment expliquer, mais l'agencement des bras d'eaux multiples, des rochers, de la mousse, des arbres, avec encore et toujours des changement de niveau de terrain, tout ça était juste parfait.


Parque nacional Tierra del fuego (10)

 

Parque nacional Tierra del fuego (11)

 

Parque nacional Tierra del fuego (12)

 

On rate à un moment l'indication du chemin, mais grâce à notre sens inné de l'orientation (ou plutôt un bol monstre sur ce cas précis), on retrouve la 2nde partie du sentier. On découvre avec amusement que des zones du parc sont aménagées pour pouvoir faire des asados, mais le tout vraiment bien fait, dans la continuité de la végétation. Ça doit être sympa le week-end en famille ou entre potes. On croise des aigles, du même type que celui du midi (pardon pour tous les férus d'ornithologie, cet oiseau n'a peut-être rien à voir avec un aigle), mais aussi des renards ! Bien plus gros que ce que j'aurais imaginé.


Parque nacional Tierra del fuego (13)
Ensuite, le temps nous manque pour parcourir tous les sentiers de ce coin du parc (au nombre de 6 je crois), alors on décide de se rendre vers un point de vue, à travers le numéro 3, mirador la Pataia. Ce sentier nous permet de couper la route pour arriver plus rapidement au "bout du monde", tout en passant par un point de vue bien joli.


Parque nacional Tierra del fuego (14)

 

Parque nacional Tierra del fuego (15)

 

Parque nacional Tierra del fuego (16)
On arrive donc au bout du monde, ou plutôt de la ruta nacional 3, qui part de Buenos Aires jusque là. Bien évidemment photo obligatoire ! C'est là que j'ai appris que certaines parties de l'Antarctique étaient considérées (revendiquées ? détenues ?) par des états comme faisant partie du pays. L'Argentine en faisant partie. Oui, je n'ai jamais dit que j'étais très forte en histoire-géo, excusez mon ignorance...

 

Parque nacional Tierra del fuego (17)

 

Parque nacional Tierra del fuego (19)

 

Parque nacional Tierra del fuego (20)

 

Ensuite, il nous reste un peu de temps pour aller vadrouiller derrière ce panneau, pour profiter encore du soleil avant qu'il ne se couche (il fait enfin chaud !), mais surtout garder encore un peu dans nos yeux les paysages de ce parc qui m'auront marquée.

 

Parque nacional Tierra del fuego (18)

 

Mercredi 06 Novembre, d'Ushuaïa à El Calafate

 

Dernière journée aussi loin au sud, notre vol est prévu vers midi, donc pour occuper cette matinée, on va la passer dans un musée de la ville. Notre choix se porte sur le musée du pénitencier, musée qui se trouve dans les bâtiments de l'ancienne prison. Comme je l'ai mentionné dans mon récit de la veille, l'Etat Argentin envoyait sur ces terres ses pires criminels pour qu'ils vivent en colonie isolée et fassent des travaux forcés. On voit donc énormément de photos, d'informations sur la vie des forçats de l'époque, ça ne fait pas rêver, surtout au fin fond de l'hiver... Dans ce musée, des parties aussi sur la faune et la flore en Patagonie, sur les différentes expéditions vers l'Arctique, sur les naufrages autour du Cap Horn  et même sur les installations et les projets Total en terre de feu ! Pour résumer ce musée, bien mais pas fou, on avait du temps à perdre donc pas de regret.


El Calafate

Ensuite, vol vers el Calafate, rien à voir avec Ushuaïa même si elle ne se trouve pas si loin au nord. On retrouve des paysages plus secs. On atterrit au milieu de nulle part, ils ont eu la super idée de construire l'aéroport très loin de la ville, histoire de rester peinard. Un petit tour en minibus qui nous dépose juste devant notre hôtel et nous voilà de nouveau désœuvrés pour cette fin d'après-midi. Si on faisait un autre tour au musée ? Direction le Glaciarium, un super musée (encore très éloigné de la ville, mais avec une navette gratuite depuis le centre-ville) qui parle de la zone glaciaire en Argentine, vraiment très bien fait. Les vidéos et photos qu'on aura pu voir au cours de la visite nous donne vraiment hâte d'être au lendemain pour pouvoir tout ça en vrai !

