On verra selon ma motivation si j'arrive à terminer le récit de mes aventures ô combien palpitantes sur le sol thailandais. Parce qu'il ne faut pas croire mais c'est du boulot tout ça!
Bon, où en étais-je?... Ah oui, nous voila de retour à Pukhet. Forcément on n'a plus de véhicule pour nous déplacer (pour ceux qui auraient loupé un épisode, c'est par là que ça se passe) alors il faut trouver autre chose pour nous rendre là où nous avons prévu de passer la soirée, c'est à dire de l'autre coté de l'ile (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?). Les bus prpoposés par l'agence s'occupant du bateau sont pleins donc il faut chercher ailleurs. Il y a bien des taxis qui nous proposent leurs services mais à des prix exhorbitants (non mais ils nous ont pris pour des touristes ou quoi?) et on fait ce qu'on peut pour les envoyer bouler. Pas facile mais au bout d'un moment ils nous lachent et c'est là que François trouve la solution à notre problème : les taxis-mob. Non, maman, ne défaille pas, tu as déjà bien flippé à la lecture de mon précédent post vis à vis du petit "incident" qu'on a eus avec notre voiture de loc, mais tu as tenu le coup... Pas d'accrochage à déplorer, mais il faut savoir que ces "taxis" sont en fait des mobylettes conduites de façon sportive par des thais assez téméraires. Et le tout sans casque pour le passager bien entendu! Bon j'éxagère un peu, la conduite n'était pas si atroce, c'est juste qu'avec un gros sac à dos et des voitures qui défilent autour de nous ce n'est pas très rassurant.
On arrive sans encombre a la station de bus où nous prenons un bus public vers Patang. J'ai dit un bus? Pardon, je voulais plutot parler de camion! On était bien une quarantaine (selon l'estimation de François) lors de la période de pointe, entassés à l'arrière d'un immense pick-up où se cotoyaient des touristes comme nous, des écoliers rentrant chez eux, des thais finissant le boulot... Un peu de tout en fait! On s'arrete au terminus, sur une plage pas si mal meme si elle est bien décriée par le routard. Et comme d'habitude que fait-on? Mais on cherche où on va dormir pardi! Au départ, nous voila partis à pieds, essuyant moultes et moultes refus de la part des hotels ("sorry! fully booked", je déteste cette phrase...). On abandonne la marche et décidons de prendre un tuk-tuk à qui nous promettons 200 bahts s'il nous dégote un hotel où il reste de la place. Bon, je vous vois venir "mais c'est quoi un tuk-tuk?". Et bien c'est une moto (encore?!) autour de laquelle a été installée une sorte de cariole de grande taille. Désolée je n'ai pas de photos pour que vous visualisiez.
C'est parti pour la tournée des hotels! Après un moment à tourner en rond (heureusement qu'on n'était plus à pied...), on trouve enfin quelque chose nous convenant. Mais c'est maintenant l'heure de partir à la découverte de la ville et surtout de trouver où manger parce qu'on commence à avoir faim mine de rien (rappelez vous la journée qu'on a passée, elle a commencée bien tot et fut bien remplie!). Après une marche bien longue dans des rues pas très accueillantes, on rejoint un coin où se tiennent plusieurs restaurants de plein air. Ne vous imaginez pas une terrasse chicos avec des tables sur lesquelles seraient posées des nappes blanches. Non, on est plutot à la bonne franquette, avec des tables en bois, plastique, metal qui se cotoient dans un désordre ordonné (pas facile à décrire mais en fait ça donne un aspect très convivial à l'endroit). Chaque "restaurant" consiste en fait en un petit recoin cuisine, avec les ingrédients présentés sur un étalage à l'avant et un ou deux cuisiniers aux fourneaux. Et c'est bien bon! Mais alors qu'on venait de s'installer à une table, un serveur s'approche de nous et nous recommande de nous installer à une autre table. On obéit sans dicuter et 20 secondes après nous etre assis, des trombes d'eau se sont mises à tomber du ciel! Sans prévenir! Ça a duré un bon petit moment, une vraie pluie tropicale comme à la télé! Pour vous dire, la pauvre serveuse qui nous apportait nos plats s'est retrouvée trempée des pieds à la tete juste en parcourant 5 mètres hors d'un abri! Mais des images parlent mieux qu'un long discours :
Ensuite on a cherché un coin sympa pour sortir mais on a eu beau chercher, on n'a rien trouvé.. peut etre que la pluie avait refroidi les gens... Tant pis pour nous. Après avoir failli se perdre dans les rues de la ville (vous le croirez si vous le voulez mais mon sens de l'orientation pour une fois était très bon! je ne parlerai pas par contre de celui de... non, je viens de dire que je n'en parlerai pas!) on a fini par retrouver notre hotel pour une dernière nuit de sommeil dans le sud thailandais. Le lendemain, on a pris une sorte de tuk tuk amélioré (disons que ce n'était pas une moto mais un vrai véhicule sauf que d'extérieur il y ressemblait beaucoup) pour nous rendre à l'aéroport.
Au bout de quelques minutes de trajet, on se dit qu’on n’est pas arrivés : on avance à deux à l’heure… Mais on a bien le temps avant notre avion pour Bangkok. Le chauffeur nous annonce qu’il cherche une station service et on sent bien qu’il est vraiment limite d’etre à sec mais il ne trouve rien. Enfin, il finit par dénicher une station avec le bon carburant et peut donc remplir son réservoir. A peine a-t-on quitté ce lieu qu’on observe direct un changement de régime : il va à fond !! Comme quoi ça a la patate finalement ces petites betes ! Quelques frayeurs sur la route : pas de ceintures (ce qui en fait est normal par ici), mais surtout pas de vitre ni de « mur »à l’arriere du véhicule… Mais on arrive entier à l’aéroport.
Et bien en fait il y aura un troisieme (et dernier?) article pour le week end à Bangkok histoire de faire durer le suspense... Heureusement qu'entre temps je n'ai pas voyagé, sinon, j'aurais vtaiment eu trop de retard en tout!