 

El Calafate (1)

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 17:15

Samedi 02 Novembre 2013 - Transit vers le Sud

 

Avec le changement de vol, c'est raté pour la grasse mat' de prévue, on opte pour l'option taxi depuis l'hôtel jusque l'aéroport de Trelew (environ 1h de route si je me rappelle bien), histoire de ne pas se prendre la tête avec les changements de bus et la gestion des temps d'attente. Ensuite, les joies de l'attente à l'aéroport... Qu'il est long ce vol pour rejoindre le sud, mais rien que pour la vue sur les montagnes en arrivant, ça vaut le coup !


Ushuaia avion (1)

 

Ushuaia avion (2)

 

Ushuaia avion (3)

 

Ushuaia avion (4)

 
Un coup de taxi plus tard (ou bourré, ou malade, mais pas l'air bien le chauffeur...) on arrive à notre auberge. La ville est en dénivelé depuis le canal de Beagle jusqu'aux pieds des montagnes et bien évidemment on est dans la partie supérieure. Est-il utile de préciser que le centre et donc les restos et bars sont proches du canal (donc en bas, bravo à ceux qui suivent) ? Pas grave, au moins on est au calme et ça change de Puerto Madryn.


Ushuaia avion

 

Ushuaia
Journée repos, à déambuler en ville, nous reposer, tester la bière locale (la Beagle !), et découvrir que ça y est, on est au sud, et ça caille le soir... Et aussi que notre crainte est confirmée, c'est quand même chiant la montée pour rentrer se coucher !

 

Dimanche 03 Novembre 2013 - Ushuaïa, Glaciar Marcial

 

Au réveil, grosse surprise : il a neigé dans la nuit ! Et ça continue doucement, les nuages sont bien bas, on espère que ça va se lever... Après avoir acheté de quoi pique niquer dans une épicerie pas loin, on quitte l'auberge à pied, en direction de la montagne derrière la ville. Ça caille toujours pas mal, on est contents d'avoir nos bonnets, et je commence à regretter mes gants (regret qui va s'amplifier de jour en jour au fil des vacances). Petit à petit on monte, en suivant des sentiers pour éviter la route principale. Puis on n'y arrive plus, on se perd presque, donc tant pis, ça sera sur le bitume qu'on terminera. Ça grimpe et ça grimpe, doucement mais sûrement. On découvre le vue sur la ville, le canal et le Chili en face, ou plutôt on la devine, car avec les nuages de neige (oui oui il a encore neigé un peu lors de la montée) on ne voit pas vraiment tout.

 

Glaciar Marcial

 

Glaciar Marcial (5)
On finit par arriver au bout de la route, là jusqu'où tous les gens normaux sont venus en voiture / taxi, mais on avait envie de nous dégourdir les jambes (en vrai c'est plutôt moi qui voulais marcher, mais chut, je ne le dis pas trop fort). C'est le point de départ d'un télésiège qui qui monte en haut de ce qui nous a tout l'air d'une piste de ski, mais sans neige à cette période de l'année. Et d'ailleurs le télésiège est fermé. Qu'à cela ne tienne, on continuera à pied. On n'est plus tous seuls comme au début, il y a pas mal de gens, ça doit être la sortie du week-end sympa et facile d'accès. Mais la plupart des autres marcheurs ont une particularité : des skis de rando sur le dos ! On fait petits joueurs à côté... Une fois en haut du télésiège, la neige refait son apparition, pas depuis le ciel, mais partout autour de nous, tout est recouvert de neige. En avançant encore un peu, on se retrouve entourés de sommets, parfait pour prendre quelques photos, et pourtant il fait vraiment froid et ça ne donne pas envie de s'arrêter.

 

Glaciar Marcial (1)

 

Glaciar Marcial (2)

 

Glaciar Marcial (4)

 

Les skieurs de rando ont déjà chaussé leurs peaux de phoque et partent tout droit en plein dans la pente. Nous avec nos chaussures de rando sans crampons on ne s'aventure pas à faire de même, mais on s'attaque au versant d'à côté qui semble avoir un peu plus de pierriers / zones pas complètement recouvertes de neige. On se lance, pas facile, à chaque rafales de vent, il faut s'arrêter et faire attention à ne pas se faire renverser ! Petit à petit on monte, mais au bout d'un moment on doit s'avouer vaincus. Entre le vent et la pente qui s'amplifie ça devient un peu du n'importe quoi. Pas grave, on redescend se réconforter avec un sandwich en haut du télésiège en tâchant de nous protéger du vent. Le point positif c'est que les nuages de sont levés et que la vue se découvre de plus en plus sur le canal. Si on se retourne, on voit les skieurs de rando qui atteignent la crête, c'est là qu'on se rend compte qu'elle est vraiment très très loin...


Glaciar Marcial (3)

 

Glaciar Marcial (6)

 

Une fois redescendus en bas de la piste de ski, on se pose au soleil, le vent est retombé, c'est bien plus agréable comme ça. Parfait pour terminer le pique nique. Et oui, là-haut j'en perdais mes doigts à tenir mon sandwich ! On voit encore des skieurs de rando monter, mais le mystère reste entier : jusqu'où montent-ils et par où redescendent-ils ? Nous on redescend par la même route qu'à l'aller, qu'est ce que c'est long... On est contents d'arriver à l'hôtel en fin d'aprèm. Repos, douche chaude, puis un combo empanadas /pâtes maison / bière beagle, parfait pour nous réconforter après le froid de la journée.

 

Lundi 04 Novembre - Ushuaïa, Lago Fagnando

 

Pas de neige cette fois au réveil, le temps a l'air de s'être adouci, mais toujours bien nuageux. Pour cette journée, on a choisi l'option excursion à la journée pour découvrir l'arrière pays de la zone d'Ushuaïa. On se retrouve dans une jeep avec un couple de Brésiliens, un autre Argentino-Vénézuélien, le tout emmené par "Negro" notre chauffeur/guide, Walter de son vrai prénom. Au moment de nous donner son surnom il a eu un moment d'hésitation en ajoutant qu'il se demandait comment il devrait appeler Yohan du coup ! Première étape, un chenil de chiens de traîneau, des huskies plus impressionnants les uns que les autres. Il faudra y revenir une autre fois faire une sortie sur la neige...

 

Trip en jeep
Face à une plaine entourée de montagnes, plaine de tourbe, où plus rien ne pousse. On a eu les explications du pourquoi mais j'ai oublié... Une histoire d'acidité du sol, due à des bactéries et aussi un lien avec un glacier qui se trouvait là avant. J'ai jamais dit que je tiendrais un blog culturel... On s'éloigne encore de la ville, passant un col et arrivant face à une vue sur le lac fagnando. On en profite pour s'entraîner au lancer de caillou sur caillou : tu lances un premier caillou bien haut et avec un second tu essaies de frapper le premier. Notre guide est de loin le meilleur, personne n'a réussi à faire s'entrechoquer ses cailloux...

 

Trip en jeep (1)
L'étape suivante, du kayak ! On a de la chance, ce matin le vent n'est pas trop fort et donc le lac est plutôt lisse. Enfin, je dis de la chance, il ne faut pas oublier qu'il fait bien moche et bien froid. Je peux vous dire que je me suis auto insultée d'avoir oublié les gants. La sensation de perdre mes doigts au glacier Marcial de la veille est bien faible en comparaison de la morsure de l'eau glacée qui coule sur la pagaie. Mais en faisant abstraction, c'est pas mal ! C'est sûr ça serait mieux sous le soleil avec une vingtaine de degrés, mais on ne va pas chipoter. On sera les premiers touristes de l'année à naviguer sur les eaux du lac, avant trop froid ou trop de vagues à cause du vent.

 

Trip en jeep (2)

Trip en jeep (3)

 

Prochaine étape : exploiter les capacités de la jeep au maximum, c'est parti pour une virée en 4x4 de toute beauté ! On emprunte des chemins complètement défoncés en pleine forêt, forêt également défoncée, à moitié par le vent qui arrache tout sur son passage, l'autre moitié étant due aux castors qui pullulent dans le coin. On ne croisera pas les castors en tant que tels, mais leur effet sur les paysages est impressionnant, on voit bien les coupes dans les arbres, ils rasent des zones entières, et avec les déplacements d'eau, ça tue les autres qui étaient restés debout.

 

Trip en jeep (5)

 

Trip en jeep (6)

 

On est remués dans tous les sens, à certains endroits je me demande même comment on passe, mais à chaque fois, on passe. À un moment le guide sort même de la voiture et laisse celle-ci se conduire toute seule, et le pire c'est qu'elle le fait ! La route tourne, elle tourne, elle grimpe, grimpe, pendant ce temps le chauffeur fait le malin autour de la voiture en filmant le tout avec la caméra du Brésilien. Il faut que je récupéré le film maintenant. Autre moment marrant, le passage d'un bras de rivière boueuse : la jeep s'enfonce tellement dans l'eau qu'elle s'infiltre à l'intérieur. Je dis s'infiltre mais c'est plutôt qu'elle inonde le plancher !

 

Trip en jeep (4)
Ensuite on rejoint les bords du lac Fangnado, qu'on va longer pendant un bon moment, moitié sur la berge, moitié dans l'eau. On comprend mieux ce que disait le guide à propos des vagues dans le lac, on se croirait à la mer ! Mais à l'abri dans la voiture tout va bien, par contre une fois dehors, brrrrrr, ça caille sévère.

 

Trip en jeep (7)

Trip en jeep (8)

 

Heureusement pour nous, on s'est arrêtés avec de quoi nous réconforter : un asado préparé par l'équipe. Un quoi ? Pour ceux qui ne m'auraient pas vue depuis mes débuts en Argentine (ou des gens arrivés par hasard ici ??? Ça existe ?), l'asado c'est comme un barbecue mais en 1000 fois mieux (surtout ne répétez pas aux argentins que j'ai dit que c'était comme un BBQ... C'est juste pour rendre ça plus compréhensible). Direction le pétage de bide pour nous : du chorizo (rien à voir avec le saucisson froid de par chez nous) à la pelle, du poulet, du bœuf à ne plus savoir qu'en faire, du boudin noir... Le tout arrosé de vin rouge, qui dit mieux ? Après ça, fin de journée au ralenti en mode digestion.

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 15:15

Jeudi 31 Octobre 2013 - Punta Tombo

 

On se réveille sur la route, après une nuit pas si inconfortable que ça dans notre bus semi-couchette (avec goûter / dîner / petit-dej inclus s'il-vous-plaît !), les paysages ont bien changé, beaucoup plus secs. Mais surtout au loin on voit la mer ! On arrive à Puerto Madryn, un taxi plus tard nous voilà à la réception de l'hôtel réservé la veille. L'excursion proposée pour la Peninsula Valdés est complète ? Qu'à cela ne tienne, on s'inscrit pour celle en direction de Punta Tombo. A peine le temps de poser nos affaires dans la chambre et de sortir que nous voilà déjà dans un minibus avec une guide Argentine enthousiaste qui traduit tout ce qu'elle raconte de l'argentin à l'anglais. Ce qui fait qu'elle parle beaucoup mais c'est plutôt intéressant. Dans le bus, d'autres touristes, Espagnols, Français, Argentins, Anglais, ... Ce qui paraît court sur la carte est en fait un peu loin mais on finit par y arriver. Ou ça ? A Punta Tombo, alias la plus grande colonie de pingouins du coin !


Punta tombo (06)

 

Punta tombo (05)

 

Punta tombo (00)
Ils sont partout, à l'abri dans leur nid (des trous-cavernes creusés dans la terre), dehors à se dandiner, vautrés sur l'herbe / le sable, en train de se baigner... Difficile de les rater ! C'est assez étrange de les voir comme ça, si peu craintifs et d'aussi près. Et surtout sous ce grand soleil dans un paysage tout sec et sans un gramme de neige ! Et pour cause, rien à voir avec les manchots empereur du film du même nom.


Punta tombo (04)

 

Punta tombo (03)

 

Punta tombo (11)
On est en pleine période d'incubation, donc quasi dans chacun des nids se trouve un pingouin en train de couver. Comme ils couvent en alternance, et que pour manger il faut qu'ils aillent jusque la mer, il y a des pingouins qui se baladent partout. C'est assez marrant de les voir galérer à avancer sur la terre, puis s'amuser dans l'eau. Je pense que la période suivante avec les bébés pingouins qui découvrent le monde doit être plutôt sympa aussi !


Punta tombo (07)

 

Punta tombo (12)

 

Punta tombo (13)
On apprend plein de trucs sur les pingouins, comme quoi c'est le mec qui fait le ménage et prépare le nid, la nana n'a qu'à se pointer et déposer son œuf. Parce qu'en plus ils sont fidèles ! Le même couple pour la vie, toujours dans le même nid. Les plus malins auront creusé ou trouvé le leur au plus près de la côte.

 

Punta tombo (08)

 

Punta tombo (10)

 

On voit aussi tout plein de petits animaux tous choupis, je ne me rappelle plus comment ça s'appelle mais ça fait des petits cris bien marrants !

 

Punta tombo (02)

 

Punta tombo (01)

 

Punta tombo (09)


Retour au minibus, direction un port pour une sortie en bateau avec des dauphins. Ça sera sans nous, en attendant que les autres reviennent, on déjeune (des sandwich horribles achetés à la station service à l'aller) en regardant des éléphants de mer se battre ! Au final on a bien fait de ne pas opter pour l'option dauphins, apparemment ce n'était pas terrible. Bien mais pas top. On a bien plus rigolé avec notre jeu des mots en V !


Punta tombo (14)
Retour à Puerto Madryn, je ne pense pas avoir besoin de vous dire que je n'ai pas vu grand chose de la route, en mode sieste tout du long ! Soirée en ville dans un resto sympa.

 

Vendredi 01 Novembre 2013 - Peninsula Valdés

 

Cette fois, on a bien une place pour l'excursion vers la peninsula Valdés. Quelle surprise de retrouver notre guide de la veille, toujours avec son bagout mi castellano - mi spanglish (difficile de la suivre en anglais d'ailleurs, heureusement que j'avais déjà la traduction espagnole avant, et au final j'ai arrêté de l'écouter en anglais, je préférais faire quoi ? Oui, piquer du nez !). La péninsule se trouve au nord de Puerto Madryn, on retrouve le même type de paysages que la veille. On commence la sortie par un arrêt au centre d'informations, une sorte de mini/musée qui nous permet de faire connaissances avec la multitude d'animaux qu'on va croiser aujourd'hui. Les animaux ce n'est pas ce qui manque ! On aura vu plein d'autruches (qu'on appelle nandu par ici, des genres d'autruches petit format, de couleur gris/noir), la plupart en groupes, et même pas mal de petits, des petites boules de plumes qui courent partout mais on du mal à passer les clôtures !


Peninsula Valdes (03)

 

Peninsula Valdes (04)
Je garde un peu de suspense pour d'autres animaux étranges qu'on va voir au cours de la journée. Tout en rappelant qu'on n'est pas dans un zoo, a-t-on eu de la chance ou alors c'est toujours comme ça ? Bref, on reprend notre minibus, direction Puerto Piramides, LA ville de la péninsule. Et surtout le point de départ des excursions en bateau. En bateau ? Mais pourquoi ? Pour aller voir des BALEINES !!! Et pas comme quand j'en avais vues en Nouvelle-Zélande, cette fois pas besoin de les chercher, elles sont partout. Partout partout ! On a à peine quitté la plage que déjà on en croise devant nous, avec une autre qui s'amuse à faire des sauts hors de l'eau.


Peninsula Valdes (17)

 

Peninsula Valdes (19)

 

Peninsula Valdes (20)
On en prend plein les yeux, je ne sais pas combien on en aura vues en 1h30, mais peut-être une vingtaine (j'exagère ? Je ne pense même pas !). Ou même plus, car la plupart sont par deux, la maman et le bébé. Quand la maman apparaît des profondeurs, on dirait un sous-marin qui fait surface. Et ça donne lieu à des photos de famille sympa.


Peninsula Valdes (18)

 

Peninsula Valdes (21)
J'imagine la sensation de les voir sous l'eau au détour d'une plongée... La baie en question est interdite à la plongée en bouteilles, mais si j'ai bien compris il y a des coins pas loin, qui sont sur la route que prennent les baleines et qui sont accessibles à la plongée. Une bonne raison de revenir ! De toute façon, je ne pense pas que ce soit possible de se lasser du spectacle des baleines qui jouent dans et hors de l'eau, et la chasse à la photo mythique de la queue avant qu'elle ne rejoigne les fonds est bien sympathique.


Peninsula Valdes (22)

 

Peninsula Valdes (23)
On retrouve la terre ferme non sans regret, pour continuer plus loin sur la péninsule. Toujours les même paysages semi-désertiques, ça me fait penser à penser à Neuquén, la mer en plus. Pas un arbre à l'horizon, seulement des touffes de végétation à ras du sol. Mais c'est plus pratique pour repérer les bestioles qui se baladent dans le coin. On a ainsi pu voir des maras, sortes de lapin-chiens. Pas pu nous approcher car ils sont farouches mais ils ont l'air plutôt grands.


Peninsula Valdes (02)

 

On croise aussi partout sur la route des guanacos, sortes d'antilopes / biches je dirais. Il y en a tellement que les panneaux de signalisation indiquent d'y faire attention, ils sont cause de nombreux accidents !

 

Peninsula Valdes (12)

 

Peninsula Valdes (13)

 

On arrive à Punta Norte où a lieu la pause déjeuner. Au choix en intérieur dans un restau astucieusement situé dans ce coin perdu ou en extérieur pour profiter d'un autre spectacle : les éléphants de mer ! Choix très vite fait, ça sera empanadas à emporter du restau. En plus à l'abri du vent il fait presque chaud, dommage que ce ne soit pas facile de trouver un lieu abrité. Mais on s'amuse à se moquer de ces gros patapoufs qui ne font rien d'autre que de rester vautrés sur le sable. Le plus drôle étant quand justement ils décident de se déplacer : un gros tas de graisse qui fait ce qu'il peut, avançant de 50cm en 50cm, avec des pauses entre chaque avancées, en mode jelly lorsqu'il se lance. La plage est superbe aussi, ce qui ne gâche rien.


Peninsula Valdes (09)

 

Peninsula Valdes (08)

 

Peninsula Valdes (10)

 

Peninsula Valdes (11)

 

Peninsula Valdes (16)
On serait bien resté plus longtemps, surtout que sur cette zone viennent parfois des orques attaquer les éléphants de mer (et lions, qu'on n'aura pas eu la chance de voir). C'est pas faute d'avoir scruté les bords de plage. Au moment de regagner le van, rencontre avec un autre animal de l'étrange, un tatou !


Peninsula Valdes (01)
On regagne ensuite une autre zone de la péninsule, pour retrouver nos potes de la veille, les pingouins. Cette fois leurs nids sont en haut de la falaise, toujours pas vraiment compris comment ils remontaient là-haut après leurs sorties en mer...


Peninsula Valdes (05)

 

Peninsula Valdes (06)

 

Peninsula Valdes (07)

 

Ce ne sont pas les seuls oiseaux qu'on croise à cet endroit.

 

Peninsula Valdes (14)

 

Peninsula Valdes (15)

 

Ensuite, chemin inverse pour revenir à Puerto Madryn. Et découverte des aléas des transports en avion : notre vol vers El Calafate prévu le lendemain est annulé ! J'appelle Aerolineas Argentinas, et après 30minutes tout est réglé, on continuera en fait notre voyage par Ushuaia, et El Calafate sera pour la dernière partie avant de revenir sur Buenos Aires. C'était ça ou passer la journée entière du lendemain en transport avec 5 heures d'escale à Ushuaia. Heureusement qu'on n'avait rien de prévu au niveau logement ou excursion !

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